MARDI 31 Mai 2005 -La ballade des gens heureux sur“LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN,” DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.
DEMAIN, PREMIER JUIN 2005, sera la dernière émission de la semaine sur le “Coin de Carl écrit.”
Je suis en route pour participer à la construction du MONUMENT HAITIEN À SAVANNAH, initié par : “LA SOCIÉTÉ HAITIANO-AMÉRICAINE D’HISTOIRE,” dont DANIEL FILS-AIMÉ, EST LE PRÉSIDENT.”
Plus de détails demain, dans la dernière émission de le semaine du 2 Juin 2005.
LES MOTS DU JOUR Combien d'âmes réellement vivantes dans ce grouillement d'êtres humains? L'homme que conduit la raison est plus libre dans la cité où il évolue aux lois communes que dans la solitude où il n'évolue qu'à lui-même.
Click sur photo, sur www.fombrun.com pour les dernières photos. LES GENS HEUREUX N’ONT PAS D’HISTOIRES
Bonjour Miami, ses alentours et les “internôtres” qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.
Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde. RECU DU DR. MICHEL DODARD Cher Carl, Je t'envoie tes photos de la réception de "International Creole Fest " à Fort Lauderdale.Les deux beautés antillaises que tu enlaces sont à ta gauche: Maryse De L'Épine, (Martiniquaise) épouse de Jacques De L'Épine, et à ta droite, Guirla Dodard, (Haitienne) épouse du Docteur Michel Dodard.
Ah! les privilèges de la célébrité !!
A la prochaine.
Michel Dodard
MA RÉPONSE
Cher Michel,
Merci, mille mercis. Je suis flatté d’être reconnu comme célébrité par une autre célébrité comme le Dr Michel Dodard.
Cette merveilleuse photo ou je me trouve entouré de deux fleurs du merveilleux mois de mai, à ma gauche Maryse de l’Épine et à ma droite ta chère épouse Guirla Dodard, m’honore et confirme mon statut dans ce club restreint d’augustes personnalités.
Beaucoup d’honneur. Je m’empresse de copier ces souvenirs à mon metteur-en-scène du film “Café-au-Lait,” Georges Jiha; mon “webmaster” Woodring St. Preux; ma collaboratice à “Lakay Magazine” Soledad Foucault; ma “relationiste” par excellence Rachel Denis: et la dynamique Yvonne Courage de Planète Québec.
Aucun doute ces photos seront postées sur Planète Québec et le “Coin de Carl,” fombrun.com dans un avenir proche.
Merci très cher ami. Je t’envoie mes salutations amicales à partager avec Guirla.
À la prochaine,
Carl
( L to R) Soledad Foucault, CEO “Lakay Magazine,” Carl Fombrun of “Carl’s Corner,” Georges Jiha, Producer of movie “Café-au-Lait.”
Carl Fombrun and fans and friends of “Carl’s Corner.” In prominence, Dr. Marlène Racine Toussaint, Ph.D. (pink dress).
Carl Fombrun dancing with lovely Artiste-Peintre Sophie Lacroix.
(G à D) La très belle Guirla Dodard, Carl Fombrun, et la délicieuse Maryse de l’Épine (Martiniquaise). Ah (!) vraiment, les privilèges de la célébrité !!!
RECU DE ELISABETH VIERSAC Cher Monsieur Carl FOMBRUN,
Je me permets de vous contacter pour vous remercier des compliments que vous avez formulés a notre égard concernant l'émission de chansons francaises sur RADIO MEGA du Dimanche matin à Miami.
Vous ne me connaissez sans doute pas encore, je produis et anime entre autre, une émission intitulée 'Culture et Philosophie' chaque Samedi soir de 9h à 10h sur Planete Seventeen 17.00 AM en Floride,
C'est une émission, comme son nom l'indique, culturelle et philosophique, je recois régulièrement des médecins, écrivains, professeurs, ainsi que toutes les personnes susceptibles d'apporter un renouveau culturel.
Le Prof GÉRARD CAMPFORT - Le DR KENY BASTIEN - Le DR JACQUES FRIDMAN - Le Prof JEAN ROBERT CADELY - Mr URBAIN JOSEPH ont été mes invités d'honneur dans mes précédentes émissions.
Je souhaiterai vous inviter dans cette émission de qualité, nous choisirons ensemble un thème intéressant à débattre, je vous recontacterai très prochainement afin d'en discuter plus amplement..... Merci de porter une attention particulière à ma demande. Mon adresse électronique :elizaculture@yahoo.fr
CHALEUREUSEMENT ET RESPECTUEUSEMENT.
ELIZABETH VIERSAC
MA RÉPONSE
Chère Elisabeth,
C’était un plaisir de vous lire, et nous nous sommes causés au téléphone par l’intermédiare de Urbain Joseph, mon “petit frère” de la Petite Rivière de l’Artibonite en Haiti.
Votre programme de chansonnettes francaises est apprécié et je souhaite bonne continuité à Jean-Jacques et vous. Le Professeur Gérard Campfort est une autre connaissance de vieille date.
À votre disposition pour choisir ensemble un thème intéressant à débattre.
À la prochaine,
Carl
RECU DU DR JEAN JACQUES DÉCATREL
Bonjour Carl,
Merci pour ton appel qui me donne le courage pour continuer l'émission “Matin Tendresse” sur les ondes de radio Mega à Miami.
Ce n'est pas facile du tout, mais on va essayer de tenir. De jour en jour ce rendez-vous tous les Dimanches matin de 8hr a 9hr devient incontournable.
Jean-Jacques est mon premier nom et Décatrel mon second nom. Donc j'ai opté Jean-Jacques pour le show. J'aimerais entendre tes commentaires et suggestions. Je t'en prie.
Mes salutations distinguées
Dr. Décatrel
MA RÉPONSE
Cher Jean Jacques,
Il n’y a aucun doute que ton programme “Matin Tendresse” de chansonnettes francaises chaque dimance à Miami, a sa raison d’être. Qu’on le veuille ou pas, nous les Haitiens seront toujours des super branchés. Souhaitons que le cercle s’enlargira avec les multiples cultures présentes en Floride. Les chansonnettes francaises auront toujours leur place.
Toujours plus haut (!) c’est ma seule suggestion pour le moment, et encore une fois merci (!) Avec mes amicales salutations à partager avec Elisabeth.
Carl
RECU DE YVONNE COURAGE, PLANÈTE QUÉBEC
“Ambassadeur de la Franche Amitié.”
Quel beau titre Carl, avec ta permission je voudrais le reprendre pour les membres de la FRANCOPHONIE ET DES FRANCOPHILES SANS FRONTIÈRES. J'en ferai bien mon but cette année. Tu vois Confiance, Honnêteté, Amour et Harmonie sont nos mots clés à Francophiles Sans Frontières.
Ambassadeur de la Franche Amitié... je n'y ai jamais pensé, c'est réellement le plus beau titre qu'un être humain peut souhaiter...
Enfin Carl, tu es un grand homme pour y avoir pensé. Comme notre prochain gala a pour thème, Haiti à l'Honneur, j'espère que tu seras des nôtres cette année...
Amitiés sincères à toi Carl, Ambassadeur de la Franche Amitié...
Yvonne
MA RÉPONSE
Très chère Yvonne,
Je suis flatté. Prière de te servir sans réservation de tout ce que j’ai écrit ou écrirai car c’est un compliment, et nos écrits ne nous appartiennent plus une fois publiés.
J’espère bien que je serai des vôtres cette année pour le prochain gala.
Amitiés,
Carl
LA RÉPUBLIQUE DE PORT-AU-PRINCE : la sangsue d’Haïti.
Par Gesler Jean-Gilles de Montréal Montréal le 20 mai 2005-05-12
La ville de Port-au-Prince, en raison de son statut de capitale d’Haïti, jouit d’une situation exceptionnelle, disproportionnée, enviable. Si en France les jacobins ont institué le centralisme administratif, faisant de Paris le lieu essentiel d’exercice du pouvoir de la république, c’est en Haïti que ce concept trouve le mieux son champ d’application.
Car, les villes de Marseille, Lille, Lyon ou Bordeaux n’avaient pas attendu la loi sur la décentralisation de 1982 pour se défaire de l’emprise parisienne et se donner les moyens de s’affirmer comme des capitales régionales de très grande importance.
Il s’est développé dans ces cités des pôles économiques viables, des centres de recherche et des universités reconnus.
En Haïti, la préfecture jusqu’à l’adoption par referendum de la Constitution de 1987 a été le symbole même de cette conception centralisatrice du pays où la figure du préfet, représentant personnel du président dans l’arrondissement, personnage à la fois d’une sévérité exemplaire et paternaliste, veillait àl’exécution des directives du pouvoir central.
Un autre indice de la prépondérance de Port-au-Prince est la convergence des routes nationales vers la capitale, alors que pas une voie digne de ce nom ne relie les métropoles régionales entre elles.
Paradoxalement, ce sont les américains dont le pays fonctionne sur un mode fédéral, c’est-à-dire que les États jouissent d’une relative autonomie décisionnelle, qui ont institué la centralisation politique, économique, fiscale et militaire.
Sur ce dernier plan, les autorités de l’occupation ont laissé à leur départ un commandement unifié basé au grand quartier général à Port-au-Prince et créé les départements militaires ayant chacun à sa tête non un général mais un colonel de l’armée.
Ces mesures administratives ont mis fin au généralat, c’est-à-dire au régionalisme et au militarisme, en écartant la menace que représentaient les très puissants commandants d’arrondissement (ou de la place) dont les plus hardis pouvaient à tout moment mobiliser leurs troupes, marcher sur la capitale et faire main basse sur le pouvoir.
L’occupation a aussi, pour reprendre les mots de Michel-Rolph Trouillot (in Les racines historiques de l’État duvaliérien, p.117) culbuté les pyramides régionales, en les affaiblissant pour mieux les exposer à la gloutonnerie de Port-au-Prince.
La fermeture des ports des villes de province au commerce extérieur par François Duvalier, a donné le coup de grâce à l’expression artistique, culturelle et économique dans les régions.
Autrefois, les jeunes des provinces, au terme de leurs études à Port-au-Prince et même à l’étranger, retournaient dans leurs villes respectives où ils mettaient leurs compétences au service de la population à titre de juges, professeurs de lycée, officiers d’État civil, directeurs des ports, comptables aux bureaux du port, receveurs des contributions, avocats, notaires, etc.
À titre d’exemple, dans la petite ville de Jean-Rabel, dans le département du Nord-Ouest, un Léon Marhône, après ses études secondaires à Saint-Louis de Gonzague et universitaires à l’École de Droit, était nommé juge au tribunal de Paix de la commune du même nom en 1955, et prêtait aussi ses services de professeur de français et de mathématiques au Lycée Tertulien Guilbaud de Port-de-Paix.
Ainsi, tout ce que le reste du pays comptait de citoyens compétents et qui servaient jusqu’à un certain niveau de modèles aux jeunes, quittait les régions pour ce qui, désormais, allait devenir la république de Port-au-Prince.
Pour avoir une idée de l’ampleur de ces décisions sur les provinces, il faut se rappeler qu’une ville de moyenne importance comme Anse-à-Veau avait dans le temps une école libre de droit, un hebdomadaire soutenu par un lectorat régulier et une jeunesse étudiante enthousiaste.
La cité du président Dartiguenave et de Solon Ménos, donne aujourd’hui l’image d’une ville du Far West.
Contrairement à la France, la centralisation prend en Haïti les allures d’une concentration excessive des leviers du pouvoir politique et des services de l’État.
Port-au-Prince n’est pas seulement la capitale politique et administrative d’Haïti, c’est-à-dire le siège des trois grands pouvoirs de l’État : l’Exécutif (présidence et gouvernement), le Judiciaire ( Cour de cassation), le Législatif (le Sénat et la Chambre des députés); le CEP (le Conseil électoral); le siège social des entreprises autonomes de l’État (TÉLÉCO, CAMEP, Presses nationales, les Archives nationales, EDH, les douanes, les Postes, la DGI), etc.
Elle est aussi la capitale économique et commerciale, le siège du haut commerce, des industries, les banques et les activités le moindrement génératrices d’emplois.
C’est aussi la capitale culturelle où est concentrée la seule université publique du pays, les quelques écoles supérieures, le théâtre national, les médias.
On y dénombre beaucoup plus d’établissements scolaires secondaires que dans le reste du pays. On n’abordera pas la qualité de l’enseignement qui s’y donne.
C’est à Port-au-Prince que se trouvent les ambassades étrangères accréditées en Haïti et leurs centres culturels; les quelques bureaux d’organismes de l’ONU.
Notez qu’elle n’a jamais accueilli une agence de l’ONU ou de l’OEA, malgré notre statut de membre fondateur de ces organisations internationales.
Notre capitale s’estime même satisfaite quand elle héberge une simple représentation dont le personnel dépasse rarement une vingtaine d’employés.
On n’a jamais enregistré dans son histoire un tel niveau de concentration des pouvoirs et des services.La Constitution de 1987, dans le sillage des précédentes post-occupation, l’a confortée dans sa position privilégiée de seul et unique centre de décision à l’échelle du pays.
La capitale haïtienne représente le seul pôle d’attraction où convergent, dans un mouvement ininterrompu, les compatriotes des provinces pour toutes sortes de raisons.
Toute la république doit se diriger vers Port-au-Prince pour pouvoir se faire un passeport, renouveler une carte d’identité fiscale, obtenir un extrait d’archives, se procurer un billet d’avion et pour se rendre à l’étranger, car c’est à Port-au-Prince que se trouve le seul aéroport international du pays.
Les écoliers doivent abandonner leurs provinces, au sortir des cours secondaires, pour tenter de se faire inscrire à la seule université publique du pays; ces pères de famille qui viennent y chercher un mieux-être pour leurs enfants, etc.
Comme un métal attiré par l’aimant, le jeune Haïtien en proie à des difficultés économiques se tourne naturellement vers la capitale dans le dessein de trouver un emploi. Et pour cause.
Port-au-Prince concentre en son sein l’essentiel du personnel de la fonction publique nationale qui est estimée entre 30 et 40 000 employés, sans compter ceux des entreprises publiques; les milliers d’emplois du secteur privé des affaires, des forces de sécurité, et les innombrables emplois qu’il serait fastidieux d’énumérer ici.
On comprend mieux pourquoi une commune comme Jean-Rabel dont la population est estimée à 120 000 habitants (voir Gesler Jean-Gilles, 2004, À la recherche de Jean-Rabel, CIDIHCA) n’est desservie que par un seul officier d’État civil, un seul agent des contributions, etc.
La force d’attraction de la capitale est tellement puissante que même le provincial qui mène une vie décente chez lui se croit obligé de tout abandonner pour s’offrir un logement dans ce qui reste des quartiers décents de Port-au-Prince.
Certains Haïtiens de la diaspora ne résistent pas non plus à son charme en y élisant domicile alors que ceux-ci auraient pu couler leur retraite dans le décor tranquille et convivial de leurs régions natales.
Le timide retour de Jacméliens vers leur sud-est natal ou dans d’autres régions n’entame en rien l’encombrement de la capitale et représente plutôt l’arbre qui cache la forêt.
En conséquence, cette ville qui était bâtie pour accueillir 250 à 300 000 personnes, croule sous le poids d’une population estimée à 2.5 millions d’âmes.
Cette progression démographique non seulement fait sauter ses structures, mais aussi s’accompagne d’un étalement urbain anarchique qui se fait au détriment des terres agricoles des plaines de Léogane et du Cul-de-sac, et du morne de l’Hôpital qui représente pour les port-au-princiens une menace écologique en période pluvieuse.
Les gouvernements se sont peu souciés de son développement physique et l’abandonnent à des initiatives personnelles dont, le moins que l’on puisse dire, est qu’elles défient toute logique et tout bon sens.
Les port-au-princiens investissent le moindre espace vide de la ville et construisent leurs maisons même sur des surfaces qui devraient être protégées.
On vit au jour le jour dans cet immense bidonville sans se soucier du lendemain.
Les habitants de la capitale sont à la merci de la moindre averse et leurs peurs s’amplifient particulièrement depuis la décision prise par le gouvernement du président Préval de construire en 1998 la route en terre battue menant à Jacmel, via le morne de l’hôpital.
Le gouvernement avait passé outre les avis de nombreux experts qui alertaient contre le danger que pourrait causer un tel ouvrage sur un sol argileux très enclin à l’affaissement.
Lors de l’inauguration de cette piste,comme un signe qu’il ne faut jamais défier la nature, une des voitures du convoi présidentiel avait manqué de très peu de se renverser.
Cette surpopulation entraîne aussi de nouvelles habitudes, des nouveaux besoins en termes de sécurité, de salubrité, d’hygiène publique, d’eau potable, d’électricité, d’éducation, de santé, de drainage, etc.
Toutes les ressources de la République sont englouties dans cette nouvelle ville sans que l’onperçoive le moindre signe palpable. C’est une sorte de tonneau des Danaïdes.
Plus on y consent des investissements, plus les problèmes deviennent insolubles.
L’aspect physique de Port-au-Prince est indigne d’une ville normale, encore moins d’une capitale. Elle est un véritable cloaque qui fait la honte du pays.
Ce ne sont pas les gens qui luttent pour leur survie avec une certaine dignité que la misère n’est pas parvenue à leur arracher qu’il fautblâmer, mais plutôt l’absence de vision, de plan directeur, l’immobilisme des élites politiques et économiques qui n’ont pas su encadrer son expansion et la doter de structures adéquates.
En cette période préélectorale, aucune formation politique ne semble prendre la mesure du problème que cette ville pose à la sécurité de ses habitants pour en faire un sujet de leurs préoccupations.
Gesler Jean-Gilles
REMARQUES DE CARL
Compliment à l’ami Gesler. “ Aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années.” Bravo (!)
Carl
POSITIVE QUOTE OF THE DAY -----------------------------
When you cannot make up your mind which of two evenly balanced courses of action you should take - choose the bolder.
W.J. Slim
TOMORROW, 2 June 2005, WILL BE THE LAST WRITTEN “CARL’S CORNER” OF THE WEEK. On my way to Savannah, Georgia to particpate to the construction of the HAITIAN MONUMENT IN SAVANNAH, initiated by “THE HAITIAN-AMERICAN HISTORICAL SOCIETY, under the presidency of Daniel Fils-Aimé.
FROM ALEXANDRA PHILOCTÈTE, MONTREAL, REGARDING MY VIST TO HOMESTEAD MAXIMUM SECURITY PRISON FOR WOMEN.
Carl,
How can one be so stupid to talk about innmates as if they are animals ? Whoever made those comments deserve my pity. Hoping there are not too many people like that person in the world.
Alexandra
FROM A CARL’S CORNER FAN IN TEXAS
Carl,
I appreciate the time, effort and emotion that must have gone into doing these interviews. You have the choice to sit back at this point in your life and say, "I've done my bit." Instead, you continue to put your knowledge to good use and put yourself on the line. I've no doubt that those four women will look back many times during the long years ahead and remember the respect and courtesy you showed to them, and the charm you did not hold back because of their circumstances. Thanks for doing these interviews and for sharing. A fan FROM JEAN S. ALEXIS
Carl,
I have sent you a poem before but you did not publish it. I have a feeling that you did not want to violate the copyright law. This is not actually the one that I had sent you before. It was titled "Finding My Place."
I know you do not post everything that is sent to you; however, I was wondering if it was for the copyright laws that it was not published on your site.
I am the original poet and by sending it to you I gave you the right to publish it.
Carl, I am the kind of guy that is never impressed by anything or anyone...not that I am proud of that, because it makes me feel like I cannot appreciate greatness and great achievements.
Well, believe it or not, you are the first person that impresses me and you are the first one that I want to shake hands with.
YOU ARE GREAT!
Jean S. Alexis
MY ANSWER
Dear Jean,
My (!) My (!) Thank you for your friendly and comforting comments. I did not receive your poem the first time.
I make it a point to answer every email, no matter how insignificant, except the crazy ones.
Naturally with thousands of messages every week some slip through the cracks. Thanks for your persistence, and here is the poem “ Once upon a time, Haiti.” All the best,
Carl
ONCE UPON A TIME, HAITI
( By JEAN S. ALEXIS)
Two hundreds years ago, we saw the light by breaking the chain of slavery. Two hundreds years ago, we won the fight by defeating the mighty French army. Two hundreds years ago, we made history for being the first black republic Two hundreds years ago,we defeated slavery despite the hostility of our critics. Two hundreds years later,we are in the dark because the old masters are back. Two hundreds years later,we lost the battle because they don't want us to be an example. Two hundreds years later,the old and new masters won the battle by turning us against each other.
Two hundreds years later,we need a revolution One that will free up our mind from oppression. Jean S. Alexis
RECU DE JACQUES J. GARCON
Saludo Don Carlos! Con su permiso,deje que pasar esta nota de suma importancia para mi.
Gracias.
Salut Internautes sur “Carl's Corner.” Pourriez-vous m'aider a retrouver Jacquelin Etienne, frère de Loulou Etienne ancien pianiste de l'orchestre septentrional du Cap- haitien. Jacquelin laissa Haiti pour Séville/Espagne (1961ou 1962).
Merci ! Jacques J. Garcon
El verdadero cristo
Hermano, ese Cristo al que veneras; ese Cristo tuyo, al que adoras y dices amar. Ese Cristo, clavado en una cruz; ese Cristo de madera, de bronce, de oro, de plata o de cualquier material. Ese Cristo, idolo, que solo sirve para adornar tu pecho, las casas, las oficinas y que se encuentran en joyerìas, ventas callejeras, baratìas o en la vuelta de la esquina.
Ese cristo està muerto; lo quieras o nò es un cristo muerto. Te invito a que amemos al otro Cristo: el Cristo sin rostro, al Cristo que averguenza a nuestra sociedad. Ese Cristo reflejado en el rostro de los niños; de los desplazados, de los sin techo, de los sin tierra; de los perseguidos; de los enfermos, de los ancianos; de los mal llamados desechables; de los leprosos, en fin...... Los invito a a adorar a ese Cristo que nos fastidia, que odiamos, o que simplemente rechazamos. Los invito a adorar a ese Cristo que no nos atrevemos a mirar, por temor, por pena, por inconveniente, o simplemente por egocentrismo. Te invito a que amemos al verdadero Cristo; a ese Cristo real, vivo, de carne y hueso, al mas pobre de entre los pobres. "Tuve sed y me disteis de beber" "Tuve hambre y me distesis de comer".
E POU MWEN FINI ZANMI MWEN YO, men Fredo Pierre.
Y ap vide dlo larivyè règ chèch Jaden malere menm rete sèch Pa gen okenn pye bwa ki fleri Tout di sous la vi yo fini teri.
Towo yo gonfle tankou bonborit Yo sèl ki gen lavwa ochapit M! Ayiti ap fin delabre Anba ponyèt yon pil zotobre. Ayiti peyi m tounen gato Y ap koupe antre yo pa moso Tout gwo zounzoun vle fè gwo zizi Nan pwen pou ti nèg yap toupizi.
O! Gad kouman yo lage lakay Gade jan l ap pase tray Pou jan rèv peyi m nan te bèl L efase pou yon ti gwoup rebèl.
SE LA MAP RETE POU JODI A. Na pale demen si Granmèt la vle. Kenbe. KAL