Carl' Corner
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Vendredi 27 Mai 2005

VENDREDI 27 Mai 2005

La ballade des gens heureux sur"LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN," DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.

LES MOTS DU JOUR

La vraie paresse, c'est de se lever à six heures du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire.

Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, voilà tout.

Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde.

LES GENS HEUREUX N’ONT PAS D’HISTOIRES

LE COIN DU LIVRE

Secouons le cocotier(pas de la dernière pluie) par Jean Raspail. Condensé par Carl sur le "Coin de Carl."

La République noire d’Haiti accumule les handicaps, malchances, tares et liens de toutes sortes, autant d’ancres qui la retiennent enlisée, plus enfoncée chaque année dans le marécage où l’histoire l’a rejetée. Aucun autre pays du monde ne trouve sur sa route autant d’obstacles amoncelés.

Et pourquoi fallait-il, en plus de tant de freins, que soit infligé à ce pays sans forces le glorieux fardeau de la langue francaise, alors que l’entourent de tous côtés les masses américaines de langues anglaise et espagnole. Regardez la carte. Au Nord d’Haiti: les Bahamas et les États-Unis; à l’oest Cuba et le Mexique; à l’est Saint-Domingue et Porto Rico; au sud: la Jamaique, le Venezuela et toute l’Amérique du sud; et loin, très loin, la France, affaiblie elle-même par les douleurs d’une métamorphose pénible, et désengagée dans cette partie du monde ou elle brilla tout au long du XVIII siècle…

Au surplus, les Haitiens ne sont pas les Canadiens du Québec, ils ne venaient pas de Bretagne ou de Normandie mais d’Afrique, le francais n’était pas leur langue maternelle et lorsqu’ils l’entendirent pour la première fois, c’était scandé par des coups de fouets des négriers ou hurlé par les contremaîtres.

Et voilà que les Haitiens acclament cette langue de bourreaux, qu’ils l’adoptent comme langue officielle de la République d’Haiti, jusqu’à en faire quelque chose de sacré, de mystique ! Et après deux siècles, les Haitiens nous la restituent intacte, évoluée mais parfaite, plus belle encore qu’en France – ce qui n’ est pas forcément le plus difficile – tandis que pendant le même temps les Canadiens francais, qui ne sont pas des nègres, la transforment en une sorte de patois paysan ! Chapeau !

Pardonnez-moi de multiplier les citations. Je voudrais qu’on lise celles qui vont suivre, je voudrais que l’on écoute les écrivains haitiens. Ils ne vous parlent pas de la place que la France occupe en Haiti, mais de la place qu’elle occupe dans les coeurs haitiens, que la nuance est douce à entendre ! À la différence de certains intellectuels qui nous viennent aujourd’hui d’Afrique et dont on couronne la haine de lauriers, leurs convictions vous feront du bien:

ETZER VILAIRE : C’est surtout à cause de ce beau rôle d’émancipation qui fut et restera sans doute celui de la France – et une sorte de privilège spécial inhérent à sa langue nette, fine et franche comme une épée de chevalier – que nous, ses fils lointains, malheureux et parfois méconnus, nous aurions voulu créer, au seuil du Nouveau Monde, une sentinelle, un vivant écho de son clair et merveilleux génie.

NORMIL SYLVAIN : La France m’a révélé à moi-même. C’est un étalon excellent. Je n’avais pas jusqu’alors expérimenté ma valeur d’homme, pris conscience de mon être. Elle m’a situé. J’ai appris les égards que l’on a pour l’homme, la personne humaine, abstraction faite de sa caste sociale, de la couleur de sa peau.

GÉNÉRAL NEMOURS : Il faut bien se le répéter : la première fois qu’un homme de race noire a été citoyen, il a été citoyen francais. Notre acte de naissance se trouve en France, dans la Déclaration des Droits de l’homme.

DEMESVAR DELORME : Ce pays a soutenu une longue guerre contre la France, et cependant la nation qu’on y aime le plus, c’est encore elle.

Ce pays parle francais, et tout dans l’esprit de ce peuple diffère du génie des Etats-Unis. Au nom de l’identité de la langue, la France doit vouloir et protéger l’autonomie de cette île, qui seule parle francais dans le Nouveau Monde, et seule dirige sa vie publique sous l’inspiration de l’histoire de la grande nation.

EMILE NAU : Notre francais aura peut-être ses qualités précieuses, quelque chose de franc, de fortement accentué et de naif, quelque chose d’ardent comme notre climat et comme notre âme; et peut-être que la France ne lira pas sans plaisir sa langue quelque peu brunie sous les tropiques.

Jean Raspail, citoyen francais. (à suivre)

DE JACQUES DESMARAIS

La grammaire ne fait que consigner des "usages". Si, par exemple, demain les usagers de la langue française se mettent à dire: "la mer est BEAU", cet usage deviendra la règle.

Personne ne dit plus à une jolie fille, sauf peut-être Jean Erich René:
"Fallait-il que je vous aimasse pour que vous me poignardassiez?"

REMARQUES DE CARL.- Jacques Desmarais, votre sens de l’humour est "al dente" comme dirait mes amis italiens (ces Haitiens blancs), n’en déplaise à Jean-Erich René. L’humour est l’oxygène du terre-a-terre journalier même dans la grammaire.

Sérieusement, les Haitiens qui écrivent le francais, sans le pratiquer

d’une facon permanente, ont beaucoup de mérite. Même des francais écrivent mal leur langue maternelle, cette langue parfois compliquée, et ils n’ont pas d’excuses.

HAITI; UN PAYS PRIS EN OTAGE

Posté le mercredi 25 mai 2005

Par Yanick Lahens, Écrivain

et Raoul Peck, Cinéaste

Soumis à AlterPresse le 25 mai 2004

Après 14 mois de gouvernement de transition et 11 mois de présence de la MINUSTAH [1] qui devraient mener le pays vers des élections libres, acceptables et acceptées de tous, la situation sociale et sécuritaire s’est considérablement dégradée.

La capitale haïtienne vit de violences et de soubresauts incessants qui affectent la vie de toutes les couches sociales. Derrière ces violences il faut voir avant tout une offensive planifiée et coordonnée qui a pour principal objectif de rendre le pays ingouvernable.

Violence politique, violence maffieuse.

Pour le moment, c’est la population de Port-au-Prince qui est prise en otage. Les citoyens et citoyennes quel que soit leur milieu d’origine sont quotidiennement soumis à la dure loi de l’enlèvement. Et si le secteur de l’économie formelle (les commerces, les écoles, les services privés et publics) pâtit lourdement de l’insécurité, ce sont surtout les plus pauvres qui sont les plus pénalisés.

On ne peut pas dénombrer le nombre de taxis brûlés et dont les propriétaires ou chauffeurs se retrouvent du jour au lendemain sans outil de travail, d’étalages de petits commerçants incendiés, pillés ou détruits, d’enfants, d’ouvriers atteints par balles au passage de ces expéditions armées, curieusement dénommées « manifestations pacifiques » par les partisans Lavalas.

La vie dans les bidonvilles de Cité Soleil, Bel Air, Grande Ravine du côté de Carrefour est devenue intenable. La terreur y est venue s’ajouter à la misère : les habitants de ces quartiers et particulièrement les enfants, sont forcés, sous peine de mort de participer à ces « manifestations pacifiques » et avec les femmes de servir de boucliers humains à des « manifestants » lourdement armés.

L’apparition de ces enfants soldats dans le paysage haïtien représente une catastrophe sociale sans précédent qui a commencé avec le régime d’Aristide (La Fondation « La Fanmi Se La Vi » qui était sensée apporter un espoir aux enfants de la rue, s’est révélée une véritable pépinière d’hommes de main pour le régime passé).

Les habitants qui travaillent hors des quartiers mentionnés sont obligés de se sauver à l’aube pour ne pas être embrigadés de force. Ces plus pauvres parmi les pauvres, sont de plus soumis au rançonnage : souvent pour entrer ou sortir les habitants sont tenus de payer un droit.

Et pour ceux qui voudraient quitter définitivement ces quartiers ils doivent le faire à la sauvette ou payer une somme substantielle, avec la triste certitude qu’ils perdront tout : après trois jours toute maison abandonnée est réquisitionnée ou incendiée. Sans oublier le viol, arme redoutable qui s’est banalisée à force de servir.

Chaque jour des habitants de ces quartiers, désespérés, viennent demander de l’aide aux organisations de la société civile, pour se cacher, pour faire soigner des parents blessés, pour enterrer leurs morts ou pour simplement dire leur détresse.

Les origines de la violence

Il nous semble important de rappeler que cette violence, à laquelle se sont ajoutées la destruction des institutions et la corruption généralisée, a pour origine l’irresponsabilité des régimes des Présidents Aristide et Préval. Ceux-là même qui aimaient utiliser dans leur chantage politique, la métaphore du « cigare allumé » par les deux bouts pour décrire ce qui se dessinait à notre horizon.

En effet depuis le retour au pouvoir d’Aristide en 2001, les entrées d’armes légales et illégales dans le pays ont décuplé. Malgré les conclusions pour le moins bizarres de l’organisation internationale Small Arms Survey dans son dernier rapport du mois de mars 2005, ni l’opposition politique ni la société civile n’ont été les bénéficiaires de ces armes.

En revanche, c’est bien sous Préval et plus tard sous Aristide que les gangs ont fait leur entrée d’abord au Palais National puis au sein de la Police. Qui se rappelle encore de Christine Jeune, cette jeune femme du corps de la Police, qui, lors d’une surprenante cérémonie dite de « réconciliation » organisée par le Président Aristide au Palais National en présence de la Presse, a refusé de serrer la main d’un chef de gang notoire armé et qui fut violée puis assassinée quelques jours plus tard ?

N’ayons pas la mémoire courte ! Ce fut aussi la période où le narco-trafic s’est lié au pouvoir : ce n’est pas par hasard si Oriel Jean (Chef de la sécurité d’Aristide), Jean Nesly Lucien, (ancien chef de la sécurité privée d’Aristide, ancien chef de la police), Evantz Brillant, (ancien responsable du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants - BLTS), Rudy Therassan (Ancien responsable du Bureau de recherche et d’investigation - BRI), Romane Jean-Lustin (ancien chef de sécurité de l’aéroport), et Jean-Marie Fourel Célestin (proche d’Aristide, membre fondateur de LaFanmi Lavalas et ancien Président du Sénat) se retrouvent tous aujourd’hui en prison aux États-Unis pour trafic de drogue.

Sous le gouvernement d’Aristide et particulièrement à l’approche du 29 février 2004, les stocks d’armes furent systématiquement distribués aux gangs dont le slogan était : « Si Aristide part nous coupons les têtes et nous brûlons les maisons ».

Objectif qui fut minutieusement mis à exécution la veille et le lendemain du 29 février 2004. La situation de violence qui sévit aujourd’hui est une résultante logique de cette mise en place.

Ce n’est pas non plus par hasard qu’une alliance entre le banditisme politique et le banditisme maffieux s’est opérée sur le terrain en Haïti ces derniers mois, confirmant cet objectif commun et déterminant pour leurs seuls intérêts, d’empêcher toute normalisation de la vie politique économique et sociale en compromettant ou en dévoyant précisément ce premier passage obligé vers cette normalisation que sont les élections.

Un jeu de dupes

Aujourd’hui on en vient à douter que les objectifs d’un déroulement acceptable ou même d’un déroulement tout court des élections puissent être respectés. Il semble avoir échappé à tous et particulièrement aux partis politiques traditionnels que les dés sont en train d’être pipés.

Nous nous préparons à des joutes électorales prétendument démocratiques, alors que d’autres s’affairent sur le terrain au vu et au su de tout le monde pour leur conquête du pouvoir, par les moyens habituels de la corruption, des menaces et du banditisme.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la mise en place d’un Narco-Etat sous une très mince couche de régime pseudo-parlementaire. Un Lavalas bis sans Jean-Bertrand Aristide, avec justement ceux qui gèrent la rue pour lui, avec lui et même sans lui.

Peut-on en toute candeur penser que les grands barons et ténors ont réellement mis de côté leurs ambitions de pouvoir et leurs rentes criminelles qui s’y attachent ? La recrudescence récente des enlèvements et autres actes de banditisme comme la « mise en isolement » d’un nombre significatif de policiers ne font que mettre en lumière l’interdépendance évident entre insécurité, pouvoir politique et élections.

Ce sont souvent les mêmes qui opéraient déjà sous Aristide. Et pire ! Certains partis ayant pignon sur rue et désireux d’assauter le pouvoir ont peut-être déjà été frappés d’amnésie en consentant des alliances souterraines avec ces courants-là ?

Les partis politiques traditionnels font figure d’enfants de cœur devant la témérité et les moyens déployés par ces criminels politiques d’une nouvelle génération, plus proches socialement de la majorité de l’électorat, et surtout possédant un important trésor de guerre de plusieurs millions de dollars, accumulé déjà sous Aristide et Préval.

Ces hommes ont également commencé bien avant les autres, une efficace campagne électorale en distribuant allègrement argent, avantages et aides de toute sorte à une clientèle fatiguée de promesses non tenues et délaissée encore une fois par des aides internationales si bruyamment promises.

L’International et nous

La responsabilité de l’International est patente. Son silence malgré les informations vérifiables, laisse à penser que ce qui intéresse en définitive « nos amis », c’est d’organiser à tout prix et au minimum un semblant d’élection, quelle que soit sa validité, et de reconnaître ensuite comme légitime le nouveau pouvoir. Que vouloir de plus pour les haïtiens ?

Une fois ce pouvoir élu, pensent-ils à tort, les dossiers accumulés sur les uns et les autres pourront être utilisés de manière efficace pour les contrôler et les amener à agir conformément à leurs vœux. Comme si l’expérience aristidienne n’avait pas prouvé aux USA la dérision d’une telle approche.

Cette posture qui risque de nous amener à coup sûr à notre perte est momentanément obscurcie par les aléas de l’affaire Neptune, autre pièce de chantage pour une partie de l’International et mal gérée politiquement et médiatiquement par toutes les autorités concernées alors que le vrai danger se situe ailleurs.

Quant à la MINUSTAH elle s’est livrée aux interprétations les plus diverses de son mandat allant de la non-assistance à la Police Nationale sous-équipée dans les moments d’affrontement avec les gangs jusqu’à la protection de ces mêmes gangs contre la Police en passant par des interventions fermes seulement quand la violence des gangs fait des victimes parmi ses troupes.

Mais malgré tout, ne faut-il pas se demander si les pays présents au sein de la MINUSTAH, en particulier le Brésil et le Chili, ne sont pas eux aussi victimes de leur naïveté et ne servent pas somme toute que de faire-valoir à des desseins moins avouables et à des intérêts plus cyniques ?

Monsieur Valdès et le général Héléno, qui se réfugient, parfois avec raison, derrière les erreurs et l’incapacité du gouvernement dont nous connaissons les faiblesses, ne devraient pas pour autant plus longtemps sous-estimer leurs réelles responsabilités dans ce jeu de dupes qui a de fortes chances de se maintenir dans la violence et de se terminer dans encore plus de sang.

Comme au Rwanda à la veille du génocide, les similitudes de comportement sont frappantes : le même manque de volonté politique, les mêmes hésitations, le même manque de courage.

Pensant s’assurer à bon marché en Haïti d’un succès de puissance régionale pouvant aider à l’accès à un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, le Brésil en particulier, sous-estime grandement la complexité du dossier haïtien.

Comment expliquer aussi l’insistance de l’International, malgré les évidences, sur un dialogue national bien compromis, devant inclure le parti Lavalas, alors qu’aucune pression n’est exercée sur les membres « officiels » de ce parti afin qu’ils dénoncent publiquement la violence sous toutes ses formes.

Pourquoi rien n’est dit sur ce lourd héritage Lavalas, mais qu’au contraire un zèle manifeste est déployé pour donner une couverture « politique » à des actes qui sont clairement criminels ?

Il est donc temps de jouer cartes sur table et d’appeler un chat un chat. Car nous, haïtiens, avons une responsabilité historique, celle précisément d’éviter cette débâcle annoncée. En premier lieu le Président de la République Boniface Alexandre, garant de la stabilité des institutions, le gouvernement dans son ensemble et en particulier le Premier Ministre Gérard Latortue.

En second lieu, nous, Société Civile, partis politiques qui veulent faire l’option de la modernisation, CEP, Conseil des Sages.

Nous ne pouvons plus prétendre continuer à jouer un jeu supposé démocratique en surface, alors que les questions de stratégie gagnante pour contrer ces problèmes brûlants de terrain sont laissées hors-champ. Notre responsabilité est de donner, avant qu’il ne soit trop tard, à cette majorité silencieuse qui attend, un choix réel et de vraies raisons de se mobiliser.

 

L’EDITORIAL DE MAHERA DE PLURIEL MAGAZINE, HAITI

Carl,

Editorial du mois d'aout de Mahéra éditeur en chef de Pluriel Magazine... pour tes commentaires...

Bons baisers à toi,

Mahera

Seul notre passé nous rend fier. Nous avons honte de notre présent, nous sommes inquiets de notre futur, parce que nous ne savons pas comment nous entraider et nous unir pour faire progresser notre pays…

Amis lecteurs,

Nous n’avons point atteint notre objectif. Après deux cents ans de navigation sans but précis, le bateau de l’Indépendance a fait naufrage. Parce que nos tares ancestrales: désunion, marronnage, individualiste… font parties intégrantes de notre culture de peuple.

Nous n’avons pas su éviter les tempêtes…voire les catastrophes, au contraire, nous les avons engendrées par notre inaction, notre indifférence quasi totale, nos intérêts personnels. Et plus grave encore , nous assistons, jour après jour, sans rien faire, sans inquiétude à la misère honteuse du peuple et à la décadence, en chute libre, de notre pays que nous disons tant aimer : Haïti chérie !

Peuple à genou… quelle délivrance attends-tu de tes frères haïtiens? Un peuple aux abois, miné par l’insécurité et la cherté de la vie – une hausse des prix que rien n’explique, de leur NON CONTROLE et de la mauvaise qualité des aliments. Haïti est dévastée par le sous-développement chronique général, la surpopulation, la promiscuité, le sida, la tuberculose… et s’ajoute le kidnapping – phénomène nouvellement institutionnalisé.

C’est la ruine et le désespoir pour les familles haïtiennes qui n’arrivent même pas au bout de leur peine, mais pourtant font montre d’une maturité stupéfiante pour survivre, et les voilà, aujourd’hui, envahies par une peur à leur déchirer l’estomac!

Cette situation, encouragée par le silence léthargique, l’inefficacité et l’inaction avouée des responsables haïtiens et de la Minustah, pourtant décriée avec force par tout un peuple, plonge une fois de plus, la nation Haïtienne dans le désarrois le plus total surtout quand on sait que l’on joue chaque jour sa vie, pile ou face, et que les fruits du labeur, s’il y en a, sont la récompense des bandits...

C’est l’anarchie la plus absolue dans ce pays où tout se repose sur les épaules du Tout Puissant. Mais attention chers lecteurs, les signes précurseurs du génocide nous guettent ! Il appartient cependant à la société haïtienne entière de se ressaisir et de se regarder à fond.

Un vrai courage et une profonde humilité nous permettront de nous installer dans ce face à face avec nous même, de reconnaître nos torts, de briser les chaînes de ces mentalités négatives, afin de tourner la page et d'avancer... Si nous n’agissons pas au plus vite, de par nous-mêmes, Haïtiens, jamais nous ne connaîtrons la stabilité et les conséquences seront très coûteuses pour nous, comme l’avait prédit Rosalvo Bobo, il y a déjà cent ans.

Si la fraternité, l’union, la solidarité et le respect d’autrui l’emportaient sur la haine, l’individualisme et la désunion Haïti serait, aujourd’hui, parée de ses plus beaux joyaux : sa faune et sa flore resplendissantes, son peuple en santé et en sécurité, son agriculture et son industrie nationale florissante, son tourisme planétaire comblé et l’éducation pour tous.

(Lionel Jospin, l’homme politique français affirme que: « L’école est le berceau de la république »). En effet, il est indispensable et même urgent de réformer l’enseignement en Haïti de façon à produire un nouveau type d’Haïtien correspondant mieux au profil du monde moderne. Comment peut-on concevoir le développement économique d’un pays sans éducation ?

S’il est vrai que la tâche de redressement est lourde et colossale, mais la réputation d’avoir été la ‘’Perle des Antilles’’ est un motif valable de fierté pour le redevenir par un effort national collectif soutenu. Haïti n’est pas tout de même pas un pays de terroristes !

Amis lecteurs, notre pays est devenu, aujourd’hui, presque INVIVABLE, à un point de non retour. Qu’allons nous faire ? Baisser les bras, une fois de plus, même quand nos revendications sont ignorées? Quitter le pays ? Comment combler ces vides dans un pays déjà en carence de cerveaux et de ressources humaines ? Grand Dieu, NON ! Exigeons de nos dirigeants, un ETAT DE DROIT et la Sécurité pour tous.

Exigeons que l’autorité de l’Etat se rétablisse et que toutes les forces du pays s’unissent, sans exclusion aucune, en mettant de côté les divergences qui semblent exister afin de trouver une solution aux problèmes permanents que connaît Haïti depuis trop longtemps déjà.

Nous aspirons à la PAIX pour le développement stable et durable de notre pays. On nous le doit ! Le Gouvernement de Transition ne doit pas faillir à sa mission sinon le prochain Gouvernement élu n’aura pas les reins solides pour face aux multiples problèmes qui lui sera laissés en héritage. Ceci se veut un SOS urgent, si nous prenons la peine d’écouter le cri fraternel de Josué Agénor Cadet à la conscience citoyenne et à un réveil de fierté chez ses frères haïtiens!

Des épreuves, nous en avons tous, mais tout au cours de ces deux cents ans, nous n’avions jamais pu transformer les nôtres en acquis positifs. Quand on constate le progrès et le développement de la République voisine soeur, comment expliquer cette incroyable différence entre ces deux îles ?

Un pays que nous avons occupé pendant vingt et un ans, (que nous gérâmes si mal que nous fûmes chassés) l’on se questionne vraiment sur la détermination farouche et absurde d’un peuple, champion de la liberté, qui s’acharne à trouer le fond de la barque au lieu de la mener à bon port. Notre indépendance précoce contenait-elle les germes de sa lente autodestruction ?

Si la République Dominicaine est devenue aujourd’hui un pays dynamique, sociable, avancé, et stable que même l’Haïtien rêve d’y vivre, c’est parce que son processus de progrès et du développement de son agriculture est resté ininterrompu depuis 1856.

L’élite de ce pays garde une vision homogène du bien-être de son pays, les entrepreneurs sont unis pour le développement de la Dominicanie, le peuple dominicain se bat contre tous ceux qui sont contre les intérêts de cette nation…Président ou non.

Et nous… nous avons échoué lamentablement par notre DESUNION et par notre MARRONAGE ancestral – notre plus grande tare nationale, comme le dit Lemane Vaillant de Toronto….Où est donc notre fierté, nous qui partageons la même île ? N’est il pas là une question de mentalité négative et autodestructrice ?

Soucions nous un peu des sacrifices de Dessalines et de Pétion autour de ’’ l’UNION FAIT LA FORCE’’. Cette devise appliquée, en dépit de tout, même au prix de leur vie, a fait de nous, il fut un temps, un peuple Digne, Libre et Indépendant. Qu’avons-nous fait depuis ? Quel peuple sommes-nous devenus pour être incapables de reprendre la barre de commande pour un lendemain meilleur pour Haïti et ses enfants ?…

Quoique d’ordinaire positive, permettez chers lecteurs, mon pessimisme réaliste, ces jours ci, face à cette situation qui semble être insolvable et qui nous enlève le sommeil… Mais, malgré tout, je reste confiante que nous en sommes toujours capables.

Qui donne les exemples… Les Parents, les professeurs ? L’on ne vous dira jamais assez, d’être attentifs et sérieux à inculquer à vos jeunes les vraies valeurs morales, à leur enseigner à être de bons et d’honnêtes citoyens et à surtout aimer et respecter leur Patrie. Il y va de leur bonheur, de leur réussite et de la PAIX d‘Haïti. Avec la rentrée des classes qui s’annonce l’on parlera de l’enfant hyperactif et comment l’aider. D’autres sujets seront également d’actualités.

C’est l’anniversaire de la Maison Acra et 82 bougies à allumer… aurons-nous la force de les souffler toutes ? Mais, très sincèrement et de tout coeur, nous souhaitons à toute cette équipe progressiste un Joyeux anniversaire et des vœux de succès continus !

Avec nous, encore une fois, prenez le plaisir de satisfaire toutes vos curiosités à travers les pages de Pluriel Magazine…Elles enrichissent !

Joyeuses Vacances et Heureuse Rentrée des Classes !

Pluriellement votre…

POSITIVE QUOTE OF THE DAY

FROM JEAN-SÉBASTIEN QUALO, MIAMI

Hi Carl,

I read my brother Abdullah Bin’s comments on Haiti's issues. I felt compelled to supplement it, even if he seemed to come clean with many of the essential points.

I wanted to share a quote from a book "For Today & Tomorrow" by Daisaku Ikeda. He states " The Heart Is Most Important of all" and quotes a passage from "The Little Prince"written by the French author Antoine de Saint-Exupery: " It is only with the heart that one can see rightly; what

is essential is invisible to the eye." It is just as he says.

We cannot always tell whether something is genuine just with our eye. Only by looking with the heart can we discern the true essence.

My brother’s insight grows more profound. I hope that his fellow countrymen and the world has an appreciation for him as I do. I thank you with deep appreciation for your continued exposure of Haiti's and world’s events.

I can truly understand the admiration my dad had for you! I end with another quote by Daisaku Ikeda: "The destiny and change of one individual can help change the destiny of the whole of mankind".

Love,

Jean Sébastien

ROD SMITH FOR GOVERNOR OF FLORIDA

Carl,

Attached you will find an invitation to attend a complimentary Meet & Greet reception to introduce State Senator & Democratic candidate for Governor of Florida, Rod Smith to the Miami-Dade county community.

The reception is scheduled to take place on Wednesday, June 8th from 6:00pm - 9:00pm at the beautiful home of Chris & Irene Korge.

Please feel free to invite some of your key political colleagues to accompany you as this is a great opportunity, with no obligation, to meet Senator Smith and assess his candidacy for governor in 2006.

When: Wednesday, June 8, 2005

Time: 6:00pm - 9:00pm

Address: 10355 SW 67th Avenue

Miami, FL

RSVP: fernand@rodsmith2006.com

We look forward to seeing you there!

Best regards,

Fernand Amandi

Rod Smith for Governor 2006

Directions from I-95: Take I-95 South and merge onto US-1. Continue south on US-1 to SW 67th

Avenue. Make a left hand turn on SW 67th Avenue (next to the Tony Roma’s restaurant.) Continue south on 67th Avenue until you reach 103rd Street. The Korge residence is on the left hand side, 10355 SW 67th Avenue.

Pd. pol. ad. approved by Rod Smith, Democrat for Governor

TALKING ABOUT LIES….

Ten Lies About Health
Your Doctor Taught You.

http://www.newstarget.com/z007348.html

Lie No. 1

Take prescription drugs.

Truth No. 1: Prescription drugs only mask symptoms. They do nothing to correct the underlying biochemical causes of disease. Simultaneously, most prescription drugs cause nutritional deficiencies which lead to further progression of chronic disease.

Lie No. 2: You should actively treat the swelling of sprains, strains and other injuries.

Truth No. 2: Swelling is your body's natural strategy for enhancing the flow of blood and nutrients to the injured area. If drugs or hormones are used to prevent swelling, the injured tissues won't heal correctly, greatly increasing the likelihood of repeat injuries to the same area.

Lie No. 3: Mammograms prevent cancer.

Truth No. 3: Mammograms actually cause cancer. They dose the breast tissues with harmful radiation. Even when they spot breast cancer tumors, they aren't "preventing" breast cancer; they're merely detecting breast cancer. True prevention requires changes in food choice and lifestyle, not the use of imaging technology.

Lie No. 4: Overpriced prescription gives you "expensive urine."

Truth No. 4: The most expensive urine in the world is created by taking multiple overpriced prescription drugs, not vitamins. With more than 40% of the U.S. population now on prescription drugs, the drug content in human urine is now so high that trace amounts of antidepressant drugs can be found in public water supplies. Compared to drugs, vitamins are cheap prevention.

Lie No. 5: The sun will give you cancer.

Truth No. 5: The sun will prevent cancer due to the creation of vitamin D by the skin. Most Americans (and Canadians and Europeans, for that matter) are deficient in vitamin D. As a result, tumor cell growth in the breast and prostate is unregulated. Sensible exposure to natural sunlight generates cancer-preventing vitamin D... at no charge! Sunburns are actually caused by nutritional deficiencies (lack of antioxidants in the skin), not by sensible exposure to sunlight.

Lie No. 6: CAT scans are perfectly safe.

Truth No. 6: CT scans expose patients to 1000 times the radiation of chest X-rays. Repeated exposure to CT scans raises a patient's cumulative radiation to levels experienced by many hydrogen bomb victims in Hiroshima. In addition, rigorous studies have concluded that CT scans offer no medical benefit whatsoever.

Lie No. 7: The U.S. health care system is the best in the world.

Truth No. 7: The health of U.S. citizens is actually the worst of any industrialized nation. We pay double, triple, and even quadruple the price for prescription drugs as any other country. We also have the highest rates of obesity, Alzheimer's, cancer and diabetes, plus the highest health insurance costs in the world. The U.S. health care system ("sick care system") is so bad that people are fleeing the country to seek medical services in Asia. It's a trend called "medical tourism," and it's flourishing.

Lie No. 8: All surgical procedures have been proven safe and effective.

Truth No. 8: There is currently NO requirement whatsoever that surgical procedures must be either safe or effective in order to be practiced. Hundreds of thousands of medically un-necessary surgical procedures are performed each year in the U.S. alone, including hysterectomies and prostate cancer surgeries.

Lie No. 9: You can get all the nutrition you need from three balanced meals a day.

Truth No. 9: Today's foods are nutrient depleted, and they come from depleted soils. Processed and manufactured foods would have to be eaten at the rate of 10,000 calories a day just to meet minimum RDA requirements for basic nutrition. The only way to get adequate nutrition is to supplement with superfoods or whole food concentrates (vitamins, whole food powders, supplement capsules, etc.) along with eating healthy meals. Organizations like the AHA, however, insist that nutrient supplementation is actually bad for your health.

Lie No. 10: All these lab tests are for your own good.

Truth No. 10: At least half of all diagnostic tests ordered by doctors are medically un-necessary. They're often conducted merely to generate revenues for the hospital or medical group that owns the doctor's clinic. Some doctors are actually required to generate a certain dollar amount of lab test revenues in order to keep their jobs.

Sentirte de nuevo

El sito en el que perdí mi alma
el sitio en el que perdí mi amor
hoy vuelvo a el, y a mi vuelve todo lo que perdí
para mi el cielo ya no está gris
hoy brilla de otro color.

Todas las estrellas que apagué con mis lágrimas
hoy, brillan mas que nunca,
brillan alimentadas por el amor
por fin, no solo eres un sueño, una fantasía…

Toda esta alegría
que antes calificaría como inalcanzable e imposible
hoy derrota las tinieblas de la tristeza
y consigue una victoria, un amor verdadero
una historia que nada tendrá que ver con el pasado.

La amargura, la tristeza, el dolor…
todo pertenece a un pasado ya enterrado
en lo mas profundo de un océano.
¡ahora estás a mi lado!

Todo tu amor me ha sido entregado
el dolor ahora desesperado, derrotado,
desaparece de mis sentimientos
al amor ocupa ahora mi alma, mi corazón.

Por fin, ese atardecer de verano
sigue brillando en lo alto
y no dejara de hacerlo
puesto que algún día espero
que nos desvanezcamos con el…
los dos juntos, solos, ante tal maravillosa vista…
los dos juntos, solos, hasta nuestro ultimo atardecer…

 

 

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