"LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN,"DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.
Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.
JOYEUX ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE À MA CHÈRE AMIE MYRIAM NADER
Comme je le dis et l’écris souvent, le CDC n’est pas d’habitude un carnet de baptême, anniversaire, mariage, mortalité ou autres. Il y a cependant de ces exceptions qui confirment la règle, tel est le cas aujourd’hui ramenant l’anniversaire de naissance de Myriam Nader, une adepte sincère du COIN DE CARL.
Noblesse oblige.
Bien que faisant son entrée dans la quarantaine, Myriam a 39 ans pour toujours, et la bonne nouvelle, mon Gourou me dit, que dans l’autre monde, nous serons tous de nouveau dans la trentaine.
Donc, ad multos años ici bas, chère Myriam, quitte à retourner à une éternelle jeunessse dans l’au-dela.
Ta présence et celle de la Galerie d’Art Nader à Miami sont tout à l’honneur de la culture haitienne et des haitiens en général.
Toujours plus haut !
DEMAIN SAMEDI 30 AVRIL 2005,
c’est la grande soirée à Miami de la "Fondation France Floride pour les Arts"
(au Moore Building ), en compagnie du Consul Général de France Christophe Bouchard, et la présence de Son Excellence Jean David Levitre, Ambassadeur de France aux Etats-Unis.
Concert avec la Soprano Elisabeth Vidal et le Bariton André Cognet "Opéra arias et chansons," suivis d’un dîner à la Francaise. Je répondrai présent.
RÉFLEXION DU JOUR
‘’Je suis tellement fier de vous, en fait c’est moi qui aurait du venir vous voir’’, a déclaré Nelson Mandela à l’ex dictateur Jean-Bertrand Aristide en Afrique-du-Sud, lors d’une récente rencontre.
SUR SISTINE/SIXTINE CHAPEL
DE MON COLLÈGUE HUDES DESRAMEAUX SUR L’INTERNET
(un extrait)
Chers amis,
Définitivement certains d'entre nous ne savent quoi faire de tout le temp dont ils disposent. Et le pire, ces mêmes gens semblent posséder un ego aussi large que notre pauvre terre d'Haiti. Oui, certains 'débats' ne sont qu' une moquerie à la misère et la violence que notre peuple fait face à longueur de journée. Mon conseil à ces gens: Utiliser ce temp afin d'être utile (concrètement) aux autres!
Hudes Desrameaux
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT JEAN BERTRAND ARISTIDE
(Troisième partie, par Viter Juste)
Président Jean-Bertrand Aristide, Installé à Washington, dans l’œil même de l’ouragan, vous avez bénéficié de l’appui du peuple haïtien tant en Haiti qu’à l’étranger. Du 1er Janvier au 31 décembre, le tambour a résonné sans désemparer à Miami à la 54ième rue. L’élection de Bill Clinton vint augmenter les espoirs en votre retour.
Elu, le Président Clinton tint sa promesse. Sous haute protection militaire il assuma votre retour triomphal après vous avoir salué de 21 coups de canon. Une réparation, un aveu de contrition.
Cette double victoire enragera les républicains, excitera leur amer désir de représailles. Offense inexcusable à l’arrogance de la pensée républicaine nourrie par la Doctrine de Théodore Roosvelt: La Carotte ou le bâton. Le Texan une fois encore crie : VENGEANCE !
Ayant raté le Président Clinton à travers l’affaire Monika Lewinski, il s’en prendra à vous, Haiti et son peuple. Triple bouchée.
La nouvelle bourgeoisie commerçante, originaire surtout du Moyen Orient, principale bénéficiaire de l’embargo exulte. Peu a peu, elle supplantait économiquement la bourgeoisie mulâtre traditionnelle dont l’accès au pouvoir politique demeure marginalisée par le prononcé de 46: « La classe au pouvoir ».
Coincée entre l’enclume économique et le marteau de l’isolement politique, la classe possédante mulâtre devenait de jour en jour une espèce rare frôlant la disparition. Des les premières secousses annonçant le commencement de la fin du régime duvaliériste, elle n’attendit point la chute pour se convertir en « Plane People »
Certes, des reproches peuvent lui être adressés dans ses approches sociales. Et encore ! Cependant, l’histoire a toujours signalé son patriotisme et son attachement à la terre natale de l’indépendance à ce jour. Si sa signature prédomine au bas de l’Acte de l’Indépendance, on la retrouve dans la lutte contre la première occupation américaine.
Peut–on oublier le journal la Nation d’obédience socialiste, chef de file de la lutte contre le régime du Président Elie Lescot et porte parole des revendications des masses ? Sa direction et sa rédaction étaient composées en majorité de mulâtres.
L’intellectualité mulâtre a servi de rampe de lancement aux GLORIEUSES DU 7 JANVIER 1945. Elles s’ébranlèrent de la Cour de l’ecole Henri Odéide. A la tête du cortège se remarquaient les Dépestre, les Beaufils, les Baker, les Pénètte marchant la main dans la main avec les St.Juste, les Mirville, les Blanc, les Alexis, les Lefranc, les Surpris, les Lemaine tous jeunes universitaires issus de familles laborieuses.
Maintenant Président Aristide, avec les manifestations populaires qui ont suivi votre enlèvement le 29 février 2004 et persistent jusqu'à ce jour avec les masses réclamant votre retour au pays et scandant « NO ARISTIDE, NO PEACE », votre retour au pays natal demeure incontournable et imminent.
Le Président Georges Bush qui veut se faire passer pour le spadassin de la démocratie sur terre, peut bien tromper une partie du monde pour un certain temps; mais pas tout le monde pour tout le temps, pour citer le Président Abraham Lincoln. Il aura grand peine à vous garder en exil, pendant que votre présence au pays est réclamée par la majorité du peuple.
Les élections en HAITI sans le Parti Lavalasse ne seraient qu’une farce. Aussi le PARTI LAVALASSE dont vous êtes le LEADER incontesté et incontestable n’ira pas aux élections sans votre présence physique au pays. En plus, la Constitution de 1987 qui régit encore le pays stipule clairement : « En aucun cas un chef d’Etat Haïtien ne peut être condamné à l’exil. »
Depuis votre enlèvement et l’installation par le Gouvernement Bush fils du Gouvernement de facto Boniface-Latortue, sans jeu de mots, la majorité du peuple haìtien (vos partisans) n’a jamais cessé de manifester en faveur du retour à l’ordre constitutionnel base fondamentale de tout pouvoir démocratique.
La pratique démocratique réclame sans réserve la continuation de votre mandat jusqu’au 7 février 2006. Ce sera votre sixième victoire sur les forces impérialistes
Maintenant Président Aristide, considérons le revers de la médaille.
Excellence, j’ai une question. Votre retour au Palais National pour seulement quelques mois jouera-t-il en faveur du retour à la paix tant nécessaire pour un nouveau démarrage? Facilitera-t-il le dialogue auquel vous aviez invité tant de fois vos antagonistes? Va-t-il désarmer la haine viscérale du pouvoir Bush contre vous, le Parti Lavalasse et le peuple haïtien ? Enfin va-t-il ramener la paix dans les cœurs et dans les esprits?
Moi je réponds par la négative. Je réponds Non! Au contraire, ce serait dédouaner Boniface, Latortue et les puissances impérialistes. Je vous assure que Latortue et Boniface seraient trop heureux de revenir à Boca Raton Florida chargés d’or et d’argent, bénéficiant de la protection de leur grand patron.
Les puissances impérialistes qui dans une réunion ont promis au Premier Ministre un milliard plus de dollars, sauteraient sur l’occasion pour renier leur serment. En plus votre gouvernement retomberait dans les mêmes problèmes. Les Deronceray, K-plime, Apaid et la trié ne souhaiteraient pas mieux car la CIA seraient toujours présente pour distribuer les trente deniers et saboter toute remise en marche
dans la bonne direction.
De plus, pratiquement que pouvez vous accomplir de positif dans les quelques mois restant ? Rien. En plus vous allez attirer aux trousses du Parti Lavalasse toute
la meute qui sollicitait votre enlèvement.
(A suivre)
Impunité et Corruption en Haïti : une affaire d’Etat
(par Nancy Roc, quelques extraits)
Nul doute qu’un an après le départ de l’ex dictateur Jean-Bertrand Aristide, la crise haïtienne s’est accentuée et le pays est plongé dans le chaos. La violence politique et le banditisme font des victimes au jour le jour, non seulement dans la population haïtienne mais également dans les rangs de la MINUSTAH.
Depuis le début du mois d’avril, la capitale et ses bidonvilles vivent dans la terreur : violents affrontements entre gangs armés et les forces de l’ordre, recrudescence effroyable des kidnappings, vols et viols, sont le lot quotidien des Port-au-Princiens. Le coup de force porté par la police nationale et la police internationale (CIVPOL) les 9 et 10 avril 2005, durant des opérations qui se sont soldées par au moins 9 morts parmi les gangs armés, dont les ex militaires Ravix Remmissainthe et Jean René Anthony, alias ‘’Grenn Sonnen’’, n’a toujours pas réussi à mater la violence.
En effet, contrairement aux déclarations du Premier ministre et du haut commandement de la police nationale, les offensives déstabilisatrices se sont poursuivis. Elles ont été perpétrées lors de la visite des membres d’une haute mission du Conseil de Sécurité de l’ONU qui s’est rendue en Haïti du 13 au 16 avril. A quelques mois des élections prévues pour octobre et novembre, l’insécurité demeure donc entière et constitue la préoccupation principale des citoyens Haïtiens.
Depuis "l’opération Bagdad", lancée en septembre 2004 par des bandes armées se réclamant d’Aristide, plus de 500 personnes ont été tuées. La terreur s’est installée au début du mois, lorsque des groupes armés ont ouvert le feu sur des passants, tuant au moins deux personnes et en blessant plusieurs dizaines dans différents quartiers de Port-au-Prince. Rappelons que le siège du Conseil électoral avait été attaqué le 29 mars, date d’anniversaire de la Constitution, à l’arme automatique et à la grenade.
L’irresponsabilité du gouvernement de transition et son manque d’action à tracer des exemples, la lecture erronée de la MINUSTAH quant à la réalité haïtienne, et la violence éminemment politique sont au cœur de cette flambée de violence. Mais également l’impunité et la corruption.
Aujourd’hui, la société haïtienne doit comprendre une fois pour toutes que l’Haïti que nous avons connue n’existe plus et ne sera plus. Haïti est désormais une île à la dérive, sans moralité, sans justice, corrompue et surtout gangstérisée.
L’héritage d’Aristide n’en finit pas de produire des monstres et si par leur comportement, le gouvernement et la société dans son ensemble, continuent d’encourager la pérennité de l’impunité et de la corruption, il est clair que le pays court à la catastrophe et la communauté internationale vers un nouvel échec.
De l’Etat marron, à l’Etat sauvage, Haïti est devenu aujourd’hui un Etat jungle. Nous analyserons les raisons de cette dérive dans notre grand dossier intitulé : ‘’Impunité et corruption en Haïti : une affaire d’Etat’’.
La réalité ‘’du béton’’ a démontré que Mr Latortue, qui a vécu plus de 40 ans en dehors du pays, n’a pas une connaissance adéquate des forces qui s’y livrent une guerre sans merci.. ….Une fois de plus, Gérard Latortue, en ‘’bon gouverneur des Nations Unies’’, se fait l’écho d’une vision partielle de la communauté internationale qui, refusant d’envisager un échec en Haïti, veut coûte que coûte organiser des élections en Haïti, en détournant - ou en faisant semblant de détourner- les yeux de la réalité sur le terrain.
L’héritage de l’ancien régime était déjà lourd : Aristide a ‘’démocratisé’’ le trafic de la drogue et financé l’armement de ses milices dans les bidonvilles de la capitale.
Chaque fois que les lavalassiens peuvent faire entendre leurs voix et leur exigence, le retour physique de Jean Bertrand Aristide, ils le font haut et fort. Comme pendant le coup d’Etat militaire de 1991 à 1994.
…Dans un reportage diffusé le 14 avril 2005 par la chaîne Arte sur TV5, on apprenait que l’ex dictateur, jouit d’une sympathie certaine de la part non seulement de l’Afrique du Sud, mais également des autres pays du continent noir.
A Pretoria, tous ses frais de protection personnelle et ses relations avec la presse sont gracieusement pris en charge par la présidence sud-africaine. Aristide a également été nommé chercheur honoraire à l’Université de Pretoria où il écrit un nouveau livre sur le ‘’kidnapping’’ international dont il a été victime.
Dans ce reportage, Aristide se déclare être toujours le président d’Haïti et prévoit son retour dans le pays pour terminer son mandat dans le cadre d’un accord négocié avec les Nations Unies. A Pretoria, Aristide n’est pas un exilé que l’on cache, bien au contraire, il est perçu comme un invité d’honneur et a été reçu par Nelson Mandela.
‘’Je suis tellement fier de vous, en fait c’est moi qui aurait du venir vous voir’’, a déclaré ce dernier à l’ex dictateur lors d’une récente rencontre. Et de fait, pour les Sud-africains, il faut restaurer la dignité d’un ex chef d’Etat. ‘’Le problème c’est la façon dont il a été retiré du pouvoir et abandonné en Centre Afrique. Il n’y a pas que l’Afrique du Sud qui n’ait pas apprécié cela. Tous les Africains l’ont pris comme une humiliation.
« Il ne s’agit pas de le remettre en scelle comme président, ce n’est pas cela, mais sa présence chez nous lui permet de jouer un rôle de médiateur qui contribuera à la paix dans la transition pour la stabilité d’Haïti et plus généralement de toutes les Caraïbes’’, explique un membre du Ministère des affaires étrangères d’Afrique du Sud, dans ce reportage.
De son côté, Aristide déclare que les membres de la CARICOM ne reconnaissent pas le ‘’gouvernement de facto’’ d’Haïti grâce aux 53 pays d’Afrique qui le soutiennent. Il récuse le fait de tirer les ficelles pour agiter son opposition en Haïti et accuse directement la France de son enlèvement en citant des noms : Régis Debray et la sœur de Dominique de Villepin lui aurait fait des menaces claires.
…Aristide n’est pas seulement malade, il est un négociateur hors pair, d’une intelligence rare. Il est à parier, que pendant son passage en Afrique du Sud, il va s’attirer la sympathie non seulement des Chefs d’Etats africains et développer la thèse raciste de son ‘’enlèvement’’ mais il se ralliera aussi tous les Africains musulmans pour aller frapper au cœur de la politique américaine.
Toutes les ‘’grass roots organizations’’ (les organisations de bases) américaines ecclésiastiques le soutiennent et il jouit aussi d’une sympathie certaine en Amérique Latine : au Venezuela, qui a annulé ses ventes de carburants avec l’actuel gouvernement de transition, mais aussi avec le Brésil de Lula et l’Argentine, partenaires internationaux primordiaux dans la force onusienne qui est intervenue en Haïti.
La menace d’Aristide reste et demeure. Son éventuel retour n’est pas à écarter si le pays continue de plonger dans le chaos et l’attitude persistante de certains puissants membres des Nations Unies à inclure le Parti Lafanmi dans le dialogue national ou le processus électoral, n’est pas innocente.
Les déclarations de l’Ambassadeur américain, James Foley, qui a déclaré cette semaine qu’Aristide était ‘’une page tournée’’ ne reposent sur aucun fait concert et les citoyens Haïtiens attendent toujours les fameuses poursuites judiciaires que devaient entamer le gouvernement américain contre Aristide notamment pour son implication dans le trafic de la drogue.
Aristide a forgé sa mégalomanie en nous plongeant dans un cauchemar. Gérard Latortue, le prolonge et nous y maintient par manque de discernement, de sérieux, de courage et de fermeté. Les enfants de la République en payent le prix douloureux et sanglant ; les ennemis de la nation en profitent pour déstabiliser, voler et appliquer leurs schémas mafieux.
Face au scénario catastrophique qui pourrait se dessiner à l’horizon, le Premier ministre, Gérard Latortue, se rend-il compte qu’il n’est qu’un pantin qu’il joue le jeu des Nations Unies ?
Se rend-il compte que si des actions fermes, des enquêtes ne sont pas entreprises et des résultats ne sont pas obtenus contre les dignitaires et les sbires d’hier qui ont pillé le pays, le pays court à sa perte et les élections sinon n’auront pas lieu du moins pourraient constituer un autre bain de sang ?
….Si le gouvernement de transition ne trace pas des exemples le plus rapidement possible, il sera rendu responsable devant l’Histoire, d’avoir commis le crime de protéger corrompus et corrupteurs et d’avoir brisé le développement d’une jeunesse qui n’a en exemple que la réussite de voleurs et dealers de drogue, au détriment des contribuables honnêtes et travailleurs.
…Quant aux partis politiques, ils sont bien trop obnubilés par la course au pouvoir, en particulier à la chaise présidentielle, pour se préoccuper de la misère grandissante du peuple haïtien et encore moins pour se mettre la communauté internationale à dos.
Certains candidats se promènent déjà dans les réceptions officielles avec de véritables délégations ‘’pré présidentielles’’ mais n’ont toujours pas jugé utile de présenter publiquement un programme politique cohérent à la nation à 6 mois des élections ! Pendant ce temps, les anciens faucons d’Aristide se pavanent dans les rues en toute impunité et les honnêtes contribuables s’appauvrissent au jour le jour.
Pour faire face à l’Etat marron que constitue le gouvernement de transition, en passe de devenir un Etat jungle, c’est-à-dire, un Etat ou la justice n’existe pas, comme décrit par Leslie Péan, la société haïtienne devra faire preuve d’un esprit d’audace, de courage, d’innovation et de mobilisation sans précédent pour lutter contre les démons du passé, leurs héritiers et forger un autre futur.
Dans le cas contraire, Haïti ira à sa perte car, élections ou pas, elle restera à jamais caractérisée par la corruption érigée en système politique ‘’qui l’utilise pour assurer la loyauté de ses partisans car il existe peu de canaux normaux autres que le clientélisme et les contacts personnels pour assurer aux individus la défense de leurs intérêts.
Les rapports entre le citoyen et l’Etat se sont développés de telle manière que ce dernier s’est constitué en une force qui n’a de comptes à rendre à personne et qui a un pouvoir sans limites’’. Et même 200 ans après notre Indépendance, nous serons une fois de plus réduits à être les citoyens d’une véritable République bananière où on aura ‘’continué avec l’entendement colonial esclavagiste selon lequel on fait marcher les nègres avec le bâton (la violence) et pas avec les lois’’.
Une République où le prochain Président élu aura toujours le pouvoir absolu du Président sur ses citoyens comme dans le pouvoir esclavagiste, le maître sur ses sujets et esclaves. Le tout, cautionné par les Nations Unies.
Nancy Roc
POSITIVE QUOTE OF THE DAY
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We need a renaissance of wonder. We need to renew, in our hearts
and in our souls, the deathless dream, the eternal poetry, the perennial
sense that life is miracle and magic.
FROM MARIE-FLORENCE BELL
Carl,
You are incredible. I know you must have worked through the night. Thank you for the compliment. It was a beautiful evening. Gepsie and the Sant La crew did a great job as usual.
All the best,
Marie-Florence
FROM MYRIAM NADER
Dear Don Carlito,
I found your corner extremely interesting today. There are things in this life that I will never decipher. However, I am asking God not to give up on what I think is right , even though I think it's hopeless.
It's really too bad that the Cubans are taking the month of May as their legislative cultural month whereas it was given to the Haitians under Mayor Alex Penelas. If this has happened, it's just because they have unfortunately found a vacuum that needed to be filled.
From public knowledge here is a list of the Haitian organizations that Miami-Dade County has approved a budget for to celebrate our Haitian Heritage Cultural Month:
1) Haitian American Youth Task Force, Inc. received $3,311.00 for activities from April 1 to May 27,2005.
2) Fanm Ayisyen Nan Miyami,Inc approved for $2,500.00.
3) Sosyete Koukouy of Miami f/a Misik Festival approved for $5,000.00.
4) Galata Haitian Culture Enrichment & Self approved for $2,500.00,
5) Haitian-American Historical Society, Inc. approved for $2,500.00.
6) Conference of Haitian Pastors United in Christ, Inc. approved for $2,838.00.
A total of $18,649.00 which is certainly not enough to celebrate a whole Haitian cultural month but can be seen as something to start with. Now have these organizations received the approved money is something else? Have they done some activities? I would love to know them all.
Let's say that regardless the fact that the Cubans are celebrating their culture in May as us what agenda we, Haitian-Americans have put together so far to celebrate our Haitian Cultural Heritage Month? Why isn't it well advertised as it used to be for four years in all Haitian media?
I think it's time that we all put our heads together as a nation. Our culture is a rich and diversified one and it deserves to be world acclaimed and appreciated at its just value!
Let's keep it alive in Miami-Dade County regardless!
Looking forward to reading you tomorrow.
All the best,
Myriam
GALERIE D'ART NADER FINE ART & CUSTOM FRAMING
Where Art Is Simply Enchanting 1911 Ponce de Leon Blvd Coral Gables, Fl 33134 Tel:305-444-1740 Fax: 305-444-1734 Appointments:305-409-7059 www.galeriedartnader.com Email: galeriedartnader@aol.com
The Haitian Heritage Museum and the Kendall Branch Library presents the dynamic and popular broadcaster Carl Fombrun, to discuss "Haiti Now and Then".
Come to be a part of a cultural afternoon where one
can hear the many aspects of our beautiful country.
Also Dr. René Charles will be there doing a book signing of his book "L'itinéraire d'une Mission"
Come out and support Haitian Cultural Month. This event is sponsored by the following: Haitian Heritage Museum, Kendall Branch Library, Prince of Haiti King of Paris, Haiti Business, Valerie Estime-McIntosh, Lakay Magazine, RD event Consultants, Galerie d’Art Nader, and Georges Jiha
the producer of the future movie titled "Café-au-Lait."
"Building our Community One Block at a Time"
From: Peter Muskovac
[mailto:peter_muskovac@hotmail.com]
Sent: Thursday, April 28, 2005 12:44 AM
To: carl@fombrun.com
Subject: [Bulk] www.fombrun.com
Carl,
Your Internet Site, www.fombrun.com, continues to shine.
The new look is great. It is very professional and
easy to navigate. I like the link buttons at the top
of the home page. You added the "links" button,
which displays various links.
Pete
When Haiti is free
Poem by Jean Claude Martineau, translated from
Haitian
Creole by Webber Emile
Once free, how beautiful Haiti will be!
Wait to hear what people will say
Once free, how beautiful Haiti will be!
This little country has come a long way
That is what you will hear people say.
We may lose people, we may lose battles
But losing Haiti, that's a different matter.
Whenever a patriot's blood is spilt
A dozen others will stand up to take his place.
The struggle is hard and may last long,
But day after day, we are moving forward.
Hard times lie ahead
But we will never be discouraged.
We know Haiti will be a great country
Where the future of its people will be safe
Where the one who sows is the one who reaps
Where the one who sweats is the one who rests.
When this time comes, women will wear hibiscus in their hair Men will wear red scarves around their necks In the street every child will sing And the adults will
say: the day has come.
Just as a pumpkin bush will never yield a calabash
Idleness will not lead to victory
A single drop of rain does not make a flood,
A fingernail can't cut wood.
We can't stay with arms folded
If we really want this day to come
They never make a gift of freedom
Freedom comes to people who struggle for it.
RECEIVED ON "CARL’S CORNER"
: Carl, as Erma Bombeck said:
" Don't worry about who doesn't like you, who has more, or who's doing what. Instead, let's cherish the relationships we have with those who do love us."
Signed:
A fan
MEMORIES "IF I HAD MY LIFE TO LIVE OVER
" by Erma Bombeck, famous columnist
(written after she found out she was dying from cancer).
I would have gone to bed when I was sick instead of pretending the earth would
go into a holding pattern if I weren't there for the day.
I would have burned the pink candle sculpted like a rose before it melted in storage.
I would have talked less and listened more.
I would have invited friends over to dinner even if the carpet was stained,
or the sofa faded.
I would have eaten the popcorn in the 'good' living room and worried much
less about the dirt when someone wanted to light a fire in the fireplace.
I would have taken the time to listen to my grandfather ramble about his
youth.
I would have shared more of the responsibility carried by my husband.
I would never have insisted the car windows be rolled up on a summer
day because my hair had just been teased and sprayed.
I would have sat on the lawn with my grass stains.
I would have cried and laughed less while watching television and more
while watching life.
I would never have bought anything just because it was practical,
wouldn't show soil, or was guaranteed to last a lifetime.
Instead of wishing away nine months of pregnancy, I'd have cherished
every moment and realized that the wonderment growing inside me was
the only chance in life to assist God in a miracle.
When my kids kissed me impetuously, I would never have said, "Later.
Now go get washed up for dinner." There would have been more "I love
you's." More "I'm sorry's."
But mostly, given another shot at life, I would seize every minute...look
at it and really see it .. live it .and never give it back. Stop sweating the
small stuff.
Don't worry about who doesn't like you, who has more, or who's doing
what.
Instead, let's cherish the relationships we have with those who do love
us.
Let's think about what God HAS blessed us with. And what we are doing
each day to promote ourselves mentally, physically, emotionally. I hope
you all have a blessed day.
REMARKS FROM CARL.-
Thanks to this fan of "Carl’s Corner" for
sending me the above. Obviously you must be female and it’s OK with me; I
more comfortable with the "fair" sex.
LAST WEDNESDAY NIGHT IN KEY BISCAYNE, ALL THOSE
BEAUTIFUL LADIES AT
SANT LA, INSPIRED ME. I am dedicating the following to all of them.
Carl
ERMA BOMBECK
Birth:
Feb. 21, 1927
Death:
Apr. 22, 1996
Newspaper Columnist. For three decades she chronicled life's absurdities in a syndicated column carried by hundreds of newspapers.
She was born Erma Louise Fiste in Dayton, Ohio to a father who was a city crane operator. At age fifteen, she was hired by the Dayton Herald as a copygirl.
Shirley Temple came to Dayton premiering her latest movie. Erma interviewed her and the story was published on the feature page. That day marked the beginning of her writing career.
She enrolled at the University of Ohio then transferred to Dayton University where she graduated. The Dayton Journal-Herald welcomed her back and she was assigned to the women's section.
She began writing a column resulting in syndication appearing in thirty-eight papers the first year. Five years later her column "At Wit's End" was staple in five hundred and at the time of her death 800 newspapers.
Erma was asked to lecture. Thousands of women turned out to hear her speak. She became an Author turning out humorous book after book.
Erma was appointed to the President's National Advisory Committee for Woman. She had an eleven year association with the TV show "Good Morning America" which began as a couple of minutes of her zany twist on life then evolved in doing interviews with celebrities.
Soon a movie and a sitcom for TV developed. A TV movie "The Grass is Always Greener Over the Septic Tank," based on her book was a dismal failure and a Sitcom "Maggie" suffered the same fate and was cancelled.
She became involved with the Arizona Childhood Cancer Service. From a boy's three wishes came the name for her book, "Want to Grow Hair, I want to Grow Up, I want to Go to Boise." Parts of it were funny and parts made readers cry.
The book was profitable and all proceeds went to the American Cancer Society and from foreign editions sales proceeds went to Eleanor Roosevelt International Cancer Research Fellowships.
She maintained contact and gave back to the University of Dayton in numerous ways, both time and financially. She served on the board of trustees, spearheaded the University's fund raising campaigns, spoke at events including a writers workshop.
She received an honorary doctoral degree and was named a lifetime honorary trustee. Diagnosed with a liver ailment and faced with a kidney transplant, she was admitted to a hospital in San Francisco where she died at 69 from complications.
A mass was celebrated with fellow Ohioan and former neighbor, Phil Donahue giving a eulogy, invoking laughter from the congregation telling of living next to the Bombecks in Centerville, Ohio.
Erma was brought back to her hometown and interred in the family plot. A 29,000 pound rock has become a monument for her grave. It was brought by flat-bed truck from her home in Arizona.
Burial: Woodland Cemetery and Arboretum Dayton Montgomery County Ohio, USA Plot: Large rock (shipped in from her home in Arizona)
Estaré libre
Cuando la paz llegue a mi alma
estaré libre,
cuando mi vida se acerque a su final,
cuando los años pasen dulcemente
y ya no duela recordar,
entonces, y solo entonces
seré viajero en el tiempo,
y migraré como las golondrinas,
hacia un lugar más cálido y etéreo.
Y estaré libre...si al fin estaré libre !
E POU MWEN FINI ZANMI MWEN YO, MEN ANPRÈ
JAN JAK DESALIN NAN PYÈS TEYAT "ENDEPENDANS" LA.
Konpatriyot!
Frè’m ak sè m yo.
Se yon kalvè nou fèk
koumanse ap kandale ansanm.
Sou chemen nou gen zenglen, gen lapli, gen labou.
Nou pral blese, nou pral mouye, nou pral glise
Men pa bliye
Nou se pye palmis
Sa vle di: Siklon pa fè nou pè
nou kapab balanse, koube desann jouskatè,
Men nou pa’p derasinen.
Nou finalman kase chenn lan !
E nou fèk koumanse kase chenn tout kote frè nou anchènen.