Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.
LA PENSÉE DU JOUR
N’ATTENDS PAS QUE LES ÉVÉNEMENTS ARRIVENT COMME TU LE SOUHAITES. Décide de vouloir ce qui arrive, et tu seras heureux. Epictète
BON SÉJOUR AU COLLÈGUE ET AMI ERNEST BENNETT,
de passage à Miami, et de retour au terroir dans quelques jours. Ernest est dans l’impossibilité de s’éloigner de ses racines pour une longue durée.
RECU DE LOCHARD NOEL
Carl, voici un petit texte que je t'envoie.
ALORS…
Alors ils ont tout mangé
Et ils invitent le peuple à danser
Toute la nuit
Dans la chaleur de l’alcool
Du rhum Barbancourt du Whisky White Label
Du tafia du clairin
Du sexe pas trop cher
Pour oublier ses déveines et migraines
Contractées depuis des millénaires
Alors en dansant le rythme trépidant du compas
Et du rap ces pauvres gens oublieront la vie chère
Les jours sombres de juin
Les nuits vides de juillet
Les fausses promesses des jours de l’An…
Alors il faut beaucoup d’alcool
Beaucoup d’alcool
Toutes sortes d’alcool
Messieurs donnez à boire au peuple
Au petit peuple d’Haïti
Au bon peuple d’Haïti
Qui chante qui danse qui parle qui déparle
Qu’on convertit de force
A toute sorte de religions
Donnez à boire au peuple
Donnez-lui du « Sele Bride »
Pour mieux le « sceller »
Pour mieux le brider
Lui fermer la bouche
Comme ça tout ira mieux !
Comme si de rien n’était
Alors il faut appeler le peuple a la danse
Messieurs les juges
Les nouveaux juges
Les nouveaux commissaires
De la société nouvelle
Messieurs les magistrats
Les premiers ministres
Et ministres sinistres
Messieurs les grands meneurs
Les menteurs les faux semeurs
Les démiurges de la dignité enfin retrouvée
Il faut qu’il danse le peuple
Au son de la musique
Le peuple c’est fait pour danser
Pour chanter pour s’amuser
Le peuple s’amuse
Qu’il s’amuse !
Au son enroue du tambour
Quand il fait nuit au haut des montagnes nues et desséchées !
Quand le vent tiède de juillet souffle
Et parle des nouveaux enfants qui vont naître
Demain matin
Pour que se lève le soleil
Il va se lever le soleil
Dites-vous aux enfants mal nourris
Alors on leur dit de danser
Au son aigu du tambour guédé
Aux assourdissants des trompettes
Alors peuple on vous invite à danser
Dansez dansez
Oubliez la puanteur des marchés publics
Les trous béants des rues crevassées
Les médicaments expirés des marchands ambulants
La poussière accablante de la ville en guenilles
La faim séculaire des écoliers pauvres
Alors dansez
Danser et tout ira bien hein !
Vous comprenez
Alors demain chers petits écoliers
Lorsque vous serez grands
Et que vos jours n’auront plus la senteur des égouts puants
Aurez-vous le même discours sur les lèvres
A l’égard du pauvre peuple hein !
Lochard Noel
DE MARCEL ALEXIS, DIRECTEUR DE CACEC
Le Conseil Exécutif du "Center for Artistic and Cultural Events in the Community "CACEC" vous invite très cordialement à sa grande célébration communautaire qui aura lieu le dimanche 2 Janvier 2005 sur la cour artistiquement décorée de l' Eglise Christ-Roi sise au 16000 SW 112th Ave. Miami.
Cette fête communautaire traditionnellement baptisée Soupe Lakay commencera à 11:30 du matin avec un service religieux et patriotique qui se déroulera au sein de l' Eglise.
A partir de 1h:00 de l'après-midi jusqu'à 5h:00 CACEC, comme à l'accoutumé, vous offrira une diversité d'activités artistiques et culturelles avec musique appropriée, dances, tour de chants, défilés de mode à l'haïtienne, exhibition de peinture et travaux d'art, des causeries en la circonstance présentées par le chroniqueur Carl Fombrun, le poète Lochard Noël, le Journaliste Vitaire Juste, l'entrepreneur Daniel Fils Aimé et autres distinguées personnalités de la communauté. Nous vous attendons tous. Pèp la di :" Dépi se zafè CACEC se bon bagay."
Nous vous présentons nos meilleurs voeux de santé, paix et prospérité spirituelle à l'occasion du nouvel An.
Pour le comité
Marcel Alexis / Director.
À CARL FOMBRUN, DU DR. DÉCATREL MIRVILLE JR., ET FAMILLE
Joyeuses Fêtes et Bonne Année...
L'année 2004 vient de basculer… une autre va commencer…2005.
On échange des vœux, partout les gens sont heureux parce que, c'est rituel, l'année devra être belle !… On fait des promesses de bonheur et peu importe l'heure, on échange des baisers…Mais on a oublié
Qu'il y a beaucoup de cœurs tristes dans ce monde Que la souffrance est grande !
Les forces s'affrontent, les gestes de folie s'expriment… le sang coule, les appels au secours fusent… les vies s'arrêtent, et les regrets sont là…
Rapprochez-vous plus étroitement les uns des autres ; que vos cœurs aient l'élan direct ; que vos esprits projettent d'une manière pure et tendre ; que vos bras et vos mains sachent se tendre dans un geste d'amour pour prendre la main de l'être affaibli qui ne peut plus se traîner sur une route difficile…
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2005, QUE LA SANTÉ ET LE BONHEUR TE POURSUIVRE CAR C'EST L'ASSURANCE DE VIVRE SA VIE EN ÉTANT HEUREUX.
Huit mois après la chute d’Aristide, le gouvernement intérimaire est pris en tenaille entre la rébellion des forces armées dissoutes et les milices de l’ancien régime. Tandis que la violence, la misère et l’impunité plombent le quotidien
« Gaaaaarde à vous ! » Les cinq bidasses en treillis se figent à grand-peine au pied du mât, les yeux fixés sur le drapeau haïtien, dûment plié, qu’un frère d’armes apporte avec les égards dus à une relique vénérée. Bientôt, l’étendard rouge et bleu flotte sur les anciens locaux de Radio Timoun, station désertée au lendemain du départ en exil, le 29 février dernier, du despote élu Jean-Bertrand Aristide.
Désormais, à 8 heures tapantes, le détachement de Jacmel (sud-est) sacrifie au rituel du lever des couleurs. Le demi-tour droite manque de souplesse ? Logique : affiché à l’entrée du bâtiment, l’arrêté orchestrant le sabordage des Forces armées d’Haïti (FADH), signé par « Titid » soi-même, date de mars 1995. Et il ne suffit pas de repeindre en jaune, teinte favorite des militaires, les locaux squattés pour effacer une décennie d’inaction forcée.
Voilà comment, chaque matin, dans un décor digne du Graham Greene des Comédiens, une armée dissoute rend hommage à l’emblème d’un Etat fictif. La faillite des institutions amplifie le chaos que la tempête tropicale Jeanne laissa dans son sillage à la mi-septembre (près de 3 000 morts). Rançon de la misère chronique et d’une incurie ancestrale, la déforestation a élèvé un cataclysme naturel au rang de tragédie humaine.
Tandis que l’impréparation, technique et sanitaire, livrait aux torrents de boue des villageois et des citadins que nul n’a alertés à temps. Enfin, dans une cité - Gonaïves - encline à l’anarchie, l’absence d’autorités locales entrave l’acheminement des secours, tandis que les gangs armés, maîtres de la ville depuis des lustres, pillent et rackettent.
La rébellion des militaires démobilisés n’est que l’un des symptômes du naufrage de la « République noire » deux fois centenaire. « La nature, avance le sous-lieutenant Félix Wilso, porte-parole cantonné à Petit Goâve, a horreur du vide. » C’est ici, dans l’enceinte du commissariat, que les insurgés ont établi le « quartier général des FADH ». Ils tiennent aussi, à l’entrée de la ville, un avant-poste, conquis là encore aux dépens de la PNH, la police nationale d’Haïti. Les doléances de cette troupe en jachère ? Le règlement de « dix ans et neuf mois » d’arriérés de soldes et le versement des pensions dues aux vétérans.
Moins prosaïques, les meneurs exigent la restauration d’une armée anéantie par « le caprice illégal d’un dictateur ». « Notre boussole, c’est la Constitution », tonne à Jacmel le sergent Prophète Devil. Et de réciter pieusement l’article 263, qui confie conjointement le salut de la République à deux corps distincts, l’armée et la police. Légalisme touchant, pour une soldatesque qui céda si souvent au virus putschiste. « Nous sommes là par la volonté du peuple », jurent les insoumis de Petit Goâve. De fait, les « démobilisés » n’ont guère de mal à supplanter dans les cœurs des flics exécrés, brutaux et corrompus.
Et ils cultivent cette aura en se livrant le dimanche à des corvées civiques - curage de caniveaux ou plantation d’arbustes. Il suffit pourtant de suivre une patrouille - un 4 x 4 de la PNH, un pick-up « emprunté » au ministère des Transports - pour nuancer ce tableau idyllique. Bien sûr, le convoi cueille au gré des hameaux traversés des brassées de vivats, mais il essuie parfois un geste hostile ou une raillerie.
Soucieux de ménager une cohorte de sans-solde dont le soulèvement armé hâta la chute de la maison « Titid », le gouvernement intérimaire de Gérard Latortue, 70 ans, dont quarante passés à l’étranger, des amphis de Sciences ou de Harvard aux arcanes de l’ONU, a négocié un accord avec les émissaires des mutins. Compromis bancal, qui escamote l’improbable résurrection des FADH, ébauche un régime d’indemnités et prévoit l’intégration de certains militaires au sein d’unités spéciales de la police. « Alors ça, jamais ! » gronde un sous-officier.
Il faut dire que divers accrochages armés, parfois meurtriers, survenus entre les frères ennemis en uniforme, ont aiguisé les rancœurs. Le 7 septembre, à Port-au-Prince, deux militaires sont ainsi tombés sous les balles de policiers d’élite.
Un autre front, bien plus périlleux, menace la transition haïtienne : celui que tiennent, dans les enclaves urbaines déshéritées, les « chimères », caïds naguère choyés par Aristide. Le 6 octobre, armés de fusils, de machettes, de pierres et de bouteilles, ces enragés ravageaient le bidonville de Bel-Air. Ils ripostaient ainsi à la descente lancée - enfin - par la PNH et les Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).
Quitte à singer le « modèle » irakien, au point de baptiser leur campagne de harcèlement « opération Bagdad », les « chimères » décapitaient trois des dix policiers tombés lors des combats, tentant vainement de trancher la tête d’un « espion » abattu à La Saline. Voilà qu’ils menacent désormais d’enlever des Américains pour leur infliger le même sort.
A Cité-Soleil, le cloaque le plus peuplé de Port-au-Prince - plus de 400 000 âmes - les nervis d’Aristide font encore la loi. Renaud Muselier en sait quelque chose. Le 30 août, sa visite à l’hôpital Sainte-Catherine prit des allures de Fort Alamo. Assiégé deux heures durant par une bande lourdement armée, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères sera exfiltré à bord d’un blindé de la Minustah. « Le gouvernement nous avait manqué de respect, argue l’un des assaillants. Ses hôtes ne peuvent fouler ce territoire sans notre permission. »
Territoire âprement disputé : au gré des renversements d’alliances, les chefs de gang s’y livrent comme hier une féroce guérilla. Les deux commissariats ? L’un est à l’abandon ; quant aux policiers craintifs affectés à l’autre, ils s’éclipsent dès la tombée du jour. James Petit-Frère, alias Billy, 22 ans, régente le Quartier 19. Déroutant, le discours de cet admirateur de Che Guevara oscille entre la rédemption citoyenne et le défi sanglant.
Il peut, dans un même souffle, plaider en faveur de la reconversion des porte-flingues du cru en agents de sécurité publique et menacer d’envoyer ad patres, sur un claquement de doigts, « 10, 20 ou 100 personnes ». Avant de vous glisser que le sous-sol des bas quartiers regorge de pétrole et de gaz...
Les « touristes » de l’ONU Là encore, les atermoiements du nouveau pouvoir ont longtemps conforté l’emprise des « chimères ». Au nom du « dialogue », Gérard Latortue a de fait torpillé, à l’avant-veille de son terme, l’ultimatum exigeant la restitution avant le 15 septembre des armes à feu détenues illégalement. Pis, six jours plus tôt, une première offensive policière avait viré au fiasco à Cité-Soleil.
Désarçonnés par la vigueur de la résistance, les commandos de la PNH durent battre en retraite après des heures de combats de rue, couverts dans leur fuite par les Casques bleus. L’effet de ces dérobades fut désastreux. « Un triomphe pour les voyous, grince Antoine, chômeur natif du bidonville. Quand finira donc le règne de la terreur ? Quand lancera-t-on une vraie rafle ? Le racket des petits marchands, les viols impunis : on n’en peut plus. Ici, les gamins sont livrés à eux-mêmes de l’aube au crépuscule, pendant que leurs parents s’échinent pour une misère. Comment s’étonner qu’ils tombent sous la coupe des gangs ? »
Tétanisée par la hantise du bain de sang, l’équipe de « technocrates » dépêchée au chevet d’Haïti invoquait jusqu’alors pour sa défense la frilosité de la Minustah, dirigée par un général brésilien. « Des touristes sympas, mais des touristes, tonne un universitaire. Qui connaissent mieux nos plages et nos boîtes de nuit que les ruelles malfamées. » Amorcé le 25 juin dernier, en vertu de la résolution 1542, le déploiement de la Mission onusienne traîne en longueur : moins de 40% des 8 000 hommes annoncés - soldats et policiers - ont, à ce jour, rallié l’ouest de l’île d’Hispaniola.
Le scepticisme qu’inspire ici le « machin » new-yorkais n’a rien d’insolite : après le retour au Palais national de Jean-Bertrand Aristide sous escorte américaine, voilà dix ans, 2 milliards de dollars furent engloutis. Qu’en reste-t-il ? Rien, ou peu s’en faut.
Crapuleuse ou politique, la violence empoisonne le quotidien. Bref survol du mois de septembre : le 13, le pasteur Jean-Molès Lovinsky Bertomieux, animateur sur Radio Caraïbes de La Manne du matin, meurt assassiné ; le 19, Mario Manigat, le chauffeur de Gérard Latortue, périt à son tour ; le même jour, Raymond Lafontant, chef de cabinet du Premier ministre, survit à une agression ; le 26 au petit matin, on découvre 14 cadavres sur une décharge du quartier Delmas ; le 30, un défilé rageur de fidèles du président détrôné, prélude à l’embrasement d’octobre, dégénère en bataille rangée. Depuis, on a recensé une vingtaine de cadavres.
Longtemps sous-estimée au sommet, la capacité de nuisance des réseaux aristidiens demeure considérable. L’argent, les instructions et les armes parviennent au cœur des bastions de Lavalas, la mouvance militante dévouée corps et âme au salésien défroqué.
« Nous recevons des messages, assure Billy, le caïd du Quartier 19. D’ailleurs, Titid reviendra. » Désormais, Gérard Latortue avoue craindre pour sa vie. « Et il n’a pas tort, avance un diplomate européen. Le cauchemar absolu pour lui ? Un pacte tacite entre les militaires frondeurs et les casseurs lavalassiens, financé par les barons de la drogue. » Environ 15% de la cocaïne colombienne livrée aux Etats-Unis transite par Haïti.
Et si la destitution d’Aristide et de ses sbires, mouillés dans le trafic, a précipité la chute d’officiels corrompus, les cartels misent sur la pagaille pour rebâtir les filières. Bien sûr, l’insécurité dissuade les investisseurs de s’aventurer en Haïti. L’enlèvement, voilà un mois, d’Hervé Lerouge, patron d’une entreprise de BTP, a alourdi le climat. Tout comme l’assassinat, le 24 juin, du directeur d’Air France à Port-au-Prince, Didier Mortet.
Exécuteur testamentaire de l’ère Titid, Gérard Latortue regrette-t-il parfois son exil doré de Miami ? Choisi le 10 mars par une « commission de sages », avec l’aval de Washington, le capitaine provisoire du rafiot haïtien, héritier d’une puissante dynastie de Gonaïves, louvoie entre les écueils. S’il loue volontiers son équipage - « Jamais sans doute, confie-t-il, le pays n’a eu des ministres d’une telle qualité » - Latortue aurait bien besoin d’un sextant et de ports d’escale.
« Gérard ne connaît plus le pays, concède son ami Guy Poulard, évêque de Jacmel. Et il manque de relais. » Pour l’heure, celui qui fut brièvement ministre des Affaires étrangères voilà un quart de siècle peut se prévaloir d’un vrai succès d’estime : le 1,4 milliard de dollars promis en juillet à Washington par le club des bailleurs de fonds. Reste que ces largesses virtuelles n’illumineront pas de sitôt l’horizon des 8,2 millions d’Haïtiens, dont les deux tiers campent sous le seuil de pauvreté. Jamais la détresse des humbles n’a été aussi palpable. « Je suis harcelé et je n’ai rien à donner, soupire le père Arthur Volel, vétéran de Cité-Soleil. Cette année, des tas d’élèves sèchent les cours faute d’argent et plusieurs écoles ont différé la rentrée. »
Les bourdes de Latortue De fait, 1 million d’enfants haïtiens restent en marge du système éducatif, essentiellement privé. « Chaque jeudi, raconte un prêtre de Port-au-Prince, je reçois les indigents à la paroisse. L’an dernier, j’en voyais un ou deux. Depuis trois mois, ils sont 30. Or le produit de la quête dominicale a chuté d’un tiers. Je leur donne donc de quoi boire un café à ma santé. » « Rien ne change, tranche ce couple d’étudiants en comptabilité, croisé sur la plage publique de Cabaret. On finira par tenter l’aventure aux Etats-Unis. » Lui connaît la complainte : sa mère vit à New York et son frère aîné, commerçant, a été abattu par un trio de malfrats. « Un sondage récent, note en écho le sociologue Laënnec Hurbon, montre que 80% des Haïtiens désirent quitter le pays. »
Latortue, lui, y revient incarner un paradoxe : voilà un chef de gouvernement en CDD, assurément sincère, affranchi de toute tentation démagogique pour avoir juré de ne briguer aucun mandat lors des scrutins locaux, législatif et présidentiel de l’an prochain, dont tout le monde, du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, au va-nu-pieds des bas quartiers de Port-au-Prince, via les chefs de file du Groupe des 184, forum hétéroclite issu de la société civile, dénonce le manque de fermeté. De fait, il aura fallu attendre le 2 octobre pour que la police interpelle quatre parlementaires suspectés de connivence avec les boutefeux aristidiens.
Le procès en déception a bien sûr quelque chose d’injuste. Comment un exilé dépourvu de toute légitimité élective pourrait-il réussir en six mois là où tous les gouvernants, sortis des urnes ou des casernes, ont échoué ? Il n’empêche. Le nouveau venu a commis quelques bourdes retentissantes. Fallait-il vraiment, le 20 mars, parader à Gonaïves au côté de Jean Tatoune, naguère condamné à perpétuité pour son rôle dans un massacre de civils du quartier rebelle de Raboteau, perpétré en 1994 ?
Etait-il indispensable d’élever Louis-Jodel Chamblain, l’un des meneurs de l’insurrection fatale à Aristide, à la dignité de « combattant de la liberté » ? Impliqué dans trois affaires de meurtre, le dénommé Chamblain, ancien sergent, fut l’un des cerveaux du Front pour l’avancement et le progrès en Haïti (Fraph), milice de tueurs hier à la botte de la junte du général Raoul Cédras. Et son acquittement, à la mi-août, lors du procès-mascarade des assassins présumés d’Antoine Izméry, ami et bienfaiteur de Titid, éclaire d’une lumière crue la débâcle du système judiciaire haïtien.
« Verdict politique arrêté lors d’une réunion antérieure à l’audience, en présence du ministre de la Justice Bernard Gousse », accusent les militants des droits de l’homme. « Archifaux ! » rétorque ce dernier, « mortifié » par un tel soupçon. « La procédure impose de rejuger un citoyen condamné par contumace - tel était le cas de Chamblain - sans modifier une virgule du dossier d’instruction, si maigre soit-il. » Dont acte. Mais, dans ce cas, pourquoi le parquet s’est-il abstenu de faire appel ?
De même, le ministre admet que l’intéressé jouit en prison d’un traitement de faveur, recevant familiers et journalistes ; par ailleurs, il confirme qu’une poignée de criminels pourraient se voir blanchis pour services rendus à la nation. « Moniteur des droits humains » dans le secteur de Jacmel, Pierre-Paul Jetho discerne un léger mieux. « Côté autorités, précise-t-il, plus de violation systématique de la loi, même si on attend toujours une véritable purge, une rupture claire avec le système d’hier. Mais, à l’échelon local, rien n’a bougé. Certains villages restent soumis aux oukases des « chimères ».
Les policiers manquent de tout. Les prévenus échouent dans la cellule du commissariat. Parfois, le greffier émet lui-même le mandat de dépôt. Souvent, les paysans doivent acheter leur liberté. Au tribunal, les dossiers s’enlisent, jusqu’à la transaction bricolée entre avocats, moyennant finances. Et la justice populaire sévit toujours. A Cap-Rouge, récemment, un voleur de bétail a succombé sous les coups de gourdin et de machette. »
Haïti, un pays en piètre Etat. Police, justice, éducation : le règne d’Aristide aura achevé d’avilir les valeurs de droit et d’intérêt général, déjà sapées par la cupidité aveugle des nantis. Dans la rade de Jacmel, Jean Petit, sculpteur désœuvré, traîne son ennui non loin d’une épave rongée par la rouille. « Les Haïtiens refusent d’admettre que le mal est en eux. La loi, ici, c’est chacun pour soi. » Le jour, Jean moule des masques que personne n’achète ; la nuit venue, il mendie sa pitance avec la gaucherie des débutants.
Positive Quote of the Day:
Top of Form
I come to the office each morning and stay for long hours doing what has to be done to the best of my ability. And when you've done the best you can you can't do any better.
--Harry S. Truman
Bottom of Form
FROM RANLEY AND CARINE DÉSIR
INDEPENDENCE IS FOR THE VERY FEW; IT IS A PRIVILEGE OF THE STRONG. ( BEYOND GOOD AND EVIL, NIETZSCHE. )
MAY THE NEW YEAR BRING TO YOU AND YOUR FAMILY HEALTH, PEACE AND HAPPINESS!
2004 BROUGHT CHANGE; 2005 WILL BRING ACHIEVEMENT!
(THE DÉSIR FAMILY, MIAMI ,FLORIDA)
ON MY WAY, THIS MORNING 30 DECEMBER 2004, TO VISIT SOME Florida jails
with my young friend Michel Petit-Homme. This will be my second excursion in this field this year.
THE CLOSING CELEBRATION
of the Haitian Art and Making of History took place last night, Wednesday December 29, 2004, from 6.30 to 9.00 p.m., at the Broward County Main Library. The celebration was recorded by the media to be released at a future date on the radio 1700 AM Miami, with RV Fanini, and Patrick Eliancy, on ISLAND TV, chain Comcast in Miami channel 19, and channel 79 in Broward. A wonderful public including intellectuals, art lovers, friends of Haiti and others were present.
The works of the Haitian artist Hersza Barjon, a journey through Haitian Mythology was displayed. Hersza is a credit to the Haitian culture and transmits hope to Haiti’s soul through her paintings.
The introduction was by Babacar M’Bow, Exhibition Curator, followed by a rendition of "Les Nègres Marrons," with André Fouad and Prosper Sylvain. Dr. Gérard Campfort gave a warm welcome to everyone. The panel consisted of Dr. Gérard Férère, Moderator, with panel members Paulette Poujol Oriol, Jean Mapou, Dr. Claudine Michel, and Dr. Wolley Henriquez.
Haitian culture is vibrant in Florida and I was happy to see many of those people who contribute to its vibrancy; excluding those already named I met again with pleasure some of those movers and shakers such as Nkamany Kabamba, Louis Noisin, Jean-Claude Exulien, Claude Charles, Bob Lapierre Pardo, Joe Allen, Richard Barjon, Lucien and Margaret Armand, Ovida Alva, Joel Enriquez Polliard, and so many others which unfortunately their names escape me for the moment… I am begging them to please forgive my short term memory…A great time was had by all.
Thanks to Hersza, for the gift of the colorful book The Descent of the Lwa.…The Colors of Haiti… " Hersza’s paintings paintings catch the eye then resonate clear to bone marrow." LeGrace Benson, Ph.D
Thanks to that eminent Haitian personnality, Roger E. Savain, for the gift of his latest book and its friendly autograph "Libres élans et Propos d’un temps vécu." J’y reviendrai, l’ami Roger; j’aime te lire et en francais et dans la langue haitienne.
Thanks to Rachel Moscoso Denis who gave me the pleasure of her company for that long ride of one hour and 30 minutes (due to traffic) from Kendall to Broward. However, the time flew due to our mutual endeavors in the public relations’ field.
FROM PROSPER "MAKENDAL" SYLVAIN JR.
Dear Carl Fombrun,
I read your e-mail yesterday in the normal manner that I do. I opened up my internet and go to you for my daily dose of literary breakfast consisting of scrambled truth, over easy, a glass of poetry (freshly squeezed), a side of Canadian beacon light of hope, some true grit and above all...positive movement.
My regret comes from the fact that I am not able to participate with you in going to the prison system and give a vocal rope of assistance to this endeavor. Unfortunately, my career in medical malpractice litigation and consulting keeps me busy, and poetry/day to day life keeps me busier. Had I known one day ahead of of time, I would have asked, pleaded and finagled my way to come with you.
Please keep me in mind for such endeavors for, I like my parents before me, am a man of the people. Please give my regards to our fellow humans in the system, especially our Haitian brothers who have chosen a wrong path and not must walk a right rope of incarceration. Perhaps you can even hand out one of my poems to them and ask them to also pick up the pen and write, for writing soothes the raging beast within. You never know, we may very well have a poet in their ranks.
I will be performing later this evening at Broward County Library and hope to see you there. Thank you very much and may your Higher Power and the beauty of Nature surround you and your family always.
Prosper "Makendal" Sylvain, Jr.
"I am Haitian not only because I was born in Haiti, but because Haiti was born in me."-Mak30
CONTINUATION OF Frederic Douglass’ Speech in Chicago
COURTESY OF :
THE VIOLET AGENTS SUPPLY Co., Publisher and Proprietors. 1471 State Street, Chicago, Illinois.
Lecture on Haiti. The Haitian Pavilion. Dedication Ceremonies Delivered at the World's Fair, in Jackson Park, Chicago, January 2nd, 1893, by the HONORABLE FREDERICK DOUGLASS, Ex-Minister to Haiti.
( Continued
from "Carl’s Corner," 29th December 2004)
The language of the U.S. President
was worthy of General Harrison, the chief magistrate of the American people--a people who should be too generous to profit by the misfortune of others; too proud to stoop to meanness; too honest to practice duplicity; too strong to menace the weak, and every way too great to be small. I went to Haiti, imbued with the noble sentiments of General Harrison. For this reason, with others, I named him as worthy to be his own successor, and I could have named no other more worthy of the honor.
From the beginning of our century until now, Haiti and its inhabitants under one aspect or another, have, for various reasons, been very much in the thoughts of the American people. While slavery existed amongst us, her example was a sharp thorn in our side and a source of alarm and terror. She came into the sisterhood of nations through blood.
Haiti was described at the time of her advent, as a very hell of horrors. Her very name was pronounced with a shudder. She was a startling and frightful surprise and a threat to all slave-holders throughout the world, and the slave-holding world has had its questioning eye upon her career ever since.
By reason of recent events and abolition of slavery, the enfranchisement of the Negro in our country, and the probable completion of the Nicaragua canal, Haiti has under another aspect, become, of late, interesting to American statesmen. More thought, more ink and paper have been devoted to her than to all the other West Indian Islands put together.
This interest is both political and commercial, for Haiti is increasingly important in both respects. But aside from politics and aside from commerce, there is, perhaps, no equal number of people anywhere on the globe, in whose history, character and destiny there is more to awaken sentiment, thought and inquiry, than is found in the history of her people.
Haiti itself, apart from its people, has special attractions. First things have ever had a peculiar and romantic interest, simply because they are first things. In this, Haiti is fortunate. She has in many things been first. She has been made the theatre of great events. She was the first of the Atlantic world, upon which the firm foot of the progressive, aggressive and all-conquering white man was permanently set.
Her grand old tropical forests, fields and mountains, were among the first of the New World to have their silence broken by trans-Atlantic song and speech. She was the first to be invaded by the Christian religion and to witness its forms and ordinances. She was the first to see a Christian church and to behold the cross of Christ.
She was also the first to witness the bitter agonies of the Negro bending under the blood-stained lash of Christian slave-holders. Happily too, for her, she was the first of the New World in which the black man asserted his right to be free and was brave enough to fight for his freedom and fortunate enough to gain it.
In thinking of Haiti, a painful, perplexing and contradictory fact meets us at the outset. It is: that Negro slavery was brought to the New World by the same people from whom Haiti received her religion and her civilization. No people have ever shown greater religious zeal or have given more attention to the ordinances of the Christian church than have the Spaniards; yet no people were ever guilty of more injustice and blood-chilling cruelty to their fellowmen than these same religious Spaniards.
Men more learned in the theory of religion than I am, may be able to explain and reconcile these two facts; but to my they seem to prove that men may be very pious, and yet very pitiless; very religious and yet practice the foulest crimes. These Spanish Christians found in Haiti a million of harmless men and women, and in less than sixty years they had murdered nearly all of them.
With religion on their lips, the tiger in their hearts and the slave whip in their hands, they lashed these innocent natives to toil, death and extinction. When these pious souls had destroyed the natives, they opened the slave trade with Africa as a merciful device. Such, at least, is the testimony of history.
Interesting as Haiti is in being the cradle in which American religion and civilization were first rocked, its present inhabitants are still more interesting as having been actors in great moral and social events. These have been scarcely less portentous and startling than the terrible earthquakes which have some times moved their mountains and shaken down their towns and cities.
The conditions in which the Republican Government of Haiti originated, were peculiar. The great fact concerning its people, is, that they were negro slaves and by force conquered their masters and made themselves free and independent. As a people thus made free and having remained so for eighty-seven years, they are now asked to justify their assumption of statehood at the bar of the civilized world by conduct becoming a civilized nation.
The ethnologist observes them with curious eyes, and questions them on the ground of race. The statesman questions their ability to govern themselves; while the scholar and philanthropist are interested in their progress, their improvement and the question of their destiny.
But, interesting as they are to all these and to others, the people of Haiti, by reason of ancestral identity, are more interesting to the colored people of the United States than to all others, for the Negro, like the Jew, can never part with his identity and race. Color does for the one what religion does for the other and makes both distinct from the rest of mankind. No matter where prosperity or misfortune may chance to drive the Negro, he is identified with and shares the fortune of his race.
We are told to go to Haiti; to go to Africa. Neither Haiti nor Africa can save us from common doom. Whether we are here or there, we must rise or fall with the race. Hence, we can do about as much for Africa or Haiti by good conduct and success here as anywhere else in the world.
The talk of the bettering ourselves by getting rid of the white race, is a great mistake. It is about as idle for the black man to think of getting rid of the white man, as it is for the white man to think of getting rid of the black. They are just the two races which cannot be excluded from any part of the globe, nor can they exclude each other; so we might as well decide to live together here as to go elsewhere. Besides, for obvious reasons, until we can make ourselves respected in the United States, we shall not be respected in Haiti, Africa, or anywhere else.
Of my regard and friendship for Haiti, I have already spoken. I have, too, already spoken somewhat of her faults, as well, for they are many and grievous. I shall, however, show before I get through, that, with all her faults, you and I and all of us have reason to respect Haiti for her services to the cause of liberty and human equality throughout the world, and for the noble qualities she exhibited in all the trying conditions of her early history.
I have, since my return to the United States, been pressed on all sides to foretell what will be the future of Haiti-whether she will ever master and subdue the turbulent elements within her borders and become an orderly Republic. Whether she will maintain her liberty and independence, or, at last, part with both and become a subject of some one or another of the powerful nations of the world by which she seems to be coveted.
The question still further is, whether she will fall away into anarchy, chaos and barbarism, or rise to the dignity and happiness of a highly civilized nation and be a credit to the colored race? I am free to say that I believe she will fulfill the latter condition and destiny. By one class of writers, however, such as Mr. Froude and his echoes, men and women who write what they know the prejudice of the hour will accept and pay for, this question has been vehemently answered already against Haiti and the possibilities of the negro race generally.
They tell us that Haiti is already doomed--that she is on the down-grade to barbarism; and, worse still, they affirm that when the negro is left to himself there or elsewhere, he inevitably gravitates to barbarism. Alas, for poor Haiti! and alas, for the poor negro everywhere, if this shall prove true!
The argument as stated against Haiti, is, that since her freedom, she has become lazy; that she is given to gross idolatry, and that these evils are on the increase. That vaudouism, fetishism, serpent worship and cannibalism are prevalent there; that little children are fatted for slaughter and offered as sacrifices to their voodoo deities; that large boys and girls run naked through the streets of the towns and cities, and that things are generally going from bad to worse.
In reply to these dark and damning allegations, it will be sufficient only to make a general statement. I admit at once, that there is much ignorance and much superstition in Haiti. The common people there believe much in divinations, charms, witchcraft, putting spells on each other, and in the supernatural and miracle working power of their voodoo priests generally.
Owing to this, there is a feeling of superstition and dread of each other, the destructive tendency of which cannot be exaggerated. But it is amazing how much of such darkness society has borne and can bear and is bearing without falling to pieces and without being hopelessly abandoned to barbarism.
Let it be remembered that superstition and idolatry in one form or another have not been in the past, nor are they in the present, confined to any particular place or locality, and that, even in our enlightened age, we need not travel far from our own country, from England, from Scotland, from Ireland, France, Germany or Spain to find considerable traces of gross superstition.
We consult familiar spirits in America. Queen Victoria gets water from the Jordan to christen her children, as if the water of that river were any better than the water of any other river. Many go thousands of miles in this age of light to see an old seamless coat supposed to have some divine virtue. Christians at Rome kiss the great toe of a black image called St. Peter, and go up stairs on their knees, to gain divine favor.
Here, we build houses and call them God's houses, and go into them to meet God, as if the Almighty dwelt in temples made with men's hands. I am not, myself, altogether free from superstition. I would rather sit at a table with twelve persons than at one with thirteen; and would rather see the new moon first over my right shoulder than over my left, though my reason tells me that it makes no manner of difference over which shoulder I see the new moon or the old. And what better is the material of one house than that of another?
Can man build a house more holy than the house which God himself has built for the children of men? If men are denied a future civilization because of superstition, there are others than the people of Haiti who must be so denied. In one form or another, superstition will be found everywhere and among all sorts of people, high or low. New England once believed in witches, and yet she has become highly civilized.
Haiti is charged with the terrible crime of sacrificing little children to her voodoo Gods, and you will want to know what I have to say about this shocking allegation. My answer is: That while I lived in Haiti I made diligent inquiry about this alleged practice so full of horror. I questioned many persons concerning it, but I never met a man who could say that he ever saw an instance of the kind; nor did I ever see a man who ever met any other man who said he had seen such an act of human sacrifice.
This I know is not conclusive, for strange things have sometimes been done in the name of God, and in the practice of religion. You know that our good father Abraham (not Abraham Lincoln) once thought that it would please Jehovah to have him kill his son Isaac and offer him a sacrifice on the altar. Men in all ages have thought to gain divine favor of their divinities or to escape their wrath by offering up to them something of great and special value.
Sometimes it was the firstlings of the flock, and sometimes it was the fat of fed beasts, fed for the purpose of having it nice and acceptable to the divine being. As if a divine being could be greatly pleased with the taste or smell of such offerings. Men have become more sensible of late. They keep, smell and eat their fat beef and mutton themselves.
As to the little boys and girls running nude in the streets, I have to say, that while there are instances of the kind, and more of them we, with the ideas of our latitude, would easily tolerate, they are nevertheless the exceptions to the general rule in Haiti. You will see in the streets of Port au Prince, one hundred decently dressed children to one that is nude; yet, our newspaper correspondents and six-day tourists in Haiti, would lead you to think that nudity is there the rule and decent clothing the exception.
It should be remembered also, that in a warm climate like that of Haiti, the people consider more the comfort of their children in this respect than any fear of improper exposure of their little innocent bodies.
On snake worship. This practice is not new in the history of religion. It is as old as Egypt and is a part of our own religious system. Moses lifted up the serpent in the wilderness as a remedy for a great malady, and our Bible tells us of some wonderful things done by the serpent in the way of miraculous healing. Besides, he seems to have been on hand and performed marvelous feats in the Garden of Eden, and to have wielded a potent and mysterious influence in deciding the fate of mankind for time and eternity.
Without the snake, the plan of salvation itself would not be complete. No wonder then that Haiti, having heard so much of the serpent in these respectable quarters and sublime relations, has acquired some respect for a divinity so potent and so ancient.
(TO BE CONTINUED ON "CARL’S CORNER" 31 DECEMBER 2004)
Sin lugar para mi
Con casi una adusta y pálida esperanza duermo firmemente en tu mente cercana a la mia... pero lejos de tu sombra, porque veo que tu sombra, son dos... y no hay lugar para mi abatido corazón. Tu cariño me habla con acritud y yo lo entiendo pues eres dueña de tu vida y tu voluntad.
Si, pues ahora un acerado adalid se apoderó de ti mi corazón se empieza a acollonar y con una inmensa adefagía se devora mi amor. Completamente aciguatado te veo pasar y contemplo con dolor como pasas fugaz y más se acobardan mis ojos cuando noto que son dos, las sombras detrás de ti.
Y mi boca desangra tímidas palabras que se abren al viento y tan solo soplan a tu alrededor y amargamente también a tu otro alrededor. Tu mano empuñada afablemente a tu adalid se apodera de mi acuidad y prefiero con acérrima voluntad cerrar mis ojos y soñarme al lado de tu mano tibia empuñada en mi ser, adulando mi alegría.
Cuanto diera por estar a tu lado, hasta las estrellas, si se pudieran coger... ¡oh! triste martirio... ahora soy la adumbración de tu corazón, ¡oh! que desgracia, mientras lloro y me acaldo en mi desesperación por no tenerte y ver tu sombra acompañada, tu vives libre y con adunia de alegría.
Con mucho gozo tu pasas tiernamente tus días, y con llanto yo paso pesadamente mis horas.
Autor de la Poesia: John Parra
E POU MWEN FINI ZANMI MWEN YO.
Men sa J. Pierre Herold te voye ban mwen 23 Dessanm 2002. Noun an menm lobèy la.
"An nou priye pou Ayiti"
By J. Pierre Herold
An nou priye pou yon nasyon Ki nan dezolasyon ki chaje ak koripsyon Malediksyon Konspirasyon Depi nan edikasyon Rive nan gwo enstitisyon.
O Bondye papa la kreyasyon Nan tan lontan Ayiti te yon peyi de prodiksyon Yon tè dadmirasyon Nan zafè lò li te fè distenksyon
Kolon yo san otorizasyon Vin ak bato kolonizasyon Yo fè vyolasyon Eksplwatasyon Desimasyon Konsa Ayiti kòmanse ap fè dantisyon Nan tribilasyon
E byen move sityasyon ak Maspinasyon Pral bay esklav detèminasyon Pou yon lòt oriantasyon.
Nan mawon esklav yo fè yon chenn linyon Yo limen flanbo fratènizasyon Yo fonw revolisyon Yo bati yon nasyon Mèsi papa liberasyon
Men zafè lanbisyon Pral mennen dezinyon Konplo ak asasinasyon… Plonje Ayiti nan yon toubiyon. Lakòz peyia vin san destinasyon
Zòt ak yon politik san definisyon Brote peyizan pa kamyon Sa fè peyizan divòze ak plantasyon Marye ak bidonvilizasyon Plase ak faktorizasyon Konsa tonèl malè Ayiti vin pran plis fondasyon
Letènèl, gade tè ya seche ak erozyon Pwodwi etranje fè envasyon Nou tonbe nan enflasyon Ekonomi nan regresyon Konsians nan likidasyon Peyi ya nan prostitisyon.
Pati politik ak òganizasyon Pouse kou dyondyon Fo lidè ak fo militan san posisyon Sou do le pèp yap fè milyon Fè manipilasyon Pou peyi ya yo pa gen ankenn visyon
Bondye di yon mo pou la popilasyon Nan nanm li kraze zo ak disparisyon Rete yon sikatrizasyon Kote pati vin yon solisyon. Sak paka pran avyon Mande agwe pèmisyon Genyen nan yo ki mouri nan anbakasyon Genyen limyè wouj imigrasyon Fè yo pran kontravansyon Yo sibi depòtasyon Pandan imigran lòt Peyi jwenn pwoteksyon.
Nou ede anpil peyi jwen liberasyon Jounen jodi yo fè nou desepsyon Nou sibi diskriminasyon Ak yon kwi nan menn nap ramase imilyasyon
Bondye papa eske sonwn pinisyon? Nap mandew padon ak siplikasyon
Lè nou fè adisyon Anpil moun ak viv anchandryon San bitasyon.
Lè nou fè soustraksyon Tout byen Ayiti nan men yon ti pòsyon Ki daprè tradisyon Lage peyi-a nan ranyon
Lè nou fè miltiplikasyon Majorite ayisyen fè malnitrisyon
Lè nou fè divisyon Malere pa janm jwenn satisfaksyon Joul ta vle fè yon ti manifestasyon Pale fè revandikasyon Yo bal baton, lakimojen ak bal pou konsolasyon
Letènèl oo Balans jistis la panche yon sèl posizyon Mizè pèp la mandew ameliorasyon Jis ki lè Ayiti va dekouvri ak dra lokipasyon? Jis ki lè pitit li va pran konsyans sitiyasyonl Pou yo pa vann peyi yo pou bouyon Lage nan la pènn plizyè jenerasyon?
Nou di objeksyon Pou moun kap pran desizyon Fè negosyasyon Nan move kondisyon Ak bloke kous demokratizasyon Twa pwen de sispansyon
Tanpri papa la pèfeksyon Mete priyèn an ekzekisyon Fè nan kè tout Ayisyen san distiksyon Pouse yon pye konsyantizasyon Pou yo mete deviz nou an aplikasyon Pou Ayiti ka jwen yon bèl rekontriksyon Ainsi soit il.