Carl' Corner
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Rundle, Toussaint, Lafontnt, Cabrol, Philoctète, Schmid, Fombrun, Pierre, Graham, Mondé, Sebon, Creole.

JEUDI 28 OCTOBRE 2004

Bonjour Miami, ses alentours et les internautes qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

LA PENSÉE DU JOUR

" Quand le ciel veut sauver un homme, il lui donne l'affection pour le protéger. "
Lao-Tseu

CE SOIR À 21 HEURES SUR ISLAND TV “Le Show de Carl Fombrun” aura comme invitée Kathleen Fernandez Rundle, Commisaire de l’Etat de la Floride (State Attorney) depuis les 11 dernières années, et de nouveau candidate aux élections du 2 Novembre prochain. Kathleen, d’une jeunesse et d’un charme engageant, cette main de fer dans un gant de velours, a remplacée à ce même poste Janet Reno, qui était devenue elle-même Commissaire-Générale sous l’Admininistration Démocrate de Bill Clinton (Attorney General), la première femme à occuper cette position de haute importance aux Etats-Unis.

Suivront Fernandez-Rundle dans la même entrevue sur le “Coin de Carl” et dans un verbe d’arc-en-ciel dans la langue haitienne, Marie-Jo Toussaint, Assistante-Commissaire de l’Etat de la Floride et Yves Lafontant, Président de l’Association des Policiers Haitiens-Américains en Floride.

DE CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

Salut Carl,

Merci de ton commentaire!

LOTY

Merci Loty. J’apprécie ces quelques mots addressés au “Coin de Carl.” (voir l’article de Loty, “ REBÂTIR LE CAPITAL VERBAL ET LE RAPPORT DE L'HAÏTIEN À SOI!”sur l’émission hier du 27 Octobre 2004 qui sera postée sur www.fombrun.com )

DE NELSON MAUVAIS, “NÈG OKAY” mauvaiswelly@hotmail.com

Cher Carl

J'ai pu remarquer à travers votre réponse faîte à monsieur René un mécontentement extraordinaire. Ca peut se comprendre et il y a toujours un pion gênant dans la vie quotidienne de tout un chacun. Peut-être que le monsieur a choisi de l'être. Comme vous vous connaissez et votre gandeur dépasse celle de celui-ci, je vous prie de passer outre à son ignorance. Car, à vous entendre parler, je sais qu'il y a autant à apprendre de vous, et je n'aimerais pas que vous perdiez votre qualité d'homme sage.

La Rochefoucault eût à dire un jour dans son livre Réflexions, ou Sentence et Morale Maxime :" Ceux qui s'appliquent trop aux petites choses deviennent ordinairement incapable de grandes". Je ne veux que voux soyez intimidé sous la panique de certains nuisibles. Car, il est triste que souvent, pour être bon patriote on soit l'ennemi du reste des hommes. C'est une qualité qui est de la chemise de presque tous les haitiens.

Du courage cher Carl et continue à faire du bon boulot.

Nelson Mauvais "Nèg Okay"

MA RÉPONSE

Cher Nelson,

Merci mon jeune ami. Votre missive m’a touché, m’a fait chaud au coeur et m’a fait sourire à la fois. En toute sincérité, bien qu’étant fiévreux et intolérant par nature il n’y a pas de “mécontentement” ni de haine cachée ou hypocrite chez moi (peut-être ailleurs), et je me porte à merveille. (On m’a appelé hier soir pour me dire que le journal “Haiti Observateur” a postée la lettre de Daniel Boncy. Suis-je donc en contact avec ce journal?) La démocratie poursuit sa route avec des courbes à droite et à gauche… Nul n’en est exempt.

Tout va très bien madame la Marquise… La vie est trop courte pour ne pas en jouir, et comme l’a dit le Sénateur américain Républicain, John NcCain, dont je suis l’un des admirateurs, “chaque jour est un cadeau, que dans tous mes rêves, je ne pensais que j’aurais eû.”

Carl

“EXPRESSIONS DE FOI” PAR YOLAINE S. CABROL.

Je viens de recevoir le dernier livret de Yolaine Cabrol avec la dédicace suivante:

“À mon ami Carl,

Je souhaite que les pensées de ce petit receuil plutôt insignifant d’apparence, mais lourd de sens et de vérité t’aillent droit au coeur.

Signé: Yolaine S. Cabrol”

Chère Yolaine,

Je te dédie la pensée du jour: “" Quand le ciel veut sauver un homme, il lui donne l'affection pour le protéger. " Tes attentions envers moi pendant déja quelques années à Miami me vont droit au coeur. Tes poèmes sont en effet écrits à la gloire du Tout-Puissant. Ils sont simples, clairs, limpides comme de l’eau fraîche.

Ton livre “Expressions de Foi,” qui vient de sortir, éditions Arc-en-Ciel, distribution Libreri Mapou, avec la collaboration proche de deux amis, le Dr. Gérard Campfort et le populaire Marcel Alexis, a tout sa valeur.

EXPRESSIONS DE FOI: une oeuvre d’art poétique, un monument spirituel. (par Marcel Alexis)

Née à l’Acul du Nord, le 27 Juin 1945, Yolaine Samson Cabrol,

fit ses études primaires chez les Soeurs de Saint Joseph de Cluny au Cap Haitien. Dans cette ville, elle est diplomée de l’Ecole Normale d’Institutrices et des Arts Ménagers en 1966 et de l’Ecole des Infirmièrs, Notre Dame de la Sagesse, en 1969.

Elle obtint un certificat en Administration des Services Infirmiers en 1978, une licence dans l’art cosmétique à New York en 1980 et un certificat en réhabilitation des aveugles (Light House de New York en 1998 et de Miami, Floride en l’année 2002.)

En 1974, Yolaine épousa le chirugien orthopédiste Serge Cabrol. De cette union, naquirent cing enfants: Daniel, Yves Robert, Géraldy, Pascale et Serge Marcel. Yolaine a commencé à écrire ses poèmes en l’année 1995, alors qu’elle souffrait déja d’une baisse progressive de la vue.

Elle les a regroupés sous le titre EXPRESSIONS DE FOI et les a répartis en trois catégories: Expressions de Foi, proprement dîte, RÉMINISCENCE ET DÉTENTE, deux autres receuils de poésie qui seront bientôt publiés.

Marcel Alexis

MES RÉFLEXIONS CONCERNANT LA VISITE DE CARL FOMBRUN DANS UNE PRISON DE LA FLORIDE. (par Alexanra Philoctète)

Plutôt triste qu'au XXIe siècle on n'ait rien trouvé d’autre que de continuer à mettre les gens derrière les barreaux lorsqu'ils ont commis une infamie. Solution qui ne profite à personne. Rares sont les criminels qui se réforment. Quant aux autres, sans avoir de pourcentage, ils finissent pas récidiver.

De plus, nos taxes contribuent à quoi ?

Payer pour contribuer à produire de nouveaux criminels. En fait, sans aller dans les détails, on pourrait comparer les prisons à des universités du crime.

Lorsqu'on regarde ces lieux sinistres que sont les prisons, il faudrait aussi jeter un coup d’œil sur le passé des détenus ?

Généralement, la majorité sont des Noirs et des latinos. Comment en sont ils arrivés là?

1) Il faudrait d’abord voir les relations entre citoyens de couleurs et la police par rapport à la société.

2) Il faudrait faire une ballade dans les quartiers ou ils vivaient (nous ne parlons pas ici des grands de la mafia ou des fils à papa qui veulent jouer au gangster)

3) Il faudrait regarder la qualité des cours qui sont dispensés dans les écoles des quartiers défavorisés

4) Il faudrait voir le milieu économique dans lequel ont grandi ces détenus.

Vous direz, c’est encore une réflexion d’utopiste. Pas tout à fait.

En 2004, ne serait il pas temps de trouver un autre moyen que d'enfermer des gens derrière les barreaux?

C'est bizarre, nous semblons avoir peu d'imagination lorsqu'il s'agit d’apporter des changements en la matière. Pourtant lorsqu'il est question de produire et de vendre des armes pour détruire les autres, nous en sommes passés maîtres.

Alexandra Philoctète

DE LA RÉPUBLIQUE ALLEMANDE

Cher Carl !

Comme vous avez beaucoup de mémoire...Je commence á réunir mes données pour un livre sur Louis Déjoie 1, que j´aurais aimé concevoir comme celui de Serge Gaillard au sujet de Kenskoff.

Connaissez vous la chanson : “Maria Levé ?” On la jouait comme
indicatrice de l´émission anti -Duvalieriste" de radion Vonvon!
Savez-vous qui est l`auteur et chanteur, et quell est l’orchestre ? Peut on trouver cette chanson actuellement?

J´espére que ce n’est pas trop vous demandez de me répondre.
Je collectionne aussi les anciens enregistrements de la musique
haitienne.

Connaissez vous le pianiste hatiano-allemand Jaegerhuber qui a écrit des piéces classiques sur le foklore haitien?

J´espère que vous me répondrez.

Merci d´avance


Louis - Ferdinand Schmid

Contact : erilou2003@yahoo.de

MA RÉPONSE

Cher Louis-Ferdinand Schmid,

Je vous complimente pour cette initiative à distance, bien loin du pays natal. J’ai le livre de Serge Gaillard, “Le Village de Kenscoff,” “un mémorial à ceux-là qui ont laissé une trace et ont imprimé leur marque à ce paysage, récits et anecdotes.”

Quand à la chanson “Maria Levé” elle m’est certainement très familière. Elle fût enregistrée pour la première fois en ma présence dans les années ’50, par mon frère Lionel Fombrun sur Ibo Records avec Auguste Durosier comme chanteur. Je ne saurais vous dire le nom de l’auteur, mais l’orchestration était une réalisation d’Auguste, avec l’aide et suggestions de Féfé Guignard. J’ai revu Féfé à Atlanta, en Georgie jouant sur le piano-bar d’un grand hotel dans les années ’70.

Le nom du pianiste haitiano-allemand Jaegerhuber me dit quelque chose, mais la mémoire me fait défaut. Hélas! Avec le temps on a plus les mêmes réflexes.

Bonne chance,

Carl

POSITIVE QUOTE OF THE DAY

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Not a day passes over this earth but men and women of note do great deeds, speak great words and suffer noble sorrows.

-- Charles Reed

TONIGHT ON “THE CARL FOMBRUN SHOW,” ISLAND TV AT 9.00 p.m. channel 23, chainComcast in Miami, my guest will be Katherine Fernandez Rundle, State Attorney, running for re-election. I will have as well, as a follow-up, Assistant-District Attorney Marie-Jo Toussaint and Yves Lafontant, President of The Haitian-American Association of Police Officers in Florida.

MY TURN (by Carl Fombrun)

There are three words in the American language I would like to eradicate, that’s Republicans, Democrats, and Independents;

There are two words in the American language I would like to ignore, that’s Conservatives and Liberals;

There are three words in the American language I despise: Whites, Blacks, and others;

There are two words in the American language I would like to delete: Rich and Poor;

There are five words in the American language I would like to forget: Upper, Middle, Lower-Middle Class;

There are other words in the American language which have no place in our society like “America, love it or leave it,” “We are the World” and so many others that divide us like Haitian-Americans, Hispanic-Americans, Native Americans;

What I would like to hear from everyone in an ideal world, is one word:

AMERICANS !

FROM CEO EVELINE PIERRE, HAITIAN HISTORICAL MUSEUM

Hello Carl:

It was a pleasure to hear your voice and have your input today at our monthly scheduled Executive Board meeting. It is truly a great group and all of you, bring your professional skills and wisdom to the Haitian Heritage Museum organization. Being the only man present you are the only true voice of reason......joke the ladies would kill me.........

PS Gabriel was thrilled you mentioned him the other day and now he wants you to add him to your "huge" email data base which is gassendy16@hotmail.com

Hugs and Kisses,

Eveline

DEAR EVELINE,

You are a breath of fresh air. Gabriel has been added to the list and I love to be “the only man” among the members of our monthly meeting . (The chicken coop can not afford two roosters…) If there are any women libbers among us, a sense of humor is of the essence.

All the best,

Carl

THE BASEMENT ( Continued, part 2, by FRITZ MONDÉ. A story about Halloween)

“Hell no! These people are loaded and I aim to rob them and feed you and me. Simon laughed making Rob uncomfortable

“Now let’s do the job and get out of here,” Rob said.

“Alright man,” Simon said.

They went to the kitchen and immediately upon entering a distasteful smell entered their nostrils.

“Damn, these people is nasty, you smell that?” Rob said.

Simon stood by the door leading into a basement.

“Might as well as start downstairs in the basement. Sometimes these rich people hide their stuff in the strangest places.

“Okay, let’s go.” Rob responded.

Simon flicked a light switch on the inside wall and immediately in the dim light both men saw a huge rat at the bottom of the stairs. The rat stood up on hind legs and sneered. Rob bent down and picked a rock hard piece of dark earth and hurled it at the rat, which scampered away. They descended down the stairs and it seemed like an eternity passed before they reached bottom. The original staircase was made of fourteen steps but some heavy object had crushed the last one at the bottom. Rob and Simon reached the thirteenth step and jumped onto the concrete slab of the basement floor.

“Alright man, you go right and I’ll go left. And please don’t bitch up on me,” Rob said. With a flashlight in hand Rob began looking inside of an old armoire. Inside of the armoire were some dusty clothes that looked like they dated back to the 1920’s. A bright round white hat sat in a grimy clear plastic hatbox on the top shelf and next to the hatbox was a leather bound book. Rob looked curiously at the hat and reached up to take the book when an inhuman sound froze his movement. The hair on his neck stood up and cold sweat dribbled down his back.

“Simon? Simon! Did you hear that?” Rob asked. Simon did not reply. Rob turned around and peered into the dim basement.

“Simon, SIMON!” He shouted.

“Yo, man what’s up with you?” Simon responded, as he came across from the other side of the basement. He seemed to float across the slab.

“Man, you didn’t hear that cry?”

“What cry? Man, get a hold of yourself, you’re shivering.” Simon said. They walked to the middle of the basement where the steps were. A bouncing sound came from the top of the stairs toward them.

“Thunk, thunk, thunkthunkthunkthunkthunk. Plop.”

“Where in the heck did that come from?” Rob said as he shined a light on the round object. Rob stepped closer and saw viscous liquid oozing from the object, when he reached down to touch it, the object turned itself around and Rob screamed.

It was a human head. The lips had been chewed off and the eyeballs gouged out. Deep cuts perforated the entire face. Rob turned to Simon and what he saw turned him stone cold. The room had suddenly filled with men, women, children and animals. The human forms were dressed in different era clothes. Cold foul breaths snorted from holes where their faces should have been. Simon himself had changed into a fierce monster. His feet and hands changed into claws and back to hands. His eyes burned like the fires of hell and his deep voice reflected throughout what was now a crypt.

“I told you not to come and rob this place.” Simon reached out for Rob who had stepped back into someone behind him. That someone was inhumanly cold. Simon tore off a piece of Rob’s arm and chewed it, swallowing it satisfactorily.

(TO BE CONCLUDED TOMORROW)

CARL FOMBRUN ÉTAIT SUR LE VIF DANS LA LANGUE HAITIENNE, HIER SOIR SUR PLANÈTE 17 À 7 HEURES DU SOIR avec les commentaires qui suivent dans un verbe d’arc-en ciel.

PAJ LISTWA AK REFLEKSYON, AK KAL FONBREN. 27 Oktob lanne 2004. Bonswa la sosyete. Bonswa RV Fanini nan program “Let’s talk with Fanini.”

A swè-a se a la gouj paske mwen tap entèvyouve Avoka leta Florid la ki rele Kathleen Fernandez Rundle ki kandida pou reeleksyon. Nou ka wè entèvyou sa-a demen jedi swa son ISLAND TV, canal 23, chènn Comcast mam vil Miyami. Alos jan mwen di nou se à la gouj sou istwa peyi d’ayiti , paske mwen pat gen tan pare tout bon. Pawol-la pou jodia-an: “ Ti Grenn fè gwo pyebwa.” Mezanmi, an nou fin rakonte debandad gouvènman prezidan Nisaj Sajè 12 me lanne 1874, ki te koumanse 19 mas lanne 1870.

Lanne 1870 prezidan meriken jral Ulys Grant ak jral Buenaventura Báez Méndez , prezidan peyi ladominikani siyen yon kontra kote meriken ta pran pati panyol-la nan men-yo, menm jan ak Potoriko ye jodi-a, yon teritwa kote tonton Sam ta sèl kok ki chante.

Anpil citwayen dominiken pat kontan desizyon sa-a. Otorite meriken tande se peyi d-Ayiti ki tap voye ti dife boule pou dominiken-yo revolte, pou yo pat aksepte bot sire meriken pran peyi-yo. Reprezantan tonton Sam vil potoprens rale zorèy gouvènman Nisaj Sajè-an.

Senatè Chal Sumner, leta Massachusetts peyi kandida demokrat John Kerry, responsab si dominiken pat pèdu peyi-yo nan men tonton Sam. Li mennen nan Sena Washington-la pou kontra sa-a te fè bèkatè. Sena meriken-an vote ak yon majorite senatè pou kontra sa-a pat janm siyen. Peyi d-Ayiti rekonnèt si se pat pou gwo blan sa-a, senatè Chal Sumner leta Massachusetts, gouvènman meriken tap vire loloj la repiblik dominikenn kon teritwa-li.

Ayisyen te konnen tou, tou pa-yo pata lwen apre sa. Gouvènman Nisaj Sajè-an bay senatè Chal Sumner yon bèl meday an òw. Yon lwa ki pase asanble nasyonal peyi d’Ayii, 27 jwiye lanne 1871, otorize pou mete potre Chal Sumner nan sena vil potoprens. Li gen yon gwo avni nan potoprens ki rele Avni Chal Sumner. Se pa tout blan meriken ki gen move santiman pou peyi d-Ayiti; de-twa ladan-yo fè anpil pou pitit Desalin ak Petyon-yo, men se pou nou fè pou tèt-nou tou.

Deblozay koumanse 10 janvyie lanne 1873 nan eleksyon lejislativ-yo. Gouvènman Sajè-an fè kont magouy-li pou pa kite pase yon lidè liberal ki te rele Bwaye Bazlè. Yo angaje tout solda, matelo, anplwaye leta pou ale vote kont Bwaye Bazlè. Malgre presyon ak magouy gouvènman-an Bazlè pase 512 vwa sou 1007. Mesyie, patizan gouvènman-yo refize siyen pwosè vèbal-la.

Ekriven angle-an, Graham Greene, ta gen bon materyel pou li ta mete nan liv li-an “Les Comediens,” men se yon bèl exanp pou Konvèjans ki te deklare Lavalas ta pral volè eleksyion-an. Chire pit sa-a ap fèt depi 137 lanne nan peyi d-Ayiti. E si nou vle konnen bout listwa sa-a, apre anpil deba nan 2 chanb-yo Bazelè genyen wololoy 44 vwa kont 21. Yon tèt chaje ki te rele depite Septimus Ramo brote avè-li 26 depite ki refize chita la chanb ak Bwaye Bazlè. Pou yon kat mwa konsa travay lejislatif-lan pa janm fèt nan peyi d’ayiti paske pat gen korom.

Minis lenterye Gouvènman Sajè-an, Jozèf Lamot, mande Bwaye Bazelè pou li pat parèt la chanb pou rezoud kriz peyi-an. Chanb-yo reyini san Bazlè e yo rejte bidjè gouvènman-an te pwopoze.Bwi kouri militè bot sire-yo ta pral anvayi la chanb. Kom dabitud depite-yo kraze rak; konstitusyon se papye, bayonet se fè. Politisyen pat pare pou yo te fè rout nan peyi san chapo. Peyi-a te an delala ak anpil minis yo di ki tap volè. Yo pat men-m pè jounalis-yo ankò, ki tap ekri malveyans, dezod, ak kob ki tap disparèt.

Asanble nasyonal-la pat ka reyini ak Septimus Ramo ki tap kontinye voye moute. Gen yon degoutans ki pran prezidan Sajè. 12 me lanne 1874 twa jou anvan tèm prezidans-li fini, li bay demisyon li. Yo mande-li pou li rete kon prezidan pwovizwa men li remèt chèf lame-an, jeneral Mishèl Domeng, pouvwa-an e li al kale wèss nan vil Senmak. Li mouri 7 avril lanne 1880 ak anpil rekotl kafe sou tèt-li. Se la map rete son listwa peyi d’ayiti aswè’a.

Kite m fè yon siye pye son peyi Brezil ki plen bot sire koulye’a nan peyi d’ayiti. Anplis menm pitit gason’m koulye a marye ak yon brezilyenn. Li rete Brezil nan you ti vil nan monn ki rele Teofilo Otoni. Ala traka mezanmi, latè’a vinn tou piti.

BRASIL:

Pèsepsyon pam si moun ta mande-m kon kronikè ki ta pwemye bagay mwen obsève nan peyi “Brazu,” jan yo rele-l li, mwen ta repond, se: Foutbol (balon pyie), Kanaval, Danse Sanba, ak bèl medam-yo.

Pèsepsyon pa-m, ak sa anpil ayisyen pandan kèk tan konnen tou sou peyi Brezil , se yon peyi ki plen opotinite ak yon pèp ki gen la jwa de viv. Se vil Rio mwen te voye moute dènye fwa-a, e apre sa nan vil Sao Paulo

Anpil katye ak kanton nan gwo peyi Brezil sa-a sanble ti peyi d-Ayiti nan kèksyon ras, koulè, mizik, manje, epi relijion. Dominans kontinan Lafrik-la se nan yon bouk ki rele Bahia nan depatman nò peyi-an kote gen yon kanton ki rele Salvador, ak anpil desandan esklav afriken ki viv la. Mwen pa janm al-la men zanmi-m, mizisyen Mano Chalmay, deklare jan se yon bèl pati peyi Brezil.

Chak joud-lan desandan esklav afriken sa-yo fè konbit, yo abiye tout an blan epi yo voye kow-yo bo lanmè pou sonje zansèt-yo, cinkant kob ak 2 gouden ak yon ti vilaj ki rele Soukri, tou pre vil Gonayiv peyi d-Ayiti. Gen kèk kanton nan kèk lot pwovens ak vil Rio-de-Janeiro-an ki gen menm tradyson sa-yo.

Chak samdi swa nan peyi Brezil gen bouji kap boule nan kèk seremoni vodou pou Dambala, Ibo Lele, Simbi, ak lot granmèt ki ka gen lot non . 2 peyi ki gen rasin-yo nan vodou se ti peyi d-Ayiti ak gwo peyi Brezil. Nan peyi d-Ayiti chak 15 a-out vodwizan-yo reyini nan bouk Soukri-an bo Gonayiv pou sonje zansèt-yo. Menm dat sa-a koensyde ak fèt katolik-la ki rele L’asonpsyon, yon gwo tradisyon nan relijion katolik.

Kanaval ak foutbol balon pye se de bagay peyi Brezil ak peyi d-Ayiti pa negosye. Peyi Kiba gen yon gwo popilasyon desandan esklav afriken ki nan relijyon vodou ak Santeria men se pa menm degre ak peyi Brezil epi peyi d-Ayiti. An menm tan tou, atis afro-kiben fè mikala-w e youn de yo, tout moun te vin konnen se Celia Cruz, ki te gen san ayisyen nan venn-li, “ la Reina de la Salsa” e ki mouri lot jou. Nan depatman sid peyi Brezil ki pli pre peyi Lajantin, tanperatu-an pli fre e se la infliyans desandan blan eropeen an pli fow nan peyi Brezil .

Mwen sonje lè mwen te krass vant nan peyi d-Ayiti, fwè-m ak sè-m te konn ap pase-m nan betiz lè nou tap tande blan atoufè meriken ki tap maspinen moun nwè. Kon mwen te gen yon ti koulè fon bren sou mwen yo te konn di, na blije sige nan peyi meriken san Kal apre nou fin lage-li nan peyi Brezil.

Peyi Brezil te voye- moute lanne 1928 yon chantez ki te rele Carmen Miranda. Rive lanne 1940, chantez Kamen Miranda sete la renn soley peyi Brezil ak tout lot peyi panyol-yo, apre li te siyen yon kontra ak gwo konpayi kominikasyon meriken RCA, pou li te chante epi fè film, nan kapital sinema tonton Sam, Hollywood, Kalifoni.

Lè sa-a se te pou satifè piblik rasis blan meriken-an ki pat rekonnèt desendan indyen ak afriken nan peyi Brezil ak Lamerik panyol-la . Tout rad Kamen Miranda te pote sou-li nan lanne’40 yo, fanm blansh peyi tonton Sam te kopye styl-li.

Lanne 1955 mwen wè youn de dènye spektak Kamen Miranda nan pli bèl nat klib sou la tè, Tropicana, nan vil La Havann. Kamen mouri kèk mwa apre, 15 a-out lanne 1955, ak 46 grenn rekolt kafe sou tèt-li. Kelke swa fanm-la ki se la renn solèy jodi-a, demen se pousa kaba. Se konsa la vi an ye. Menm bagay tou ak swa dizan gran blan, gran nèg-yo. Jan labib zuzu franse-an di: ‘ O! Souviens toi, souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière.”

Lè mwen siye pye vil Rio lanne 1983, mwen dekouvri pou danse yon sanba tout bon, sete voye pye san rete pou inèd tan. Tanbou yo pa janm bay moun zorey yo, e si ou vle fè jenn dam wap danse avèk-li plezi pa mande bondye ou al chita. Ya di ou rans, ou pa gen gason nan mitan janmb-ou .

Depi jou sa-a mwen pa janm plend pou konpa direk ayisyen ki two long-yo. Men, danse pou mwen se yon invitasyon ak gangans pou moutre lanmou ak afeksyon. Ekri ak pale nan radio se menm lobey-la tou pou mwen. Sa fè tout kow-m vibre.

Lami RV Fanini

se la map rete pou aswè’a. Na pale mèkredi pwoshen si Granmèt la vle.

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