Carl' Corner
Google
 
Web fombrun.com

Denis, Chancy, Garcon, Férère, Joseph, Nader, Mondé, Spanish, Creole.

VENDREDI 29 OCTOBRE 2004

Bonjour Miami, ses alentours et les “internôtres” qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

LA PENSÉE DU JOUR

" On aime sans raison, et sans raison l'on hait. "
Regnard

DÛ À UN CHANGEMENT DANS LA PROGRAMMATION l’interview avec Kathleen Fernandez Rundle, Commissaire Principale (State Attorney) du gouvernment de l’Etat de la Floride sur “Le Show de Carl Fombrun” sera présentée Dimanche 31 Octobre 2004 sur ISLAND TV, canal 23 à 9 heures du soir.

Hier Jeudi soir à 9 heures le show présenté fût l’interview de Carl Fombrun avec Yvonne Courage, PDG du site “Destination Soleil,” 8.2.millions lecteurs www.planete.qc.ca ,720 000 lecteurs par mois en Floride.

MON WEEKEND COMMENCE CE MIDI avec un déjeûner à l’Université Internationale de la Floride, Campus Sud, offert par la Direction du Musée Frost en l’honneur de Mireille Chancy Gonzalez et Rachel Denis pour leur contribution à la Culture haitienne en Floride.

Ce sera aussi l’occasion de visiter “Lespri Endepandan,” Découverte de la Sculpure Haitienne. M’accompagnent à ce lunch Georges Sami Saati et Sergio Suarez Solis. Une opportunité de reprendre le contact avec ceux et celles qui s’intéressent aux différentes activités culturelles du Comté de Miami Dade.

À la veille des élections présidentielles, joyeuses fêtes d’Halloween à tous ou même dans les bureaux il y aura des déguisements à la George W. Bush, John Kerry, et autres. Il est bon dans ces moments de ne pas nous prendre trop au sérieux.

DE JACQUES J. GARCON

Carl, Bonjour!

Il ne faut surtout pas retarder l'allure de la caravane;les chiens qui aboient n'ont jamais rien fait que du bruit.

“Maria Leve” serait du répertoire de l'Orchestre Citadelle.J'ai ce morceau que je peux te faire écouter.

Jacques

Merci Jacques pour m’avoir fait écouter par téléphone “Maria Leve.” C’est bien cet enregistrement auquel j’ai assisté il y a un demi siècle.

Carl

RECTIFICATION, AU SUJET DE MARTHA JEAN-CLAUDE

Salut, Carl.

Tu as publié une note du Dr. André Pardo dans laquelle il affirme (en anglais) que "Martha Jean-Claude was forced into exile by the government of Paul Eugêne Magloire". J'ai personnellement connu Martha Jean-Claude quand elle et ses parents habitaient au haut de la Rue des Miracles, en face du Petit Séminaire, coin Nord-Ouest. Bien que plus jeune qu'elle, je la connaissais quand elle portait encore l'uniforme des élèves des Soeurs d'Elie Dubois.

Martha Jean-Claude est partie pour l'étranger (pas pour l'exil) quand elle a eu à épouser un Vénézuelien (ou Cubain peut-être, mais à cette époque tout le monde disait qu'il était Vénézuelien), avant même l'accession au pouvoir du Président Magloire, c'est-a-dire, avant 1950. Ce doit etre même avant 1948, car moi aussi je suis parti pour l'étranger en 1948, et je me souviens de leur mariage avant mon départ. Je voyais souvent passer le fiancé d'alors à la Rue des Miracle et la Rue Montalais.

Ce n'est que pendant son séjour à l'extérieur que Martha Jean-Claude est devenue connue, même en Haiti, comme chanteuse, grâce à son association avec Celia Cruz. Si le Dr. Pardo a raison, je m'excuse d'avance.

Framicalement,

Don Pablo (Dr. Gérard Férère, PhD)

MA RÉPONSE

Mon cher frami Gérard,

Vous tous les deux, l’ami Bob et toi, vous avez raison. Pour donner raison au Dr. Pardo mon frère Marcel était Ambassadeur d’Haiti à La Havane et prenait ombrage de mes sentiments amicaux pour Martha, qui politiquement était une carte marquée par le gouvernment Magloire. C’est la vérité.

Par ailleurs, Martha ne sympathisait pas avec l’Administration Magloire. Elle fit quelques voyages en Haiti et finalement s’exila en permanence à La Havane, ou elle est devenue fameuse grâce à son association avec Celia, je dirais aussi grâce à son propre talent. Dieu seul sait que ma fougue de jeune mâle avait une affinité pour Martha que hélas je n’avais pas su exprimer.

En ce temps-là, j’aurais aimé lui dire comme Sacha: “ Toutes les belles inconnues qui passèrent sur mon chemin dont je voudrais toucher la main, dont hélas je n’ai jamais pu, je voudrais toutes les avoir mettant mes lèvres sur les tiennes, et quand aux lèvres qui t’ont plu viens, tends les baisers sur les miennes…” Oui, et zut (!) à la politique de basse-cour de ce temps, encore présente dans l’âme haitienne.

Les chansons de Martha come “Aveu” de Ludovic Lamothe; “Totalito” de Dodof Legros; “Choucoune” d’Oswald Durand et bien d’autres me font encore vibrer à un âge certain, accompagné d’un “cinq étoiles,” de beaux souvenirs de jeunesse et un éternel sourire. Merci, Martha!

Carl

DU DR. FÉRÈRE

Cher Frami Carl,

Je crois que vous deux, toi et Pardo, faites fausse route. Voici une autre preuve que Martha Jean-Claude n'avait rien à reprocher au Président Magloire:

En 1977, sous le thème "20 ans, c'est assez", le Président Magloire organisa un mouvement pour renverser le régime Duvalier. Dans le cadre de ce mouvement, une grande manifestation eût lieu dans un théâtre universitaire de Montréal. J'ai eû à voyager de la Pennsylvanie pour assister à cette manifestation. Martha Jean-Claude est venue spécialement de La Havane, non pas seulement pour y assister, mais pour y participer et soutenir le Président Magloire. Comme je te le dis, j'étais présent. Après les discours et discussions, je suis monté sur la scène et j'ai salué Martha Jean-Claude.

En plus, le Dr. Pardo doit savoir que faut pas crier "haro sur le baudet". Qu'on s'adresse au lion. L'exil des citoyens a débuté avec Francois Duvalier. Je ne connais pas Pardo, je ne sais pas l'exil forcé des citoyens n'a jamais fait partie des méthodes du gouvernement Magloire,s'il a été, lui aussi comme nous, victime de la prison et de l'exil duvalieriens.

Framicalement,

Gérard

MA RÉPONSE

Cher Frami,

Merci pour ta rectification, mais j’étais aussi présent et peux aussi te dire, que Martha venant à l’Ambassade à La Havane dans les années ‘50 pour un visa en est retournée parfois bredouille; une enquête se poursuivait à son sujet.

20 ans après c’était une autre histoire; les alliances politiques avec le temps changent et sont courantes. Finalement, comme nous tous, Martha s’est adaptée à sa patrie adoptive, qui pour elle fût Cuba. Plusieurs haitiens dans la diaspora venus à titre d’exilés sont maintenant des citoyens. Hélas (!) en réalité là ou est le “pain,” là est la patrie…

Je te rejoins dans ta pensée que seulement peut-être dans des rares cas, “l'exil forcé des citoyens ne faisait pas partie des méthodes du gouvernement Magloire,” et l’opposé s’est pratiqué sous Duvalier.

Framicalement,

Carl

DU DR. GÉRARD FÉRÈRE

Cher Frami,

Tout ca c'est bien vrai. Et ce qui tu m'as dit dans ta première réponse également. En outre, des malentendus ou autres questions au sujet de visa obtenu ou refusé, à cause d'une investigation ou autre chose, ne semblent pas bien méchants, tout de même. Cependant, ce n'est pas la le sujet de ma demande amicale de rectification au Dr. Pardo. Celle-ci est bien simple: MARTHA JEAN-CLAUDE N'A PAS ÉTÉ FORCÉE DE PARTIR EN EXIL PAR LE PRÉSIDENT MAGLOIRE. QUE LE DR. PARDO ÉCRIVE UNE PETITE NOTE POUR LE DIRE. C'EST TOUT.

A part cela, mon honorable concitoyen peut épouser les opinions qu'il veut.

Framicalement,

Gérard

Cher Don Pablo et ami,

Je t’en donne acte. Martha nous fait couler beaucoup d’encre. Elle doit bien sourire là ou elle se trouve.

Carl

RÉPONSE FINALE DU DR. FÉRÈRE

C'est d'accord, cher Frami.

L'amitié est quelque chose que je place en première rangée, après l'amour de la famille. Le Président Magloire a toujours témoigné de la plus grande affection envers mon père, son ancien professeur.

Framicalement comme toujours,

Don Pablo

CHER AMI, la reconnaissance chez toi n’est certainement pas une lacheté.

Carl

RÉPONSE DE CARL DENIS À CARL FOMBRUN ET AUX CRITIQUES.

Cher Carl Fombrun,

Je te remercie d'avoir pensé à mon livre "Pour Comprendre", et d'en publier une critique même si celle ci est ce qu'elle est. Beaucoup de gens lisent ce qu'ils veulent au lieu de lire ce qui s'offre à leurs yeux. Il est humain de lire avec le coeur ou plutôt avec les préjugés que l'on abrite. Il faut dire aussi que même quand on s'applique à écrire le plus simplement possible avec les mots les plus simples du monde il arrive quand même que l'on soit mal interprété.

La critique que tu publies vient d'une personne campée dans le camp aristidien dont on ne pouvait espérer, à ce moment la et pour d'autres raisons personnelles, qu'elle fut capable d'apprécier sans préjugés une oeuvre qui vint de moi. Ceci dit, je te remercie de l'opportunité que tu m'offres d'y répondre. Je voudrais surtout encourager ceux qui ont lu la critique de lire le livre -il n'est pas long- et de se faire eux mêmes une idée de sa teneur.

Je passerai donc à la réponse au point par point de la critique de Mr.Garcia.

Bien à toi,

Carl Denis

MA RÉPONSE À CARL DENIS (il faut souligner nos noms de famille pour ne pas se confondre.)

Cher Carl Denis,

Merci pour ta missive et je t’en remercie. Nous avons assurément des idées différentes sur plusieurs sujets concernant Haiti et je n’entends pas en faire ici un étalage. Vive donc la différence entre nous deux, et allons de l’avant!

Je te félicite vivement pour ton objective approche à cette discussion. Tu t’es prouvé un homme du monde.

Bien sincèrement,

Carl F.

EN BLEU ET EN ROUGE LES COMMENTAIRES DE CARL DENIS, AUTEUR DU LIVRE “POUR COMPRENDRE,” en réponse à un article de Marcus Garcia dans Haiti-en-Marche qui peut être lu sur le site www.fombrun.com voir le 21 Octobre 2004.

RÉPONSE DE CARL DENIS

Essentiellement Mr. Marcus Garcia condense jusqu'ici correctement la thèse que soutient le livre.

Carl Denis les appelle donc tout naturellement les Africains, tandis que les premiers (premiers dans tous les sens du mot) sont les Indigènes. J'appelle "Africains", avec tout le respect que je leur dois, ceux qui au premier Janvier 1804 n'étaient pas nés en Haiti, ceux que Dessalines désigne sous le vocable de "ceux dont les pères sont en Afrique."

"Premiers" acquière une signification particuliere pour Mr. Garcia qui y voit ce qu'il veut.

“ Les indigènes sont les seuls vrais fils du pays, étant l’entité ethnique née dans le creuset de Saint-Domingue par le brassage de toutes les races qui s’y sont succédées (que fait Denis des Arawaks et des Tainos?) Les Indigènes sont donc entre autres descendants de la France et de la civilisation européenne, les Africains ne le sont pas, conclut Denis.”

Les Arawaks, les Tainos, les Espagnols, leurs esclaves africains, puis plus tard les flibustiers, les colons, les enfants des esclaves nés en Haiti, les noirs libres, font tous partie de l'entité culturelle indigène. Je répète, de l'entité culturelle, non pas éthnique comme le dit Mr. Garcia.

“Qui dit mieux! Seul les Indigènes ont fait la Guerre de l’Indépendance. Ne dit-on pas dans nos livres d’histoire l’Armée indigène et l’Acte d’indépendance ne précise-t’il pas “pour le bonheur des Indigènes?”

Eh oui! J'invite Mr. Garcia et les autres "historiens" à se pencher sur les Textes d'histoire et ils y verront que Dessalines obtint des chefs de bandes "africaines" l'engagement de ne plus attaquer l'armée indigène. Après l'indépendance, les "cultivateurs" c'est ainsi qu'on les désignait à l'époque post indépendance n'étaient pas admis à faire partie de l'Armée ou de la Milice.

De même que dans l’Acte d’Indépendance, nos pères ont juré de “renoncer à la France.” Les Africains ne peuvent pas renoncer à quelque chose auquel ils n’ont jamais appartenu puisque demeurant tournés éternellement vers l’ Afrique-mère. Mr. Garcia se précipite et me prête ses conclusions.

“ Mais ce n’est pas tout. Non contents de n’avoir pas lutté pour l’indépendance d’Haiti, les Africains ont toujours fait tant et si bien que c’est encore eux qui ont toujours mis en danger notre Indépendance, entendez celle des Indigènes.”

Mr. Garcia brûle les étapes: Les nouveaux gouvernants, entendez "les indigènes" ayant omis de prendre en compte les intérêts, désirs et volontés de ceux dont les pères étaient en Afrique, et les ayant même maltraités - Jean Jacques Dessalines en tête - se sont aliénées les bonnes volontés de ceux dont les pères étaient en Afrique.

De ce fait, les Africains - et plus tard leurs descendants - ont vécu en marge de et en hostilité à la portion indigène et cette hostilité s'est fait sentir chaque fois que le pouvoir en place s'est vu affaibli. Une lecture des textes d'histoire fera remarquer qu'a chaque fois que le pays a été menacé par des navire étrangers, les gouvernements en place ont eû peur de voir déferler sur les villes les "cultivateurs" qui pourraient les mettre à mal. Ceci démontre deux choses que les Gouvernements voyaient les cultivateurs comme une menace et que ceux-ci guettaient les opportunités de donner libre cours à leur hostilité.

“En effet, explique l’auteur, pour un oui ou un non, ils descendent de leurs mornes, aujourd’hui de leurs bidonvilles puisqu’ils ont ruralisé “nos” ville, et pillent et brûlent tout sur leur passage, y compris Nonciature apostolique et ancienne Cathédrale. Les Indigènes qui ont toujours été plus faibles en nombre (bien sûr parce que, contrairement aux Africains, ils ne prolifèrent pas comme des bêtes) sont souvent dépassés par les événements, d’ou les interventions étrangères successives sur “notre” sol que l’auteur déplore…parce que n’apportant pas une solution drastique au problème, la “solution finale.”

Mr. Garcia omet de dire que au moment de l'indépendance il y avait à peu près cent mille indigènes alors que les Africains étaient quatre fois plus nombreux.

400,000 Africains. 100,000 Indigènes.

Il est donc tout à fait normal que les premiers soient plus nombreux que les seconds. N'en déplaise à Mr. Marcus qui leur attribue une plus grande prolificité.

“Par contre, Carl Denis applaudit lorsque la marine britannique bombarde les positions des “cacos” de Salnave à la Fossette, au Cap-Haitien…”

Ou donc, et sur quelle page est-ce écrit dans mon livre?

“Carl Denis a été, comme on le sait l’un des plus chauds supporteurs du coup d’État du 30 Septembre 1991 qui a laissé quelques milliers de cadavres de civils sur le terrain.”

Qui donc a éxigé et obtenu un embargo qui tuait 10,000 enfants et vieillards chaque mois en Haiti par manque de médicaments? Etait ce moi? Ou plutôt ceux qui suivaient aveuglément les directives d'Haiti en Marche et de Marcus Garcia?

En plus il n'y a eu des milliers de morts par balle que dans l'imagination fertile et aux dires mensongers de la propagande lavalassienne. Pûrs mensonges de ceux qui suivent les conseils de Voltaire: "Mentez, mentez éffrontément, il en restera toujours quelque chose."

“ Normal, nous explique-t-il puisque la mission fixée à l’Armée d’Haiti dès l’origine c’est de protéger les Indigènes contre les Africains en trop grand nombre, et qui n’ont jamais eu de cesse, depuis 200 ans d’indépendance, de mettre en péril l’existence même de “notre” nation.

Tiens, tiens! Ce serait donc en vertu de cette logique (!) que certains faubourgs résidentiels de la capitale ont été épargnés de la rage putschiste, tandis que Cité Soleil, Raboteau, aux Gonaives n’étaient que brasiers et charniers. ( Carl Denis était un consultant au près du géralissime Raoul Cédras.) “

Mensonges encore à mettre sur le dos des putchistes mais qui ne forment pas partie de la critique au livre ou a ses énoncés.

Mais pour lui retourner l'argument et lui montrer la bassesse et l'ignominie du camp qu'il défend:

Tiens, c'est donc pourquoi une fois remis en selle Aristide s'est empressé de faire incendier quarante quatre maisons aux Gonaives et soixante sept aux Cayes? C'est donc pourquoi il continue à transformer en ruines et en brasiers tant de quartiers à Port au Prince et ailleurs?

“Mais Michel Francois serait-il donc aussi un Indigène ?” Evidemment. Pourquoi Marcus en doute t'il?

“Et Carl Denis dit-il tout haut ce que certains pensent encore tout bas? Son livre est il condamné à circuler sous le manteau? “

Pourquoi devrait il circuler sous le manteau? Le livre ne venant pas d'un raciste ne l'est pas et ne saurait l'être.

“ Cependant pas de panique, le bon Docteur Denis pense à tout. Après avoir identifié le mal (“la tare originelle” dixit), il nous propose la solution. Devinez? Retourner les Africains…en Afrique, bien entendu.”

La solution proposée par le "Bon Docteur Denis" est plutôt celle de divulguer les origines d'une attitude intériorisée depuis deux cents ans afin de conscientiser les acteurs du schisme. Il faut à l'instar de tout traitement psychologique amener à la surface le subconscient qui nous guide afin que nous puissions, le comprenant, arriver à changer d'attitude. Ensuite, il faut offrir à ceux qui l'ont subconsciemment refusé par le passé, l'opportunité de décider, d'opter consciemment pour ou contre leur appartenance au pays haitien. Et après, uniquement pour ceux qui l'auraient décidé ainsi, se charger de trouver l'accueuil là ou ils le désirent.

Pareil aux Nazis qui dans un premier temps pensaient à transporter tous les Juifs en Palestine.”

J'avoue mon ignorance quant à ces intentions des nazis. Mr. Garcia semble être plus au courant de leurs délibérations.

Signé: Carl Denis

POSITIVE QUOTE OF THE DAY

-----------------------------

All I would tell people is to hold onto what was individual about themselves, not to allow their ambition for success to cause them to try to imitate the success of others. You've got to find it on your own terms.

-- Harrison Ford (1942-) American Actor

FROM VLAD JOSEPH

Greetings Carl,

I want you to know that I always read your email.

I like Bob Lapierre's commentary, especially on " rich sector in Ayiti send yearly donation to the New York Metropolitan Opera".

I think by his assertions, he is a reasonable guy to come up with such project of reviving the "Choukoun" legacy. I think this could be the best play ever in Haitian performances.

My suggestion would be to have, or establish an endowment fund in the name of Haitian literature, promulgating the works of Charles Alexis Oswald Durand, and others.

Regards,

Vlad Joseph

Thank you Vlad. Your suggestions are worthwhile and will be transmitted.

All the best,

Carl

FROM MYRIAM NADER

Dear Don Carlito,

As an Executive Board Member of the Haitian Heritage Museum I know you are already invited to our gallery on Friday November 5th from 7pm to 10pm however I would like to personally invite you as a friend.

We will feature marvelous realism art works by Haitian-American artist Klodi Lemoine , Hand-painted T-Shirts by Elizabeth Guerin and book signing of "The Vaudou Element " by novelist Alix Perrault. A Wine and Cheese reception will be provided for your enjoyment.
Hope to see you then. If you need a ride please do not hesitate to let me know.

Love,
Myriam
GALERIE D'ART NADER
FINE ART & CUSTOM FRAMING
Where Art Is Simply Enchanting
1911 Ponce de Leon Blvd
Coral Gables, Fl 33134
Tel:305-444-1740 Fax: 305-444-1734
Appointments:305-409-7059
www.galeriedartnader.com

My dear Myriam,

Thanks for reminding me. I will be there and with almost a 20/20 vision I shall drive. I must say though that I appreciate all those gestures from one of my favorite and lovely young friends. You keep me on my toes.

All the best,

Carl

FROM AMERICA’S PROMINENT TV PERSONNALITY WALTER CRONKRITE,
for the past 50 years.

The 87-year old retired news anchor, dubbed “the most trusted man in America,” veteran newsman Walter Cronkite weighs in: “The problem, quite clearly, we have excited the Arab world, the Muslim world, to take arms against us. This excitement far exceeds the anger that existed among terrorist groups prior to the war…The November 2 presidential election will be one of the most important since perhaps the Civil War because it comes on the heels of a drastic change in U.S. foreign policy and a ballooning national debt…To achieve peace it certainly has to include a major factor, diplomacy.”

Cronkite made the comments after receiving an award from the “Nuclear Age Peace Foundation” for courageous leadership in the cause of peace.

FROM SENIOR U.S. SENATOR BOB GRAHAM-D FLORIDA.- “George W. Bush raised Medicare premiums by 56% while giving no-bid contracts to Halliburton. It’s time for a new direction.”

Which Raises Your Blood Pressure More ? Protecting Dick Cheney’s old company with a $7 billion NO-BID contracts in Iraq…

Or protecting drug companies that provided them $139 billions in extra profits through HIGHER prescription costs at your expense?

Bush played loose with the facts as he led America into war.

America was once the object of admiration across the globe. Today, the United States is widely viewed with suspicion and contempt. Don’t’wake up on November 3rd and wish you had done more.

FROM PAT BUCHANAN, RIGHT WING CONSERVATIVE

President George W. Bush and the neo-conservatives who planned this war for a decade bear full responsibility. Yet in the contest between Bush and John Kerry, I am compelled to endorse Bush…

There is a final reason why I support Bush. A presidential election is a Hatfield-McCoy thing, a tribal affair. No matter the quarrels inside the family, when the shooting starts you come home to your own.

The Basement (by Fritz Mondé Part 3, conclusion of a Halloween story.)

“Wanga yasar pate, morit ti ya,” he said to the others who shook their gross heads in agreement. Rob saw viscous liquid dripping from their mouths. They were hungry. “What, what, what are you?” Rob said.

“Don’t worry you’ll soon become one of us.” Simon said and they pounced on him. Rob yelled while the monsters ate him slowly, devouring his meaty flesh bit by bit. After a while he didn’t feel any more pain. The last thing Rob saw was Simon flick a finger and a long razor sharp fingernail came out. He stuck this into Rob’s chest, carving out his beating heart. They were yowls and yelps of pleasure from the group as they finished Rob off.

A week later, police again were summoned to 663 Idemas Norab Dr. because of a foul odor complaint. Upon investigating, Rob’s head was found neatly sitting inside a refrigerator.

One year later.

“Yo man, let’s do this. I heard them people got lots of bling,” Michael said.

“Man, I don’t want to rob no haunted house,” his partner said.

“Yo, Rob doesn’t want to rob a house. Is you a punk or not?” Michael said.

They entered 663 Idemas Norab Dr. and an uncanny smell permeated the air. Rob opened the door to the basement.

“Don’t say I didn’t warn you,” Rob said as they descended the thirteen steps.

E POU MWEN FINI ZANMI MWEN YO MEN KÈK PAWOL LANMOU YON JENN DAM NAN LANG PANYOL LA, MA TWADYUI NAN LANG AYISYENN APRE.

Mirame.....soy una mujer.

Como me voy a resistir
si mis deseos pueden
más que yo.

No te has dado cuenta....tiemblo,
el deseo no sabe callar.

Mirame, mí cuerpo cambio;
soy una mujer con fuego en la piel,
mirame bien.

Te doy la libertad
de hacer conmigo lo que quieras,
de besarme sin fronteras,
de tocarme sin barreras,
te doy libertad de llegar a donde quieras.

Ve lento por favor;
poco a poco llevame,
hasta el cielo.

LLena mí cielo con tú calor,
dame tú aroma, vuelva el sol,
yo soy tú tierra,
riega mí amor con tus besos.

Debes entender el lenguaje;
que hablare con mis ojos;
con mí boca, con mí piel.

No es bueno tener prisa;
lento por favor; vendame los ojos,
quiero cortar por tí la flor del paraiso.

Como la lluvia que al caer sobre mojado;
tú boca humeda dibuja laberintos,
en mí piel.

Y aunque hay miedo ya lo se;
pero es más el amor y mi deseo.

Ya tendre tiempo despues
de arrepentirme llorando sola,
pero mientras tanto, abrazame
más fuerte, solo cubre mi cuerpo
con tú calor.

Maria Alejandra Valdez
(Princesa)

TRADIKSYON ( pa Kal )

GADE’M…SE YON FANM MWEN YE

Ki jan mwen pral kenbe

si dezi lanmou mwen yo

plis pase’m.

Ou pa genlè wè mwen gen la twanblay

dezi lanmou paka pe dyol.

Gade mwen, kow’m chanje;

mwen se yon fanm ak dife sou po li,

gade’m byen.

Mwen ba’w libète

fè sa ou vle avè’m

bò’m san limit

manyen’m san anyen pa separe nou

mwen ba’w libète rive kote ou vle.

Ale dousman tanpri

ti cal pa ti cal

mennen’m jis nan syèl.

Plen syèl mwen ak chalè’w

ban mwen’odè’w, solèy la retounen

mwen se la tè’w rouze lanmou’w

ak bo’w yo.

Se pou konprann sa mwen vle di ak lang ma pale’a

ma pale ak zye mwen,

ak boush mwen

ak po mwen.

Sa pa bon pou nou prese

ale dousman tanpri

vand mwen zye’w,mwen vle koupe pou wou you ti flè paradi

Menm jan la pli tonbe ti gout pa ti gout

Ti dyol lolo’w la

va mete gout sou gout sou tout kow mwen.

Nou ka santi nou pè

men lanmou ak dezi pi fòw lakay nou.

Ma gen tan apre

ma gen tan apre pou mwen regrèt ape kriye pou kont mwen

men anvan sa gen tan rive, kenbe’m fòw

epi kouvri tout kow’m ak chalè’w.

Siyen: Maria Alejandra Valdez
(Princesse)

MEZANMI m ale (!) Se la map rete pou jodi’a. Na pale lendi si Granmèt la vle.

KAL

Our Sponsors:

Island Tv is Your Gateway to the Caribbean

If it's about Haiti, It's on Fouye Contact Search Olivier of Sight and Sound Video for all your video needs

Copyright © 2005-2007Design, Concept, and Maintenance by:
ESP Networks & Fouye Networks -  www.fouye.net & ESPDesignnet.com