Carl' Corner
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Séjour à Kiskeya, Rep Dom, Allocution de Carl, Courriels recus, Sylvain jr, Vicky, Northeast, Myriam, Eveline Pierre, Yvette Haymaz, Siméus, Carl s Pearl, Un beso, Saati, Tête d'Affiche, Vision 2000.

Lundi 28 Mars 2005 .- "LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN," DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.

Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

Le "Coin de Carl" est de retour après un fructueux séjour.

AVIS À TOUS LES "INTERNÔTRES." J’ai recu plus de 15 mille messages pendant mon absence et des centaines d’appels téléphoniques. Je ne suis malheureusement pas en mesure de les répondre tous.

Comme je l’ai souvent dit je n’ai pas le staff de Georges W. Bush. Le "Coin de Carl" reprend lentement la routine de tous les jours, et cela prendra quelques semaines avant de retourner à la normalité.

Je remercie pour vos messages d’amitiés, suggestions, sympathies et autres. Sans vous "Le Coin de Carl" n’a pas sa raison d’être. J’ai malheureusement effacé la plupart de ces messages par mégarde. Prière de m’excuser et me les renvoyer si vous n’avez pas eû de réponses.

MON SÉJOUR À L’ÎLE KISKEYA, qui comprend Haiti et la République Dominicaine.

DANS L’OPULENCE, LA MISÈRE, ET L’ESPOIR…Ce fût tout une épopée…

OPULENCE

Commençons avec Haïti. Haïti existe, Haïti vibre, et Haïti vivra…Le vendredi 11 mars 2005 je prenais l’avion matinal de la American Airlines Miami/Port-au-Prince. Merci aux deux « fleurs » du terroir à l’aéroport de Miami qui me facilitèrent la tâche en première classe. En moins de deux heures d’horloge j’atterrissais à l’aéroport Toussaint Louverture.

Le trio traditionnel de musiciens folkloriques armés de banjo, « tcha tchas » et tambour accueillait les voyageurs, au rythme de la chanson « Haïti Chérie. » Je fis une entrée, si pas triomphale, mais cadencée, dansant en « solo » en plein air sous le soleil tropical antillais après deux ans d’absence. C’était bon de fouler le sol natal.

Ce fût un privilège d’être reçu de suite dans l’autobus de l’agence Hertz, domaine familial, et ensuite conduit dans les hauteurs du Morne Rigaud, aussi connu comme le Morne Calvaire à deux pas de Pétion Ville. La route vertigineuse pour y arriver peut-être dangereuse, mais aussitôt installé dans l’une de ces résidences huppées le calvaire est à sa fin, bien que la réalité précaire du pays est frappante, face aux bidonvilles grimpant « lavalassement » vers ces chateaux, comme les « favelas » à Rio.

L’air pollué voile la vue de la capitale, comme une épée de Damoclès, nous rappelant la fragilité de l’écologie à Port-au-Prince.

Le même jour pour le déjeuner, accompagné d’une sœur et d’un frère, je me trouvais au Café Albert à Pétion Ville, un restaurant de première classe. L’ami belge Jean-Pierre en est le propriétaire. Il me rappelle les années ’70 de la gastronomie, quand le restaurant « Chez Gérard, » aussi à Pétion Ville, était en vogue avec mes chers amis Gérard Balthazar et sa chère épouse Louison Alfred. Jean Pierre de me dire qu’il ajoutera bientôt le restaurant « Chez Gérard » à son palmarès de grandes bouffes qui aura comme nouveau nom « Les Amis de Gérard. »

Bref, dans la soirée, j’assistais au Kinam Ritz au mariage de Patrice et Samantha dont la mère du marié, ma chère nièce Marie Claude Bayard, eût l’amabilité de m’en faire part à l’avance. Réception réussie qui m’a permis de renouveler les liens familiaux avec quelques membres de la Chaîne Charles Fombrun en Haïti.

Le jour suivant, le samedi 12 mars 2005, soleil levant, je prenais l’autobus de l’importante ligne dominicaine Caribe, ayant comme destination Santo Domingo, République Dominicaine. C’était une curiosité de revoir Gontran Rouzier, le représentant de cette compagnie en Haïti que j’avais connu gosse. Ayant pratiqué son grand père du même nom dans les années ’50, je l’appelle « Ti-Gontran, » bien qu’il a passé la soixantaine ; le mot « Ti, » de même que d’autres synonymes, est un signe d’affection et aussi une coutume culturelle haïtienne.

Ce voyage en autobus qui s’annonçait favorablement fût une déception. Par mesure de protection j’avais évité de prendre un petit avion d’un seul moteur qui portait à réfléchir, choisissant par contre le confort de la voie terrestre et aussi ainsi mieux contempler le paysage pittoresque de Kiskeya ; ce n’était pas mon premier essai. Quelle déception cette fois !

Les sièges spacieux antérieurs de ces autobus n’existent plus et actuellement laissent à désirer ou les passagers sont coincés comme des sardines. En aparté, je fis la remarque à l’agent dominicain en charge de la sécurité à bord, que la toilette du bus laissait à désirer au point de vue propreté. La réponse classique : « Que voulez-vous, nous avons affaire à des haitiens. »

Le clou de la journée, ayant franchi les piteuses frontières des bureaux d’immigration et douane haitiano-dominicaines ( quelle honte pour ces deux pays !!!), notre autobus tombait dans un ravin poussiéreux ou l’on ne savait plus à quel saint se vouer pendant près de trois heures d’horloge.

Les téléphones portables ne fonctionnaient pas à cause des montagnes qui nous entouraient. Finalement, après une opération de sauvetage par un tracteur de l’Etat dominicain (véhicule automobile servant à remorquer d’autres véhicules) j’arrivais vers les 19 heures au luxueux hotel Marriott Renaissance Jaragua sur la spacieuse avenue El Malecon à Santo Domingo, rappelant en partie la fameuse avenue du même nom à La Havane.

Que dire de cette traversée déjà longue régulièrement de six heures qui dura onze heures de temps ? Déduction, nous sommes encore dans le tiers-monde à Kiskeya, bien que c’est évident que la République Dominicaine dépasse Haïti de cent coudées par sa verdure tropicale et l’infrastructure de son économie. Ce fût une découverte, pendant cette longue journée, d’avoir la compagnie de l’ex Attaché Militaire à l’ambassade d’Haiti en République Dominicaine, le colonel Joseph Baguidy.

MISÈRE

En République Dominicaine j’étais l’invité de l’Association OHUBARDO, INC., Organisation Humanitaire des Haïtiens dans les « bateyes » de la République Dominicaine, et désormais ils m’ont choisi en permanence, comme l’un de leur conseiller international.

Le Comité :

Jean Marie Michel Destiné – Président Fondateur 2002

Sergio Agustin – Vice Président

Pradel Francois – Coordonateur

Arnold Salnave – Conseiller Éxécutif

George Assad – Directeur Administratif

Damaze Pierre – Secrétaire Générale

Carl Fombrun – Conseiller International

PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL – Réalité Socio-Economique des haïtiens dans les « bateyes » en République Dominicaine.

Bibliothèque Nationale, Santo Domingo, les 14 et 15 mars 2005.

ALLOCUTION DE CARL FOMBRUN dans la langue de Cervantès en présence des officiels dominicains et de la presse écrite et parlante de leur pays.

(Traduction de l’espagnol au francais)

Mesdames et Messieurs,

Haïtien d’origine je suis rempli de sentiments affectueux pour l’humanité en général, mes compatriotes en particulier à travers le monde et tout spécialement pour ceux qui se trouvent dans ce beau pays frère, hospitalier et généreux ayant pour nom la « Republica Dominicana. »

L’espagnol, langue courante en République Dominicaine est aussi ma langue de prédilection. Avec la mondialisation actuelle, la communication entre les peuples est prioritaire sur une planète qui devient de plus en plus petite.

Il est dit que l’espagnol est la langue de l’Amour, le français la langue de la Diplomatie et l’Anglais la langue des Affaires. Aujourd’hui je désire m’adresser à vous dans la langue Castillane, la langue de l’Amour, sur la situation des coupeurs de cannes, nos frères haïtiens, dans les champs et « bateyes » de la République Dominicaine.

Je n’ai aucune expérience personnelle de ce qui se passe avec nos compatriotes haitiens dans les « bateyes » dominicains. Cependant, je suis en mesure de vous déclarer, sans ambages, qu’a travers le monde la perception des « esclaves au paradis, » comme sont appellés ces travailleurs de nationalité haitienne par le père Christopher Hartley Sartorius, curé à la paroisse de San Jose de los Llanos, est négative. Une perception qui ne fait que salir la bonne image et la bonne réputation de la République Dominicaine.

Il est dit que des haitiens vivent dans des misérables habitations en bois, sans fenêtres, six mètres de long et de large, sans électgricité, sans eau sur un sol terreux. Plus de 20 mille haitiens annuellement décident de laisser leur pays pour ne pas mourir de faim, ou en échange en terre dominicaine, ils travaillent de longues heures, sont mal nourris et n’ont aucuns soins médicaux.

Les plaintes les plus courantes de ces travailleurs sont la faim, les mauvais traitements qu’ils recoivent de leurs patrons. Ils sont souvent battus, emprisonnés clandestinement et ne jouissent d’aucun respect. En retour de l’exploitation inhumaine de ces travailleurs ils n’ont comme salaire qu’une pitance qui leur permet à peine de bien manger une fois par jour. La vaste majorité des travailleurs haitiens n’a pas d’électricité, services sanitaires ou cuisine, et 600 personnes ont une seule fontaine d’eau pour se désaltérer.

Il n’y a aucun doute que ces travailleurs haitiens vivaient dans de pires conditions en Haiti, mais ce n’est pas une raison pour qu’un pays avancé, un pays progressiste comme la République Dominicaine les traitent comme des animaux. Comme l’a déclaré monsieur Carlos Amarante Baret, directeur de la migration en République Dominicaine, le gouvernement du président Leonel Fernandez ne permettra pas que cette situation continue.

« Nous n’allons ni encourager ni appuyer ces abus ni les conditions de santé qui diminuent la dignité humaine » a affirmé le directeur Amarante Baret, avocat de carrière et qui a milité dans le passé pour les droits civils des travailleurs syndiqués dominicains. Il ajouta qu’il ira personnellement s’assurer des conditions de vie et de travail des travailleurs haitiens.

Les lamentations de ces travailleurs agricoles sont spécifiquement dirigées contre l’industrie du sucre. Ils n’ont pas d’écoles et ont un chiffre fort élevé de malades.

Mesdames et Messieurs,

Nous savons comment la tache est difficile de transformer les consciences. Commencons avec l’idiome dominicain de l’Amour, dans les « bateyes » ou beaucoup ont faim. En Haiti, c’est vrai, nous avons encore des « restavèk » que nous traitons comme des esclaves, et dans les « bateyes » dominicains les séquelles de la féodalité sont encore présentes. Mettons en pratique, dans la langue de Cervantès, ces deux mots les plus connus « honneur et respect, » dans la tradition des 7 millions d’âmes de descendance paysanne haitienne, traduits dans la langue haitienne : « Onè, respè. »

Il y a plusieurs de ces haitiens en République Dominicaine qui sont aujourd’hui des retraités sans revenus, après avoir travaillé toute une vie dans les champs de cannes. Ils n’ont pas de sécurité sociale. Leur progéniture a pris naissance en République Dominicaine et leurs héritiers et héritières ne parlent qu’une seule langue, la langue de l’Amour, l’espagnol.

Le peuple dominicain est un peuple généreux et le futur de la « Républica Dominicana » dépend aussi des bonnes relations entre Haiti et cette dernière. Haiti actuellement est en dans une transition politique qui devra se résoudre bientôt, avec les élections présidentielles qui auront lieu en Novembre 2005. Le peuple haitien est réveillé et désire aller de l’avant. Avec la bénédiction du Grand Maître et la bonne volonté de tous, nous avons l’obligation d’avoir de l’espoir pou le bénéfice commun des deux nations qui ont un potentiel en mains d’oeuvre avec une population de près de 20 millions habitants.

Avec foi, dignité et compassion dans la langue de l’Amour, nous pouvons, sinon changer un destin néfaste, mais au moins améliorer la vie de tous les jours de plusieurs de ces enfants des esclaves au paradis.

Merci pour votre attention et mille merci à tous.

Carl Fombrun

(Allocution prononcée le 14 mars 2005 à la Bilbliothèque Nationale de Santo Domingo).

P.S.- Mes remerciements vont au compatriote Michael Roy qui assista à cette conférence, de même qu’a Geneviève Douyon, résidante dans les montagnes du Cibao, qui nous suivait de loin.

ESPOIR ! : DE RETOUR EN HAITI

DE RETOUR EN HAITI POUR UNE DURÉE de 9 jours le voyage fut cette fois sans incident routier. Comment décrire ce Port-au-Prince ou j’y étais, cette fois, pour participer à un documentaire du bien connu cinéaste Mario L. Delatour, en compagnie de sa gentille associée Viviane Boulos ? « Un Certain Bord de Mer, » le titre de ce prochain film sur les arabes établis en Haiti depuis plus d’un siècle a toute sa raison d’être.

Nous filmions un peu partout en plein centre de Port-au-Prince à la Croix des Bossales, à la Grand Rue, à la Rue du Centre et les environs. Que de souvenirs d’un temps qui n’est plus. Je participe avec Vivianne dans le futur documentaire pour pratiquer le culte du souvenir, accompagné de Georges Saati et des « fleurs » qui furent de la partie.

Quand aux souvenirs immédiats, je ne puis que remercier l’ami Georges Sami Saati pour sa proverbiale hospitalité et la protection de ses gardes de corps. Étant doué d’un grand cœur, Georges partagera mes remerciements avec Vivianne Boulos, Alexandra Roy, et Mario Delatour qui étaient souvent en notre compagnie.

Le Port-au-Prince d’aujourd’hui est certainement différent de celui d’hier avec près de 2 million d’habitants éparpillés pêle-mêle. Dans mes 9 jours à Port-au-Prince le calendrier était riche en mariage, baptême, assassinat, enterrement, interruptions de coups de feu au Champ de Mars et ailleurs. La sempiternelle symphonie des chiens à minuit et le réveil à 5 heures du matin aux sons d’un orchestre de coqs chantants, sont encore traditionnels de même que les bandes « rara » rappelant la mère Afrique.

En fin de semaine vers les 3 heures de l’après midi le commerçant bien connu à Pétion Ville, Rodolphe Solage, était lâchement assassiné dans son super marché. Après une heure de route, un parcours qui ne prendrait normalement que 20 minutes sans la congestion des voitures, je me trouvais à Radio Antilles au centre-ville de Port-au-Prince pour critiquer sévèrement ces voyous criminels, responsables de tant de larmes. Et comme d’habitude, l’enquête se poursuit…

La protection individuelle avec des gardes de corps armés en conséquence est de rigueur, les agents de l’ordre se faisant rares dans un État à la dérive. Le même soir je payais mes respects à la veuve Solage à Pegguyville dont l’époux est allié à mon cher neveu Alix Fombrun Jr., époux de Nancy Mourra. Le sauvetage individuel n’est plus de mise.

Pétion Ville est une ville urbaine et le soir quand tous les chats sont gris une vie de nuit persiste avec quelques restaurants comme Café Albert, le restaurant des nantis d’aujourd’hui. La « frontière » dominicaine s’est rapprochée de Pétion Ville, ou dans un temps passé elle se trouvait exclusivement sur la route de Martissant ; les bidonvilles suivent les bourgeois dans les montagnes de même que les filles de joie. Mais n’oublions pas : « Plaisirs d’amour ne durent qu’un soir, chagrins d’amour toute une vie… »

A « Pétionville » les rues sont souvent remplies d’immondices malgré la bonne volonté de l’actuel magistrat qui parait-il fait de son mieux ; travail difficile avec une population en perpétuelle mobilité. Pour le petit déjeuner, le déjeuner ou un dîner avant 18 heures, le « Petit Creux » est l’endroit recommandé ou la gracieuse et compétente propriétaire Patricia Boulos Arty, se dévoue entièrement à sa clientèle. Le rendez-vous et la franche camaraderie des amis est aussi chez Jean-Claude Rigaud dans un autre genre…Là, je fis la connaissance du « Délégué de l’Ouest » Michel A. Bernardin et revis Fritz De Catalogne du Groupe 184.

A l’hôtel Montana, c’était un plaisir de passer le bon bout d’une soirée avec la délégation canado-haitienne composée de Raymond Laurent, Frantz Lemaire, Keder Hyppolite, et d’autres délégués dont malheureusement j’ai égaré les cartes. Si je ne me trompe, ils étaient venus participer aux célébrations de la Francophonie en Haiti. Raymond Laurent est une connaissance de vieille date m’ayant déjà interviewé dans son programme à l’université McGill à Montréal.

Pour couronner ces 9 jours, je fus l’invité à la plage privé du vibrant et populaire commerçant de la place, Victor Boulos Jr., connu comme Junior, Blan, Big boss, Leader, Révolutionnaire. En effet, Junior l’entrepreneur a droit à tous ces titres mais j’ajouterai un autre qui lui va à merveille, c’est celui d’Artiste. Il a construit son joyau de maison à la plage de Montrouis en 8 mois, et ses talents de sculpteur sont frappants.

Je ne saurais oublier mon guide favori, Clifford Gébara, un commerçant de la place, propriétaire du magasin « La Paloma » au No. 13, Rue des Fronts Forts. Une rue qui porte bien son nom. Cliff fait le va et viens entre Miami et Port-au-Prince. Il vend de tout : Allumettes Gina, Produits Gina, Cigarettes Havana, Rhum Barcelo, Rhum Bermudez, Libido 2, Fruit en poudre Rani, Cuba Libre. Cliff est de 48 ans jeune et un célibataire. Vogue la galère et vive la vie de nuit ! Un frère preneur.

Quand à l’ami Georges Saati il remet sur pieds sa compagnie SIMI. Il déclare avoir perdu plusieurs millions de dollars pendant ses 4 ans d’exil sous le régime de Jean-Bertrand Aristide. Tout est à refaire. Georges est un admirable entrepreneur avec de l’énergie à revendre.

En politique, généralement un conservateur du centre pro-business, pro emploi, Georges Saati pratique le populisme avec ses employés dont plusieurs sont avec lui de longue date ; son affection et sa générosité envers eux sont transparentes. Son motto : « Une fois employé de SIMI on y est pour la vie. » Etrangement similaire à une autre association, mais certainement pas dans le même sens.

Finalement, en ma qualité de chroniqueur, j’eus l’opportunité d’être interviewé par de compétents collègues du moment comme le journaliste Wilfrid Victor, Jacques Sampeur de Radio Antilles, et Valéry Numa de Vision 2000.

Donc Haiti existe, Haiti vibre, et Haiti vivra…envers et contre tout.

QUELQUES COMMENTAIRES PENDANT MON ABSENCE

DE GINETTE PETERBURS

Cher Carl,

Commnet étaient les vacances ? Quand aux miennes je ne peux pas dire grand chose. Je me suis rendue à Jacmel pour le carnaval et je suis tombée malade. La chaleur, le surmenage, la nourriture dont je ne suis plus habituée ont eu gain de cause. J'ai regagné mon domicile, et je reprens des couleurs.

Vos rubriques me manquent énormement et ces derniers temps j'avais de grandes difficultés à vous lire.

Salut!

Ginette

DE JACQUES J. GARCON

Don Carlos,

Ton retour tant attendu ne devrait pas souffrir de ces diversions.

Que chacun croit ce qu'il veut; tant mieux pour les sages, tant pis malheureusement pour les fous.

Bien revenu !

Kenbe-la

Jacques J. Garcon

DE RONEY TASSY

Allo Carl,

Bon retour à Miami.

ELE KEKE PEPE !!!

Ron

DE LOTY

Kal, kote-w teye? Sa fè lontan m'pa resevwa kwen kal la.

Loty

DE LOCHARD NOEL

Carl,

Comment vas-tu? J'ai entendu dire que ton voyage a été fantastique

Tiens-bon,

Lochard

DE JEAN BERNARD DEL RIO

Cher Carl,

Quel bonheur d'entendre ta voix sur les ondes de ta Radio !

J'ai commencé les cours de Droit Comparé (Droit français/Droit américain) à l'intention de tous les francophones sans condition particulière de diplome.

A la fin des cours qui durent 15 semaines, il sera délivré un Certificat de Droit Comparé par FIU.

Ils ont lieu tous les jeudis soirs de 7 :00 PM à 10 00 PM au Campus Sud de la Florida International University.

Toutes les personnes intéressées peuvent me contacter par email pour plus de détails : delriojb@aol.com

A bientôt de te voir à l'Alliance,

Jean Bernard DEL RIO

DE ANNE CHRISTINE LEREBOURS, une lectrice de plus.

Monsieur Fombrun,

J'ai découvert votre site par hazard hier matin en fouillant sur internet et j'ai été si agréablement surprise en lisant vos articles que je n'ai pu m'empêcher de vous écrire afin de vous féliciter pour votre travail remarquable, et par la même occasion vous remercier.

Je suis moi-même une patriote desespérée et tout ce qui touche Haïti m'intéresse.

Une lectrice de plus.

Anne Christine Lerebours

ET POUR TERMINER CES COMMENTAIRES EN FRANCAIS, en voici un que j’ai trouvé sur l’internet:

"Je n'ai d'ennemis que ceux de ma patrie disait Duvalier" .Il avait peut être raison…

Réponse de Carl: QUELLE ABERRATION !!!!

POSITIVE QUOTE OF THE DAY

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For attractive lips, speak words of kindness. For lovely eyes, seek out the good in people. For a slim figure, share your food with the hungry. For beautiful hair, let a child run his or her fingers

through it once a day. For poise, walk with the knowledge that

you'll never walk alone.

n Audrey Hepburn (1929-1993) British Actress

FROM PROSPER SYLVAIN JR.

Carl,

Nice to read you again...hope you enjoyed your trip.

1. People who have a deliberate and precise interest in something will always misquote to make things look bad, to their political advantage maybe?

2. Carl Fombrun is too intelligent and savvy to make inappropriate statements regarding the film "Lords of Miami," while a guest of Vision 2000.

Now, let me see if I can forward this to the 897 people in my 100% Haitian email list and see how fast it can travel. The power of the pen/keyboard works both ways.

Sincerely,

Prosper Sylvain, Jr.

FROM BIRMINGHAM, ALABAMA

Hi,

Glad you're back safely. My inbox has been empty without you.

Vicky

FROM THE NORTHEAST

I feel badly that you were the victim of another promoter channelling his/her views via your name virtually.

I sense a strange state of mind from you, a bit brief, if not distant with the last two emails sent to me...I hope all is well.

Just came back in the office from a slush outside - where is the promised Spring ???

FROM MYRIAM NADER

DON CARLITO:

Welcome Back my dear Don! We missed you and your corner so much!

How was your trip? I hope it was fruitful and pleasant. I am looking forward to hearing all about it.

I shall see you on saturday for the premiere of your movie!

Have a great day!

Myriam

GALERIE D'ART NADER
FINE ART & CUSTOM FRAMING

FROM EVELINE PIERRE AND SERGE RODRIGUE

Hello Carl:

How are you what a treat to hear from you....I am excited that you are back.....Serge and I truly miss you we can't wait to see you tonight as the "Don" lots to catch up on we must do dinner....I came back to no CDC and was like I still feel like I am on vaction. Now you are back and my vacation has officially ended for the best.......

Hugs and Kisses.

Eviline and Serge

Haitian Heritage Museum

FROM YVETTE HAYMOZ, SWITZERLAND

Dear Carl

After a long trip back to Santo Domingo (smooth on the one hand but time consuming on the other hand / we spent about 2 hours at the border) I would like to thank you for everything you did or you arranged for me.

I am so grateful. I was very lucky having met you at the bus station.

Haiti is not an easy country to visit. I have hesitated for some time to go or not to go. Finally I went and I had a very good time. Thanks!

From now on I will be very interested to get more information about Haiti and how the country is developping. I keep my fingers crossed that the election and the needed support from all over the world will help to get over the difficult situation Haiti is in now.

Once I am back in Switzerland I will surf your internet side. I am convinced that I will be asthonished to learn more about Carl my "angel" and I will keep in touch with you (please don't erase my mails too quickly).

Yvette Haymoz

OPEN LETTER TO PRIME MINISTER GÉRARD LATORTUE FROM BUSINESSEMAN DUMARSAIS M. SIMÉUS

March 25, 2005

His Excellency Gérard R. Latortue

Prime Minister

Republic of Haiti

Dear Mr. Prime Minister:

Congratulations for a job well done in the Artibonite Valley. I have

just returned from Pont-Sondé where the people have expressed their gratitude for your recent visit to the region. They have indicated that this is the kind of "feel and touch" they need from their government. Your trip there showed your desire to listen to their concerns and bring about solutions. You have brought great hope to them.

They have asked me to contact you immediately to express their

heartfelt gratitude for the improvements recently made in the roads from Saint-Marc to Pont-Sondé and the work which has started on the road between Pont-Sondé and Gonaïves.

They have expressed confidence that your visit and the improvements in the roads signal a true understanding of their concerns. You have given them great hope that the following issues will also be resolved by your government immediately:

- Hydroelectric Plant in Pont-Sondé - The five turbines are still down and need immediate repair.

- Dredging of Irrigation Canals - The people would appreciate an

immediate intervention by ODVA to clean the various irrigation canals that hamper water flow into the rice fields and reduce crop yield.

- Police Station in Gros Morne (between Saint-Marc and Pont-Sondé)

- Water System in Saint-Marc - The water distribution system has been inoperable for almost three months due to the breakdown of the pumping station. I am told that the pump and the motor were taken to Port-au-Prince for repair and so far no one has given any feedback as to when the pumping station will be functioning again.

On behalf of the people of Pont-Sondé and Saint-Marc who have asked me to communicate their concerns to you, I would like to thank you for the immediate intervention of your government.

Kind regards,

Dumarsais M. Siméus

LIFE IS A THEATER…"CARL’S PEARL"

LIFE IS A THEATER...INVITE YOUR AUDIENCE CAREFULLY.

NOT EVERYONE IS WORTHY ENOUGH TO HAVE A FRONT ROW SEAT IN OUR LIVES. THERE ARE SOME PEOPLE IN YOUR LIFE THAT NEED TO BE LOVED FROM A DISTANCE. IT'S AMAZING WHAT YOU CAN ACCOMPLISH WHEN YOU LET GO OF OR AT LEAST MINIMIZE YOUR TIME WITH DRAINING, NEGATIVE, INCOMPATIBLE, NOT GOING ANYWHERE RELATIONSHIPS OR FRIENDSHIPS.

OBSERVE THE RELATIONSHIPS AROUND YOU. PAY CLOSE ATTENTION. WHICH ONES LIFT AND WHICH ONES LEAN? WHICH ONES ENCOURAGE AND WHICH ONES DISCOURAGE? WHICH ONES ARE ON A PATH OF GROWTH UPHILL AND WHICH ONES ARE GOING DOWNHILL?

WHEN YOU LEAVE CERTAIN PEOPLE, DO YOU FEEL BETTER OR DO YOU FEEL WORSE? WHICH ONES ALWAYS HAVE DRAMA OR DON'T REALLY UNDERSTAND, KNOW OR APPRECIATE YOU?

THE MORE YOU SEEK QUALITY, RESPECT, GROWTH, PEACE OF MIND, LOVE AND TRUTH AROUND YOU...THE EASIER IT WILL BECOME FOR YOU TO DECIDE WHO GETS TO SIT IN THE FRONT ROW AND WHO SHOULD BE MOVED TO THE BALCONY OF YOUR LIFE.

REMEMBER, THE PEOPLE WE ASSOCIATE WITH WILL HAVE AN IMPACT ON BOTH OUR LIVES AND OUR INCOME. AND SO, WE MUST BE CAREFUL TO CHOOSE THE PEOPLE WE ASSOCIATE WITH, AS WELL AS THE INFORMATION WITH WHICH WE FEED OUR MINDS. WE SHOULD NOT SHARE OUR DREAMS WITH NEGATIVE PEOPLE, NOR FEED OUR MINDS WITH NEGATIVE THOUGHTS.

WHO'S IN YOUR FRONT ROW?

...un beso tuyo

"¿Que es un beso tuyo?,
...lo repito en mi mente,
y solo el eco me embriaga.
...tal vez es algo caliente,
o una sensación congelada,
¡Lo que me llena de orgullo!".

"Es tu savia fluyendo azucarada,
reposando en mi lengua melancólica,
es de ti,la sed y el hambre armónica,
el deseo hecho blanda gelatina...
de aroma a limón ácido y dulce a la vez,
es mi ilusión convertida en timidez,
¡es mi boca temblorosa que no atina,
con tu boca deliciosa y preparada!".

"Es una lámina de hojaldre y brisa,
que se deshace primorosa,
es el pétalo de una rosa,
de apariencia temblorosa,
que te impregna y te vicia deprisa".

"Es una sensación que se eterniza,
que te hace cerrar los ojos fuertemente,
es un sueño de realidad latente,
tranformando el futuro en presente,
en un instante que a ambos paraliza".

"Es tu olor entrando por mi nariz,
el suspiro de tu soplar en mi interior,
la fragancia sinuosa del amor,
...derritiendose poco a poco,
..dejándome como un loco,
degustando tu aromático sabor,
a sensaciones de un solo matiz".

"¡Eso es tu beso para mi!,
el sello que en mis labios guardaré,
que dentro de mi alma llevaré,
pues dulcemente yo te lo arranqué,
el día que por bien,te conocí".


Autor de la Poesia: Tin

DE GEORGES SAATI

CarL,

Blan ameriken komanse debake avèk elikoptè e char vèt. Yo vini pran peyi’a e yap mete'l sou protektora. Wale a tan, paske se tire san rete nan peyi a.

Madan Fadoul hors de danger, li pran 4 bal, se yon moun serye li ye. Li rete bò lakay mwen. Mwen wè manman li maten an. Se tankou al Kaeda kap cheche soft target pou yo panike biznisman.

Georges

TÊTE D’AFFICHE DE CARL FOMBRUN À VISION 2000, "INVITÉ DU JOUR" DE VALÉRY NUMAS, 23 MARS 2005.

PAWOL KAL FONBREN KI TE ENVITE DI JOU NAN VISION 2000, AK VALÉRY NUMAS NAN PEYI D’AYITI, 23 MAS 2005.

Mon voyage en Haiti consistait en de très beaux et très tristes souvenirs….. J’eûs de bons moments dans cet enfer paradisiaque. Paradisiaque pour quelques uns et un enfer pour la vaste majorité….

Mwen tonbe nan mitan fatra, nan twou, men peyi’a konsa depi kèk tan. En même temps il faut dire ce qui est vrai il n’y a pas de progrès dans ce sens….Alos mwen menm pèsonèlman mwen retounen tris men kanmenm satisfè paske mwen wè la réalité de mes deux yeux vue….

En ce qui me concerne se sa pou moun okipe, se peyi’a, se pa politik. Mwen kwè se pou Ayiti ta gen 75-80 pousan pou moun okipe yo de la kilti de peyi’a li menm et 20 pousan de la politik. Men se le kontrè se 80 pousan politik e 20 pousan pou peyi’a. Ale peyi’a vouzan. Alos se sa ki tris la…

C’est le système corrompu qui existe. Je vous donnerai un exemple très simple comme à la douane. Les prix des marchandises augmentent et j’ai parlé à plusieurs commercants. Pendant plusieurs jours j’étais au bas de la ville…..

Mwen pat nan lè montay ape pran lè fre. Mwen te nan Kwa Bosal, nan Gran Ri e mwen tap pale ak komèsan yo anpil ladan yo ki se arab. Yo plenn seriezman de yon sot de mafia ki la depi digdantan e ki ap kontinyue.

Alos mwen menm pèsonèlman mwen te kwè avèk Boniface epi Gérard Latortue ta gen yon chanjman. Men mwen pa wè okin chanjman. Et il faut dire la vérité….Mwen te très tris lot bo’a ak sa ki rive ak Dodof Solage pwoprietè supèmakèt Sen Pyè’a. Yon nèg ki onèt, pezib, zenglendo touye li. Mwen pat wè okin reaksion de gouvènman’an.

Pandan’m te la’a mwen asiste a anpil bagay kon sak pase Ti-Gwav. Se trè byen se pou mete rebel yo anba chenn ke yo militè ke yo pa militè. Sa mwen pa konprann la se sa kap pase nan Potoprens ak chimè yo. Mwen te nan vil Potoprens pandan tout jou sa yo. Il faut dire ce qui est vrai mwen te gen bon sekirite men kè’m te nan boush mwen kanmenm paske ou pa janm konnen sa kap pase. Tanzantan ou tande tire, tanzantan ou tande yon kouri. Te gen tire nan Chand Mas dènye jou mwen tap pati. Mwen pat menm konnen si mwen ta kab pati.

Alos ki jan pou yon nonm ki ayisyen kon mwen ki vinn nan peyi’a santi kow li. Mwen pantan tout tan. Ki jan ou pral mande blan, touris, etranje pou vinn mete pye ladan li. Ce n’est pas chose possible et imaginable.

Yap pale de la frontière qui est une passoire ou la corruption continue avec brutalité. Anbasadè dominiken’a yo te resevwa li Hotel Montana mèkredi ou jedi pase epi gen yon moun ki fè yon diskou ki di li se pou otorite dominiken rete tout mashe nwa kap fèt sou fwontyè’a. Men se pou konprann se pa dominiken ki pou rete mashe nwa’an.

Se otorite ayisyenn yo ki pou ta rete’l de leur coté. Paske dominiken yo sa yo vle fè? Yo vle vand pwodyui yo. Se sèlman imen si yo jwenn mwayen pase pwodyui’a nan peyi d’ayiti yap fè li. Koripsion’a se an Ayiti pou yo bloke li. Se enpresyon’m!

Se sa map di’w Valéry. Mwen menm pèsonèlman mwen te avèk anpil komèsan arab. Mwen wè yo travay du. Se a senkè dim maten yo reveye yo, antre lakay yo a nevè du swa. Alos si wap detwi struktu komèsyal peyi’a, e byen nanpwen anyen kap rete anko. Si sa fèt nou tout nou pral nan yon mizè nwa e an menm tan sa ki pral pase mwen wè entèvansyon etranjè’a ap fèt, sitou ak ameriken.

Sa’m paka konprann la nan potoprens yo pa koumanse fè kichoy pou bloke ensekirite sa’a. Potoprens se la capitale epi se nan Ti-Gwav yon moun prale. An nou komanse ak Potoprens dabo. Mon chè, Valéry, se yon mystè sa kap pase nan peyi d’Ayiti.

Nou pa konnen ki moun kap fè tout bagay sa yo e osi lontan ke sa ap fèt ke moun pa konnen kote bagay la soti, on sera dans un pétrin et ce pétrin va continuer jusqu’a un moment…..men mwen gen pafwa enpresyon se etranje kap mete pétrin nan peyi’a tou….Yo pa vle bagay la stabilize. Mwen gen lenpresyon gouvènman ayisyen li rete la lap gade….

Ki bagay de pale france pwentu tout tan sa’a, la francophonie et tout cela. Nanpwen nèg ki frankofonn pase’m. Il y a d’autres choses présentement beaucoup plus importantes que cela. Il faut mettre des structures de bases pour pouvoir faire ce pays avancer. Commencons par le commencement. Il faut finir avec la corruption. Il faut être transparent. Se pou di’m vreman si ou pral fè eleksyon nan 8 mois d’ici. Mwen pa wè ki jan yo pral fè eleksyon.

Yon pov pèp ki an menm tan ap mouri grangou e ki ap gade. Le peuple est mystifié. Lè pa gen gid pèp la gaye tout moun konn sa. Alos mwen menm mwen repete kon anpil moun di gen yon mank de leadership. Ou konprann mwen, Valéry? Pa exanp lè bagay Solage la rive se pou gwo ofisyèl gouvènman’an kon mysie Latortue yo ale wè moun yo.

Se pou yo moutre ke yo concènen. Bay moun yo yon sèten asirans yap gen sekirite…..Latortue ta ka fè yon deklarasyon nan radio a chak fwa, paske moun sa yo panse se pitimi san gado yo ye. Mwen te santi mwen te pitimi san gado tou. Mwen pat santi mwen te ka depand de gouvènman’a pou kwa ke se swa. Mwen te ka depand de zanmi ki te la pou pwoteje mwen si deblozay te pete. Men mwen pat santi mwen te genyen okin sekirite de leta.

Valéry, map di’w franshman mwen admire yon nèg kon wou kap kontinuye viv nan peyi’a anba kondisyon sa yo. Sak pi tris la anvan sa mwen te an repiblik dominikènn. Mwen te ale pou yon konferans son ayisyen nan "los bateyes."

Mwen te fè yon diskou sou sa ak ofisyèl dominiken yo ki te resevwa’m byen epi mwen te wè dominiken yo te concènen paske koulye’a ayisyen sa yo ap vinn citwayen. Se pitit pitit ayisyen ki an repiblik dominikenn e gen pre de 400 mil ladan yo. Alos koulye’a mwen antre an Ayiti epi ayisyen tèlman tèt anba yo pa gen tan pou sonje fwè yo an repiblik dominikenn kap soufri lot bò fwontyè’a.

Omwens an repiblik dominikenn gouvènman’a pran sa an men. Fernandez pale’d sa. Anbasadè dominiken nan peyi d’ayiti pale’d sa. Yo enterese pou fè ayisyen gen yon miyo jan pou yo ka viv lot bò’a. Men an Ayiti mwen pa wè pèsonn concènen’d sa. Mwen pa wè la près pale’d sa. Mwen pa wè pèsonn okipe yo de sa.

Il a pas de doutes se sèlman kèk jou mwen fè an Ayiti. Mwen pa ka pale two gran konsi mwen konnen tout sa kap pase. Mwen pa konnen. Se yon pwoblèm ki tèlman konplike, tèlman mystifie ke menm yon nèg ki an Ayiti pa konnen sa kap pase. Se pou sa’m te di ke Latortue li menm, mwen pa kwè’l konnen sa kap pase non plis.

Mwen menm mwen te trè fyè ke Gérard Latortue yon diasporien te chwazi pour être premier ministre. Pour la simple raison ou konnen gen yon pwoblèm antre diasporien e ayisyen d’ayiti. Mwen te soufri de sa sou Janklod Divalye lè’m te rantre. Yo te mande’m sa’m te vinn fè ? Mwen te vinn polyue l’atmosphère haitienne paske se diaposrien’m te ye, mwen pat ayisyen. Gérard Latortue te gen yon bèl opotinite pou li te devlope, pou li te moutre sa li te ka fè.

Mwen menm pèsonèlman jiska prezan mwen gen yon sèten respè pou kapasite li, pou esperyans li. Yon nèg kon Rico Bazin ki minis finans Rico se zanmi danfans mwen. Men mwen pa wè okin de yo, mwen pa chèche wè yo. Mwen pa mande pou’m wè yo paske mwen pa politisyen, mwen se yon kronikè, mwen se yon ayisyen kap eseye fè kichoy de mon kote pou peyi d’ayiti anvan’m mouri.

Paske mwen pa ka rete la’a nan vil Miyami epi’m pa konprann anyen nan sa kap pase. Mwen vle patisipe, mwen vle entegre. Chak fwa ou seye fè kichoy nan peyi d’ayiti yo di ou enterese pou bagay pèsonèl. A laj mwen, mwen pa bezwen anyen anko. Mwen finn rive kote’m ta prale’a. Men mwen pa wè okinn kominikasyon posib jiska prezan. Mwen pa konprann.

Mwen vreman deprime ak situasyon sa’a e’m dako pou Latortue fini tranzisyon’an paske pou nèg rekoumanse a zero se yon bagay ki grav. Omwens Latortue nou konnen kote li ye olye nou al rekomanse ak yon lot. Men li menm se pou li pran yon pozisyon bokou pli klè ke sa’l pran jiska prezan. E se pou’l konprann li pa yon lidè. Li la yon reprezantan pou’l fè tranzisyon’an. Li pa moutre okin siy de leadership en ce qui me concerne. Li gen yon jan lap pale konsi yo te eli li. Yo pa eli li se seleksyone yo seleksyone li.

Alos se pou’l ta manyen fè yon konpreansyon ak tout moun kap kiritike’l kon tout moun ki pou li. Mwen pa konprann. Alos mwen menm se kon yon semp kronikè’m pale. Men mwen ta swete vreman ke bagay ranje. Mwen ta swete ke vreman eleksyon’a fèt. Men monchè, chat échaudé craint l’eau froide. Mwen pa wè ki jan eleksyon sa’a ap fèt. Nous sommes tous mystifiés!

Moun ki antoure Latortue pa pran de desizyon drastik pou fè tèl bagay nan la transparans. Si ou fè yon bagay nan la transparans e ke ou sinsè, ou aksepte fòt ou epi ou chanje tèl bagay, e byen sa ta ede kooperasyon tout moun. Men, si wap kritike moun kom li te fè’l an de twa fwa,li move, li pale anpil, li pa pran desizyon, se pa sa ki pral ede peyi’a.

Mwen menm mwen pa politisyen kom mwen di’a. Gérard Latortue mwen pa ni fwèt, ni cho pou ou kont li men mwen ta vle wè plis moun ki sipote’l. Lè’m te an Ayiti mwen pale ak anpil moun e mwen wè Gérard li pa gen popilarite ni nan pèp la, ni nan klass mwayènn lan. Petèt nan leadership ki antoure’l epi nan lelit la. Paske gen yon bagay de moun pa, de moun ki enterese pou tèt yo. Gérard Latortue se moun pa yo, alos yap toujou defand li.

Mwen menm mwen dezenterese konplètman. Si’m te enterese mwen ta shèshe wè premye minis la. Mwen fè yon fim cinema avèk li kap parèt le 26 mas samdi pwoshen. Mwen pa shèshe wè li. Mwen pa mande pou’m wè li. Mwen pa mande pou’m wè okin ofisyèl. Mwen antre endependaman de tout moun.

J’ai vu, j’ai un peu compris, e mwen pa regrèt mwen ale nan peyi d’ayiti. Men map di’w franshman, Valéry, mwen kontan mwen pa la konye’a, paske monchè mwen pat konfotab. Mwen pa santi okin otorite de leta. Menm sou Janklod Divalye te gen otorite de leta. Te gen yon sot de leadership ki tap dirije peyi’a. Men sa se yon lekol lage ki la’a.

Mwen ka di’w franshman la grande majorité pa dako avèk sa Gérard Latortue ap fè’a. Men ou konnen ayisyen. Ayisyen toujou renmen kritike kelke swa moun lan opouvwa. Nou erite tout defo france yo. Aucune de leurs qualités, à part quelques très rares. Nou toujou ap kritike moun.

Mwen dako Latortue gen yon job ki trè trè difisil kote li ye la’a. Mais comme on dit en anglais: " Si kwizinn lan two cho monchè retire ko’w." Kite yon lot moun fè li ou byen di sa kareman. Men si wap rete ladan li se pou pran responsabilite’w.

Mwen tap koute Nancy Roc nan peyi d’ayiti, mwen te wè’l nan televizion ap pale, mwen sezi, Nancy Roc ale trè lwen avèk premye minis la. Li menm di’l konsa ke si li kontwine rete opouvwa, li pap gen tan kite peyi’a, li pap gen tan retounen Boca Raton. Alos monchè ce sont des opinions graves, très sérieuses, pou lap di de bagay konsa nan televizion peyi d’ayiti.

Mwen pa swete pou Gérard Latortue ta fini vi li an Ayiti d’une mauvaise facon, d’une facon triste. Mwen ta swete ke li reusi nan sa’l vle fè’a paske mwen menm pèsonèlman jiska prezan mwen mentni’l, mwen kwè mysie gen kapasite pou’l ka fè li e li genyen avèk li moun, kèk moun ki ka ede li.

E an menm tan tou se paske ak yon atitid un peu arrogante, yo kwè yo siperyè a zot, e yo pa wè yo avèg e yo paka konprann sa kap pase nan peyi’a. Mwen menm kon semp touris an lespas de 12 jou se la transparans pou sa kap pase nan peyi’a, se la pagay…

Mwen pa janm lavalasyen. Mwen pa janm kontre Aristide de ma vie. Mwen pa konnen madanm li. Mwen pa konnen pitit li. Men sak te pase mwen te pou yon prensip konstitusyonèl. An 1991 mwen te pou Aristide, wi se vre.

Mwen te gen espwa kon tout ayisyen Aristide te ka fè kichoy pou peyi’a. E mwen te genyen li lè yo te pretand sete eleksyon ofisyèl, se pousa tout moun te rele’m lavalassyen paske’m te di yo kwense Aristide, li te aksepte fè tout kalite konsesyon e’m te fè yon pwofesi lè sa’a ki rive.

Mwen te di si Aristide pa rete fini term li nou pap gen struktu nan peyi’a epi apre sa’a nou pral genyen yon okipasyon. Se exakteman sa ki pase. Men mwen pa janm pèsonèlman ni lavalasyen ni Aristidien. Mwen te toujou kwè e mwen kwè’l jiska prezan ke Aristide te gen yon gwo infliyans nan peyi’a, misye te gen yon majorite pèp la avè li.

Alors on dit que c’est avec le peuple qu’on réussit se pousa’m te kwè qu’avec le peuple Aristide aurait réussit. Aristide nous a trompé tous, mwen regrèt sa anpil pou pèp ayisyen, mwen regrèt sa anpil pou li, mwen deprime pou jan bagay sa’a pase.

Mwen kwè si yo te kwense misye seriezman, opozisyon an te solid. Yo di map reve lè’m di sa. Ane sa’a li ta fini tèrm li ou byen li ta demisyonen nomalman. Ta gen yon eleksyon nomal kon nan nenpot lot peyi. Men osito ou retire’l nan kondisyon sa yo, paske en efè yo pran bot li. Mwen dako misye te vle ale tou paske li te pè. Men an menm tou si yo te kite’l fini tan li, kwontrole li, petèt nou ta gen yon struktu. Mwen pa konnen…. Ki lè nou pral koumanse struktu’an ?

Se yon chimen pikan petèt yo ta gen tan asasinen nou. Mwen menm pèsonèlman Aristide ta asasinen’m tou paske mwen tap louvri boush mwen e mwen ta kritike’l, mwen ta pale. E mwen pa janm kontre nèg la de ma vi, mwen pa janm seye kontre li. Li te vinn isit vil Miyami e li te kontre ak locomotiv la. Ou konnen sa ki rele la locomotive? Se tout komèsan ayisyen yo ki te kontre avèk li lè li te an exil’la isit Miyami. Yo te envite mwen e mwen pa janm ale.

Diapora’a de bonn volonte men li menm tou li mistifye menm jan ak pèp ayisyen. Diapora byen ke li trè dispoze li pa fè meriken konfyans, li pa fè etranje konfyans. Latortue ki la konye’a si demenm maten bagay la vinn two kwense meriken ap lage li kon yon pakèt rad sal. Se abitid politik entènasyonal la. Yo ak tout moun yo ak pèsonn. Bagay de zanmi pèsonèl sa pa existe.

Kelke swa lidè ki vle fè kwè li gen apwi etranje, sitou apwi meriken, se keke rat dèyè bwèt. Se pa vre ditou. Meriken ap shèshe enterê li kote li jwenn li. Tout sa’l bezwen se ke ayisyen, tout moun nwa sa yo, pa vinn debake Miyami. Li pè bagay sa’a serye. Se keksion de blokus pou moun yo rete la, pou yo pa pati.

Diapora a koulye’a trè dekouraje. Gen yon division antre dyaspora’a menm jan gen divizion nan peyi d’ayiti. Se sa ki tris la paske nou brote tout peshe nou te gen an Ayiti yo, nou brote yo nan dyaspora. Gen dyaspora Nouyok, gen dyaspora Chicago, gen dyaspora Canada, gen dyaspora Miyami, yo pa antand yo.

Epi menm nan dyaspora ki yon sèl kote kon Miyami gen anpil divizion. Il faut dire ce qui est vrai. A Miami gen yon fò pousantaj de dyaspora ki lavalassien. Yon gwo majorite moun Miyami se pou Aristide yo ye. Malgre tout sak pase’a, natirèlman sa diminyue, men li la toujou. Se menm divizyon sa’a ki existe menm jan an Ayiti tou.

Se dwa lavalasyen yo pou yo rete lavalassyen. Men se divizion sa’a ki pa pèmèt ke nou avanse. Gen anpil lot moun ki pa lavalassyen, ki pap aksepte kolabore avèk yo. Mwen dako avè’w Valéry se dwa yo san pousan pou yo lavalassyen. Li tan que la démocratie règne.

Mwen panse si pa exanp Lavalas vini ak Pè Gérard Juste yo ka genyen yon vaste pourcentage des voix nan Potoprens. Il faut l’accepter. Mwen pap di yap gen majorite men gen anpil moun mwen wè ki la toujou pou Lavalas. Mwen pat janm lavalas e mwen pat ak opozision an non plis.

Mwen se yon semp kronikè jan’m di’a. Map gade map bay opinion mwen e’m swete que du choc des idées jaillira la lumière. Mwen pa janm nan yon bagay pèsonèl ak pèsonn.

Nou te panse an 1986 lè Janklod Divalye tonbe ke entènasyonal yo peyi Lafrans, le Canada, peyi meriken tap mete lod nan dezod. E ke koulye’a nou ta gen yon vre peyi. Ou pa sonje depi konbyen tan Rico Bazin te anonse ke yo ta pral bay kob. Jiska prezan nanpwen kob. Epi answit bagay de MINUSTA sa’a, la police haitienne ne controle pas vraiment le pays.

Gade bagay Neptune la entènasyonal la fè sa li pi pito. Se pa yon bagay ki vreman jis. Ou paka pran yon nèg ki ayisyen, ki te ansyen pwemye minis ki nan prizon e ou deside wap mete’l anba pwoteksyon peyi l’Ajantin nan peyi d’ayiti kan se gouvèneman ayisyen ki pou ta deside sa.

Ou konnen yo pa respekte nou ditou. Haiti n’est pas respectée dans le monde. J’éspère que vous le savez. Alos nou swa dizan les enfants de Toussaint Louverture, de Pétion et de Dessalines. Nou gen kalbass gwo dyol, nap diskite antre nou, nap goumen antre nou, nap di sesi sela pou’n fè, men se blan’a kap di nou sa pou’n fè. Se blan’a ki pral gide nou e si nou kontinwye betize blan’an ap okipe nou manu militari jan’l te fè’l lane 1915, jan’l te fè’l lane 1994. Sap retounen anko.

Konye’a blan’a an Ayiti. Se anba shal lap dirije. Se pousa mwen pa kwè que Monsieur Latortue est cent pour cent coupable. Mwen kwè yo ba’l lod. Li blije ap veye zo li. Misye tout karyè li se nan entènasyonal ke’l teye. Misye pa vreman yon nèg ki endepandan. Si ou pral nan listwa, menm Vincent te moutre’l pli nasyonalis ke Gérard Latortue. En effet, mysiye te pran pozisyon kareman pou blan yo te ale fè rout yo, pou peyi’a te endepandan.

Mwen pa janm tande Monsieur Latortue fè deklarasyon konsa. Mwen pa janm tande li gen yon dezako solid ak politik entènasyonal la. Il n’y pas de doute que le contexte est beaucoup trop compliqué pour lui et qu’il doit faire très attention s’il veut continuer à être premier ministre de nom. Mais au fait, c’est les Etats-Unis, c’est le Canada, c’est la France qui sont en charge, avec un petit sourire narquois.

Pour le film Lords of Miami c’est une mystification complète pour moi. Lords of Miami te sipoze parèt an septanm. Yo fè’m fè lèd. Mwen menm se aktè prensipal nan fim la. Foto’m parèt tou patou mwen anonse ke fim lan tap soti mwa septanm lanne 2004.

Tout d’un coup producteur a te di’m ke fim lan potko pare. Moun fand dèyè mwen. Yo di’m konsa Kal ou fè gwo anonsman fim lan ap soti, sak pase? J’ai été le dindon de la farce. Koulye’a nous sommes en mars, yo anonse’m konsa, yo voye envitasyon banmwen kon nenpot ki moun fim la ap soti le 26 mars 2005 nan yon ti teyat ki rele Byron Carlyle theater nan Miami Beach.

Mwen ta byen kontan si fim lan soti. Mwen pa konnen si produktè’a retire pati kote mwen te avèk Gérard Latortue ladan li. Gen lot pati kote mwen ye ak Georges Saati . Mwen pa konnen, mwen mystifie e mwen trè décu……

Mwen swete tout bagay pase byen. Mwen se aktè prensipal nan fim la. Map di’w fransman Valery jan ou di’m lan yo fè kouri bwi Latortue peye pou pati pa’li pa parèt nan fim la. Anpil moun di’m sa. Lè fim lan parèt na konnen et dela nous irons de l’avant. Ma fè yon deklarasyon si se necesè si bagay sa’a fèt.

Nou filme de 9 vè dim maten à 9vè diswa nan yon lotel Miyami. Pwoduktè a te di’m konsa se 11 minut li te pran nan fim lan, meyè 11 minutes yo de Gérard Latortue avè mwen lè nap diskite. Pa bliye mwen se yon gwo chèf mafia. Lot mesye yo Noisin, Saati, Férère, se asistan mwen. Se mwen ki chèf katèl.

Pwemye minis la te rele’m yon fwa, li te trè janti, c’est un homme qui a de l’entregent. Il faut dire ce ce qui est vrai. Premye minis la se pa nenpot ki moun, se pa nenpot ki vakabon, li konnen pale. Mysie gen manyè, li pale avèk mwen. Li di’m ki bagay sa’a ak fim sa’a. Mwen di monchè tout moun se aktè.

Le monde est un théatre et nous somme tous des acteurs. Mais pour être plus spécifique Ronald Reagan le président américain sete yon aktè. Gouvènè Schwazznegger eta Californie sete yon aktè. Li menm Schwazznegger li te nan anpil deblozay nan fim porno, tout bagay sa yo. E poutan li gouvènè leta la Californie jodi’a.

Ayisyen genyen yon sot de sipestisyon. Mwen sèten Gérard Latortue pata janm fè fim la avèk mwen s’il te konnen li ta pral pwemye minis. Se ape pre un mois ou deux anvan yo nonmen’l pwemye minis ke li jwe rol sa’a.

Mwen pa vle kwè Gérard Latortue te entèvnu pou bloker fim Lords of Miami’a. Le li te pale avèk mwen li te trè trè rilax, men an menm tan se pou’m di ke dènye vwayaj mwen an Ayiti mwen kontre de moun ki pre li e ki trè pre de mwen, ki di’m konsa pwemye minis la te yon ti crass consène pou bagay fim sa’a. Alos mwen’m te fè yon blag. Mwen te di s’il consène tèlman di’l ban’m 300 mil dola US ma retire pati’a. Ma fè yon kob avèk li.

Mwen pa fè 5 kob nan fim lan non. Mwen te sipoze fè 250 mil dola US si fim lan fè 5 milion de dola US. Men jan sa ap pati la’a mwen pa kwè fim lan ap fè 5 milyon goud a mwens ke produktè a fè bon piblisite.

Ou konnen sa’m te vle fè Valery? Mwen te vle antre ak fim la an Ayiti. Mwen mande pwoduktè’a sa. Mwen di’l monchè ban’m yon kopi fim lan. Map antre an Ayiti e ma fè yon premyè. Mwen ta wè ak pwemye minis la e mwen ta mande’l s’il ta vle asiste. Mwen ta fè’l gen yon vu prive dabó pou fè’l wè ke nanpwen anyen dextraodinè. Pwoduktè’a pa janm aksepte. Men lè mwen antre an Ayiti te gen tèlman deblozay politik mwen pat wè ke sa ta kab fèt an lespas de douz jou. Se pousa mwen kite sa.

Mwen pa siyen okin kontra ak pwoductè a. Mwen menm se yon nonm ki benevol mwen fè tout bagay mwen a la vol. Nou tout se an tranzisyon nou ye, nou tout se mouri nou pral mouri. Alos mwen pa gen interè pèsonèl. Mwen te panse fim sa’a ta ede Ayiti nan le sens se pa tout ayisyen ki refujye, ki boatpeople. Byen ke nou tout se boatpeople nomalman.

Mwen se yon boatpeople. An Ayiti’m soti menm jan, men gen boatpeople ki rich, gen boatpeople ki pov, gen boatpeople ki gen ti mwayen yo, epi gen boatpeople ki entelijan ki prouve ayisyen ka fè yon fim mafia menm jan ak italien, menm jan ak nenpot ki blan. Ayisyen nan tout sos. C’est le message du film. An menm tan tou se yon bagay sou refujye yo. Se yon fim ki trè enteresan. Teknikman mwen kwè pwoductè’a fè yon bon travay.

Valéry, aktè prensipal la nan sa kap pase sou latè se le pèp ayisyen. Mèsi anpil !

MEZANMI, SE LA MAP RETE POU JODI’A. Na pale demen si Granmèt la vle.

KAL

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