30 June 2005..Réflexions de Carl, Coin du Livre, Alain Philoctète, Ben Yahmed, Red States Blue States, Vietnam, Woodring St. Preux, Jophimana, Spanish, Creole.
La ballade des gens heureux sur"LE COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN,"DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.
Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.
Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde.
Les gens heureux n’ont pas d’histoires.
Carl Fombrun
LA PENSÉE DU JOUR
Il y a des femmes qu’on séduit par des gestes, d’autres par des mots. Il y en a d’autres à qui cela ne suffit pas.
LE COIN DE CARL ÉTAIT ABSENT DE L’INTERNET POUR LES DERNIÈRES 48 HEURES.
Sans paralogisme et sans reproche envers d’autres, les gens heureux n’ont pas d’histoires, n’allant pas à la chasse des moulins à vent à la Cyrano de Bergerac, le Coin de Carl était le sujet d’un problème technique qui fut résolu par l’un de mes brillants cinq ingénieurs électroniques, je cite le jeune et dynamique Manny Raymat, Directeur du site moun.com domaine de l’ami Georges Sami Saati. La maison Saati n’a que des associés de marque. Merci Manny et Georges !
Je remercie tous ceux et celles qui s’inquiétaient de l’absence du CDC. Nous sommes de retour (rèd kon ke makak) et en pleine forme comme d’habitude. Allons de l’avant.
RÉFLÉXIONS DE CARL SUR LA VIE ET SES DÉBOIRES.
Ayant perdu un fils à l’âge de 12 ans dans un accident de bateau à New York en juillet 1971, un fils qui promettait comme sportif, pianiste classique, ayant joué un rôle d’importance dans la pièce de théâtre « Fiddler on the roof, » beau garcon de belle taille, d’un charisme rare, un intellectuel qui lisait Mein Kampf de Adophe Hitler à un jeune âge, je ne peux m’empêcher de rappeler sa dernière phrase avant de laisser cette vallée de pleurs : « Pourquoi moi, papa ? »
Par miracle, sa mère et moi avons survécu cette épreuve sans vraiment jamais pouvoir accepter la réalité, que de nombreux parents enterrent leur progéniture, ce qui est contraire à la nature.
Ces pensées me reviennent à la mémoire en observant les événements de cette semaine dans ce pays d’abondance de George Washington et d’Abraham Lincoln, et dire que ces drames sont actuellement courants dans le monde, que ce soit à Bagdhad, Miami, où Port-au-Prince.
En effet, cette semaine, une jeune fille de 14 ans, d’une beauté remarquable, en visite de la Louisianne avec une amie et sa famille dans la petite ville Floridienne ironiquement dénommée « Destin, » perdait la vie en pleine mer dévorée par un requin. Trois jours après, un jeune homme agé de 16 ans de l’état de Tennessee, aussi en visite en Floride, perdait une jambe attaqué encore par un autre requin. Quelques jours avant dans l’état de New Jersey, trois enfants en bas âges, 6, 9, et 11 ans payèrent cher de leur vie dû au manque d’oxygène dans la malle d’une voiture, où ils s’étaient enfermés pour se distraire.
En Floride, encore une gosse de 12 ans ans perd la vie après s’être emparée sans permission de la voiture de sa mère, et est criblée de balle par des policiers dans une comédie d’erreurs…Au coin de chez moi à Kendall en Floride, dans un quartier résidentiel paisible, 3 jeunes de moins de 20 ans perdent la vie dans leur voiture due à leur ébriété…Dans la petite île de Aruba pas plus grande que l’islet haitien de La Gonâve, une jeune touriste américaine de 18 ans disparaît et elle est introuvable.
En Haiti actuellement des enfants de 10, 12, 15 ans sont les victimes d’un système injuste qui fait d’eux des esclaves « restavèk », ou des révoltés armés, courtoisie d’adultes sans foi ni loi… Et la ronde continue.
Quant aux quinquagénaires, sexagénaires, septuagénaires et autres qui se considèrent des victimes soit à cause d’un handicap physique ou des rancunes de basse-cour, pleurez sur vous Israel. Ayons cette reconnaissance d’avoir eû si longtemps ce don précieux de la vie ou les moins vieux ne savent pas s’ils auront ce même privilège. L’exemple à suivre est celui du compatriote Max Grimard, de 84 ans jeune en septembre prochain ; Max en porte 42 et prenez garde ( !), les impertinents sur l’internet, comme ancien boxeur, malgré son entregent, il est capable d’administrer aux insolents un « uppercut » à la Joe Louis si provoqué…
Tout est relatif où celui qui n’a pas de chaussures, peut encore se consoler en pensant à celui qui n’a pas de pieds. Celui qui n’a pas de pieds peut se consoler d’être encore en vie, car quelques soient ses malheurs en ce monde il s’attache à la vie…
En conclusion tout passe et l’humanité est une quantité négligeable dans le domaine cosmique. Le dernier exemple est celui de John Walton, agé de 56 ans dont la fortune est évaluée à 18 milliards de dollars ; il vient de passer de vie à trépas dans un accident dans son propre avion qu’il pilotait, bonnet blanc et blanc bonnet à la John F. Kennedy, Jr.
La convention sur le Tourisme, samedi dernier à l’hotel Deauville à Miami Beach, avait pour but de redorer le blazon d’une Haiti en chute libre. Il est vrai que Haiti souffre de tous les maux imaginables et dans ce grand pays, les Etats-Unis d’Amérique, plusieurs de ces maux existent, mais la vie continue. Qu’il soit donc de même pour ce petit pays nègre, responsable en partie du bien-être de l’ « Oncle Sam. »
LE COIN DU LIVRE
Ayant eu la compagnie le weekend dernier de Pierre Chauvet II, fils de Marie Chauvet, cette dernière comme écrivain et que j’ai connue dans les années 50 m’est revenue à la pensée. En lisant le livre de Madeleine Gardiner, « Visages de Femmes, Portraits d’écrivains, » prix Deschamps 1981, je retiens quelques extraits de son roman « Fille d’Haiti » dont ces derniers sont encore symboliques des problèmes que confrontent Kiskeya.
Quelques extraits : « Je plains le sort des domestiques qui, du matin au soir sellés tels des ânes, peinent pour quelques gourdes…J’aime les fronts qui suent de fatigue, les mains adroites, les membres musclés qui révèlent la force. Quand, obéissant à je ne sais quel despotique héritage, je reste dans mon lit, enveloppée dans mes draps, de longues heures à méditer sur de petits problèmes creux, je me sens si honteuse de moi-même que je me giflerais si l’orgueil ne me gardait raidie, si sottement enivrée d’être encore une fausse petite riche pourvue de fantaisies faciles… »
« Notre pays est pauvre. Malgré ces belles voitures, malgré ces frou-frous soyeux, malgré ces villas, chaque jour, plus nombreuses, il y a dans presque tous les quartiers de Port-au-Prince des gens qui crèvent de faim, des ouvriers qui s’abrutissent à force de travail. Regarde ces maisons-là, celles qui sont mal éclairées, et dont les escaliers trempent dans les rigoles verdâtres. Eh bien, là, à cause des villas trop heureuses, on hait, on envie, on maudit. »
LETTRE OUVERTE AUX ÊTRES HUMAINS DE BONNE VOLONTÉ,
par Alain Philoctète.
(courtoisie de Alexandra Philoctète, Montréal, au "Coin de Carl.")
Depuis 500 ans des êtres humains sont écrabouillés, assassinés, humiliés sur cette terre sacrée. Depuis 200 ans le peuple Haitien subit encore les causes de cette descente aux enfers. Depuis quelques temps, moi citoyen souffre à cause de l’enfer qui est en moi et tout autour de moi.
Ne pouvant plus retenir mes larmes, contrôler ma peur, mes angoisses, mes douleurs, j’interpelle les êtres humains de bonne volonté à se mettre en marche pour que cesse, s’arrête cette machinerie infernale qui mortifie nos coeurs, notre pays.
Je ne me présente pas à vous ni en tant qu’intellectuel, ni en tant qu’analyste mais tout simplement en tant qu’homme, humain qui veut en finir avec l’enfer. Médias, conversations quotidiennes, regards des passants: enfants, jeunes et adultes sont trop tristes pour que le mal qui me ronge ne soit pas écarter. Le mal que je vous ai fait et le mal que vous m’avez fait est trop grand pour qu’il ne réclame pas pardon, pour qu’il ne soit pas pardonné.
Je vous l’avoue en vérité je souffre dans mon âme, dans mon coeur, dans ma chair. Partout il n’y a que du sang, la mort et la hantise de l’argent. Nous sommes devenus, chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre, des êtres mortifiés.
Je vous en supplie faisons un pas, dix pas, des millions de pas, en direction de cette petite flamme si fragile, celle d’une bougie, que je nomme la vérité, l’amour, la bonté, la beauté.
Notre pays, les êtres humains, de toutes les couleurs, de tous sexes meurent, souffrent, pleurent à chaque seconde sur la terre de nos ancêtres, sur le continent Amérique et sur notre planète. Partout il n’y a que des cris d’enfants, de femmes et d’hommes humiliés, assassinés et même dans la mort ils sont calomniés, villipendés, acculés.
Je vous en prie, je vous en supplie, arrêtons ensemble cette machinerie infernale qui nous broie le coeur, le corps et l’âme. Je vous en supplie aidez-moi à retrouver mes rêves d’enfant, mes espoirs d’adolescent, mes capacités d’adulte. Il n’est pas trop tard, nous pouvons dire NON! Arrêtons cette descente dans l’enfer qui est en nous et tout autour de nous.
Marchons unis pour les ancêtres, Amérindiens, Africains, Européens. Marchons ensemble le coeur dans la main et offrons le à l’autre pour que nous apprenons à nous aimer. Je ne voudrais pas que mes fils, nos fils et nos filles grandissent dans cet enfer.
Je vous le dis en vérité nous pouvons transformer cet enfer, daté de 500 ans, de 200 ans d’indépendance, qui est en nous et tout autour de nous, en paradis.
La peur, la souffrance, la misère, les incompréhensions peuvent être des facteurs de bonheur, d’amour, d’amitié et de fraternité. Arrêtons définitivement cette machinerie infernale.
Ce cri du coeur, ce rêve d’humain, est basé sur cinq éléments que les paysans de l’Amérique Latine m’ont enseigné: l’eau, la terre, les semences, la lumière et l’amour qui donnent la vie. Regardez, écoutez autour de vous, nos enfants, notre pays et vous verrez que nous sommes faits pour vivre ensemble non pour nous entretuer.
O frères et soeurs humains de bonne volonté ici point de mensonge, ni de chantage, ni ambition. Ici il n’y a que espoir, rêve, volonté de marcher ensemble vers le soleil radieux de l’avenir construit avec nos sueurs, nos intelligences et notre amour profond des uns pour les autres! Marchons unis, marchons unis, marchons unis vers l’espoir, l’amour, l’avenir!
Alain PHILOCTETE, citoyen et poète
Santo 2005
couriel: aphiloctete@yahoo.com
TROIS ÉVÉNEMENTS
Juin 2005 - par BÉCHIR BEN YAHMED
Semaine riche en événements de grande portée. Nous en avons identifié trois que nous traitons longuement dans ce numéro, car leurs retombées risquent d'affecter notre vie pendant de nombreuses années :
La gestion par Thabo Mbeki du problème de sa succession à la tête de l'Afrique du Sud ;
l'effacement d'une partie de la dette publique multilatérale de pays pauvres et surendettés ; l'éventuel doublement de l'aide aux pays en développement ;
la crise au sein de l'Union européenne.
Nous savions que Thabo Mbeki n'était pas le favori de Nelson Mandela pour lui succéder, et ses atermoiements face au fléau du sida qui fait des ravages dans son pays nous avaient fait douter de lui.
Mais la qualité de sa médiation dans la crise ivoirienne et le sérieux avec lequel il l'a menée, au début de cette année, ont impressionné ceux qui l'ont observé dans cette démarche : on ne pouvait faire mieux, et, si sa thérapie est appliquée - ce qui, hélas ! n'est pas le plus probable, le pays s'en sortira.
Il vient de se surpasser par une décision prise le 14 juin, qui le place au niveau des plus grands et dont nous devons tous lui savoir gré.
Le Financial Times du 15 juin lui rend hommage dans des termes que je fais miens : « En décidant de remercier son vice-président Jacob Zuma, impliqué dans une affaire de corruption, le président sud-africain Thabo Mbeki a fait passer la morale avant la politique. Son courage force l'estime. Cette décision était difficile à prendre, et elle n'est pas sans risques. Mais c'était la bonne, aussi bien pour l'Afrique du Sud que pour tout le continent. »
Se débarrasser d'un dauphin encombrant, profiter d'un faux pas qu'il a commis pour lui faire « porter le chapeau », beaucoup de chefs d'État d'Afrique et d'ailleurs l'ont fait. Mais se séparer du successeur qu'on s'est choisi, alors qu'il est votre ami et jouit d'une grande popularité au sein de votre parti, s'y résoudre pour le bien du pays et de sa présidence, est rarissime.
Espérons que Mbeki, même s'il ne l'a pas fait pour cela, en recueillera quelque bénéfice : « Même en politique, a dit le général de Gaulle, il arrive qu'un acte courageux et honnête soit payant... »
Au terme de marchandages et de tergiversations qui ont duré plus de dix ans, les pays riches ont fini par s'engager dans la voie que l'ONU et les organisations humanitaires les conjuraient de prendre. Ils se sont résolus à effacer la dette publique multilatérale de 18 pays pauvres et surendettés, en payant, à leur place, ce qu'ils doivent aux banques de développement. D'autres pays que ceux concernés par la décision prise à Londres le 10 juin bénéficieront de mesures similaires.
Sur leur lancée, les pays riches envisagent sérieusement, me semble-t-il, de consacrer à l'aide au développement un pourcentage moins dérisoire de leur PNB : s'agissant de l'Afrique, on parle de doublement en volume d'ici à 2010 et de triplement d'ici à 2015.
Nous nous efforçons de vous donner plus loin dans ce numéro notre évaluation des conséquences de ces décisions tardives, insuffisantes, mais positives, sur les pays qui souffrent de la mondialisation plus qu'ils n'en bénéficient.
Réclamée à cor et à cri par certains, décriée par d'autres pour son inefficacité, l'aide au développement est-elle « un devoir et une nécessité », comme la plupart le soutiennent ? Ou bien est-elle plus maléfique que bénéfique ?
Le meilleur spécialiste du développement qu'est Jeffrey Sachs dit, en pages 86-87, que l'Afrique en a besoin et qu'il faut l'augmenter.
Certes, car sans argent, le développement n'est pas possible. Mais il faut vite ajouter que les dizaines de milliards de dollars d'aide déversés depuis deux générations l'ont été, dans la plupart des cas, en pure perte. De nombreux exemples africains (l'ex-Zaïre, la Guinée, la Tanzanie, la Côte d'Ivoire...) l'attestent, et l'on peut même ajouter ceci : parfois, plus un pays est aidé, moins il se développe !
Si l'argent suffisait pour enclencher le développement, ou l'accélérer, les pays producteurs de pétrole, qui en disposent à profusion, se seraient développés plus vite que les autres. Or les exemples du Nigeria, de la Libye et de bien d'autres pays « enrichis » par « l'or noir » prouvent le contraire.
Comparons, par ailleurs, le Burkina, pauvre et enclavé, à la Guinée, sa voisine, dont le sous-sol est riche et où la pluviosité est satisfaisante. Pourquoi le Burkina développe-t-il beaucoup mieux son économie que la Guinée ? Parce qu'il est nettement mieux gouverné.
Conclusion : l'argent est donc nécessaire, mais il ne suffit pas et même, parfois - s'il est mal utilisé -, il empêche le développement, appauvrit au lieu d'enrichir : un pays pauvre et surendetté est un pays dont les dirigeants ont mal utilisé l'argent de l'aide.
Le spectacle que donne en ce moment l'Union européenne aux citoyens de ses vingt-cinq pays membres - et au monde - est inquiétant : ce qui s'est patiemment forgé en cinquante ans est-il menacé de se disloquer ? Les pays de la zone euro risquent-ils de voir leur union monétaire se dissoudre ?
La réponse à ces deux questions est fort heureusement un « non » aussi assuré que les deux « non », le français et le néerlandais, qui ont provoqué la crise.
On ne s'achemine pas vers une désintégration de l'Union, mais vers la mise en place d'une autre Europe.
La France va payer très cher son « non » du 29 mai. Son influence, jusqu'ici prépondérante grâce, notamment, à l'axe Paris-Berlin, se rétrécira comme peau de chagrin, en particulier si, comme on le prévoit, Angela Merkel, chef de la CDU, remplace, avant la fin de cette année, Gerhard Schröder à la chancellerie : elle est plus proche des États-Unis et de la Grande-Bretagne que de la France.
Mais, surtout, il faut faire confiance à Tony Blair, Premier ministre britannique, et à son ministre des Finances (et successeur) Gordon Brown, pour utiliser à plein, à partir du 1er juillet et pendant six mois, les ressources et opportunités que leur donnera la présidence de l'Union.
La presse britannique s'en pourlèche déjà les babines. Sous le titre révélateur de « Le triomphe de la perfide Albion », The Economist écrivait, l'autre semaine :
Il n'est peut-être pas très délicat de le souligner, mais le rejet par la France de la Constitution de l'Union européenne est à bien des égards un triomphe pour la Grande-Bretagne. Depuis au moins cinquante ans, les Britanniques ont eu deux objectifs en Europe. Le premier était de bloquer l'évolution vers l'union politique européenne ; le second, d'empêcher une domination franco-allemande sur la politique européenne. Avec la mort de la Constitution, les deux objectifs ont été atteints du même coup.
Sans cette Constitution, l'Europe n'existe plus politiquement. Lorsque Jack Straw, le secrétaire au Foreign Office, a prétendu qu'il était désolé du résultat du référendum, on entendait presque les bouchons de champagne sauter derrière lui.
Brusquement, tous les nuages se sont dissipés. La Grande-Bretagne est toujours membre du club européen, et l'union politique est morte. Mieux, les empreintes digitales de la France sont sur l'arme du crime.
Après des années passées à se faire traiter de « mauvais Européens », les Britanniques prennent un plaisir non dissimulé à voir les Français couverts de noms d'oiseaux.
Joliment dit, mais ce n'est pas tout.
Tony Blair et Gordon Brown ont été pris, il y a quelques mois, d'un amour subit pour le continent africain et ils ont affiché la volonté de résoudre ses problèmes économiques. Nous les verrons donc bientôt ôter à Jacques Chirac la robe « d'avocat de l'Afrique » pour l'endosser à sa place et nous montrer qu'ils sont plus efficaces que lui et plus aptes à obtenir des résultats.
QUOTES OF THE DAY
Joy can be shared with others but grief has to be endured alone.
What you keep to yourself you lose, what you give away, you keep forever.
"CARL’S CORNER"
WAS OFF THE INTERNET FOR THE PAST 48 HOURS.
With malice and rancor towards none , happy people have no hang-ups, "Carl’s Corner" is back on the internet after an absence of 48 hours due to technical difficulties which have been resolved by one one of my five electronic engineers, the latest one, webmaster Manuel Raymat, also caretaker of my friend Georges Sami Saati’s site moun. com The Saati Company and its associates are top notch. Thank you Manny, thank you Georges!
I thank all of those who enquired regarding the absence of the "CDC." I am back and bring them on!
OPEN LETTER TO THE RED STATES
INSTIGATED BY THE BLUE STATES
Dear Red States:
We're ticked off at the way you've treated California, and we've decided we're leaving. We intend to form our own country, and we're taking the other Blue States with us. In case you aren't aware, that includes Hawaii, Oregon, Washington, Minnesota, Wisconsin, Michigan, Illinois and all the Northeast.
We believe this split will be beneficial to the nation, and especially to the people of the new country of New California. To sum up briefly: You get Texas, Oklahoma and all the slave states. We get stem cell research and the best beaches. We get Elliot Spitzer. You get Ken Lay. We get the Statue of Liberty. You get Opry Land. We get Intel and Microsoft. You get WorldCom.
We get Harvard. You get Ole' Miss. We get 85 percent of America's venture capital and entrepreneurs. You get Alabama. We get two-thirds of the tax revenue, you get to make the red states pay their fair share. Since our aggregate divorce rate is 22 percent lower than the Christian Coalition's, we get a bunch of happy families. You get a bunch of single moms.
Please be aware that Nuevo California will be pro-choice and anti-war, and we're going to want all our citizens back from Iraq at once. If you need people to fight, ask your evangelicals. They have kids they're apparently willing to send to their deaths for no purpose, and they don't care if you don't show pictures of their children's caskets coming home.
We do wish you success in Iraq, and hope that the WMDs turn up, but we're not willing to spend our resources in Bush's Quagmire. With the Blue States in hand, we will have firm control of 80 percent of the country's fresh water, more than 90 percent of the pineapple and lettuce, 92 percent of thenation's fresh fruit, 95 percent of America's quality wines (you can serve French wines at state dinners) 90 percent of all cheese, 90 percent of the high tech industry, most of the U.S. low-sulfur coal, all living redwoods, sequoias and condors, all the Ivy and Seven Sister schools, plus Stanford, Cal Tech and MIT.
With the Red States, on the other hand, you will have to cope with 88 percent of all obese Americans (and their projected health carecosts), 92 percent of all U.S. mosquitoes, nearly 100 percent of the tornadoes, 90 percent of the hurricanes, 99 percent of all Southern Baptists, virtually 100 percent of all televangelists, Rush Limbaugh, Bob Jones University, Clemson and the University of Georgia. We get Hollywood and Yosemite, thank you.
Additionally, 38 percent of those in the Red states believe Jonah was actually swallowed by a whale, 62 percent believe life issacred unless we're discussing the death penalty or gun laws, 44 percent say that evolution is only a theory, 53 percent that Saddam was involved in 9/11 and 61 percent of you crazy bastards believe you are people withhigher morals then we lefties.
By the way, we're taking the good pot, too. You can have that dirt weed they grow in Mexico.
Sincerely,
Author Unknown in New California.
Two years on, the echoes of Vietnam are getting louder.
As the Iraq insurgency grows, so do the similarities with Indochina
Max Hastings June 2005
Guardian
A year after the Iraq insurgency began in 2003, sceptics asked: "Is this the new Vietnam?" At the time, many of us who pontificate about these things answered no. Simplistic historical comparisons are almost always mistaken. It seemed premature to pass any melodramatic judgment about Iraq.
Today, another year on, important differences persist. The US commitment in Iraq is much smaller than in Vietnam, and so is the casualty rate. Half a million Americans spent five years pursuing victory in Indochina, and five more disengaging. "Only" 140,000 US soldiers are deployed in Iraq. George Bush is likely to declare victory and start getting out, rather than escalate his war as Lyndon Johnson so disastrously did.
Yet in significant respects Vietnam comparisons have become unavoidable. First, it is hard to believe that Washington's objective - the creation of a viable local government and institutions to run Iraq as a unitary state - is achievable within an acceptable time-frame.
Second, intelligence is proving a critical weakness. Recently, I heard an American commander deplore the extraordinary paucity of information on the ground: "We spend all these billions of dollars on the CIA and your SIS, and we know next to nothing about what the other side is doing. We need less technology and more spies."
Third, and most important, whatever military successes American forces achieve against the insurgents, there is no sign that they are winning the critical battle, for hearts and minds. The experience of ordinary Iraqis with the US military is at best alienating, at worst terrifying. There is no hint of shared purpose, mutual sympathy and respect between the armoured columns rolling along the roads, intermittently belching fire, and the hapless mass of local people, caring only for survival.
Last month, BBC4 screened an uncommonly vivid documentary, A Company of Soldiers, about a unit of the US 8th Cavalry fighting in Iraq. It brought all the old memories of Vietnam flooding back. These shaven-headed young philistines, fearful and even sometimes tearful, wore on their arms the horse's head badge of a formation I knew in Indochina as the 1st Air Cavalry Division.
As the 8th Cavalry's armoured vehicles roared forth on patrol, their occupants seemed infused with the same bewilderment about an unknown enemy that one remembered so well in the boondocks of Indochina. These soldiers' view of Iraq was determined by what they could glimpse through their weapon slits, or at night on their infra-red screens.
"We're trying to save their lives," said an exasperated officer about the Iraqis, "but they're not helping us by getting in our way." Soldiers quizzing local people through interpreters on a house search are young men from Ohio or Wyoming, Georgia or New Jersey. Yet cocooned in helmets and sunglasses, body armour and weapons that conceal almost every inch of flesh, they do not seem human at all. They resemble the robot legionaries of Darth Vader.
The doctrine of "force protection" - making preservation of American lives the first mission priority - has made US forces unconvincing peacekeepers in Somalia and the Balkans, Vietnam and Lebanon. So, too, has insensitivity about the interests of the people they are allegedly fighting to help.
There was a powerful scene in the TV film, in which a bored and jumpy soldier impulsively put a bullet into a dog. Its owner emerged from his house, bent over his pet's corpse for a moment, then walked away, throwing up his hands in impotent misery. Whatever commanded that man's loyalty six months ago, who can doubt which side he is on today.
"This is Indian territory ... If we meet the enemy, we shall overwhelm him with combat power," said the unit's colonel, briefing his officers for an operation. After an emotional episode in which the whole regiment learned live on the radio about the death on patrol of one of its men, the colonel warned: "I don't want to hear anyone say anyone's dead on the net, right?"
The key imperative for every counter-insurgency campaign is to engage sympathetically with the population. "The only time most Iraqis converse with Americans is when a civil affairs officer comes to pay out compensation for killing somebody in the family," a reporter who has spent several months in Iraq observed recently. American forces bring nothing in their wake that Iraqis can perceive as good or helpful, only a cacophony of military noise, spasmodic death and destruction.
In all this, of course, the resemblance to Vietnam is striking. US commanders would say more emollient tactics are impossible in the face of an increasingly violent insurgency. The suicide bombers, rocket firers and snipers oblige US units tooperate as they do. If men went forth on foot, bare-headed, they would pay with their lives.
This may be true. Yet the aim of all insurgencies is to provoke the ruling power to inflict such pain on the civilian population that it forfeits support. This is what happened so spectacularly in Vietnam, and what also seems to be happening in Iraq. For each of the 1,600 US soldiers killed since Bush declared "significant combat operations" at an end more than two years ago, some 20 Iraqis are estimated to have died.
The warrior culture and firepower of the US army make it almost irresistible in a conventional war, yet disastrously ill-orientated for the sort of the struggle it faces today. The more domestic pressure Bush faces, the less inclined will be his commanders in the field to risk exposing their men in human contact with Iraqis.
I wrote here a few weeks ago that it seemed premature to write off Iraq, even if the omens are grim. It remains the case that, however disastrously misconceived was the original decision to invade, to quit precipitately promises anarchy. In the US, disillusionment with the war has not - yet, anyway - developed into the sort of national rage that, during Vietnam, destroyed Lyndon Johnson.
Yet the rival timetables, of rising anti-war feeling at home and lack of progress on the ground are plainly working against the Bush administration. Most experts suggest it will take five years, if not more, before Iraqi security forces can conceivably take over from the coalition. Who can believe that US opinion will tolerate a commitment on the present scale, a continuing drain of American casualties, for that long?
Sir Jeremy Greenstock, the former British senior representative in Iraq, thinks it somewhere between difficult and impossible to remedy US policy failures in the immediate aftermath of the war. He is probably right. Bush is still many months off being ready to quit and leave the country to resolve its own fate. But this is coming to seem the likeliest outcome. The most notable irony of a comparison between Indochina and Iraq is that American defeat in 1975 brought about Vietnamese unification, while American failure in Iraq will almost certainly precipitate that country's fragmentation.
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Have a great weekend !
A text by JOPHIMANA@aol.com
In Haiti History does not repeat itself , History is in perpetual motion.From Dessalines to Aristide most of our Presidents were killed,removed from office, and were never allowed to finish their terms in peace.Those that had the chance to do so, their successor always acted like an enemy that set out to prove he is better, so by always destroying everything that the last one had done ; the country always is starting from minus zero.
Again, our country problem is not political , our problem is HAITIAN. And also we do not have a LEADER problem, we have too many leaders, we have a followers problems. We do not know how to follow patiently, that is whyafter each so called revolutions, nothing happen, no follow up. We know how to get together in groups , but we lack the capacity to get together to build; this is a pattern that need to be broken.
Some of us here are so proud to enumerate how long that they have been into combats, and are counting how many revolutions that they hold under theirbelts , which does not amount to nothing if we look at the results.
I would have be ashamed to call myself "revolutionaire" when I do not have anything to show for it. We are always complaining about the crimes that the Duvalier had perpetrated against the Haitians, I want to remind us that he did not go to Cuba and Dominican Republic looking for people to do the crimes, the crimes were committed by Haitians against Haitians . It was brothers denouncing brothers in the same family , neighbors killing neighbors for a pittance of money , in search of a better situation, for a better place in society.
It is about time that we stop blaming one person for our problems and also one person cannot resolve it all. It all rooted in our upbringing, from our mentality of destruction that we inherited from our ancestors. We did not grow up with a sense of patriotism, nobody taught us how to love our country. We were raised with the mentality that the grass is always greener on the other side. Many generations of us were brought up with only one goal, to leave for better pasture, and when that is found we never have the courage to return.
Things will change when we learned to respect each other, Our problems may look difficult to resolve but we can start by being civil toward each other ,our first step is to accept other people ideas, although different from ours. We have to learn to agree to disagree. All of us here are aware of the many problems of Haiti, some of us will admit to the problems, a very few know the solution, but none of us are willing to do something about it.
Cuando me mires.
Cuando me mires... la tenue fragancia del nomeolvides cruzará las esteparias formas de tus mañanas, permanecer el arco iris donde quiera que vayas, desayunarás mi amor en lo que será nuestra cama...
Cuando me mires... no existirán, las penas ni los olvidos, se acallará la angustia de las torturas milenarias, curarás heridas vestirás mis ansias, sabrás entenderme entre tantas razones varias.
Cuando me mires... sangrará el Cristo en su injusticia plena, volcarás purezas en mis amaneceres quietos, te valdrás de artilugios y mágicas respuestas, contendrá el aire nuestro respirar inquieto.
Cuando me mires... el tiempo detendrá su alquímico elemento, vagarán tus caricias en las veredas dormidas... cuando me mires, amor, tu furia quebrará la paz de mis momentos, invocando mis partes navegar tus geografías.
Autor de la Poesia: Dany
MEN YON TEX pa
JOPHIMANA@aol.com E.V. VEDRINE twadui nan lang kreyol peyi d’ayiti.
Nan istwa Ayiti, istwa pa repete tèt li men pito li an mosyon pèpetyèl. Sot sou Dessalines rive sou Aristide, yo touye pifò nan prezidan nou yo, sa yo bay koudeta, e sa yo pa t janm bay chans fini manda yo san oken pwoblèm. Sa yo ki te gen chans fini, siksesè yo toujou aji kòm yon ènmi ki la pou l pwouve l pi bon, donk dechoukay manchlong travay sa dènye a te fè; peyi a toujou kòmanse a zewo.
Ankò, pwoblèm peyi nou an se pa youn ki politik, pwoblèm nou se AYISYEN. Epitou nou pa gen yon pwoblèm LIDÈ, nou gen yon pwoblèm twòp lidè, nou gen yon pwoblèm fanatik. Nou pa konnen kijan pou suiv avèk pasyans, se poutèt sa apre chak swadizan revolisyon, kaka biznaw (anyen), anyen pa kontinye. Nou konnen kijan pou n reyini an gwoup, men nou manke kapasite pou ini pou n konstwi; sa a se yon woutin ki dwe kraze. Kèk nan nou ki la a tèlman fyè pou enimere depi kilè nou nan konba, e ap konte konbyen revolisyon yo pote anba sentiwon yo, yon bagay ki pa konte pou anyen si n gade rezilta yo. Se ta yon tristès pou m ta rele tèt mwen "revolisyonè" lè m pa gen anyen pou pwouve sa.
Nou toujou ap plenyen de krim Duvalier te komèt kont Ayisyen, mwen vle fè nou sonje ke l pa t ale ni Kiba ni an Dominikani al chèche moun pou fè krim yo, se Ayisyen ki te komèt yo kont Ayisyen. Se frè ki te denonse frè nan menm fanmi an, vwazen ki te touye vwazen pou yon ti lòsyè kòb, swetan pou ta amelyore sitiyasyon yo, pou yon meyè plas nan sosyete a. Li lè li tan pou n sispann blame yon moun pou pwoblèm nou, epitou yon sèl moun pa kapab solisyone tout pwoblèm.
Tout rasin pwoblèm nan makònen ak fason nou leve, apati mantalite destriktif ke n eritye nan men zansèt nou yo. Nou pa t grandi ak yon sans patriyotis, pesonn pa t anseye nou kijan pou n renmen peyi nou. Nou grandi ak yon mantalie ke bagay yo toujou pi bon aletranje. Anpil nan jenerasyon nou leve ak yon sèl bi, kite peyi a pou ka souse yon pi bon zo, e lè nou pa jwenn li nou pa janm gen kouray retounen (lakay nou).
Bagay yo pral chanje lè n aprann respekte youn lòt. Pwoblèm nou ka parèt difisil pou solisyone men nou ka kòmanse kote n montre respè youn pou lòt; premye pa nou se asepte ide lòt moun, byenke yo ka diferan de ide pa n. Fò n aprann dakò pou n pa dakò.
Nou tout ki la a konsyan de tout pwoblèm Ayiti genyen, kèk nan nou ap admèt kèk solisyon ladan yo, men pesonn nan nou pral pran inisyativ pou eseye pote yon solisyon.