MERCREDI 30 Mars 2005 .- "LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN," DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.
Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.
Le "Coin de Carl" est de retour après un fructueux séjour en Haiti et en République Dominicaine.
AVIS À TOUS LES "INTERNÔTRES." J’ai recu plus de 15 mille messages pendant mon absence et des centaines d’appels téléphoniques. Je ne suis malheureusement pas en mesure de les répondre tous.
Comme je l’ai souvent dit je n’ai pas le staff de Georges W. Bush. Le "Coin de Carl" reprend lentement la routine de tous les jours, et cela prendra quelques semaines avant de retourner à la normalité.
Je remercie pour vos messages d’amitiés, suggestions, sympathies et autres. Sans vous "Le Coin de Carl" n’a pas sa raison d’être. J’ai malheureusement effacé la plupart de ces messages par mégarde. Prière de m’excuser et me les renvoyer si vous n’avez pas eû de réponses.
LA PENSÉE DU JOUR
Ce n'est rien d'entreprendre une chose dangereuse, mais d'échapper au péril en la menant à bien.
En souvenir de CAROL (LABLONDE) NOISIN recu du Professeur Max Manigat.
Mon cher Carl,
Voici mon texte. Loulou est un ami de vieille date c'est pourquoi j'ai associé mes frères et soeurs et leurs familles à ces mots de condoléances.
Merci!
Max
Adieu Carole !
Dans le vocabulaire de quelle langue allons-nous trouver les mots pour dire à Loulou et Denise Noisin, ainsi qu’à leur famille, comment la nouvelle du décès de leur fille aînée, Carole, nous a bouleversés ?
Les anciens de chez nous, main à la mâchoire, laisseraient tomber un : « Nanpwen bouch pou pale » repris par le poète Anthony Phelps: « Nous n’avons pas de bouche pour parler … » Oui ! nous n’avons pas de bouche pour parler …
Étourdis, hébétés, nous cherchons à comprendre. Sans succès ! Nous savons, cependant, que ces décisions ne sont pas de notre ressort. Stoïques, nous encaissons. Nous savons, aussi, que Loulou et Denise, chrétiens véritables, puiseront dans leur foi la force pour accepter cette épreuve.
Nous, leurs amis, restons fermes à leurs côtés. Présents, le cœur gros, partageant leur peine. Loulou et Denise, votre douleur est nôtre. Courage !
Les familles de Marie-Gabrielle Manigat Déjoie, de Michel Manigat, de Charles Manigat, de Max Manigat, d’Huguette Manigat Timothé, de Marguerite Manigat Pauld, de Claude Manigat et de feue Catherine Manigat Gilles s’inclinent devant la dépouille mortelle de leur jeune sœur, Carole, et prient la famille Noisin d’accepter leurs condoléances émues.
SIGNÉ : Max Manigat
Petit Mot à M. et Mme Louis Noisin à la suite de la mort de leur fille Carole (La Blonde), de Jean Théagène.
Par l’intermédiaire de notre ami commun, Max Dominique, la nouvelle de la mort de Carole m’est parvenue. Face au sort cruel qui vous enlève une fille en pleine possession de ses moyens, un père et une mere ne peuvent avoir de refuge que dans la révolte. Une révolte qui évacue toutes les larmes de sang contenues dans les cœurs qui n’ont jamais cessé d’être sensibles, d’être affectueux, d’être aimants. Mais comme dit Frederic Burr-Reynaud: "La révolte inutile est le crime des sots". Je vous sais plutôt loin de cette engeance qui se sachant "habitant du temps" n’en reste pas moins "locataire de l’espace". Je vous sais aussi gens de cœur qui, par peut- être leurs utopies, continuent et continueront toujours à interpréter l’hymne à la vie, l’hymne à l’amour.
Un morceau de Vous est parti. Ce n’est pas la tête abritant le cerveau: cette merveilleuse machine qui assure le contrôle de soi et des autres. Ce n’est pas non plus le cœur, ce magnifique organe dont les battements rythment les moments forts et les temps faibles de l’existence. Et c’est encore moins cette Âme admirable qui aujourd’hui survole planètes et galaxies, voyage dans l’espace sidéral à la recherche de cette plénitude qui a nom: ETERNITE. C’est Vous tout entiers, reproduits en des milliards de cellules qui se sont simplement désagrégées pour devenir "étoiles" dans l’impossible rêve humain d’en percer le secret.
Des mots viennent de toutes parts pour ériger cette digue de sympathie face à la furie des flots qui vous submergent. Parents et Amis vous offrent leurs condoléances et même éventuellement leur soutien pour atténuer votre souffrance innommable. Moi, je partage votre tristesse et votre état d’âme en vous disant aussi que: "Votre fille n’est pas morte". Elle s’est endormie dans l’amour incommensurable de Dieu et des siens. "Ce faisant, elle se promène dans l’autre dimension en veillant sur ses "Etres Chers". Car "L’amour impose à qui est aimé d’aimer en retour".
Sincères Condoléances
Miami, 29 Mars 2005
Jean L. Théagène
QUELQUES SOUVENIRS DE CAROl, (Lablonde)
PAR CARL.
Le 25 Octobre 2002, j’assistais dans le Sud de la Floride aux célébrations du cinquantième anniversaire de mariage de Louis et Denise Poitevien Noisin. A part la famille qui les entouraient se trouvaient parmi nous des alliés et amis comme Mireille Sylvain David, Gérard Bissainthe et Gérard Latortue.
Une majestueuse cérémonie à l’église eût lieu pour être suivie d’un dîner ou la franche camaraderie régnait, après les discours de circonstance. Que de bons moments passés ensemble dans les bonnes traditions haitiennes. Au son de la musique du terroire, cavaliers et cavalières évoluèrent ensuite sur la piste de danse dans l’établissement ou avaient lieu ces activités.
Il n’y a aucun doute que la principale personne responsable pour l’organisation des festivités de ce grand jour, était Carole. Elle en était la cheville ouvrière. Des mois à l’avance, Carole, résidante de l’état de la Virginie, préparait cette agréable surprise par internet pour Loulou et Denise, en prenant contact avec les futurs participants. Ses parents l’avait précédée en Floride après avoir vécu pendant trente ans en Virgnie, et Carole, éventuellement les rejoindraient deux ans après, et elle aussi, elle deviendrait une Floridienne.
Mes contacts avec Carole fûrent toujours enthousiastes et spontanés. « Lablonde, » comme elle aimait s’appeler et être appelée, était d’une énergie contagieuse et son entregent facilitait les rapports humains de tous les jours. Elle m’appelait son prince. Nous eûmes une correspondance intense avant et après le cinquantième anniversaire de Loulou et Denise.
Et pour cet important anniversaire de mariage, Lablonde était égale à elle-même. Une joie de vivre transparente, hotesse par excellence, elle faisait de son mieux pour plaire à tous, et sur la piste de danse ce jour là, elle a bien laissée sa marque en ma compagnie, « kote pye nou pat touche tè, » aux sons de l’entrainante musique du terroire.
Deux ans après, Carole rejoignait ses parents en Floride pour de bon. Son message, écrit au mois d’août 2003, dans une photo en famille et entre amis, prise dans un pique nique de l’organisation CACEC à Kendall, est représentatif de sa personne : « …Hope you had a great time as I did. Love, Lablonde. »
De leurs quatre enfants, Loulou et Denise Noisin en ont perdus deux : Philippe à l’age de 40 ans, et maintenant Carole qui venait de boucler ses 51 ans. Ils sont consolés par l’ainé Edouard, et la troisième, Chantal .
A 78 ans jeune, Loulou est rejoint dans sa philosophie de la vie par sa chère moitié Denise : Naître, pour grandir et mourir à tout âge; c’est la loi de la nature dans ce monde minéral, végétal, et animal.
Courage au douzième Fombrun brun Louis Noisin et son épouse Denise. Une spéciale pensée à Edouard et Chantal, et tous les autres affectés par cette perte.
Signé : Carl
RECU DE PAUL CHRISTIAN NAMPHY
M. Fombrun:
Je vois que votre voyage en Haiti a été constructif. J'ai vu, au bas de la page, votre signature: Carl Fombrun
carl@fombrun.com
www.fombrun.com
Email:
info@moun.com
La référence à "MOUN" c'est votre site, ou une publicité pour M. Saati?
La manière dont c'est mis, les gens vont penser que vous êtes directement affilié au site.
Après votre avant-dernier message, il semblait que vous aviez pris des distances.
Clarifiez svp.
Paul Christian Namphy
MA RÉPONSE
Cher Paul Christian Namphy,
Pour votre information je fais tout dans la transparence. Georges Sami Saati, Bob Corbett, et parfois Haitianpolitics ont leur sites ou les gens écrivent anonymement. Je l’ai déja dit et je le répète, je suis absolument contre ce principe. Bien qu’ayant péché quelques fois dans le même sens, je ne suis pas confortable avec ceux ou celles qui écrivent anonymement. J’évite et j’éviterai autant que possible d’y participer.
Je ne suis pas affilié au site de M. Saati, mais s’il désire publier mes articles je ne vois aucun mal. Le "marketing" du COIN DE CARL est ma priorité et je ne m’en suis jamais caché.La décision est entièrement sienne de poster mes articles, et ce n’est pas sur ma demande. Bref, mes relations avec Georges sont à deux volets: Personnelle et Publique. Nous sommes capables de balancer les deux depuis plusieurs années, ce qui est rare chez les haitiens.
Quand publiquement une lettre anonyme déclarait FAUSSEMENT sur le site MOUN de M. Saati, que Carl Fombrun avait dit dans une interview avec Valéry Numas, que le producteur du film Lords of Miami recevait des ristournes du premier ministre Gérard Latortue, je l’ai démenti formellement et la rectification a été immédiatement publiée par Georges Saati. En général, j’ignore les lettres anonymes mais dans ce cas avec le film Lords of Miami qui allait sortir, le jeu forcait à couper.
Merci pour vos commentaires relatifs à mon fructueux voyage en Haiti. En effet il l’a été, en partie, grace à la chaude hospitalité de Saati comme je l’ai décrit dans le récit sur mon séjour . De là à penser que j’ai pris mes distances avec lui, ce ne serait pas juste. Cela ne signifie pas non plus que Georges et moi nous avons les mêmes opinions sur tous les sujets. Je fais de mon mieux pour trier sur le volet. "Tout jwèt se jwèt, kwoshèt pa ladan li." Vive la différence et les civilisés, c’est nous.
Carl
ODETTE ROY FOMBRUN DÉCORÉE
Atelier de travail de l'organisation
Fanm Yo La; Odette Roy Fombrun décorée.(lundi 28 mars 2005)
Le collectif haïtien pour la participation des femmes, FANM YO LA, a réalisé ce lundi un atelier de réflexion sur le dialogue national. Plusieurs personnalités de la société civile, des leaders politiques et des représentants d’organisations féminines ont pris part aux discussions.
Marie Laurence Jocelyn Lassègue de
« Fanm Yo La » plaide en faveur d’une plus grande participation des femmes dans la vie politique du pays.
En marge de cet atelier de travail, l’historienne et éducatrice Odette Roy Fombrun a été décorée par le MOUFHED, Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement.
PENDANT MON ABSENCE DU
CDC LES DIMANCHES 13 ET 20 MARS 2005 ECOULÉS SUR LA RADIO TROPICALE À NEW YORK, URBAIN JOSEPH PRENAIT LA RELÈVE.
TOUT SUR TOUT
LE COIN DE CARL
avec URBAIN JOSEPH
Carl FOMBRUN est en tournée dans la CARAIBE pour deux semaines .Il a decidé que je le remplace pendant deux DIMANCHES sur les ondes de LA RADIO TROPICALE, station haitienne émettant à NEW YORK.Ce midi mon invité fut le Politologue haitien Luc RÉMY.Le thème retenu fut:"REGARD A LA FOIS RETROSPECTIF ET PROSPECTIF SUR HAITI."
Le prof RÉMY a présenté l'origine de la nation haitienne.Il a aussi insisté sur les divers grands rendez vous avec l'histoire qu'on a ratés, entres autres la Révolution industrielle du 19eme siècle ,la Révolution électronique du 20ème siècle.On est sur le point de rater la Revolution informatique dun 21ème siècle car on tarde a avoir l'electricité, ressource indispensable pour tout démarage vers le progres.
Le prof RÉMY pense que l'avenir d'Haiti est sombre si on tient compe des diverses forces en présence:les Partis poliques ,LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE.Le destin d"Haiti ne se trouve plus entre les mains de ses fils parce que les Haitiens n'ont jamais pris leurs responsabilités en mains .Les dirigeants haitiens au lieu de se tourner vers la Nation pour prendre les grandes décicions cherchent plutot à avoir l'aval des GRANDS MAITRES de la terre USA ,FRANCE,CANADA avant de se décider.Il va de soi que les interets nationaux sont toujours bafoués.
Haiti est un pays en voie d'extinction.Pour éviter cette hécatombe Prof Rémy prone le concept de la Revolution pacifique.Il s'agit en fait de changer la mentalité haitienne en cultivant les grandes valeurs universelles ayant caracterisées les sociétés modernes.L'élite haitienne est elle en mesure de se surpasser pour réaliser ce miracle?Il doute fort puisque l'intelligentsia haitienne est maintenant disparate suite aux diverses émigrations des Trente(30)dernières années.
Concernant les ÉLECTIONS Prof RÉMY pense qu'elles ne vont pas changer grand chose pour le peuple haitien.Bien sur il s'agit d'une exigence démocratique mais si elle ne repose sur un conscensus, sur un projet national que peut on en espérer? IL fait allusion indirectement à ce grand débat dit CONFÉRENCE NATIONALE que prone un certain secteur en HAITI.
Le prof RÉMY pense que ce débat aurait dû être iniitié peu après le départ d'ARISTIDE du pouvoir.Le conseil d'Etat et autres constituaient une sorte de raccourci expéditive qui a surtout agit sur les effets et non sur les causes.Alors,se demande t-il, comment prétendre résoudre un problème si on n'attaque pas ses causes?
Dimanche prochain on traitera un theme beaucoup plus culturel que politique .vous etes donc invite a nous rejoindre sur le WEB entre midi et 1Heure au WWW.RADIOPROPICALE.COM . Bonne semaine a vous tous.
Votre ami URBAIN JOSEPH.
REMARQUES DE CARL
Bravo mon petit-frère Urbain de la Petite-Rivière de l’Artibonite. Je suis fier de toi, et merci! Excelsior.
Carl
HAITI LEVE PYE OU !
VERS UNE CONSCIENTISATION DE MASSE…
Imaginez…
200 ans de turbulence politique, économique et sociale
200 ans d'une histoire désolante d'un peuple victime de sa propre passivité
200 ans de « chire pit » d'une population, plus occupée à faire prévaloir ses besoins individuels qu'à créer un front commun pour défendre ses intérêts collectifs
Imaginez…
48 chefs d'états, 3 conseils militaires et 3 conseils nationaux de gouvernement … presque tous fascinés par un pouvoir, oh combien facile lorsqu'en face il n'y a que misère, incohérence, indifférence et division….
Résultat ? Un état désarticulé et corrompu ; un environnement gangrené par la haine, la violence et la misère; une population profondément déchirée et déboussolée…
Que faut-il donc faire ?
Certains vous diront qu'il faut prier, prier dans l'espoir qu'un dirigeant compétant et honnête « surgira » pour mener la barque à bon port. Hélas, ceux là peuvent attendre encore longtemps, car ce qu'ils ignorent ou prétendent ignorer, c'est que nos dirigeants restent et demeurent le produit de notre société. Et notre société est malade…
D'autres vous diront qu'il faut rapidement faire un retour à l'ordre et à la discipline en utilisant un système de ‘kraze zo' ou encore, pour utiliser le langage des plus modérés, un système dictatorial ‘progressiste'. Il est inutile de nous attarder sur le fait que les régimes dictatoriaux n'ont jamais donné de résultat durable: l'histoire nous l'a montré en maintes fois.
Et pour ceux qui parlent de dictature progressiste, ce système ne saurait non plus réussir, s'il n'était accompagné d'une campagne d'éducation civique intensive. En effet, comment croire que la peur du gendarme pourrait donner des résultats plus durables qu'une adhésion volontaire des citoyens à une série de principes et de valeurs auxquelles ils croient fermement ?
Peuple Haïtien, réveillez vous ! L'apparition soudaine d'un messie ou l'établissement d'un système dictatorial ne sont pas des solutions.
La solution est d'abord de comprendre que notre pays Haïti n'est pas fictif.
Haïti c'est nous…
Sa politique, son économie, sa société, sont avant tout un reflet de ce que nous sommes et un miroir où chacun doit se regarder et s'interroger. Et si nous voulons d'un changement, ce changement doit d'abord commencer par nous même… Cette réalité peut vous paraître déconcertante, mais il n'y a pas d'autre solution.
Je fais donc appel à toutes nos élites pensantes, d'abord pour qu'elles se remettent en question et fassent leur propre mea culpa, ensuite pour qu'elles contribuent à une conscientisation de masse à travers un vaste programme d'éducation civique essentielle à un changement en Haïti. Cet engagement devra aboutir à une révolution de nos mentalités, à une modification radicale de nos comportements face au pays et à une prise de conscience de chaque haïtien qu'il est avant tout citoyen.
Jusqu'ici, nous avons été incapable de construire une véritable nation. Aujourd'hui, notre implication citoyenne et nos compétences mises au service de la nation, feront la différence.
Nous pouvons y arriver !
Car sachez que le sentiment d'impuissance qui nous abat n'est autre qu'une dangereuse illusion…
HAÏTI LEVE PYE OU !
DE GINETTE, CARMEL, NEW YORK
Cher Carl,
Après tout ce que tu viens de me dire, je ne saurais restée indifférente à mon récent voyage qui n'a pas été aussi intéressant que le tien. Tu ajoutes beaucoup de couleur à tes récits.Je reviens d'un voyage récent en Haiti le mois dernier, ou je suis restée deux semaines. Quand je suis arrivée à Port-au-Prince, je ne suis restée qu'un soir ou mes amis m'attendaient pour partir à Jacmel.
Aussitot arrivée, j'étais contente de revoir le pays de mon père, mais j'ai du désanchanter après quelques jours. Le carnaval s'est bien passé, mais après quelques jours je suis tombée malade. J'etais invitée partout chez des amis et je n'ai pas pu dire non. J'aurais pu m'amuser d'avantage, mais le pays m'a paru extrêment étrange,et Port-au Prince, etait aussi froid.
Il faudrait que tu penses au magazine que tu devrais créer, ce serait assez intéressant.
Ginette
TOUJOURS DE L’ACTUALITÉ
….SANS LUNETTES ET SANS COMPLAISANCE (3ème version)
"Lettre à la Jeunesse de mon pays"
par Jean L. Theagène
"Qui que vous soyez, vous ne parviendrez .
jamais à me faire haïr ce pays qui est mien"
Par les temps qui courent, il est vraiment triste d’être Haïtien. Ce sont là les mots d’un grand historien qui supputait l’inéluctable dérive de la Nation. L’ère de la formule-flèche, de l’_expression raccourcie, du pittoresque significatif commençait pour ce pays ballotté entre l’anarchie et l’espoir. Dans sa curiosité qui avait l’aiguillon du génie, Roger Gaillard avait fait montre de passion investigatrice, de minutie incomparable dans son travail d’annaliste. Il a jeté un regard passionné sur le passé de l’histoire et en a tiré son oeuvre-maîtresse: " Les Blancs débarquent" qui aurait dû provoquer une profonde réflexion chez tous les Haïtiens, intellectuels aussi bien qu’analphabètes.
Pourtant, pour la plupart, les fils de ce pays n’ont pas su éviter à deux fois sur une période de quinze ans, ces gifles sonores répétées dont nous abreuvent la communauté internationale et ses laquais nationaux. Ironie du sort, quand les "Blancs re-débarquent", l’on retrouve notre Gaillard" chat dans la gorge" très confortable dans son silence approbateur. Que Dieu aie pitié de son âme!
Néanmoins, il fut un temps, à tout le moins un intermède où nous avions un pays avec des institutions d’Etat, avec des hommes et des femmes de valeur, avec une société complexe certes, mais réelle. Une économie endogène mais suffisante. De graves problèmes mais des espoirs à la tonne, car chaque famille haïtienne, chaque citoyen, du plus grand au plus petit étaient porteurs de visions, de desseins, de missions. Le notable n’était plus seulement le bourgeois de ville ou le petit richard de banlieue. La notabilité s’était définie d’autres critères: haute moralité, esprit de famille, sens civique, niveau élevé de patriotisme, solidarité à toute épreuve etc.….
Toutes qualités qui se retrouvaient à des degrés peut-être différents dans ce qu’on appelle aujourd’hui : « Les anciens haïtiens » par rapport aux "nouveaux" qui se targuent d’être des citoyens modernes avec double ou triple nationalité et surtout avec l’obsession de la réussite matérielle par tous les moyens légaux ou illégaux. C’est un peu le modèle qu’on offre aux générations montantes. Et notre échelle des valeurs n’en finit plus de tomber.
La situation actuelle d’Haïti n’est nullement étonnante. Car une société sans mémoire est, en quelque sorte, sans présent et surtout sans avenir. La rupture d’un maillon de la chaîne entraîne la destruction de l’ensemble. Et c’est ce qui est en train d’arriver à cette Nation née, il y a un peu plus de deux siècles.
La nomination ou le choix du gouvernement haitien actuel a été effectue sans l’accord du peuple qui voulait se débarrasser d’un satrape devenu encombrant pour ses commanditaires étrangers et complètement paranoïaque et incontrôlable pour les siens. Aux lendemains de ce départ programmé par l’extérieur et sur le point d’être réalise par les Haïtiens eux-mêmes: étudiants déchaînés, classe politique en colère, lavalassiens déçus, soldats démobilises –re-mobilises etc. on n’a pas su comprendre que dans une situation exceptionnelle, seule doit prévaloir une solution exceptionnelle.
Quant un gouvernement s’attire les foudres de sa population jusqu’à se faire renverser par l’Internationale, toute Constitution ne peut que disparaître et céder la place à un véritable dialogue de l’intelligence. Mais on dirait que notre pays a le don de se mériter les pires catastrophes historiques et surtout d’attirer l’attention des plus grands rapaces de la Planète. Et c’est ainsi que de Duvalier en Aristide, de catastrophes en cataclysmes, l’Haïtien en est venu à perdre son âme jusqu’à souhaiter l’occupation permanente ou la mise sous tutelle déguisée d’un pays qu’il a reçu libre de l’Aïeul, Héros aux mains nues. Quelle déchéance!.
La semaine dernière, la Communauté haïtienne sidéré apprenait que le citoyen Yvon Neptune, Ex-Premier Ministre et suppôt d’Aristide a été enlevé du Pénitencier National par les forces d’occupation pour être soigné dans un Hôpital argentin en Haïti pour tentative d’auto consomption. Quelle grandeur d’âme de la part de l’occupant que de vouloir sauver contre lui-même un politicien indigne! A-t-il pour mission de soustraire de présumés coupables à la justice haïtienne?
Quel argument pourront-ils alléguer: Alexandre et Latortue pour excuser le possible départ du pays de cet Ex-Ministre, si les forces d’occupation décident de transférer Neptune à l’étranger pour recevoir de meilleurs soins? Quelles arguties avanceront-ils pour le rapatrier par la suite à des fins de justice? Ces dirigeants, au paradis malgré les saints, ont-ils reçu pour consigne d’avilir d’avantage une Nation indépendante simplement en butte à des problèmes internes dont la solution réside dans la volonté d’éliminer les virus du corps social haïtien après l’échec de toutes les tentatives de conciliation et de réconciliation?
Mais dans le même temps, on doit questionner cette Justice sur sa lenteur à décider du sort d’auteurs présumés d’actes criminels. Tout comme, on doit tenir compte des précédents relevés dans l’administration de la sus-dite Justice: Claude Raymond mort, faute de soins, dans les geôles de René Préval et Prosper Avril, embastillé sous Aristide trois ans durant, en dépit d’une ordonnance de non-lieu et d’une main levée d’écrou produites par le parquet. Il y a certes toujours un responsable derrière chaque acte arbitraire.
Et dans un pays comme le nôtre le"Maître des vies et des biens" reste inévitablement le Chef de l’Exécutif secondé dans ses délires mégalomaniaques par son Premier Ministre. Tout le monde sait que la tuerie de St. Marc s’est orchestrée à la suite de la visite d’Yvon Neptune et de Jocelerme Privert dans ce bastion de l’Anti-Aristidisme. Depuis bien longtemps, on aurait dû juger et condamner les artisans intellectuels et les simples exécutants de ce drame.
Mais la coutume veut qu’on laisse traîner les choses de façon à tirer le plus d’avantages matériels possibles du gousset des accusés. Tant que Neptune et Privert sont gardés en prison, il y a des chances que les nouveaux hommes forts puissent soutirer, à eux, à leurs proches ou au principal concerné au moins une partie de l’argent volé au people haïtien. "A voleur, voleur et demi" Ainsi va la vie. Ainsi dégringolent dans les eaux sales, les hommes en redingote et en faux col qui ont pris charge de cette Nation d’aveugles.
Après les Caucasiens, les Anglo-Saxons et les Germains, les Latins viennent d’administrer au peuple une gifle dont il lui sera difficile de se relever. Après avoir envahi le pays sans projet bien défini, après avoir assisté imperturbable aux turbulences des"Chimères, Kokorat et autres," après avoir été témoin de multiples opérations de kidnapping en cours au pays, ils affichent au bout de leurs fusils-mitrailleurs et de leur arsenal de guerre, leur profond mépris pour les institutions haïtiennes.
Ils n’ont laissé à un Boniface sémantiquement nul et à un Latortue littéralement stupide que le choix de se traîner à leurs pieds en prétendant qu’ils ont eux-mêmes sollicité l’intervention des occupants pour porter secours à l’Ex Premier Ministre en détresse. Comme s’il n’y avait ni médecins, ni hôpitaux dans ce pays truffé de cadres moyens et supérieurs même quand ces derniers doivent évoluer, à l’ordinaire dans un océan d’analphabètes.
Quand donc allons-nous finir par nous mettre debout et comme l’Illustre Galiléen, chasser du Temple et les vendeurs nationaux et les acheteurs internationaux? Quand est-ce que la Jeunesse réelle et légale va-t-elle prendre en main son propre destin lourdement hypothéqué par des générations d’abrutis qui n’ont fait que lui apprendre à voler, à tuer, à haïr sans espoir, sans compensation, sans grandeur.
La jeunesse est une force qui s’ignore. Elle a aussi la force de son âge pour tout chambarder à la manière d’un tsunami qui détruit, qui nettoie et qui, éventuellement provoque l’exubérance des vergers et des prés trop longtemps laissés à l’abandon. C’est à cette Jeunesse et à elle seule que nous faisons référence pour exorciser la répétition odieuse des échecs de toutes les classes sociales et de toutes les catégories professionnelles de ce pays.
Puisque la Constitution de 1987 est depuis longtemps frappée de caducité sinon de forclusion, puisque les dirigeants actuels sont figés dans une historicité somme toute inhabituelle: Corruption, vol, lâcheté, crime, insécurité, puisqu’ils refusent de démissionner de postes qu’ils ont simplement usurpés avec la complicité douteuse de l’internationale qui les confond dans un mépris hautain, Haïti est devenue un pays soumis à toutes les dérives une Nation en état de légitime défense. Encore une fois, il est triste de constater qu’au soir de leur vie, des Responsables politiques, hier encore propres à défaut d’être brillants, acceptent d’exécuter sans état d’âme, les diktats de leurs maîtres historiquement mal disposés envers leurs pays.
Il revient donc à la Jeunesse l’insigne honneur et la pressante obligation de redresser la barque en mettant définitivement frein à la fureur des flots de plus en plus malsains.
Jean L. THEAGENE
Haïti, Peau de Chagrin consentante? (de Loty)
Depuis, la chute d'Aristide, le déferlement des catastrophes naturelles sur Mapou et Gonaïves, certains camouflets inimaginables sont infligés au pays. Je me rappelle que le Mexique a offert 50.000.000 dollars au pays, lors d'une rencontre à Washington, desdits pays amis d'Haïti, désireux d'aider à sa reconstruction. En vérité, est-ce décent pour un gouvernement d'accepter une telle gifle? Mais le pire est arrivé récemment après la crise du pénitencier pris d'assaut.
À cette occasion, le représentant togolais de l'Onu en Haïti - dont le nom m'échappe peut-être par répulsion psychologique - a offert à monsieur le P.M. d'Haïti, un chèque d'aide de 50.000.000 dollars pour réparer et renforcer les dispositifs de sécurité de la prison centrale de Port-au-Prince tout en insistant avec un ton impératif voire gnomique à Latortue que les travaux de cette amélioration des portes et murs des geôles de la capitale, doivent commencer immédiatement et sans délai.
Cette situation me porte à croire que nous sommes si bas tombés que nous n'avons plus le sens de la vergogne, nous sommes devenus éhontés comme peuple et pays. En vérité, il aurait suffi à Latortue de lancer un appel à l'aide dans un radiothon aux seuls habitants de Pétion-ville pour recueillir bien plus que cette somme en deux ou trois heures. Cette manière d'assisté qui a perdu le sens de la honte pour avoir enterré la dignité n'est autre que la face piteuse et pitoyable d'un État vil et avilissant pour tous ses ressortissants qui font figure de peau de chagrin planétaire malgré eux! État si laidement fléchi, si malsain qu'il n'a point sa raison d'être!
Signé: CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
POSITIVE QUOTE OF THE DAY
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Some people are always grumbling because roses have thorns. I am thankful that thorns have roses.
-- Allophones Karr
FROM Richard Jean
If the Japanese & the Korean can do it; so can we as people and a nation. The JAP and the Korean; however, had helped from abroad. The Marshall Plan did provide security and economic aid for these two nations . In Haiti the mind set might be a plague but overall, we do have excellent minded haitians( both males and females) who can rise to the occasion and make the difference.
FROM THE NORTHEAST
Carl,
I did miss you! I admire you and the work that you do with joy and competence. Till next time -remember Spring is Eternal (it's our state of mind).
WITH A SENSE OF HUMOR
Subject: Telling her something positive
A husband and wife are getting ready for bed. The wife is standing in front of a full-length mirror taking a hard look at herself "You know, dear," she says, "I look in the mirror, and I see an old woman. My face is all wrinkled, my boobs are barely above my waist, and my butt is hanging out a mile. I've got fat legs, and my arms are all flabby." She turns to her husband and says, "Tell me something positive to make me feel better about myself."
He studies hard for a moment thinking about it and then says in a soft, thoughtful voice, "Well, there's nothing wrong with your eyesight."
Services for the husband will be held Saturday morning at 10:30 at St. Anselm's Memorial Chapel.
FOUNDATION HOPE FOR HAITI, INC.,
would enjoy the pleasure of your company on Saturday, the Ninth of April at 6.30 in the evening at Our Annual Gala, an Evening of Dancing and Dining. Silent Auction of fine Haitian Art Featuring the World Music Group N’DIDGENOUS, at The Eden Roc Hotel, 4525 Collins Avenue, Miami Beach, Florida.
Your tax deductible contribution of $100.00 will benefit Community Development Projects in Haiti and the Diaspora Fund.
For information call: 954 439-6089 or 954 646-3020 or go to www.foundationhopeforhaiti.org info@foundationhopefor haiti.org
FLORENCE BELLANDE ROBERTSON, Ph.D.
FROM RAFAEL A. VELASQUEZ
Dear Carl:
After a little break from fiction, I finally sat down and began writing again. Below, you'll find my latest short story, "A First Good-Bye." Hope you'll enjoy it. I look forward to reading your comments and suggestions.
Regards,
Rafael.
A FIRST GOOD-BYE
by Rafael A. Velasquez (March 2005)
It couldn’t go on like this. "Love alone is not enough!" she said. But Carlos didn’t understand. Love is stronger than anything, he thought. "It’s normal for heart and mind to mature separately," Tammy continued. Suddenly, Carlos became angry, "What are you talking about? Why don’t you just say it? You don’t love me, right?" But Tammy kept on insisting, "Baby, please understand, that’s not the reason!" Carlos finally couldn’t take it any longer! He stood up from the table, and kicked his chair in a high bow across the restaurant. "F…. that! F…. you, and all your BS! I’m not gonna take this from you or from anybody!" he screamed. Then, he paused for a moment, looked around, and left. At the time, Carlos had been the only one talking. In the restaurant there was complete silence. Carlos was the perfect example that a man could have a mature mind, but at the same time leave his heart in the early childhood stage.
"Everything, OK? Do you want us to call the police?" the waiter asked. "No. No, I am sorry, so sorry. Please, just bring me the check" Tammy answered. Although her body was still present, her mind had left a while ago. As if in trance, she paid and left the restaurant.
She had loved Carlos and fallen out of love with Carlos. A fact that she noticed with pain and Carlos did not want to notice at all. They had been together for more than five years and probably had shared most of the things two people can share. However, their final station had come and tonight was the night to face the truth.
Tammy had tried to make him understand, but Carlos just didn’t get it or didn’t want to get it. Being with him, she felt every day more like an older sister instead of a girlfriend. Tammy had realized that they had grown apart. She’d told him that she couldn’t take his obsessive jealously or outrageous public behavior any longer. One day, she’d explained to him, "Carlos, please grow up! While society brings maturity into our minds, we ourselves, together with the people we love, have to bring maturity into our hearts. Please, my love, try to understand me! Just try! I can’t take it much longer."
For most people it was apparent that it would be better for both of them, if they separated. Thus far, it had only been a question of time, when they’d both be strong enough to cut ties and move on. They weren’t the same High School sweethearts from back then anymore, but instead had become two adults who were living their lives in two different worlds.
However, there was the sex! And it always put an end to all those phony words of reason. So powerful, so indescribably powerful! They both would just be lying there on those wet, cold sheets, drained in each other’s sweat, breathing heavily and trembling all over. How many times had they been clutched to each other’s bodies crying for love and promising away their lives? Promises, promises, promises. As if those promises contained implicit cancellation clauses. Still, it just felt so intense, when they devoured each other and lost themselves in an open sea of pleasure.
Of course, people didn’t know about those things! They remained private. Well, mostly private, with a few exceptions. However, Chris, Jen, Frank, and Andrea could talk all they wanted, advise their brains out, or even become quasi-psychologists, but never even had the slightest chance against the overwhelming power of love, carnal love, or love of the flesh. How could they?
They all had no idea of what Carlos and Tammy were feeling in those delusional, but sacred moments of intimacy. Many times, the language of love is divinely unique to every relationship and cannot be understood by others. At least that’s what Tammy always thought when looking at her mother’s maturely smiling face. Carlos knew that while sometimes he wouldn’t know how to answer Tammy’s questions, their bodies would always click. He could overcome all her fancy conversations and arguments by kissing her lips, caressing her skin, and challenging the limitations of her body.
Driving home, Tammy kept thinking of the "restaurant scene," and promised herself to move ahead and never look back. In a way, she was even happy of what had happened. Carlos had behaved like a crazy child again, not even listening to anything she said, and just given her another reason to leave him. After all, she should have known better. Considering that they’d been dating for years and she knew how Carlos tended to react when he didn’t see a way out of a difficult situation. Tammy just should have known, as much as she should have known what would happen next. As she turned into the parking lot of her apartment complex, she saw him standing there. Like a broken warrior, just standing there stiff and lonely on the parking lot.
Tammy parked her car and stepped out. She stopped and looked at him. Carlos, was just standing there, crying silently without saying a word, without making a noise. His face said more than a thousand words. "Why?" she asked. "Why does it have to be so difficult Carlos?" He remained silent, tears running down his face. "Don’t do this to us. You know it’s over. I’m sorry!" Although he tried to keep his posture, he couldn’t help but twitching in pain. "Carlos, what we had was beautiful. I will never forget. Please don’t destroy it!" As if his body was unexpectedly losing all its energy, he slowly sunk down to his knees. Tammy, felt sorry for him. In obvious shock, she put a hand on her mouth and held her breath. She felt like crying but didn’t. She just looked at her ex-boyfriend and saw him keeling on the wet asphalt, with his arms hanging down his back and his head hanging down his shoulders.
"I loved you so much. You have no idea! Tammy, I’ll die for you. Do you understand?" He then sunk down completely and kept lying with his face on the wet asphalt. "Don’t do this! Baby, please don’t do this!" Tammy began to sob and ran to him. She tried to lift him up, but he was just too heavy. Exhausted she fell on her knees besides him and held on to his shoulders. Tammy caressed his hair and kissed the back of his head. "Don’t do this! Please don’t do this!"
She’d never seen him like this. All of the sudden Tammy felt betrayed. Betrayed by her own feelings. She loved it, but also hated it. Carlos slowly rolled over continuing to completely soak himself in water. His eyes were closed and pebble stones were stuck on his face. He kept crying and shivering. Tammy tenderly wiped his face clean. "You’re crazy, totally crazy, baby. What do I just do with you?" Carlos opened his eyes. He had stopped crying, but was still shivering. "Why don’t you just love me?" he said.
"Don’t you remember? Always you. Always me. Together we’re one." Carlos raised from the street and took Tammy into his wet arms. "Don’t you remember?" he whispered into her ear. "You’re soaked! You’ll get sick. What did you just do?" Tammy said. "I don’t care," he answered. Tammy began caressing his face, "Let’s go upstairs. You can’t stay here like this!" Carlos smiled. "I love you," he said. "I love you more than my heart can take." Within a few seconds both were rolling and kissing on the wet parking lot. Suddenly, they heard the harsh honking of a car. "Wanna get killed, or what? Go and f… at your house!" an upset voice shouted.
They stopped kissing, looked at each other and started laughing. "Let’s go!" Tammy said. "Yes, let’s go, hurry up!" Carlos answered. Laughing, Tammy stood up and started running towards her apartment. For a few seconds, Carlos just watched her run up the stairs. "Oh Tammy, I’m so completely crazy about you," he said to himself. He wiped across his face and swiftly got on his feet. "Baby, I’m coming!" he screamed with exploding happiness into the sleepy silence of the night and ran up to his girlfriend’s apartment.
Tu alma y mi tierra
Hecho raices tu alma en tierra seca y arida;
Contra vientos y mareas te abriste zanja,
y supistes el suspiro que encierra
el hueco de mi tierra.
Templaron tus lloros la sed de mi sequía
hicieron tus fuerzas el ceder de mis pedregales,
inmersos en un mar de inutil tierra.
Ayer fuistes despojo de buenas y fertiles cosechas.
Hoy, tu ancla,recala en mi fondo,despertando
vida en tierra muerta.
Los surcos del arado,como olas,te negaban
en su ondura navegar,y caiste en tierra muerta
que es la mia,que sin poder darte la vida
tu te aferraste a ella.
Ahora, son tus frutos mi alimento,es tu sabia
la sangre que corre por todas mis venas.
Penetra tus raices mucho más en mi suelo,
para que así,si murieses,quedemos en abrazo eterno.
Cubreme de tu sombra y no permitas otra semilla
por que en mi tierra no podrá tener la vida.
Pues tu eres mi alma de aquella , aquella
tierra:árida,seca y fría.
Autor de la Poesia: Angel P. Blazquez
E POUM FINI ZANMI MWEN YO MEN DANIEL ULYSSE KAPE VOYE’M MOUTE
Carl,
Nou di Bondie Granmèt-la mèsi ou tounen Sen & Sof san manke moso. Mwin di Sof, sepa soft tankou meriken-an di. Nou konnen langaj ou pa Sof. Tankou ti chante Tabou Combo ki di "Lage'm Poum Pale." Ou pale nèt. Inteview ou-yo se sa nèt. Fok gen nèg tankou’w, ayisyen ki genyen konviksyion, diyite ak kouray ki pou pale ak-yo. Koze bis, latrin sal-la pperatè bis-yo di sak ayisyen yap boule, donk se jan’l pase’l pase! Alatraka papa, ala de la wont !
M’espere lami konsil Harry Joseph ak lot responsab yo kap panche sou kalite sevis ak tretman pèp yo represente a ap jwenn si tou lè dominiken sa yo ap fè de vye remak sal konsa. Men dabo se konsomatè frè ak sè ayisyen nou yo ki dwe exije bon sèvis pou tout milyon dola meriken yap charye pote nan Dominikani chak jou.
Zafe Bis tonbe nan trou amba pousyè poud blanch sa fèm sonje gwo aksidan minis Lomchamps ak yon lot Minis sou swa prezidan Preval ou Aristid. Mesie yo nan kotèj ofisyiel ak kouri konbien mil a lè, siren, vitès nan vyie rout kraze, sal chaje ak pousyè epi machin tombe nan ravin, moun blese se kouri al Sen Domeng ou vil Miyami.
Jodi a anko se menm lobey la anyen pa chanje; rout kraze, fatra, pousyè gwo machin ki koute bien chè. Carl ke se swa Alliance Francaise ou bien lot Oganisasyion ki choizi-ou yo konn sayap fè. Ou se yon nonm ki intelijan chaje ak repondong, konpetans, prezans ak langaj pou koresponn ak yo tèt kale. Jan yo vini ap kontre kon ou ak-yo ke se swa nan lang Panyol, Franse, Angle ou Kreyol.
Sa ki pi enpotan nan patisipasyion ou nan tout group sa yo se ke ou se yon anbasadè pou defann la koz ayisyenn. Anpil nèg kap touche gwo lajan nan pos diplomatik ak politik pa kap kanpe douvan etranje yo pou defan interè pèp la ak peyi a. Donk sa vle di nou tout ki gen opotinite ak konpetans dwe aji an anbasadè pou peyi d’ayiti. Map profite salyue tout zanmi kanmarad CDC, voye yon mesaj de paix, lanmou, lajistis, tet ansanm, sekirite ak rekonsiliasyion pou la grande famille Haitienne. Haiti pap peri toutan nou la, si nou konfie nou ak Christ.
Fok nou divose ak koze mechanste, bizango, lougarou, champwèl, kout lang, divisyion, zenglendo, egoist, san wont volè peyi a pou al sere nan peyi etranje.
Carl, map swete ou Bienvenue, kenbe la, zanmi ou yo kampe an solidarite avè’w. Toujou pi ro!