Carl' Corner
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Achille, Vaillant, Carolus, Rateau, Noel, Bazin, Prison..Carl, 2005..Carl, Seraphin, Douglass, Spanish, Dreole..Wainwright.

PEACE on EARTH

Peace, Paix, Lapè, Paz, Kyuui, Anjuu, Vrede, Mir, Pace, Fred, Pokoy, Rauha, Beke, Shalom.

VENDREDI 31 DÉCEMBRE 2004

Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

LA PENSÉE DU JOUR

Le bonheur est une denrée merveilleuse: plus on en donne, plus on en a.

DE THÉO ACHILLE, MONTRÉAL, CANADA.

Mon cher Carl,

Le plaisir de te lire tous les jours me procure une bouffée d'air frais. Tu sais dire la vérité sans blesser personne. Notre dernière rencontre à Montréal était empreinte d'une grande cordialité et je m'en souviens encore. À l'orée du Nouvel An, je veux bien te présenter mes voeux de succès continus. Ce ne sont point la ténacité et l'intelligence qui te manquent.

Théo

MA RÉPONSE

Mon cher Théo,

Tes gentilles remarques ont certainment touchée une corde sensible. Je te remercie de tout coeur et t’envoie mes meilleurs voeux à partager avec les tiens.

Carl

D’UN AMI QUI DÉSIRE GARDER L’ANONYMAT.

Mon cher Carl

Je ne vois pas d'inconvénience à recevoir tes courriels. Par contre, je préfère ne pas être sur l'internet aux yeux de tout ce monde là.

"For your eyes only is better for me" parce qu'on a un problème épidermique en ce qui concerne les gens de chez nous. La dernière production de Henri Christophe "For the Love of Freedom" a été le cas de le dire. Le mulâtre était la cible de cette mise-en-scène.

MA RÉPONSE

Cher ami,

Merci pour ton courriel et ton nom demeure confidentiellement sur ma liste actuellement de 15 mille personnes plus. Tu as droit à ton opinion. Quand à moi, j’estime qu’il faut aggrandir le cercle pour le bien d’Haiti; le mal haitien est ancré traditionnellement dans toutes les classes, castes, et couleurs.

Quand à la dernière production de Henri Christophe "For the love of Freedom," j’ai honte de te dire que je n’en suis même pas au courant. Prière d’éclairer ma lanterne.

Carl

RECU DE LEMANE VAILLANT TORONTO, CANADA

Laissons un instant l’illuminé Sonthonax et lisons ce qui suit , cette fois , de Polvérel :

« « Le 7 février 1794, Polvérel, un des commissaires envoyés en Haïti par la Métropole et qui fut, avec Sonthonax à l'origine de la fin de l'esclavage, écrivait ce qui suit en s'adressant aux esclaves nouvellement libres. Il s'inquiétait de la masse de nouveaux hommes libres laissés à eux mêmes:

"... Sans travail, vous n'aurez que des terres incultes, seul moyen de subsistance, sans lois vous n'aurez aucun moyen de réprimer vos passions et les désordes qui en résultent. Commandés par vos besoins, vous dépouillerez les débris de cette terre inculte, vous la dévasterez, vous aurez des guerres sanglantes avec les Blancs et les mulâtres vos anciens maïtres; vous aurez le dessus, je le crois, car vous êtes les plus forts... et quand vous serez bien désunis, bien affaiblis par vos divisions intestines, la mer vomira de nouveaux brigands qui viendront s'emparer de la terre et vous replonger dans un esclavage plus dur que celui auquel nous vous avons arrachés."

Prémonition à votre humble avis ?

Tiré de La condition des paysans haïtiens de François Blancpain

Je saurais vraiment gré à tous les grands penseurs et grandes penseuses de notre Forum , de partager avec nous tous , leur réaction face à ces anciens propos du Commissaire Civil Français Polvérel .

Lemane Vaillant

Toronto, le 29 Décembre 2004 .

MA RÉPONSE

Cher Lemane Vaillant,

Merci d’avoir cité « Carl Fombrun » dans votre liste des « grands penseurs et grandes penseuses » du forum, haitianpolitics, auquel le fondateur, le Dr. Jean Voltaire m’a demandé de collaborer. Je le fais avec joie journellement du lundi au vendredi. J’en profite pour vous souhaiter une heureuse année 2005, et une fructueuse besogne dans votre originale et souvent amusante facon d’aborder divers sujets.

L’ami Lemoine, en « pince-sans-rire, » vous avez associé mon nom à celui d’un individu dont je désire simplement ignorer les méfaits, et aller de l’avant pour 2005. Je vous pardonne votre piquante taquinerie, pas bien méchante d’ailleurs, car ma perception d’un Lemane Levaillant c’est celle d’un rassembleur à la Carl Fombrun, bien faire et laisser-dire. Nous sommes avant tout, vous et moi, des communicateurs bénévoles.

Bref, Lemoine, ci-joint ma réaction face aux propos d’un temps passé du Commissaire Civil Français Polvérel. Permettez-moi tout d’abord de vous remercier car, en deux fois, vous avez rappelé à mon bon souvenir des gens qui m’ont été proches. La première c’est en postant ma photo avec la ravissante Claudinette Fouchard Bonnefil, et la deuxième, c’est cette mention de Polvérel, par Francois Blancpain.

Francois Blancpain est un ami de longue date qui m’a même prêtée gracieusement sa maison de campagne à Molière de Dordogne, à plus de deux heures de route de Paris. Francois a aussi épousée la petite fille du président haitien Louis Borno, aussi elle est la nièce d’un de mes beau-frères. Le père de Francois, M. Blancpain, était le Directeur-Général de toutes les Alliances Francaises à travers le monde ; donc, je suis en pays de connaissances.

Bref, assez de bavardages bien que ces derniers font, je l’avoue, les délices de la vie. Venons au point.

À mon humble opinion. Polvérel était prophète dans ses conseils aux esclaves nouvellement libres dans ses prédictions « vous aurez des guerres sanglantes avec les Blancs et les mulâtres vos anciens maïtres; vous aurez le dessus, je le crois, car vous êtes les plus forts... »(les plus nombreux) Et quand il ajoute : « ... et quand vous serez bien désunis, bien affaiblis par vos divisions intestines, la mer vomira de nouveaux brigands qui viendront s'emparer de la terre et vous replonger dans un esclavage plus dur que celui auquel nous vous avons arrachés."

J’ose déclarer que Polvérel ne tombe pas loin de la vérité. La différence aujourd’hui, cher Lemoine, les nouveaux brigands n’ont qu’un seul idéal, qu’une seule couleur, c’est la couleur verte, qui défie toutes les divisions intestines. Comme me l’a dit souvent un ami, par les temps qui courent, " c’est seulement de l’Art pour de l’Argent."

Bien à vous,

Carl

RECU DE CAROLUS

Mon tres cher Carl:

Il ne sera jamais trop tard pour te faire nos voeux de Bonne annee , de sante et de succes continu. Tu rajeunis tous les jours par tes commentaire remplis de bon sens que je lis avec plaisir. Tu es unique.!

Ton coin du 17 decembre m'a ete droit au coeur, tu sais qu'en appreciant Michel Martelly et Rachel Denis comme les meilleurs hotes et hotesses , cela me fait chaud au coeur. Ce sont deux personnes qui ont une place toute speciale dans mon coeur et dans mes pensees. Dieu les Benisse! et toi de meme pour avoir des mots si gentils en leur faveur , de meme qu'il y a tres peu de temps tu avais aussi parle de Tasha et cela m'avait fait grand plaisir car c'est une autre encore qui a su gagner ma sympathie.

Au plaisir de nous embrasser et de nous souhaiter mutuellement nos voeux sinceres a l'occasion du nouvel an , ensemble au son agreable de l'orquestre de sweet micky! Affection.

Ton amie Carolus

DE MARLÈNE RATEAU, MONTRÉAL, CANADA.

Très cher Carl,

Très grand fut mon étonnement de voir reproduits dans ta chronique les petits mots qui datent d'il y a de cela deux ans, écrits dans le but de singulariser certaines personnes du Point de ralliement des femmes d'origine haïtienne (au Canada). Je souhaite vivement que les lectrices et lecteurs du "Coin de Carl" ne prendront pas ces boutades au sérieux. J'ai bien ri en les relisant.

Je vois que Montréal a su te conquérir comme seule une dame de sa classe puisse le faire, dignement, nous en sommes toutes fières, nous qui la trouvons belle à ravir! Quelle que soit la saison Montréal est invitante; on gèle parfois il est vrai mais il existe sur son territoire un nombre infini de petits endroits charmants et exotiques où il fait toujours bon se réchauffer.

Merci infiniment pour les bons voeux du nouvel an! Je souhaite que 2005 te comble et te permette de réaliser tous tes désirs, même les plus extravagants! Amitiés!

Marlène

MA RÉPONSE

Chère Marlène,

C’est toujours une joie de te lire. Il y a de cela deux ans si ces boutades n’étaient pas prises au sérieux, je ne vois pourquoi ce serait différent aujourd’hui. Et si elles le sont, c’est un compliment en ta faveur. Par ailleurs, dis toi bien qu’il y aura toujours des dits et des on dits. Le charme de tout cela c’est de pouvoir en rire comme tu le fais. Ris et le monde ris avec toi, pleure et tu pleures seule.

Je te complimente pour cet amour charnel de Montréal. Je vais écrire au Premier Ministre pour lui demander de t’installer au Département du Tourisme.

Merci pour tes voeux et je te transmets les miens dans les mêmes sentiments.

Carl

DE LOCHARD NOEL

Carl,

Je t'envoie une autre version du poeme; la premiere etait truffee d'erreurs

Merci et avec beaucoup de respect.

Carl,

Si je ne m'abuse, je t'ai deja formule des voeux de bonheur, de courage, d'amour et surtout de bonne sante a l'accasion des fetes de fin d'annee et du nouvel An. Cependant il n'est pas "redondant" de le faire a nouveau, quand on considere le travail combien positif tu realises dans cette cummmunaute assoiffee de culture, de" positivisme" et de" transcendance" si je puis dire. Que l'annee nouvelle te soit aussi frustueuse qu'elle l'a ete l'an passe!

A un moment ou Haiti Thomas est en train de danser une musique "terrible", il nous faut cette solidarite agissante pour ne pas perir.

Courage, vieux frere!

ALORS…

Alors…

Alors ils ont tout mangé

Et ils invitent le peuple ã danser

Toute la nuit

Dans la chaleur de l’alcool

Du rhum Barbancourt du Whisky White Label

Du tafia du clairin

Du sexe pas trop cher

Pour oublier ses déveines et migraines

Contractées depuis des millénaires

Alors en dansant le rythme trépidant du compas

Et du rap ces pauvres gens oublieront la vie chère

Les jours sombres de juin

Les nuits vides de juillet

Les fausses promesses des jours de l’An…

Alors il faut beaucoup d’alcool

Beaucoup d’alcool

Toutes sortes d’alcool

Messieurs donnez à boire au peuple

Au petit peuple d’Haïti

Au bon peuple d’Haïti

Qui chante qui danse qui parle qui déparle

Qu’on convertit de force

A toutes sortes de religions

Donnez à boire au peuple

Donnez-lui du « Sele Bride »

Pour mieux le « sceller »

Pour mieux le brider

Lui fermer la bouche

Comme ça tout ira mieux !

Comme si de rien n’était

Alors il faut appeler le peuple à la danse

Messieurs les juges

Les nouveaux juges

Les nouveaux commissaires

De la société nouvelle

Messieurs les magistrats

Les premiers ministres

Et ministres sinistres

Messieurs les grands meneurs

Les menteurs les faux semeurs

Les démiurges de la dignité enfin retrouvée

Il faut qu’il danse le peuple

Au son de la musique

Le peuple c’est fait pour danser

Pour chanter pour s’amuser

Le peuple s’amuse

Qu’il s’amuse !

Au son enroué du tambour

Quand il fait nuit au haut des montagnes nues et desséchées !

Quand le vent tiède de juillet souffle !

Et parle des nouveaux enfants qui vont naître

Demain matin

Pour que se lève le soleil

Il va se lever le soleil

Dites-vous aux enfants mal nourris

Alors on leur dit de danser

Au son aigu du tambour guédé

Aux bruits assourdissants des trompettes

Alors peuple on vous invite à danser

Dansez dansez

Oubliez la puanteur des marchés publics

Les trous béants des rues crevassées

Les médicaments expirés des marchands ambulants

La poussière accablante de la ville en guenilles

La faim séculaire des écoliers pauvres

Alors dansez

Dansez et tout ira bien hein !

Vous comprenez

Alors demain chers petits écoliers

Lorsque vous serez grands

Et que vos jours n’auront plus la senteur des égouts puants

Aurez-vous le même discours sur les lèvres

A l’égard du pauvre peuple hein !

CE SOIR, VENDREDI 31 DECÉMBRE 2004, C’EST LA GRANDE SOIRÉE DE SWEET MICKY à l’ hotel SOFITEL à Miami. Les 370 tickets à $150 dollars chaque, pour cette euphorique soirée, ont tous été vendus. Une centaine de fans venus spécialement d’Haiti pour ce gala seront aussi de la partie. Je répondrai présent. Compliments aux organisatrices Rachel Denis et Tasha Magloire.

DEMAIN SAMEDI À ONZE HEURES DU MATIN, Premier Janvier 2005, l’Église Épiscopale des Martyres d’Haiti, dans la Petite Haiti à Miami, aura une cérémonie pour commémorer les 200 et Un an de la République d’Haiti. Je serai présent pour appuyer cette noble mission de mon ami le Réverend Fritz Bazin, même si j’arrive avec mon habit de la veille.

DEMAIN SAMEDI SOIR c’est le Grand Gala Dansant avec Toto Laraque, Skah Shah #1 et Magnum Band, au New Radisson Hotel dans le centreville de de Miami. J’y serai.

LA PRISON DE MIAMI-DADE, UNE POUBELLE EN PLEIN COEUR DE LA VILLE (par Carl Fombrun)

Hier matin, tôt dans la matinée, accompagné de Michel Petit-Homme, je visitais, guidé par des officiels, la Prison de Miami-Dade en plein centreville. Quelle horreur! Nous avions amené avec nous onze jeunes haitien-américains, la plupart nés aux États-Unis agés entre 10 et 14 ans. Michel m’avait prié de le rejoindre comme mentor, et influencer ces jeunes sur le droit chemin, en les aidant à faire face à la triste réalité.

La prison principale du Comté de Miami-Dade consiste en 10 étages dans un gratte-ciel avec 12 cellules sur chaque étage pouvant contenir 30 à 50 prisonniers, chaque.Une seule toilette sans couverture, un lavabo, et un tuyau pour douche dans chaque cellule. Il n’y a aucun doute qu’ici bas il n’y a pas que des enfants de choeur. Pendant trois heures d’horloge j’eus aussi affaire à des déshérités du sort dépendants de la drogue, du viol, de la prostitution, infectés par le SIDA, et autres.

Des malades sexuels physiquement et mentalement hurlaient leurs ordures à notre passage. Des infirmes, des prisonniers sur des chaises roulantes complétaient le décor. La puanteur de ces cellules humides et sans soleil est intenable. Les gardiens, pour la majorité, sont sans pitié et l’admettent eux-mêmes.

Dans les cinquième et sixième étages les détenus les plus dangereux sont séparés par ethnie, et race. La raison n’est pas la ségrégation légale d’un temps passé mais, tristement, quand ils sont intégrés, les chocs de clans et de cultures abondent. 90% des prévenus appartiennent à des minorités raciales de ce pays.

En prison on a pas d’amis. Les autorités déclarent que ce n’est pas un hotel pour le confort de tierces personnes. Les conditions de la prison sont abétissantes et découragent la réhabilitation de plusieurs de ces infortunés au sein de la population en général. Quant aux autres damnés incarcérés dans cette fortresse, il n’y a pas de salut possible ou imaginable, ils n’ont plus une raison d’être.

C’est à souhaiter que cette longue aventure d’hier matin avec Michel-Petithomme, a laissée une marque indélébile dans l’âme de ces jeunes haitiano-américains, démunis de confort matériel et résidents des quartiers pauvres de la Petite Haiti. Cependant, chez l’Oncle Sam… aussi longtemps qu’il y a vie, il y a espoir…

Carl

EN BREF, MES PERCEPTIONS POUR 2005, QUI FRANCHEMENT NE SONT PAS OPTIMISTES.

Il est de coutume d’être enthousiaste chaque Nouvelle Année dans un esprit d’équipe et je l’ai fait toute ma longue vie. Cette année qui s’annonce pour 2005 je percois un avenir sombre et menacant pour l’humanité. Elle survivra, mais à quelle prix? On a pas besoin d’être prophète pour avoir cette intuition.Actuellement, ce n’en est une, car en suivant les récents évènements de 2004, les signes avant courreurs de ce qui nous menace pour 2005 sautent aux yeux. Les Etats Unis, dont la force économique est dominante sur cette planète, sont en pleines crises. Je ne saurais battre un cheval mort et les rénumérer toutes ayant horreur d’être répétitif, et un "think tank" a sa vraie valeur d’après moi, dans une salle de conférence et non sur une chronique comme la mienne. Ceci ne retire en rien la valeur de plusieurs analyses sur l’internet qui ont toute leur valeur, et que j’ai éditorialisées sur mon "coin" en plusieurs fois.

Bref, pour résumer les signes avant courreurs de 2004: Rappellons nous des ouragans cette année en Floride; les dévastations pluvieuses au Texas et Nevada; les horrifiques tempêtes de neige dans le coeur de l’Amérique connu comme le "Midwest;" sans oublier les guerre en Afghanistan et en Irak, maintenant compliquées par les dévastations en Asie, ou déja plus de cent mille personnes sont mortes. L’Asie est d’une grande importance pour l’Amérique.

Pour revenir à Haiti le découragement est total. Dans ces moments de crise mondiale je doute que l’attention de l’Oncle Sam et de la communauté internationale se concentre vraiment sur Haiti. L’on me répondra quid des articles importants dans l’Express de Paris, Le Devoir de Montréal, et le Miami Herald? Ma réponse: Ces articles, coup sur coup, me laissent l’impression d’un signal sophistiqué bien monté, ou ce petit pays de nègres est est gênant pour les grandes puissances, et un nouveau chambardement général se prépare. Pour les grandes puissances, quoi qu’elles disent, Haiti n’a pas de place dans leur équation, et franchement on ne peut les blamer avec un peuple à la dérive.

Enfin, Bonne Anné 2005! " Apye nou ye."

Carl

 

POSITIVE QUOTE OF THE DAY

Spring has no other choices but to be eternal !!!!!!

FROM JUDGE FRED SÉRAPHIN, MIAMI, FLORIDA

Carl,

It has been some time now since we have spoken. I pray that all is well with you and your loved ones. Please receive my very best wishes for a very happy and prosperous new year. I am sure that "Carl’s Corner" will reach new heights in 2005.

Fred

Dear Judge,

Best wishes to you and yours for 2005.

Carl

MY VISIT IN MIAMI-DADE COUNTY IN DOWNTOWN MIAMI.

Early yesterday morning, Thursday December 30, 2004, not far from where I live in the suburbs of Kendall in Miami-Dade County, I had the opportunity to go to downtown Miami and receive a guided tour of its principal jail, with Michel Petit-Homme and eleven young Haitian-Americans aged 10 to 14 years old, from the poor neighborhoods of Little Haiti in Miami. Obviously, the idea was to show those youngsters that Crime does not pay and it’s better not to do the time.

Michel Petit-Homme is from the Big Brothers Big Sisters Mentoring Resource Center and from the Youth Alternative Choices.

The Miami-Dade jail is an horror in the heart of the city. It consists of 10 stories in a syscrapper with approximately 12 cells on each floor able to receive between 30 and 50 inmates. One bare toilet in each cell, a sink and a pipe for a shower.

For 3 hours we were in the vicinity of drug addicts, rapists, individuals infected with AIDS and others. Physically and mentally sick individuals, sexual and otherwise, would scream their frustrations as we went by. Cripples, inmates on wheel chairs were par for the course. The stench in the dark humid cells was unbearable. The Correction officers, in the majority, are merciless and they admit it themselves. It is also clear there are many guilty inmates in that jail.

In the 5th and 6th floors the most dangerous inmates are split by ethnicity and race. The reason is not segregation, like the days of Dixie in the old south, but sadly when these different groups are integrated cultural shock and brawls occur. Approximately 90 per cent of the jail population is from minority groups.

In jail there are no friends. The authorities claim that’s not a hotel for the comfort of others. Conditions are aberrant and discourage rehabilitation of many of these inmates to the general population. As for some other inmates there is no possible salvation imaginable, they have lost the will to live.

It’s to be hoped that this long adventure of yesterday, December 30, 2004, will leave its mark in the soul of those young Haitian-Americans who live in limited comfort in the ghettoes of Little Haiti in downtown Miami. However, in America, hope springs eternal.

My heartfelt thanks to my young friend Mitch Petit-Homme who is doing a wonderful job of monitoring youngsters mostly of Haitian-American background. I enjoyed the give and take in "cranglish" (creole-english) with all of them. They are: Martin Vaguedono called "blan" by his pairs, James Philippe, Adrian Monestime who wants to become a doctor, McKenzie Monestime, Rodney Monestime, Lickenson Paul, Alex Pierre, Alan Edwards, Alexander Cadet, Evans Charles, and Carl Salama.

All the best to you all, and listen to your main mentor Michel Petit-Homme,

Carl

TONIGHT IS THE NEW YEAR’S EVE PARTY at the SOFITEL hotel in Miami with Sweet Micky. All the 370 tickets at $150 dollars each have been sold, and approximately 100 fans from Haiti will be coming. Congratulations to the organizers Rachel Denis and Tasha Magloire. I will be there.

SATURDAY AT 11.00 O’CLOCK JANUARY 1ST 2005 in the morning, is the prayer brunch at the Episcopal Church at "L’Église des Martyres d’Haiti," in Little Haiti downtown Miami, to commemorate the 201 years of the independence of the Republic of Haiti. I promised my friend, Reverend Fritz Bazin, I would respond present even if I have to come with my tuxedo on, directly from Sweet Micky’s party at the SOFITEL to his church. "Noblesse oblige."

SATURDAY NIGHT, JANUARY 1ST 2005, I WILL BE PRESENT at the New Year Gala Event with Toto Laraque, Ska Shah # 1, and Magnum Band at the New Radisson Hotel in downtown Miami.

Frederich Douglass Speech in Chicago (continued)

Lecture on Haiti
The Haitian Pavilion
Dedication Ceremonies Delivered at the World's Fair, in Jackson Park,
Chicago, Jan. 2d, 1893
By the HON. FREDERICK DOUGLASS,
Ex-Minister to Haiti

The future of Haiti. What is it to be? Will it be civilization or barbarism? Will she remain an independent state, or be swallowed up by one or another of the great states? Whither is she tending? In considering these questions, we should allow no prejudice to influence us on the one hand or the other. If it be true that the Negro, left to himself, lapses into barbarism, as is alleged; the Negro above and beyond all others in the world should know it and should acknowledge it.

But it is said that the people of Haiti are lazy. Well, with the conditions of existence so easy and the performance of work so uninviting, the wonder is not that the men of Haiti are lazy, but that they work at all. But it is not true that the people of Haiti are as lazy as they are usually represented to be. There is much hard work done in Haiti, both mental and physical. This is true, not only of accessible altitudes where the air is cool and bracing, but it is so in the low lands, where the climate is hot, parching and enervating.

No one can see the ships afloat in the splendid harbors of Haiti, and see the large imports and exports of the country, without seeing also that somebody there has been at work. A revenue of millions does not come to a country where no work is done.

Plainly enough; we should take no snap judgment on a question so momentous. It should not be determined by a dash of the pen and upon mere appearances of the moment. There are ebbs and flows in the tide of human affairs, and Haiti is no exception to this rule. There have been times in her history when she gave promise of great progress, and others, when she seemed to retrograde . We should view her in the light broad light of her whole history, and observe well her conduct in the various vicissitudes through which she has passed. Upon such broad view I am sure Haiti will be vindicated.

Flores de papel

Estoy viviendo de esperanzas
que alimentan los sueños
pero que triste es saber
que al despertar tú ya no estarás aqui...

En mi campo de flores de papel
lloro una y otra vez
Estoy muriendo por dentro
ahi en donde las voces callaron
aqui donde puedo tocar ese cielo que vuela sobre mi

Esos monstruos de la luz me llaman por mi nombre
y los susurros de sus voces no me dejan en paz
Los ángeles caen una y otra vez
gritan tu nombre!
Y yo sin poderlos ayudar...

Regreso a mi campo
ahi las flores de papel me sonrien
No me muestran esa realidad tan triste de la que escapé
En mi refugio ya no hay sonrisas
es mi refugio, el lugar a donde te llevé

En mi campo las flores de papel
ya no crecen, solo duermen
Y el sol ya no hiere
solo arrulla
las gotas de lluvia
brillan con propia luz
mas no reflejan mi rostro en aquel...

Cómo iba yo a saber que no se podía escapar de esos sueños?
Donde imaginaba luces brillando y felicidad a mi alrededor
Cómo iba a saber yo?
Que solo me quedaba crear
ese campo de flores de papel
donde ni siquiera los sueños son de verdad...
Ese campo en donde los sueños juegan
y uno intenta atraparlos
para hacerlos realidad

Tocaste mi manos...
Pero nunca llegaste a mi corazón
Me ayudaste a contruir este campo
en donde por cada sueño hay una flor
por cada lágrima un clavel que se adentra más y más
como puñal en este adolorido corazón

Ellas están muriendo.... pero yo también envejezco
Miro al espejo y tu rostro esta ahí
Cómo iba a saber yo que al darte mi todo
te necesaria tanto ...
Eres indispensable para vivir , para morir
y yo no te tengo aquí.!

Te estás llevando todo de mi
y yo de ti no tengo nada...
En mi campo de flores de papel
los peces vuelan en mi cielo azul
las lunas lloran sus lamentos
y yo me estoy robando tu luz
Estoy tratando de escapar
de este lúgubre lugar
Las nubes de algodón me llaman
pero solo se que en ti hallaré oscuridad...
Necesito volar, necesito respirar

Porque cierras tus ojos nuevamente?
No verás la verdad
Solo te pido que no tengas miedo
y que me sostengas cuando tenga que caer de nuevo
Reza a tus sueños
para que llegue mi libertad
y reza por los mios
Porque al final del camino
nadie estará...

las flores de papel no resisten el miedo a los noches de silencio
y aquella luz imaginaria va despareciendo
Yo duermo dentro de ti
viendo como mi cielo envejece y se torna gris
Aquel cielo que está pasando a través de ti...


Autor de la Poesia: Gabriela Bowen

E POU MWEN FINI ZANMI MWEN YO, MEN KIKI WAINWRIGHT

Ti tak pa ti tak

Youn ti tak

tak tak dlo

dlo nan syèl oun tak

tak pou lave san

san nan gran rivyè

rivyè touché lanmè

lanmè soley mal site

site Solèy ape rele

rele anmwe rele kriye

kriye rele tout moun ak je plen dlo

dlo nan je-n ap koule dlo nan je-n gaye

gaye koule nan gran rivyè

rivyè nan lanmè gade solèy mal site

MEZANMI se la map rete pou jodi’a. Na pale lendi si granmèt la vle. Bon weekend tout moun.

KAL

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