Carl' Corner
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Miami Dade Community College, Marceau Jean-Noel, Loty, Myriam Nader, Peck, Roc, Max Blanchet, Garcon, Foundation Hope, Sense of Humor, Fanini, Vedrine, Ulysse, Vedrine.

JEUDI 31 Mars 2005

"LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN," DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.

Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

Le "Coin de Carl" est de retour après un fructueux séjour en Haiti et en République Dominicaine.

AVIS À TOUS LES "INTERNÔTRES." J’ai recu plus de 15 mille messages pendant mon absence et des centaines d’appels téléphoniques. Je ne suis malheureusement pas en mesure de les répondre tous.

Comme je l’ai souvent dit je n’ai pas le staff de Georges W. Bush. Le "Coin de Carl" reprend lentement la routine de tous les jours, et cela prendra quelques semaines avant de retourner à la normalité.

Je remercie pour vos messages d’amitiés, suggestions, sympathies et autres. Sans vous "Le Coin de Carl" n’a pas sa raison d’être. J’ai malheureusement effacé la plupart de ces messages par mégarde. Prière de m’excuser et me les renvoyer si vous n’avez pas eû de réponses.

LA PENSÉE DU JOUR

A l'ulcère du monde, il y a une grande cause générale: c'est l'asservissement au passé, le préjugé séculaire qui empêche de tout refaire proprement selon la raison et la morale.

DE MARCEAU JEAN-NOEL, REPRÉSENTANT D’UN GROUPE D’ÉTUDIANTS, À MIAMI DADE COMMUNITY COLLEGE

Hi ! Mr. Fombrun,

Un salut très distingué pour vous et pour votre famille.

En dépit de tout, après votre passage dans la radio Carnivale,

vous avez créé un nouveau monde à Miami avec des messages instructifs.

Nous éspérons vous entendre sur une autre radio.De la part d’un groupe d’étudiants à Miami Dade Community

Pour le groupe: Marceau Jean-Noel

MA RÉPONSE

Cher Marceau Jean-Louis et amis,

Vous pouvez m’écouter à Miami chaque mercredi soir à 7 heures sur la Planète 1700 AM le programme "Let’s Talk with Fanini," JUSQU’A NOUVEL ORDRE. Chaque Mardi et Jeudi à 9 heures sur ISLAND TV à Miami. Chaque Jeudi soir à 7 heures sur l’internet www.radioclassiqueinternationale.com Chaque Dimanche de midi à 1 heure sur www.radiotropicaleinternationale.com à New York. Chaque Dimanche de 4 heures 15 à 4 heures 30 sur l’Antenne 88.9 FM à Miami.

All the best,

Carl

DE LOTY AU SUJET DE SON ARTICLE, HIER 30 Mars 2005, INTITULÉ "Haïti, Peau de Chagrin consentante?

Carl,

Ce ne sont pas 50.000.000 dollars mais 50.000 ( cinquante mille dollars) que le Mexique comme cet ambassadeur de l'Onu ont donné à Haïti! 50.000.000 seraient critiquable mais pas honteux.

Alors corrige demain dans une petite note car tu as ajouté trois zéros qui font un honneur irréel et immérité à Latortue.

LOTY

DE MYRIAM NADER

Bonjour Don Carlito,

Mes compliments pour ton merveilleux discours prononcé sur le sort de nos compatriotes, "bateyes" , en République Dominicaine. Très touchant! Tu as parlé du plus profond de ton être. Cet état d'esclavage et ce manque de respect pour les coupeurs de canne Haitiens travaillant en RD ne datent pas d'aujourd'hui et demeurent inadmissible plus que jamais!

Il est absolument nécessaire que de temps à autres des gens rappellent à ces Dominicains qu'il y a une limite à tout traitement inhumain en ce plein XXIème siècle . Espérons que cette fois-ci, un peu d'amour finira par jaillir de leur coeur pour remédier en profondeur à ce problème sérieux au plus tôt. L'avenir en dira le reste....

Compliments pour ta nomination comme Conseiller International. Bonne Chance! Nous comptons sur toi.

Très contente de te lire à nouveau Don Carlito! Une fois de plus compliments pour ta merveilleuse performance dans le film "The Lords of Miami" ! Le film etait très bien aussi. Mes compliments a tout le cast!

A bientôt,

Myriam,

GALERIE D'ART NADER
FINE ART & CUSTOM FRAMING

Lettre ouverte à Raoul Peck autour de son film « Sometimes in April, » de Nancy Roc.

Posté le mardi 29 mars 2005

« (...) je ne peux m’empêcher de trembler pour Haïti aujourd’hui car j’y vois les mêmes vices, les mêmes dérives, les mêmes signes de haine évocatrice, prémonitoire d’une catastrophe sans précédent dans notre histoire ».

Soumis à AlterPresse le 28 mars 2005

Cher Raoul,

Cela fait plus d’une semaine que je voulais t’écrire pour te féliciter comme peu de mots pourraient le faire, pour la réalisation de ton dernier film sur le génocide du Rwanda. Ce soir, je l’ai regardé pour la seconde fois sur HBO et ma mère se joint à moi pour te présenter ses hommages et félicitations.

J’espère trouver les mots adéquats pour te dire à quel point je suis fière de toi, fière que tu sois un Haïtien comme on n’en fait plus, fière que tu sois devenu un réalisateur hors du commun, ayant la capacité de transmettre un message, un témoignage universel aussi important que celui que tu as réussi à passer à travers ce film.

Ta façon de témoigner à travers tes films découle de la même conviction qui m’a menée à devenir la journaliste que je suis aujourd’hui : oser dire la vérité, témoigner devant l’humanité des dérives obscures et diaboliques de la race humaine, dues à l’indifférence, à la cruauté, à l’imbécillité et à la perversité. Le faire au-delà du danger, des vicissitudes, des critiques, pour le devoir de mémoire, pour remplir la mission que Dieu nous a confiée.

Je ne sais pas si tu es croyant mais ce n’est même pas important : que tu le sois ou non, ton dernier film fait de toi un messager de l’humanité, un observateur fin et surtout humaniste des horreurs de notre monde. Au-delà de ce don que tu as démontré, tu auras surtout réussi à ne pas abuser ‘’d’hémoglobine’’ à la façon hollywoodienne mais, au contraire, grâce à une discrétion objective, à laisser la place à l’imagination, même lorsqu’elle ne pouvait conevoir l’inimaginable.

Je voudrais partager plusieurs choses avec toi comme je le fais rarement et comme je ne le ferai sans doute plus du moins par écrit et publiquement. Tout d’abord, sache que c’est au Zaïre, quand j’avais douze ans, que j’ai vu le premier film sur l’Holocauste avec Meryl Streep à l’époque. Ce jour là, je suis née une seconde fois : j’ai réalisé combien les hommes pouvaient être cruels et je n’avais jamais imaginé pareille cruauté.

C’est ainsi que j’ai étudié la Seconde Guerre Mondiale pendant 8 ans et suis devenue par la suite, journaliste, me disant, naïvement à l’époque, qu’il fallait que je fasse tout ce qui était en mon pouvoir pour que ce genre d’horreur n’arrive plus. Mais j’ai grandi, et malgré ma lutte constante, j’ai réalisé que ces horreurs nous dépassaient et nous dépasseront toujours : il y a eu le Cambodge, la Bosnie Herzégovine, le Rwanda et aujourd’hui, sans doute comme toi, je crains le pire pour notre pays.

Le fait que tu aies vécu au Zaïre comme moi, me rapproche davantage encore de ton travail et de ta vision. Nous qui avons toujours prétendu avoir donné à l’Afrique, savons depuis longtemps, ce que l’Afrique nous a légué. Contrairement à nos autres compatriotes, je crois que nous lui serons éternellement reconnaissants et savons être humbles devant tant de chance. Nous devons beaucoup à ce continent que la majorité des nôtres ont rejeté par complexe ou ignorance.

Te souviens-tu de l’odeur de la pluie en terre africaine ? Cette odeur me hante depuis des années et lorsque ton film évoque la saison des pluies en avril au Rwanda et qu’ici, c’est la saison la plus sèche et la plus poussiéreuse, ce parallèle évoque pour moi toute la différence établie entre notre pays et le continent auquel nous avons été arrachés. Une différence telle une blessure aussi béante que les mers qui séparent Haïti de notre Terre Mère.

Lorsqu’au début du film, une élève demande en classe si le génocide aurait pu être évité et que l’acteur principal répond : « maybe if we could have been more courageous, maybe if the world would have paid more attention’’ ; je ne peux m’empêcher de trembler pour Haïti aujourd’hui car j’y vois les mêmes vices, les mêmes dérives, les mêmes signes de haine évocatrice, prémonitoire d’une catastrophe sans précédent dans notre histoire.

Une haine cultivée depuis des années mais qui a atteint son apogée sous Aristide. Une haine qui peut être activée à l’extrême par la présence des Nations Unies chez nous avec leur lecture totalement erronée de la réalité sur le terrain. Dis-moi Raoul, tes projections privées à l’Impérial étaient-elles innocentes ou as-tu le même pressentiment que moi ? J’ai tellement regretté de ne pas pouvoir pu être là car je signais mon dernier livre, « Le Bicentenaire Amer »...Mais réponds-moi, c’est important.

Il y a tellement de scènes terribles qui m’ont marquée et qui m’ont enlevé le sommeil après avoir vu le film la première fois : celle ou Xavier dit qu’il fait partie du convoi de l’ONU et que le soldat Français répond que non, qu’il n’a de place que pour les expatriés. Ma mère a vécu cette scène avec sa meilleure amie en 1993 lors de l’évacuation des étrangers et elle a du être évacuée en laissant sa ‘’sœur’’ Zaïroise seule à terre. Elle n’avait rien pu faire pour elle.

La différence avec ton film c’est que sa ‘’sœur’’, Johanne, a survécu et n’est pas morte comme Xavier. Je veux que tu saches que j’avais lu l’excellent livre de Colette Brackman sur le Rwanda mais que ton film dépasse cette œuvre. La scène de l’école ou celle dans les marais est terrible aussi. Mais étrangement, c’est l’image de la femme d’Augustin, qui après avoir été violée en maintes fois, est jetée comme un sac de viande, qui m’a hantée.

Les femmes sont toujours doublement victimes. C’était insoutenable et je n’en ai pas dormi la nuit suivante. Mais, au-delà de l’horreur, le courage des victimes et en particulier des femmes dans ton film est EXTRAORDINAIRE, INOUBLIABLE et panse les plaies des douleurs du spectateur...si cela est possible. Sais-tu qu’aujourd’hui chez nous, les femmes de toutes les classes sociales sont systématiquement violées en ‘’tournante’’, ‘’gang raped’’ ?

J’ai pensé aussi au système de ‘’guacaca’’ appliqué au Rwanda et qui est très présent dans ton film. Mais je ne vois pas comment on pourrait appliquer un tel système en Haïti. Et lorsqu’à la fin du générique, ces simples mots, « never forget » apparaissent, je me dis que c’est terrible car l’impunité demeure, là-bas, comme ici. Pareil au Cambodge : les tortionnaires n’ont pas été punis après les deux millions de victimes exterminées par le régime des Khmers Rouges. Alors que faire ? Comment éviter que cela ne se reproduise si à chaque fois, les tueurs s’en tirent ? Après la projection de ton film, tout le monde ici dit qu’il devrait être traduit en français et passé dans les salles de cinéma.

A te dire vrai, je n’en suis pas si sûre car je ne pense pas que les esprits macabres chez nous en tireront les leçons adéquates. Bien au contraire : je suis absolument convaincue que ton film aurait l’effet contraire. Il y a trop d’impunité, d’ignorance et de méchanceté chez nous. Le proverbe dit bien que ‘’les oppressés d’hier feront les oppresseurs de demain’’.

Or, chez nous, il n’y a qu’une vingtaine de psychiatres pour 8 millions d’habitants et les victimes d’hier, veulent aujourd’hui le pouvoir. C’’est un cycle infernal auquel les partis politiques n’échappent pas, ayant été eux aussi victimes de par le passé. Qui peut donc nous assurer, et encore moins nous garantir qu’ils pourront gouverner ce pays demain sans reproduire les mêmes schémas d’épouvante d’hier ?

Quant à l’attitude de la communauté internationale, tu l’as parfaitement décrite dans ton film et malheureusement, là encore, les mêmes scénarios se déroulent aujourd’hui. J’ai la profonde conviction que ce qui est arrivé au Rwanda a déjà commencé en Haïti et je ne sais pas comment nous pourrons arrêter cette machine infernale.

Certes, toi et moi, et une poignée de gens ici, auront tiré la sonnette d’alarme. Malheureusement, même si nous avons fait notre devoir, nous sommes une minorité, comme les Tutsis, désignés à être exterminés ou à être exilés (dans le meilleur des cas). Mais comment éviter la catastrophe ? Nous serons des voix dans le désert jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Ton film m’a coupé le souffle Raoul. Il m’a bouleversée telle une torture, telle une vision récurrente de nos horreurs, de nos douleurs, de notre haine les uns pour les autres. Une haine qui grandit ici tous les jours, sous nos yeux alors que les regards se détournent en espérant, vainement, que cela ne nous arrivera pas. Mais tous les signes sont déjà là. Si les ‘’Blancs’’ ont eu leur part de responsabilité dans ce massacre inoubliable, nous devons avant tout réaliser que les Tutsis et les Utus étaient des frères d’une même race, d’une même terre et qu’ils se sont entretués.

Près d’un million de morts en moins de 100 jours, à la machette et à la mitraillette, avec l’aide de médias haineux. Cela te rappelle-t-il quelque chose ? Et pendant ce temps, Washington discutait, comme tu l’as si bien démontré, des définitions entre un génocide et un génocide ‘’actif’’ !!! Quant à la France, honte à la patrie des Droits de l’Homme à travers l’Opération Turquoise. On oublie aussi de rappeler que ce génocide a engendré 3 millions de blessés et de réfugiés.

En ce moment, je lis le livre du Lieutenant Général Canadien Roméo Dallaire qui était au Rwanda et a attendu sept ans avant d’écrire son livre, ‘’J’ai serré la main du Diable’’ ou la faillite de l’humanité au Rwanda. C’est un livre terriblement édifiant et il avoue avoir traversé une grave dépression avant d’avoir le courage d’exorciser le cauchemar qu’il avait vécu là-bas. Il écrit d’ailleurs à ce propos, « Je sais que je ne cesserai jamais de porter le deuil de tous ces Rwandais qui avaient placé leur foi en nous, qui pensaient que les forces de maintien de`l’ONU étaient là pour mettre un terme à l’extrémisme, aux tueries, et pour les aider au cours de leurs périlleux voyage vers une paix durable.

Personnellement, je ne connais que trop le coût en vies humaines que l’on peut imputer au mandat inflexible du Conseil de sécurité des Nations Unies, à la gestion financière mesquine des administrateurs de la mission, à la paperasserie tatillonne de l’ONU, aux manipulations politiques et à mes propres limites.

Ce dont j’ai finalement pris conscience, c’est qu’à la sourde de tout cela réside l’indifférence fondamentale de la communauté internationale envers la situation critique de sept ou huit millions de Noirs Africains dans un minuscule pays n’ayant aucune valeur stratégique et aucune ressource naturelle susceptible d’intéresser une puissance mondiale.

Un petit pays surpeuplé s’automutilait en détruisant son propre peuple, tandis que le monde le regardait faire et ne manifestait aucune volonté politique d’intervenir. J’ai encore en mémoire le jugement d’un groupe de bureaucrates venus pour ‘’évaluer’’ la situation pendant les premières semaines du génocide : « Nous recommanderons à notre gouvernement de ne pas intervenir, car les risques sont trop élevés, et il n’y a ici que des êtres humains », ont-ils conclu. » [1]

Je pense que ce passage est révélateur des événements qui se déroulent depuis un an en Haïti, en particulier à la lumière de ce qui s’est déroulé sous la MICIVIH en 1994, au moment même où le génocide commençait au Rwanda. A l’époque, nous étions trop préoccupés par le retour d’Aristide, ignorant que le diable en lui s’était déjà inséré pour poursuivre son œuvre maléfique chez nous dix ans plus tard.

J’ai pleuré, étouffée, en voyant ton film Raoul. Je t’offre mes larmes non point comme des perles mais comme les coquillages africains qui portent chance, en espérant de tout cœur, que ce

nous avons entrevu et ce que ton film projette, nous épargnera de l’horreur qui se dessine de façon plus insidieuse et précise tous les jours en Haïti. Aujourd’hui c’est Pâques. Espérons et prions pour que notre nation puisse ressusciter de ses cendres...

De tout cœur,

Nancy Roc

Port-au-Prince, le 28 mars 2005

JE NE SAURAIS PASSER SOUS SILENCE L’EXCELLENT TRAVAIL de notre correspondant sur l’internet Max Blanchet, qui réside en Californie. Max nous visitait dernièrement en Floride et il est toujours égal à lui même: éfficient, sympathique, simple, sans aucune pomposité. Un article recu de Max Blanchet vaut toujours la peine d’être lu, comme cette touchante lettre ci-dessus de Nancy Roc.

A mon récent voyage en Haiti, j’apprenais par une alliée à nous deux, que le célèbre journaliste Ed Bradley, de 60 Minutes sur CBS, a épousé la nièce de Max, une haitienne. Ed Bradley a honoré Haiti de plus d’une visite.

Bonne continuité, Max, et toujours plus haut dans tes rapports.

Carl

DE JACQUES J. GARCON

Le Cap-Haitien est une grande ville;mais surement trop petite pour le Docteur Louis Noisin. Comme si c'était hier, je le revois qui passait devant chez-moi.Tous les gens du quartier comme de la ville entière s'accordèrent à remarquer sa gentillesse, son honneteté,son intelligence. J'ai voulu être comme lui pour qu'on en dise autant.

Depuis ce temps,je cultivai un grand respect pour ce modèle rare.

Docteur Noisin je partage votre peine.

Sincères condoléances à toute la famille.

Jacques J. Garcon

POSITIVE QUOTE OF THE DAY

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To think bad thoughts is really the easiest thing in the world. If you leave your mind to itself it will spiral down into ever increasing unhappiness. To think good thoughts, however, requires effort. This is one of the things that discipline - training - is about.

n James Clavell, in his novel "Shogun"

FOUNDATION HOPE FOR HAITI, INC.,

would enjoy the pleasure of your company on Saturday, the Ninth of April at 6.30 in the evening at Our Annual Gala, an Evening of Dancing and Dining. Silent Auction of fine Haitian Art Featuring the World Music Group N’DIDGENOUS, at The Eden Roc Hotel, 4525 Collins Avenue, Miami Beach, Florida.

Your tax deductible contribution of $100.00 will benefit Community Development Projects in Haiti and the Diaspora Fund.

For information call: 954 439-6089 or 954 646-3020 or go to www.foundationhopeforhaiti.org info@foundationhopefor haiti.org

FLORENCE BELLANDE ROBERTSON, Ph.D.

FROM MYRIAM, GALERIE D’ART NADER

Good morning Don!

Just to let you know that Galerie d'Art Nader will be participating among others in the fine Haitian art exhibit at the Foundation Hope for Haiti, Inc. Annual Gala.

See you and all the lovers of Haiti and its culture on Saturday April 9th!

TOUJOURS PLUS HAUT!

All the best,

Myriam

GALERIE D'ART NADER
FINE ART & CUSTOM FRAMING


WITH A SENSE OF HUMOR

An old Arab lives close to New York City for more than 40 years.

He would love to plant potatoes in his garden, but he is alone, old and weak. His son is in college in Paris, so the old man sends him an email. He explains the problem: "Beloved son, I am very sad, because I can't plant potatoes in my garden. I am sure if only you were here you helped me and dug up the garden for me. I love you, your father."

The following day, the old man receives a response email from his son: "Beloved father, please don't touch the garden. It's there that I have hidden 'the THING'. I love you, too, Ahmed". At 4pm that day the US Army, the Marines, the FBI, the CIA and the Rangers visit the house of the old man, take the whole garden apart, search every inch, but can't find anything. Disappointed they leave the house.

A day later, the old man receives another email from his son. "Beloved father, I hope the garden is dug up by now and you can plant your potatoes. That's all I could do for you from here. I love you, Ahmed."

FROM HERVÉ FANINI LEMOINE

L'ami Carl

I hope to have diner with you in 2035 just like Castro wants to join the 120 year old club

Talk to you later, at 19:00 on 1700 AM Radio Miami. You will be " The Guest of the Day" for the full hour.

Hervé Fanini-Lemoine

Oldest man says he was born in Haiti

Cuba claims 'world's oldest' man
By Stephen Gibbs
BBC News, Havana

Benito Martinez says he came to Cuba from Haiti in 1925
Cuba says the oldest man in the world is living on the Caribbean island.

Benito Martinez says he is 123 years old, while Cuban experts believe he
is just four years younger than that. If that is proved, he will comfortably break the world record. The current record holder is 113 and lives on the Caribbean territory of Puerto Rico.The Cuban says he was born in Haiti in the 19th century. He says his long life is down to no cigars or alcohol - but good food and a fair share of women.


Mr Martinez says he came to Cuba in 1925 to work on a sugar plantation on
the island. If he is anything near as old as the experts believe, he appears in
extremely good shape - he is able to walk on his own and crack jokes.

He was presented to the world by the Cuban government at the inaugural
meeting of what it calls the '120 Club'.

Its membership is mainly made up of people who are already more than 100
and want to live to a seriously ripe old age.

Cuba says that with its free healthcare, it is the best place in the
world for men and women to grow old.

The idea for the club is believed to have come from none other than the
Cuban President, Fidel Castro.

At a mere 78 he has not yet joined, but he might do one day.
Mr Castro's personal physician recently said that he saw no reason why
the president should not live to be 125.

MY ANSWER

RV,

It was great to be on your radio show last night. As far as living to be 125 years, not so sure, but thanks! Actually, that’s not really living, that’s surviving, either on a wheel chair or as a bitter old fart.

I have seen too many men who have not even reached 80 and who are already decrepit and hate their lives. What will they look like when they reach 125? God forbid! Good riddance.

As for Fidel, that’s a special case. He has defied all the odds. I will try to follow him (age wise).

All the best,

Carl

FROM E.W. VEDRINE to Daniel Ulysse

We need to find a solution among ourselves, no one is going to come to Haiti to do things for us. Dulysse8@aol.com

I hope every HAITIAN think of that. No joke about it! It is that "PRISE DE CONSCIENCE" we need. Everytime Haiti is being occupied, it goes 50 years backward ("se haitianiza por 50 anos", comme diraient beaucoup Dominicains). OCCUPATION is not and will never be the solution for Haiti.

Those Haitians who invite any form of occupation are not REAL HAITIANS, but a bunch of opportunists who are trying to take advantage from it. They are not NATIONALISTS at all. It's quite funny when I read on this forum some "so-called" intellectuals who are PRAISING these former soldiers (who have killed so many innocent people) and these "180 something groups" who have contributed to last year's coup (just for their own advantage, not for the people's because they have everything they want and the people don't).

Everyone changes their mind when Latortue fooled them because they did not get what they've expected from him. Don't forget that Latortue has to please his BIG BOSS (yo telegide reptil la). At the same time, I am not saying that things were going better under Aristide either.

Aristide just loved to be in power; he clearly showed that he did not have the leadership of the country and if he really cared about Haiti's moving forward, he could just have resigned OFFICIALLY in 2003 and not by force (on Feb. 29, 2004).

In fact look at the recent immigrants who came to Haiti not too long ago and tell/show me what they have contributed to the country. They took over everything, control of our economy, best of land, conspired with the enemies of Haiti to keep the country in this corrupt, insecured, savage and undemocratic states for that the best way for them to keep making money. Dulysse8@aol.com

They do that because, we Haitians, let them do it. So, in a way, we should not blame them because they are looking for opportunities. We should, instead, blame ourselves. It's about time that we finish up with SCAPE GOATING by taking our own responsibilities, learning to work for ourselves. Haitians need a WAKE UP call.

We're not going to let ( them) theJapanese, Koreans or anyone else come to the country to reoccupy us.Dulysse8@aol.com

These people never occupied Haiti. Why are you blaming them? Are they the one that made Haiti paid billion and billion of $$$ to recognize its independence? Are they the ones who have been occupying Haiti since 1915? Are they the ones who conspired to kill Charlemagne Peralte and other Haitian heroes? Do they have any impact on HAITIAN POLITICS? Have they been behind all the coups in Haiti? I pretty much doubt that.

As a matter of fact, there are so many positive things that Haitians should learn from the Japanese (they are proud of themselves, of their culture; they believe in COLLECTIVE WORKS, and they're working for the glory of A COUNTRY. Haitians have done the OPPOSITE). Please, visit Japan sometimes when you have time.

AMAZING!!! Why do you think Jacques CHIRAC went to Japan recently? To make them speak French or to promote LA FRANCOPHONIE?? They are great people that we should admire! I have great Japanese friends who are willing to help Haiti; they just don't have the REAL CHANNELS to go through to do that.

Japan was just like Haiti (after the Second World War) as a close Japanese friend told me, but the Japanese had that challenge before them and they've met it so far. Have we, Haitians, met any of our challenges so far? I pretty much doubt it.

Also, let's try not to be RACIST in any circumstance. Let's

try not to blame others for our failure but instead, OURSELVES (nou responsab betiz nou nan listwa, ann admet sa). Let's look at the facts: WE HAVE NOT DONE OUR HOMEWORK in history. What can EACH HAITIAN do (as something positive) for Haiti or for the Haitian Diaspora?

I am not bragging, but during my spare time, this is what I've been trying to do to help schools in Haiti, students, teachers, researchers:

http://www.palli.ch/~kapeskreyol/bibliographie/vedrine.html

I have hope that we Haitians can change the negative images of Haiti but first, EACH HAITIAN must do their homework (bring their own contribution somehow). We must learn how to create , how to invent our own stuffs for our own people, for our own community and for our own country. If we are waiting for these foreign countries, foreign soldiers, FMI, bla bla bla to come and develop Haiti, let's wait for another 200 years to see the result of that.

Best,

E. W. Vedrine

FROM DANIEL ULYSSE

As a child in Haiti back in the days in the 70's we were taught the regular stuff : Histoire d'Haiti Geography, Sciences, "Instruction Civique" how to be decent, responsible citizens among other things. At school and public offices the Salute to the flag in the morning and afternoon was solemn. Everywhere in the country it was Debout tete nu et en silence.

I visited Haiti after Duvalier in the early 90's by then everything was changed. From what I hear, today there's no more Instruction Civique, no moral values or models to follow. Actually there haven't be a full academic year without major upheaval, deblozay, dechoukay, coup d'etat since late 1987.

Things got out of control in the late 90's with bigger coups and serious schools interruptions for long period of time. A guy said on a radio interview last year that our kids are learning about how to get the hell out of the country. The country is like a car that needs a complete tune up, engine and transmission rebuilding, major work.

Daniel Ulysse

MY ANSWER TO DANIEL

Daniel,

You were a child in the 70’s, I was a child in Haiti in the 40’s. I could say as well, that under Duvalier in the 60’s, everything changed for the worse. "How to be decent, responsible citizens among other things" were not taught under Duvalier. I would change it slightly by stating "how to be a "good Duvalierist" was the order of the day.

Duvalier paved the way for what’s happening today; hell is full of those leaders with so called nationalist good will like Hitler,Stalin, Mussolini, Trujillo and Papa Doc. A goat is a goat no matter how you look at it, and apologies for their behavior will not change the big picture.

Carl

...pacto de amor...

Tanto tiempo esperando a...
saborear la ternura de tus labios
ver al mundo por las esmeraldas de tu mirada
sentir la seda de tu piel en mis manos agrietadas
por escarcha, batallas y espadas...

tanto tiempo esperando...
y ahora tu alma apaciguara la mía
ya no serás para mi, estrella lejana en la noche
ya no tendré que gritar mis palabras de amor a la luna
pues podré susurrártelas al oido
mientras acaricio tus delicadas curvas
tus palabras refrescarán mi alma
tan atormentada de llantos y gritos...
tanto tiempo esperando...
tu felicidad y la mía
tu amor...

Tanto tiempo esperando y ahora...
sé que la felicidad a tocado a mi puerta
la abrí con miedo y apareciste tu
tan resplandeciente como siempre
unámonos en un abrazo infinito
y vivamos nuestras vidas
al son de la melodía eterna
Te amé, te amo y te amaré...


Autor de la Poesia: Juan Francisco

E POUM FINI ZANMI MWEN YO, MEN YON BÈL RAPOW SON PLANT NAN PEYI D’AYITI PA E.W. VEDRINE.

Tout plant pa fèt menm jan, se sak pèmèt yo distenge youn ak lòt.Tout plant pa dire menm kantite tan. Gen plant lasezon tankou pitimi, mayi. Nou wè yo gen tij molas.Yo pa viv lontan. Yo rele plant sa yo zèb ou byen èbase. Gen plant ki rete net tankou mango, zaboka. Pyebwa sa yo, yo rele yo plant perèn.Tij plant sa yo byen djanm yo rele yo plant linyez. Lè nou gade kò yon plant, nou wè li gen 5 pati: rasin, tij, fey, flè ak fri ak grenn. Lè nou antre lan yon fon bwa nou remake ke tout pyebwa pa menm wotè.

Piti yo rele yo abis, pi gro yo rele ab. Kit se te ab kit se te abis toude fèt menm jan. Diferans lan se menm bagay ant yon moun kout ak yon moun wo.

a ) Kouman kò yon plant fèt?

Lè n ap pale de kò yon plant, nou vle pale de tij li oubyen sa yo rele twon an. Si nou pran yon manchèt oubyen yon kouto, nou dekale twon yon pyebwa, n ap wè 5 pati ladan l :

1. Yon premye kouch ke yo rele ekòs.

2. Yon dezyèm kouch anba ekòs la yo rele libè oubyen floèm. Nan libè a gen yon seri ti kannal ki pase ladan l, yo rele yo kannal libè oubyen veso libè. Se kanal libè yo, tankou tiyo dlo ki mennen sèv yo rele sèv elabore nan tout kò plant lan pou nouri l.

3. Anba libè a gen yon kouch mou se li k ap pwodwi kouch libè yo e ki pèmèt tron an vin pi gro nèg. Kouch sa a, yo rele l kanbiyoum.

4. Anba kanbiyoum nan, gen yon katriyèm kouch yo rele zilèm oubyen bwa. Se nan bwa a ke genyen yon seri ti kannal yo rele kannal bwa ki mennen sèv brit la lan fèy la pou li kwit li pou l fè l tounen sèv elabore. Kannal bwa soti depi nan rasin yo kote li pran dlo ak sèl minero pou l melanje yo pou l fè sèv brit la.

5. Lan nannan pyebwa gen yon senkyèm kouch ke yo rele kè bwa. Se lan kè bwa a tout rezistans li ye. Se kè bwa a ki fè l kanpe djanm. Se gras a kè bwa tout pyebwa kanpe dibout. Se ak kè bwa a yo fè poto kay oubyen poto elektrik ak ma batiman.

b) Kouman yon plant fè grandi?

Yon plant grandi lan tout direksyon. Li vin pi wo. Branch li yo vin pi long. Twon l grosi tou. Men se kanbiyoum lan ki pèmèt yon pyebwa layite kò l.

Chak ane ki pase, kanbiyoum nan fè yon lòt kouch bwa. Se sa k fè chak ane twon yon pyebwa vin pi laj. Kantite kouch bwa yon plant genyen, se kantite laj li.

Se sa yo rele zanno kwasans. Chak zanno se yon lane. Chak fwa pyebwa a gen yon zanno anplis, li vin pi laj e li gen yon lane anplis.

Pou yon plant grandi, se boujonnen li boujon Nan chak pwent tij li yo, nan bout chak branch li yo nou wè yon boujon. Se boujon ki nan tèt tij la, ki rele boujon tèminal, ki fè plant lan vin pi wo. Boujon ki lan branch akote yo, ki rele boujon lateral, se yo ki fè plant lan laji kò l plis. Plant lan vin gen plis branch chaje ak fèy.

c) Ki kalite plant ki genyen an(n) Ayiti?

Peyi Dayiti chaje ak tout kalite plant. Nou pa gen plas la a, pou nou ta site tout.

1. Gen plant potaje: karòt, radi, navè, zonyon, pòmdetè, seleri, chou, pwawo, pèsi, leti, bètrouj ...

2. Gen viv tankou: bannann, diri, fig, manyòk, mayi, mazonbèl, patat, pitimi, poban, pwa dekayèt, pwa nwa, pwa rouj, tayo, yam.

3. Gen plant yo fè renmèd tankou: dèyè do, fèy ti kanson, tè maron, vèvenn, zèbaklou, asorosi.

4. Gen fèy yo lave rad tankou savonèt.

5. Gen fèy yo lave asyèt tankou fèy pope.

6. Gen fèy ki detwi ravèt ak pinèz tankou fèy ave. Pou chase marengwen, yo boule po pistach.

7. Gen fèy yo manje tankou: fèy kaya, lanman, lyann a koulèv, tilalo.

8. Gen plant pou yo pran medsin tankou kas, sennen (senne), maskriti (maskreti).

9. Gen danre pou yo ekspòte tankou: kafe, kakawo, tabak, vetivè.

10. Gen plant endistriyèl tankou pit, koton; yo fè kòd, fisèl, tapi twal ak yo.

11. Gen plant ki pou fè lwil tankou: soya, mayi ak maskriti.

12. Gen plant ki fè panye ak bale tankou latanye.

13. Gen plant ki fè nat tankou jon.

14. Gen plant pou yo fè karoutchou machin tankou eveya.

15. Gen ab fritye tankou mango, kenèp, chadèk, zoranj, korosòl, ponm kajou.

16. Gen plant ki pou fè mèb tankou: tavèno, kajou, chèn.

17. Gen plant ki pou fè chabon tankou: gayak, bayawonn.

d) Ki plant ki bay manje an(n) Ayiti?

SE LA MAP RETE POU JODI’A. NA PALE DEMEN SI GRANMÈT LA VLE. Kenbe.

KAL

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