Carl' Corner
Google
 
Web fombrun.com

Moriseau Leroy, JE René, Haiti sur Le Figaro, Marie Chauvet, Genera

POUR LE MERCREDI 22 Juin 2005 .-La ballade des gens heureux sur"LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN,"DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.

Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde.

Les gens heureux n’ont pas d’histoires.

Carl Fombrun

LA PENSÉE DU JOUR

Des sottises faites par des gens "habiles;" des extravagances dites par des gens "d'esprit;" des crimes commis par "d'honnêtes gens"... voilà les "révolutions…"

Carl's Birthday - June 15, 1982 - Miami

 

(L to R) GUY LAURENCEAU (background) , IN MEMORY OF FAMOUS HAITIAN POET FÉLIX MORISEAU-LEROY WHO HAS A MIAMI STREET NAMED AFTER HIM, WITH GLADYS FOMBRUN AND CARL AT 50 YEARS OF AGE.

23 years have gone by. Memories are made of this...


ET LE TEMPS A PASSÉ PAR LÀ…


Pour apprendre la valeur d'une année, demande à l'étudiant qui a raté un examen.

Pour apprendre la valeur d'un mois,demande à la mère qui a mis un enfant au monde trop tôt.

Pour apprendre la valeur d'une semaine,demande à l'éditeur d'un journal hebdomadaire.

Pour apprendre la valeur d'une heure,demande aux fiancés qui attendent de se revoir.

Pour apprendre la valeur d'une minute,demande à celui qui a raté son train, son bus ou son avion.

Pour apprendre la valeur d'une seconde,demande à celui qui a perdu un fils dans un accident.

Pour apprendre la valeur d'une milliseconde,demande à celui qui a gagné une médaille d'argent aux jeux Olympiques

Le temps n'attend personne.

Rassemble chaque instant qu'il te reste et il sera de grande valeur.

Partage-les avec une personne de choix et ils deviendront encore plus précieux.

RÉFLEXIONS DE CARL SUR UNE HAITI QUI N’A PLUS AUCUNE VALEUR

FPRIVATE "TYPE=PICT;ALT=Haiti Lives Forever"

Un vieux proverbe Haitien n’a cessé de dominer toute une culture pendant 200 ans et aujourd’hui plus que jamais: " Depi nan ginen nèg rayi nèg." (le nègre déteste le nègre depuis dans la brousse). Tellement à propos, cette haine florissante en Haiti, dans la Diaspora et sur l’internet, qu’il serait futile d’essayer de cacher cette plaie nationale d’un pays ou tout est à refaire et à parler franchement, beaucoup trop tard pour être sauvé.

Je me vois déjà lapidé sur l’internet et ailleurs par ces pompeux comédiens, ces croquemitaines, ces super-patriotes, pseudo-intellectuels, hypersensibles et faux leaders, qui prétendent aimer leurs pays et hypocritement se déclarent libérés de préjugé social, couleur, capillaire ou culturel, mais le mettre en pratique à chaque opportunité dans les coulisses.

Ils détestent le colon blanc et encensent sa langue maternelle, qui dérive du francais, de l’anglais ou de l’espagnol. Le savoureux créole de leurs frères et soeurs du peuple ils le critique à tout bout de champ et à peine peuvent l’écrire. Beaucoup d’Haitiens, messieurs les complexés je le regrette, ont la culture rancunière et jalouse des crabes noirs, bruns et blancs, et en vous cotoyant ce mal deviendrait contagieux.

Je ne saurais arrondir les angles cette fois pour éviter de foisser vos ridicules sensibilités sociales, épidermiques,nationalistes et politiques face à cet acopalypse qui fait face à huit million d’âmes sur ce maudit bout de terre, et dont la culpabilité est aussi vôtre. Haiti et la Somalie sont des soeurs jumelles actuellement dans le domaine de l’anarchie et du désordre organisé.

Je le répète, l’Haiti d’aujourd’hui n’a aucune valeur. Ses vraies valeurs sont les vols, les viols, les meurtres, l’appât du gain mal acquis, la corruption, le commerce de la drogue et des armes à feu. ( En vantant les qualités de la mère patrie ce n’est qu’un exercise en masturbation; l’espoir fait vivre). Les Nations Unies auraient fait bien mieux de nous envoyer des millier de psychiatres au lieu de ces marionnettes de soldats qui se croisent les bras devant "l’holocauste" de tout un peuple. Il nous faut une psychiatrie collective. La Diaspora, qui pourrait être l’espoir national, ne fait que s’embourber comme sur le sol natal dans des querelles de chapelle sur l’internet et la radiodiffusion en général; bonnet blanc et blanc bonnet.

Quelle sale histoire! Le peuple Haitien est la principale victime au Bel Air, à la Cité Soleil et à la Cité Militaire. Aristide qui était l’espoir de ce peuple a en effet armé des gosses et raffiné le gangstérime dans la culture haitienne initié par Francois Duvalier, le tyran. Gérard Latortue accuse à tort les déportés Haitiens de la Diaspora d’être la cheville ouvrière de ces crimes. Ils y contribuent certainement, mais n’en sont pas la cause. Allons-donc, Gérard, les Haitiens ne sont pas des enfants de choeur.

Ces groupes de jeunes gangsters, authentiques fils des "macoutes," ont fait de leurs frères et soeurs des enfants du peuple dans ces bidonvilles, des prisoniers et de la chair à canon. Leurs misérables victimes, pour sortir de cet enfer, doivent payer entre 400 et 600 dollars (us) . Dire que ces gens étaient pour la plupart des partisans de Jean-Bertrand Aristide. C’est le cas de dire que la reconnaissance est une lacheté. Pour rejoindre Viter Juste, d’un autre coté, "de grandes expéditions sont organisées justement contre les lavalassiens." Ils ne sont pas tous coupables!

Aristide n’est pas le seul vilain dans cette équation et ne porte pas tous les péchés d’Israel. Les trafiquants de drogues, les trafiquants d’armes à feu, et un bon nombre de "bourgeois" financièrement et politiquement intéressés, ayant pour partisans des groupes miniscules, font partie de ce tableau macabre.

QUO VADIS HAITI? Pour me répéter L’essence du mal est l’absence de la sagesse. Le mal est un virus qui s’infiltre, se multiplie, déterminé à détruire et pourrir tout ce qui lui est contraire.

Carl

BIEN DIT, N’EN DÉPLAISE À D’AUTRES: CONSEILS DE CIVILITÉS ET DE SAVOIR-FAIRE PAR MONSIEUR J.E. RENÉ. À ÊTRE POSTÉS AU SERVICE DU PROTOCOLE, DÉPARTEMENT DES RELATIONS EXTÉRIEURES.

L'élégance du Chef .

Par Jean Erich René

On ambitionne des fonctions politiques élevées telles que Président, Ministres, Ambassadeurs, Consuls, Sénateurs, Députés, Maires etc..Souvent on ne pense pas aux obligations sociales qui y sont attachées. Parfois on a les compétences académiques nécessaires mais on ignore les convenances sociales. De Hautes Personnalités sont souvent invitées à des festins ou à des grandes assises internationales que l'on clôture par un dîner. Bon nombre d' officiels sont souvent embarrassés lorsqu'on les invite à table. Nous ne voulons faire la leçon à personne mais nous pensons que pour arriver à l' émancipation sociale d'un peuple certains aspects de la bienséance doivent être connus car certains accrocs choquent. Aussi nous prenons la liberté d' exposer le protocole à suivre en une telle occurrence.

A.-Place de chaque convive.

Avant d'entrer dans un port le bon capitaine suit le phare qui guide tous les marins. Dans un dîner officiel on ne se met pas n'importe où. Les places sont distribuées par ordre de préséance. Il y a souvent une personne pour vous diriger . Parfois un menu est ordinairement placé à côté de chaque assiette et sur l'un des verres on verra un carton portant le nom de chaque invité.

B.- Identification des pièces des couverts.

Les types de couvert varient avec les cultures. Cependant, nous autres Haïtiens nous n'avons pas hérité des moeurs africaines en ce qui concerne notre tenue à table. Nous ne mangeons pas avec les mains ni avec des baguettes. Nous sommes étrangers à la culture asiatique. 0 Notre environnement est quasi occidental. En Europe et en Amérique voici comment l'orfèvrerie, avec de légères différences, conçoit les pièces des couverts:

1.-Assiette 2.- Serviette 3.- Assiette à soupe 4.- Couteau de table 5.-

Couteau à poisson 6.-Cuillère à soupe 7.-Fourchette à fruit 8.- Fourchette de table 9.- Fourchette à poisson 10.- Couteau et couverts à dessert 11.- Beurrier 12.- Verre à eau 13.-Verre à vin rouge 14.-Verre à vin blanc 15.-Coupe à Champagne

C.- Disposition des pièces des couverts.

Les couverts ne sont pas disposés de façon quelconque et il faut savoir quand et comment s'en servir.

1.- L'assiette occupe le milieu du couvert. A chaque plat servi on retire l 'assiette et la fourchette par la gauche. Mais on les remplace par la droite en plaçant la nouvelle fourchette de table sur l'assiette . 2.-La serviette est artistiquement pliée et déposée au milieu de l'assiette.

3.- L'assiette à soupe est apportée remplie après avoir pris place autour de la table. 4.-Les couteaux sont placés à droite de l'assiette . On distingue par ordre: a)le couteau de table dont le tranchant est tourné vers l'assiette .

b) Le couteau à poisson plus petit placé après le couteau de table.

5.- Toujours à droite de l'assiette et après le couteau à poisson on place la cuillère à soupe dont le creux est tourné vers le haut.

6.- Les verres sont placés à droite de l'assiette et en avant des couteaux. On distingue en allant de gauche à droite par ordre:

a) le verre à eau

b) le verre à vin rouge

c) le verre à vin blanc

d) la coupe de champagne placée en avant de ces 3 verres.

Le vin et le champagne sont versés à droite de chaque convive. On les fait plutôt couler doucement sur la paroi interne du verre afin d'éviter des renversements dûs à une mousse turbulente.

7.- Les fourchettes sont placées à gauche de l'assiette . On distingue en allant de droite à gauche par ordre:

a) La fourchette à salade la plus proche à gauche de l'assiette .

b) La fourchette de table.

c)La fourchette à poisson vient tout de suite après la fourchette de table. 7.-A gauche de l'assiette et en avant des fourchettes on place le beurrier avec un couteau. 8.-Toujours à gauche de l'assiette on place une autre assiette destinée à recevoir la salade.

9.- A la portée des convives est placée une corbeille de pain que l'on doit prendre avec une pincette.

La vie politique entraîne des dépendances sociales qui surprennent certains de nos acteurs politiques. On doit faire un certain apprentissage social avant de briguer certaines fonctions politiques. Un Chef doit faire preuve d'élégance par la délicatesse de sa touche. Les bonnes manières sont toujours en vigueur dans les cercles politiques

LE FIGARO DU 21 JUIN 2005 (Adrien Jaulmes)

HAÏTI Plus d'un an après le départ de l'ancien président haïtien, l'ONU n'a pas réussi à rétablir la sécurité
Les partisans d'Aristide se mobilisent.

Alors que son mandat expire le 24 juin, la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah, 7 500 hommes) est de plus en plus critiquée pour son inefficacité face à la montée de la violence dans la capitale haïtienne. Le général brésilien Augusto Heleno Ribeiro, commandant des forces militaires de la Minustah, a d'ailleurs récemment demandé son remplacement. Selon les organisations des droits de l'homme, plus d'un millier de personnes ont été tuées par balles en Haïti entre septembre 2004 et mai 2005. La plupart de ces violences sont imputées à des partisans armés de l'ancien président Jean Bertrand Aristide et à des anciens militaires.


Le père Jean-Juste étend les bras en se tournant vers les fidèles. «Les grandes nations nous écrasent ! Seigneur, protégez notre petit pays ! Protégez Haïti ! Jésus au secours», dit-il. Dans les travées de l'«Eglis Sent Klé», (église Sainte-Claire en créole), dans le quartier populaire de Delmas, à Port-au-Prince, l'assistance de la messe dominicale reprend en choeur la prière. Les femmes en tailleur, les hommes en chemise du dimanche et les fillettes avec des noeuds dans les cheveux répètent en étendant les bras et en se balançant : «Jésus, au secours !» Sous les portraits naïfs des apôtres, le père Gérard Jean-Juste achève la messe par une prière spéciale : «Prions pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel ! Prions pour le retour du président Aristide !»


Plus d'un an après le départ rocambolesque de l'ancien président haïtien, officiellement «exfiltré» dans la nuit du 29 février 2004 par les forces spéciales américaines vers la République centrafricaine, puis vers l'Afrique du Sud, où il se trouve toujours, l'ancien président Jean-Bertrand Aristide compte encore de nombreux partisans en Haïti. Le père Gérard Jean-Juste en est l'un des plus fervents. Il conteste violemment l'action de la communauté internationale, qui avait poussé vers la sortie un président déconsidéré, dont le régime était en passe de s'effondrer face à un soulèvement. Pour le père Jean-Juste, «Le président Aristide a été kidnappé et l'ordre constitutionnel a été poignardé ! Aujourd'hui, les puissances étrangères et les assaillants font tout pour empêcher son retour !», tonne-t-il.


La barbe grisonnante et le crâne dégarni, il est l'un des chefs de file du parti de l'ancien président, Fanmi Lavalas, La «Famille Lavalas». Le parti d'Aristide avait ainsi été baptisé en référence à l'avalanche politique, (lavalas en créole) provoquée au début des années 90 par l'ancien prêtre des bidonvilles, et aussi d'après une puissante divinité vaudou. En contact permanent avec Aristide, qu'il est allé rencontrer à plusieurs reprises en Afrique du Sud, le père Jean-Juste prononce ses sermons enflammés dans son église du quartier Delmas, mais aussi sur les ondes des radios populaires de Port-au-Prince. «Il est comme Aristide ! C'est l'homme des petites gens comme nous ! Les gens dont personne ne s'occupe !», expliquent des fidèles de la paroisse Sainte-Claire. «Il est comme Aristide, il nourrit les enfants des rues !»


Pourtant, les adversaires du père Jean-Juste l'accusent de mener des activités dépassant le cadre de son magistère. «On a beaucoup de raisons de penser que le père Jean-Juste ne joue pas seulement un rôle religieux, mais aussi politique», disent les responsables de la sécurité de la Minustah, la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti. «Il est sans doute en contact avec des groupes armés et des ex-Chimères !» Arrêté de façon musclée en octobre 2004 sur ordre de l'homme fort du gouvernement intérimaire haïtien, le ministre de la Justice, Bernard Gousse, pour trouble de l'ordre public et incitation à la violence, le père Jean-Juste est resté en prison pendant plus d'un mois et demi. Il a finalement été libéré faute de preuves.

Mais aussi grâce à la mobilisation des lobbies noirs américains, que le père Jean-Juste fréquente assidûment en Floride et qui restent acquis aux discours tiers-mondistes et afro-centristes d'Aristide. «Les prochains mois vont être chaotiques !», prédit le père Jean-Juste, qui dit à présent craindre pour sa vie. «Les Nations unies et les grandes puissances, comme les Etats-Unis et la France, vont nous imposer des élections, ils vont choisir nos gouvernants. S'ils voulaient vraiment la paix, tout le monde pourrait participer aux élections ! Mais ils veulent surtout punir Haïti !», dénonce-t-il.


Dans la plus ancienne République noire indépendante, peuplée des descendants d'esclaves révoltés et qui continue de se considérer comme une perpétuelle victime des grandes puissances «blanches», ces accents nationalistes gardent un impact non négligeable. Surtout après que les espoirs suscités par l'intervention des Nations unies se sont dissipés en moins d'un an sous l'effet de l'insécurité et de la misère endémique qui mine tous les efforts entrepris en Haïti depuis des décennies.


«Il y a un an, Aristide était un personnage discrédité», analyse un diplomate occidental en poste à Port-au-Prince. «Aujourd'hui, il est, même à distance, un acteur avec lequel il faut compter. L'incapacité de la Minustah à rétablir la sécurité a pesé sur les programmes de développement et menace de vider le processus électoral de son sens. Les partisans d'Aristide jouent la carte du pire. Ils espèrent en retirer un bénéfice politique !» A quelques mois des élections législatives et présidentielles, prévues pour le 16 novembre et le 13 décembre prochain, l'avenir d'Haïti reste incertain. «Le calendrier a pris un énorme retard. Or, une consultation de ce genre dans un pays presque dépourvu de routes, où plus de la moitié de la population n'a pas d'état civil, est une opération difficile. L'insécurité qui se développe en ce moment menace le processus lui-même», poursuit le diplomate.


Mise en place l'année dernière avec une triple mission de stabilisation des institutions représentées par le gouvernement intérimaire de Gérard Latortue, de préparation des élections et de rétablissement de l'activité économique, au travers d'une injection massive de capitaux internationaux, la Minustah a déçu beaucoup d'espoirs et, par là, rendu leur vigueur aux partisans d'Aristide. Elle est surtout critiquée pour avoir été incapable de faire face à la violence. «Les contingents brésiliens ne sont pas à la hauteur», avance un homme d'affaires occidental installé dans le pays. «Ils ne sont déployés que pour appuyer les prétentions du Brésil à un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Le but de la mission leur importe peu.»


Une vague d'enlèvements et d'assassinats a plongé Port-au-Prince dans l'angoisse ces dernières semaines. «C'est une véritable psychose. Les Haïtiens les plus riches envoient leurs familles en Floride, mais les plus pauvres souffrent», dit l'homme d'affaires. Avant d'ajouter : «Je n'ai pas connu de situation aussi critique depuis vingt ans ! Mais le pire serait que tout ceci aboutisse à un retour des Lavalas.»

LE COIN DU LIVRE

CENTRE DE DOCUMENTATION DU CIDIHCA

Des familles entiéres de la ville de Jérémie sont massacrées ...

«Elle écrivait en secret»
Marie Chauvet, de la révolte à l'exil, racontée par sa fille aînée.

Par Natalie LEVISALLES

(1) Après la défaite et la mort de jeunes opposants au régime, leurs têtes sont coupées et offertes à Duvalier, des familles entières de la ville de Jérémie sont massacrées. L'exécution des deux derniers survivants est télédiffusée.

Régine Charlier est l'aînée des trois enfants de Marie Vieux-Chauvet (tel est le nom qu'elle a choisi pour la réédition de l'oeuvre). En 1968, sa mère l'avait envoyée en «ambassadrice» chez Gallimard. Aujourd'hui encore, elle gère l'héritage maternel avec la plus grande vigilance.

Dans quel contexte Marie Chauvet a-t-elle écrit son roman ?

Amour, Colère et Folie a été publié en 1968. Je suis certaine d'une chose : les Vêpres de Jérémie en 1964 (1), et l'horreur qui en résulta, ont été le détonateur. Avant cela, entre 1958 et 1960 peut-être, l'arrestation d'un proche parent, mené aux casernes par les tontons macoutes, en caleçon et chemisette, avait provoqué une réaction si violente que je ne l'ai jamais oubliée. Hurlant sa colère, elle avait planté devant nous un couteau dans une table d'acajou et il était resté tout vibrant dans la table. Cette force nous avait médusés tandis qu'elle criait : «Jou va, jou vient !» («Un jour chasseur, un jour gibier»). Ce jour-là, je crois, est né en elle un désir de vengeance. C'était après que trois neveux avaient été lâchement exécutés.

J'avais entre 18 et 22 ans quand elle a écrit ce livre. Je sais, parce qu'elle me l'a souvent raconté, qu'en six mois, elle a écrit le premier jet. Elle l'écrivait en secret, en Haïti, enfermée dans sa chambre, elle ne recevait plus. La plupart de ses amis du groupe de poètes Haïti Littéraire étaient partis, ses deux filles aussi. Elle n'aimait pas travailler à un bureau, elle s'étendait sur son lit la tête appuyée sur une main, au crayon, de son élégante écriture, elle faisait ses livres.

Quel genre de femme était-ce, comment vivait-elle ?

Elle a toujours vécu sobrement. Elle détestait les mondanités, les dîners d'affaires. Elle aimait la musique, chantait souvent, les Feuilles mortes, des airs d'opéra, Myriam Makeba... Sa voix, le timbre et l'intonation rappelaient beaucoup Juliette Gréco. Elle dansait aussi le congo, cette danse lascive, à merveille. Elle était très belle. Elle s'était entourée d'un petit cercle d'artistes et de quelques amis d'enfance qu'elle voyait régulièrement.

Quelle était sa vie à New York ?

Les premiers moments de son exil à New York ont été durs. Les jours précédant son divorce, la dépendance, l'incertitude... Puis elle a rencontré Ted Proudfoot (cadre à Manhattan), demandé le divorce et s'est remariée. Comme dans un conte de fées. Je ne l'ai jamais vue plus heureuse. Ce bonheur n'a duré que deux ans.

Elle me disait : «Je vais étudier la société américaine en travaillant chez ces riches. Je vais m'enrichir à leurs dépens.» Elle sortit de cette expérience dégoûtée par le gaspillage qu'elle y observa : «Ils n'ont rien à m'apprendre, ils sont creux, ce sont des monstres.» Mais elle avait le tempérament assez riche pour trouver du bon et du beau dans toutes les cultures. Comme sa situation se stabilisait, elle écrivit les Rapaces et entreprit avec l'aide de Jean Fouchard (historien et écrivain) un énorme travail de documentation pour une fresque historique allant de la guerre d'Indépendance à nos jours, un roman, qu'elle appellerait les Enfants d'Ogoun. Elle n'en a rédigé que quelques pages. Elle est morte à 57 ans, d'une tumeur au cerveau.

Quelle était sa formation ? Quels étaient ses goûts littéraires ?

Bien qu'elle ne soit arrivée qu'au brevet élémentaire, elle avait une formation classique et récitait des strophes de Salammbô, me signalant la puissance du rythme, la perfection de la prose. Elle lisait plus des romans que de la poésie si mon souvenir est exact. Elle aimait le Cantique des cantiques. Elle lisait avec passion la biographie de Jaurès par exemple, elle était fascinée par Kafka, les romanciers russes, Dostoïevski en particulier, Antonin Artaud, William Faulkner, Proust, Ernest Renan, Sartre, Simone de Beauvoir. C'est grâce à elle qu'entre 12 et 14 ans, je lisais Jean-Christophe, les Thibault et Guerre et Paix plutôt que Delly et Max du Veuzit.

Ce qu'elle écrit sur les relations Noirs-mulâtres est-il toujours vrai ?

Cette question de peau vient d'être agitée, encore une fois, sous Aristide. Parfois c'est une arme politique, d'autres fois une manière d'être. Des Haïtiens que je rencontre aux Etats-Unis dans les rues ou ailleurs refusent, candides, d'admettre que je suis haïtienne. Ils viennent de la campagne, ne sont jamais passés par Port-au-Prince et ne savent pas qu'il existe des Haïtiens jaunes ou roses... là, c'est l'ignorance. Mais d'autres brandissent sciemment cette question de couleur, comme le moyen le plus efficace de diviser pour avoir le pouvoir. Et la haine des deux côtés (mulâtre et noir) est parfois infranchissable.

Les Araignées du soir

Par Natalie LEVISALLES

«Sur l'élan de ta voix glissent nos vies/vers l'aurore et la nuit et le sel de la mer/Le rameau s'envole et c'est toi qui rêves Marie/de danses tristes et de glaçons dans nos coeurs/dans nos mémoires vendues/Et c'est toi Marie... Nous ferons le cadavre exquis/Tant pis pour l'heure la poésie dans nos yeux...».

Ce cadavre exquis, intitulé Que meure la chanson de la mort, a été composé pour Marie Chauvet le 1er août 1963, à la veille d'un départ, par les cinq poètes du groupe Haïti Littéraire René Philoctète, Serge Legagneur, Roland Morisseau, Villard Denis dit Davertige et Anthony Phelps , qui avaient à l'époque entre 25 et 33 ans. A peine plus que les quatre poètes de «Folie», le troisième volet du triptyque. Aucun d'entre eux ne sera assassiné, mais tous feront de la prison avant de partir en exil à Montréal. Comme le René du roman, l'un deux, Davertige, perdra la raison. Il est mort l'an dernier. Les jeunes poètes de «Folie» ont bien été inspirés à Marie Chauvet par ceux d'Haïti Littéraire avec qui, au début des années 60, et jusqu'à ce que l'exil les sépare, elle a vécu, dit Anthony Phelps, «une merveilleuse et inoubliable amitié».

C'est Anthony Phelps qui, le premier, a rencontré Marie Chauvet à Port-au-Prince en 1959. Il a 31 ans et vient de faire la connaissance de Philoctète, Legagneur, Morisseau, et Davertige, du groupe Samba. Quelques semaines plus tard, Samba devient Haïti Littéraire et crée la revue Semences. Quelque temps plus tard, Phelps présente ses amis à Marie Chauvet. «Le courant a passé tout de suite entre les six et nous allions vivre des moments inoubliables ensemble. Après quelques mois, Marie a suggéré de nous appeler les Araignées du soir» (d'où la toile d'araignée ajoutée à la main sur la photo qui les réunit tous). Les jeunes poètes initient Marie Chauvet à la poésie contemporaine et au surréalisme, «mais elle reste essentiellement une romancière», dit Phelps.

Tous les dimanches, les cinq d'Haïti Littéraire se retrouvent chez les Chauvet, à Bourdon (un quartier résidentiel de Port-au-Prince). «Parfois, nous écoutions ensemble l'émission culturelle de Radio Cacique, qui passait à 11 heures. Le plus souvent, nous parlions littérature. Dans le climat de violence du duvaliérisme, où emprisonnements, disparitions, meurtres étaient monnaie courante, ces réunions étaient une bouffée d'air frais.»

Le cadavre exquis se terminait ainsi :

«... mais l'hirondelle a passé aux lèvres un ciel entier/et tu disais nos serments étouffés/notre angoisse la corde au cou/Et pourtant nous avons conquis l'arc-en-ciel/dans tes cheveux de nuit».

LE BICENTENAIRE DU GÉNÉRAL DUMAS, PREMIER GÉNÉRAL NOIR DE L’HISTOIRE DE FRANCE

(TIRÉ DE LA PRESSE EUROPÉENNE)

Le gouvernement français refuse de célébrer le Bicentenaire du général Dumas, premier général noir de l’histoire de France, héros de la Révolution, né esclave aux Antilles françaises le 25 mars 1762, mort libre à Villers-Cotterêts (Aisne) le 26 février 1806, père de l’écrivain français le plus lu dans le monde.

La consécration par le Sénat français du révisionniste Olivier Pétré-Grenouilleau n’était pas un fait isolé. LeHaut Comité des célébrations nationales vient de refuser d’inscrire au calendrier des commémorations nationales le bicentenaire de la mort du général Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie dit Alexandre Dumas, sans doute aussi peu emblématique pour les gens de pouvoir que son ami le chevalier de Saint-George, interdit d’antenne sur France-Télévisions. On se doute que la vraie raison de ce refus, c’est que le général Dumas était noir de peau et qu’il était né esclave dans une colonie antillaise qui faisait vivre un Français sur huit.

Cette décision méprisable m’a été notifiée par écrit le 15 juin, juste après ma protestation contre les propos révisionnistes de Pétré-Grenouilleau. Qui était le général Dumas ? Laissons parler Anatole France, le seul académicien qui osa défendre Dreyfus : «Le plus grand des Dumas, écrivait-il, c’est le fils de la négresse, c’est le général Alexandre Dumas de La Pailleterie, le vainqueur du Saint-Bernard et du Mont-Cenis, le héros de Brixen. Il offrit soixante fois sa vie à la France et mourut pauvre. Une pareille existence est un chef-d'oeuvre auquel il n'y a rien à comparer».

Qu’est-ce que ce Haut Comité des célébrations nationales qui ne partage visiblement pas l’avis d’Anatole France ? Il s’agit d’un organisme officiel actuellement présidé par un autre académicien (beaucoup moins connu) M. Jean Leclant, un égyptologue qui n'a sûrement pas lu Cheik Anta Diop, et placé sous l’autorité du ministre de la Culture, M. Renaud Donnedieu de Vabres. Le sécrétariat général en est assuré par Mme Martine de Boisdeffre, directrice des Archives de France et ancienne conseillère de Mme Elisabeth Guigou. Après avoir demandé à Madame de Boisdeffre une préemption des Archives de France lors la vente des archives de Lyon, je l’avais priée de proposer au Haut Comité de rendre hommage au général Dumas pour le Bicentenaire de sa mort (26 février 2006). Apparemment elle l’a fait. Le Haut-Comité a refusé.

Il faut savoir que le centenaire de la mort du général Dumas, en 1906, avait été célébré de manière particulièrement éclatante. Paris avait même élevé une statue au vainqueur des Alpes et du Tyrol. En 1942, l’oeuvre a été abattue par les nazis et leurs amis français qui ne supportaient pas les nègres, même les nègres de bronze. J’ai demandé qu’on remette cette statue à sa place, ce qui le maire de Paris a promis de faire pour le bicentenaire, en 2006.

La décision de l'Etat - en dépit des initiatives de la ville de Paris et du département de l'Aisne - de ne pas inscrire ce bicentenaire au calendrier des célébrations nationales est un acte grave qui ne résulte pas du hasard. Il traduit une volonté délibérée de nier les grandes figures antillaises issues de l’esclavage. C’est d’autant plus surprenant que le même Haut Comité des célébrations nationales m’avait contacté en 2003 sous le prétexte que j’avais écrit un livre sur le général Dumas[1][1] qui avait occasionné un hommage public du président du Sénat.

Que s’est-il donc passé entre 2002 et 2005 pour qu’on assiste à un changement de politique aussi radical ? Sans doute la montée en puissance d’une nouvelle pathologie : la négrophobie bonapartiste. Certains responsables, dont Max Gallo n’est que le porte-parole, voudraient faire de la névrose napoléonienne un véritable culte national. Malheureusement, des voix - et particulièrement la mienne- se sont aussitôt élevées pour rappeler que Napoléon a rétabli la traite, l’esclavage et le Code noir (abolis en 1794), assassiné les citoyens qui refusaient ce crime et institué en France une politique négrophobe d’État.

Ces responsables à l’esprit lent ont mis trois ans pour s’apercevoir que la loi Taubira - que leurs amis ont pourtant votée - s’applique au dictateur et qu’en bonne logique elle devrait amener la France à expulser des Invalides les restes du héros préféré d’Hitler et de Mussolini ou du moins à informer les visiteurs de ce répugnant mausolée par un écriteau qu'on ourrait ainsi rédiger : "ci-gît l'homme glorieux qui a rétabli l'esclavage en France". Toujours en bonne logique, cette loi devrait aussi amener la France à rembourser la rançon qu’on a fait payer aux Haïtiens pour leur liberté en 1825 : 90 millions de francs or – 15 milliards d’euros selon certaines estimations- versés aux colons français pour les dédommager de leurs esclaves perdus. Des colons dont certains descendants occupent parfois les plus hautes fonctions.

Alors on a eu tout simplement eu l’idée d’enterrer cette loi gênante en s’appuyant sur les travaux et les déclarations d’historiens révisionnistes convoqués à la hâte et chargés de jeter les fondements d’un nouvel ordre négrophobe d’État. Sous le prétexte d'un colloque sur les traites négrières, ces universitaires des basses oeuvres préparent une grand messe révisionniste qui doit permettre de célébrer sans états d'âmes le bicentenaire d'Austerlitz, le 2 décembre 2005.

Si après tant de camouflets, les descendants d’esclaves ne se réagissent pas, jusqu’où la névrose ira-t-elle ? Faut-il attendre que, deux cents ans après, on rétablisse l’esclavage ? Qu’on prenne garde : il y a des manières modernes de le faire. C’est ce que pensaient les Haïtiens quand ils ont vu revenir les troupes françaises, lors de l’opération Rochambeau au printemps 2004. Ils savaient que ce Rochambeau-là donnait les nègres à manger aux chiens (tel était le "rôle positif" de la France dans ses colonies). Ils avaient peur. Ils avaient raison d’avoir peur.

Eh bien je dis non ! Non à la France de Rochambeau le tortionnaire et de Napoléon le négrier. Je n’accepterai pas que des foutriquets dérangés bafouent la mémoire d’un homme qui a sauvé la République et qui est mort de chagrin lorsqu’il a vu que cette même République devenait raciste. Il avait compris que c'était la fin de la République et le début de l'Empire que les Gallo et consorts célébraitent naguère avec tant de vulgarité. J’invite donc toutes celles et tous ceux qui refusent de partager la névrose des racistes négrophobes à m’accompagner dans ce combat légitime qui ne fait que commencer. Il y va de notre dignité, de la dignité de nos enfants et de la dignité de tous les Français.

Au nom de ces quatre grands hommes issus de l’esclavage, le général Dumas, Toussaint Louverture, Louis Delgrès, le chevalier de Saint-George - nos héros emblématiques - au nom de tous les esclaves déportés d’Afrique qui ont résisté pour qu’un jour leurs descendants puissent témoigner de ce qu’ont endurait dans les bateaux des amis de MM. Pétré Grenouilleau et Pap Ndiaye, au nom de tous les paysans et ouvriers français qui préféraient se mutiler plutôt que de combattre dans les armées de Napoléon et qu’on a traqués comme des bêtes, unissez-vous et serrez les rangs pour en finir, ici et maintenant, avec le racisme et la négrophobie !

POSITIVE QUOTE OF THE DAY

Regarding Miami Herald reporter Gene Miller, who just died at age 76: " He had that great attitude which is to never surrender to despair over the human race; there are going to be terrible people all the time and you might as well enjoy their villainy…" Jim DeFede, Miami Herald columnist.

TO WHOM IT MAY CONCERN

Carl,

I'm a Mexican and I met a Haitian friend a long time ago, I consider him a dear brother, but lost track of his whereabouts. His name is Jean-Marie Frantz Bayard. Would you please help me find him.

Thanks in advance.

Signed: Carlos Fernandez del Campo,

Oaxaca, Mexico.

EMAIL: karlfdz@yahoo.com.mx

MONSIEUR CARL FOMBRUN M

You Are Cordially Invited To

HAITI-US:

Tourism & Economic Empowerment

SUMMIT

JUNE 25, 2005

8:30 a.m. – 5:00 p.m.

Deauville Beach Resort

6701 Collins Avenue

Miami Beach, Florida

HAITI-US:

Tourism & Economic Empowerment

SUMMIT

I HAVE INTERVIEWED EXECUTIVES MAGALY PRÉZEAU AND WILFRID BELFORT REGARDING THE SUMMIT,ON "CARL’S CORNER" ISLAND TV, to be shown again next Thursday night at 9.00p.m. on channel 19 Comcast in Miami Dade and channel 79 Comcast in Broward. I have also been invited as a host-speaker-reporter at that function, and will attend the launching of this important event.

Prediction from Wilfrid Belfort: " In 5 years or so, at least 30 commercial planes will be flying to Haiti on a daily basis with plenty of tourists."

Doloroso sentir

No por favor, otra vez no!
No quiero sufrir
Por dios! quiero vivir
Ser feliz contigo a mi lado
Contigo a mi lado
Quiero que me quieras
Y poder darte todo mi amor.

Solo deseo tu presencia a mi lado
Sentir tu respirar y esa sonrisa que no consigo olvidar.
¡Este dolor!
Mis ojos no paran de llorar
Y mi corazón no cesa de clamar tu amor.

Te dije lo que siento,
Te dije TE QUIERO
Y de tu boca no salio ni un solo verso
Ni un simple "yo también".

Este dolor no tiene piedad de mi corazón
Y sin pensarlo me inunda de temor
Temor a tu cambio de opinión.

Las lagrimas que corren por mi cara…
Es como si me cortasen
Quiero quitar esta sensación de mi alma
Este dolor, todo vuelve a ser nada…
Esa nada que un día me quito tu amor
Hoy vuelve a hacerlo sin piedad
No puedo más…
La historia se repite
Y como siempre un final triste.

Se acabo!
¿por qué siempre acabo inundada de dolor en vez de amor?
¿qué he hecho para merecer esto?
La nada, la tristeza me clavan espadas

Espadas de fino y cortante cristal
Que asesina a la esperanza de que algún día
Pudiésemos unir nuestras almas.

E POU MWEN FINI ZANMI MWEN YO, MEN FÉLIX MORISEAU LEROY NAN YON TI PWEZI LI TE RELE "ABA TOUT KANDIDA."

ABA

M’DI ABA TOUT KANDIDA.

Aba tout kandida ala prezidans,

M’rele aba aba eleksyon.

Ekri sou tout mi lavil la,

Aba eleksyon fout.

Ekri ak lakre sou tout mi gri,

Ekri ak chabon sou tout mi blanch,

Aba tout kandida.

Aba tout eleksyon

Pou nonmen depite.

Ekri sou lanme’a , ekri sou mon lan,

Aba tout kandida ala prezidans.

Yo tout vle vann peyi a

Ak Meriken pou plen poch yo.

MEZANMI SE LA MAP RETE POU JODI’A. Na pale demen si Granmèt la vle.

KAL

 

[1][1] Alexandre Dumas, le dragon de la Reine, édition du Rocher. Pour la vie du général Dumas, voir www.claude-ribbe.com

Our Sponsors:

Island Tv is Your Gateway to the Caribbean

If it's about Haiti, It's on Fouye Contact Search Olivier of Sight and Sound Video for all your video needs

Copyright © 2005-2007Design, Concept, and Maintenance by:
ESP Networks & Fouye Networks -  www.fouye.net & ESPDesignnet.com