sur le COIN DE CARL PARLANT ET ÉCRIT, DE TOUT ET DE RIEN,"DANS UN VERBE D’ARC-EN-CIEL.
Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.
Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde.
LES GENS HEUREUX N’ONT PAS D’HISTOIRES. LES GENS HEUREUX, ILS FONT L’HISTOIRE…
LE COIN DE CARL,
SUR RADIO TROPICALE À NEW YORK CHAQUE DIMANCE DE MIDI à 1.00 P.M. "LE COIN DE CARL," CHAQUE DIMANCHE, 4.15 P.M. sur Antenne 88.9 FM à Miami, WDNA.. « LE COIN DE CARL » est aussi sur ISLAND TV à Miami, chaque Mardi et Jeudi à 9 heures du soir.
SUR L’INITIATIVE DE
FLOR LINDOR LATORTUE, Hotesse à la WDNA, Antenne 88.9, le sujet dimanche prochain 31 Juillet 2005 à 17 heures 10 de l’après-midi aura pour titre : « Quelle est l’interprétation de LA POPULARITÉ et que signifie t’elle ? » Les panélistes seront Flor, Manny, Ti-Tonn et Carl.
Le
"Coin de Carl » sera comme d’habitude de 16 heures 15 p.m. à 16 heures 30.
LA PENSÉE DU JOUR
Nul homme qui aime son pays ne peut l'aider à progresser s'il ose négliger le moindre de ses compatriotes.
DE LOUIS-FERDINAND SCHMID, RÉPUBLIQUE ALLEMANDE
Cher Carl !
Pour l´Histoire:
Sais -tu si des haitiens ont combattu avec Fidel Casrto ? Qui était le beau fils de Déjoie ? On dit qu´il était un chef « Barbudo » . Le rôle de Rodriguez " Oso Blanco" dans l´envoi des armes....?
Enfin je me souviens que je lisais "Bohémia" que je ne comprennais pas beaucoup le texte mai les photos me faisaient revêr....!
Je suis curieux si toi ou un de tes lecteurs pouraient satisfaire ma curiosité ....!
Mes amitiés,
Louis-Ferdinand Schmid
erilou2003@yahoo.de
MA RÉPONSE
L’ami Louis-Ferdinand,
La petite histoire. En 1959 à La Havane j’ai trinqué avec un jeune "barbudo" de nationalité francaise qui était un allié de Déjoie, pas son beau-fils. Par la suite, il semble que ce dernier avait participé à l’une de ces invasions manquées en Haiti et perdit la vie.
Quant à Rodriguez "Oso Blanco," c’était une connaissance amicale de longue date qui me fascinait et que j’ai rencontré socialement à Cuba et en Haiti. Il était vraiment un original. Je ne pourrais pas dire grand-chose sur son rôle dans l’envoi des armes, ne m’étant jamais laissé éclablousser dans mes rapports sociaux et amicaux avec les « grands du jour. »
A la prochaine,
Carl
RECU DU POÈTE-ÉCRIVAIN LOCHARD NOEL
Don Carlos,
Voici un texte que je t'envoie. Publie-le s'il y a moyen.( Ce sont des
réflexions concernant mon dernier voyage en Haiti) . Je dois, du même coup, m'excuser du fait que je n'avais pas pu assiter à la projection de Cafe au Lait. Ce n'est que partie remise.
Lochard
LE CUL-DE-JATTE
(Carnet de Voyage) par Lochard Noel
Il s’appelle Girol. Drôle de prénom pour un Haïtien. Ce n’est pas bien grave puisqu’il n’existe pas réellement en tant qu’être. Du moins c’est ainsi que la société le perçoit et perçoit tous les autres culs- de- jatte qui ont eu le malheur d’avoir pris naissance dans les corridors malsains d’Haïti Thomas.
J’ai vu Girol pour la dernière fois un matin du mois de Juillet de l’an 2001. Alors que j’allais retourner chez l’Oncle. Il était assis au milieu des marchands de « fritay, » de mangues, de charbon, de cannes á sucre, d’avocat, de pâtés, de mais bouilli... Et d’autres « Misérables » qui discutaient des derniers événements qui secouaient le pays.
Et Girol regardait passer les gens dans leurs voitures climatisées, de jeunes écoliers jouer au football et aux cerfs-volants. Et Girol acceptait avec un grand sourire des morceaux de canne à sucre, de mangues pourries dont on avait plus besoin, des bouts de banane pesés infestés de salives et de microbes de toutes sortes.
Moi aussi j’avais l’habitude tendre la main à Girol. Il m’appelait Direct, c’est à dire directeur. C’est ainsi qu’on nomme ceux- là qui ont l’air d’avoir une certaine position sociale en Haïti. Donc ils ont le titre de directeurs. On les respecte. Ce sont des gens de bien. Et dire...
Et Girol, lui, est traité comme un non-être, un inexistant.
Les enfants du quartier qui jouent au football sur le terrain vague, donnent toutes sortes de noms à Girol. (…) Lui, il ne peut rien faire. Il doit tout accepter. Il est né comme ça. Il est né pour ça. Et ni le temps ni l’espace ne sauraient l’aider à trouver sa « dignité d’homme ». D’ailleurs il n’a de pouvoir ni sur le temps ni sur l’espace. Il les subit tous. Ne pouvant se déplacer sans l’aide de quelqu’un, il se laisse mouillé par la pluie et ballotté par des vents violents.
Pour le temps, n’en parlons pas. Il est là, assis, regardant passer les gens et les années. Si on lui demande quelle heure il est, il ne va pas pouvoir répondre. Il ne sait rien de tout cela. Il n’existe pas.
Girol est la conséquence directe d’une société en décomposition.
Cette année encore, je revois Girol au même endroit, parmi les marchands de canne à sucre, de mangues de toutes les couleurs et de toutes les dimensions, des pauvres qui rêvent d’un lendemain meilleur et qui parlent de tout et de rien. Des enfants des corridors qui jouent au football, des pères et mères de famille qui ne savent à quels saints se vouer pour trouver de quoi manger et de quoi boire á leurs enfants.
Mais cette fois, Girol est nu comme une bouteille. Personne ne s’en occupe. Les gens s’en foutent pas mal. Ils ont d’autres chats à fouetter. La nudité d’un cul- de- jatte n’a pas l’air de les intéresser. Même les filles s’en vont tranquillement leur chemin. L’image triste et « peinarde » de Girol est l’expression éloquente d’une société, d’un pays en perte de vitesse.
Cette année, curieusement, j’ai observé un phénomène jamais existé au paravent : des prostituées qui sollicitaient les passants en plein midi. Cela ne se faisait pas comme ça autrefois. C’était beaucoup plus discret, réservé, si je puis dire.
Et puis j’ai vu le visage hideux de l’occupation étrangère. C’est vrai je vous dis, chers lecteurs/lectrices. Il est hideux le visage de l’occupation étrangère. Ce n’est pas quelque chose d’imaginaire, de stellaire, d’irréel, d’inventer. C’est vrai. Concret.
Comme vous et moi. Cela vous saute en plein visage en sortant de l’aéroport international de Port-au-Prince. Et puis il vous braque, l’occupant, le fusil, la mitraillette, le tank, en plein visage, « en plein coeur. » A tous les coins de rue. Ca vous donne envie de hurler, de crier, de dire... !
Nous qui nous disons toujours un peuple fier, « indépendant... » Cela n’existe plus. Ca doit rester dans le domaine du passéisme culturel, pour répéter Jean François Revel.
Désormais, notre indépendance, et même l’idée de 1804, doit être mise, bien scellée, bien fermée, bien vissée, dans une boite métallique, une boite en acier pour que, peut-être, nos arrière-petits-enfants viennent la rouvrir.
C’est triste !!!
Franchement, chers lecteurs/ trices, l’on n’a pas besoin d’être grands clercs pour augurer qu’il va se passer quelque chose d’important sur la terre de ... (Je ne veux pas tomber dans un passéisme creux…)
Je vous assure que ce jour, si je puis dire, est inscrit sur tous les visages, sur tous les murs de silence, sur les pans du ciel bleu, sur le soleil de midi, sur tous les moteurs de taptaps, sur tous les cerfs-volants des enfants, sur l’innocence de nos fillettes, sur nos espérances déçues, sur la vie qui perd ses ailes, sur nos plages nues, sur la mer attristée, sur les matins sans pain, sur la misère séculaire…
Et ce jour là, ce sont les culs- de- jatte, tous les- culs de- jatte physiques et sociaux d’Haïti Thomas qui vont regagner les rues. Et personne, pas même les tanks de l’occupant ne sauraient les arrêter.
Je vous assure que ce jour n’est pas trop loin. Ce pays est un baril de poudre...
Lochard Noël
ET SI C’ÉTAIT VRAI ???
LES ERREURS DES ETATS-UNIS EN HAITI
Dr. Georges Michel ( Mars 2005, des extraits)
Lors d’un échange de vues entre nous-même et l’ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti, M. Brian Dean Curran, en janvier 2001, à propos de la situation politique hatienne et des nuages gros de menaces qui s’amoncelaient déjà à l’horizon.
Au cours de notre conversation, nous fîmes ressortir à notre interlocuteur, parmi de très nombreux autres points, les quatre erreurs que son pays constament commet au moins depuis 1915 dans la gestion du dossier politique haïtien. Ces erreurs sont toujours commises simultanément. Nous avons choisi de partager aujourd’hui ces réflexions avec le public haïtien et pour que le successeur de Mr. Curran, l’Ambassadeur Foley, n’en prétexte ignorance ainsi que ses collaborateurs actuels. Quelles sont donc les quatre (4) erreurs commises constamment par les Américains en Haïti?
PREMIÈRE ERREUR
Les américains croient sincèrement que nous somme une nation de singes, et que tout ce qu’ils entreprendront en Haïti ne peut que réussir, car les singes suivront toujours. "The Planet of Apes", William Jennings Bryan, Secrétaire d’Etat du Président Thomas Wodrow Wilson, ne s’exclamait-il pas en 1915 à propos de nous "What? Niggers speaking French!". Notre pays a toujours constitué et continue encore de constituer un défi intellectuel pour les Etats-Unis. Le Secrétaire d’Etat du Président Benjamin Harrison en 1892 disait déjà: "Haïti is a nuisance at our doors"; "Haiti est une nuisance à nos portes".
Ces rappels histoiriques sont utiles pour le lecteur haïtien et traduisent un certain état d’esprit, un état d’esprit qui perdure aujourd’hui, comme nous l’avions fait alors ressortir à notre illustre interlocuteur. C’est une erreur grave de penser que les Haïtiens sont des singes, des ratons-laveurs, ou des ravets.
Même si les Etats-Unis sont le symbole de la réussite matérielle et qu’Haïti est le symbole du naufrage matériel, Haïti est le second Etat indépendant des Amériques après les Etats-Unis, et elle le restera que cela plaise ou non.
Ainsi donc, que les Américains nous donnent un traitement de numéro deux, tout se passera très bien; qu’au contraire, les Américains nous donnent un traitement de singes, alors les Haïtiens se rebifferont et feront échouer l’entreprise politique des Américains en Haïti, et ceci même si cette entreprise pourrait avoir des effets bénéfiques pour eux Haïtiens.
Nous avions dit au distingué diplomate américain que nous Haïtiens nous étions plus forts sur le terrain purement politique que les Etats-Unis en Haïti, que nous avions les moyens de "faire pondre " (sic) les Etats-Unis politiquement à tout moment en Haiti. Nous avions utilisé le verbe "pondre" (to lay eggs) pour ne pas employer un autre verbe plus explicite, véhiculant la même idée toutefois.. Nous pouvons donner sans fin de la tablature aux Etats-Unis, que nous n’avions pas les moyens de les vaincre militairement sur le terrain mais que nous avions les moyens de les forcer à renoncer notamment les faisant jeter leur argent.
Les deux interventions de 1915 et 1994 étaient non de grands succès; mais de retentissants échecs politiques, n’en déplaise à la politique du mensonge officiel pratiquée par le gouvernement américain. L’un des éléments qui affecte le plus nos rapports haïtiano-américains dans le sens négatif, est le paternalisme. Ce paternalisme qui gâte tout. C’est là qu’est le fond du problème. D’après nos recherches et travaux historiques sur un siècle et demi environ, il semble que ce paternalisme soit plus prononcé que durant les administrations républicaines.
L’auteur contemporaine Mary A. Renda, dans son magnifique ouvrage paru en 2001 "Taking Haïti", s’est livrée à une magistrale étude de ce paternalisme et de ses effets délétères dans les relations haïtiano-américaines, et l’a identifié comme l’élément primordial qui empoisonne constamment ces relations bilatérales. Ces relations ressemblent souvent au cartoon "Tom and Jerry", où le gros chat Tom se fait constamment avoir par la petite souris Jerry. Nous sommes le seul peuple occupé par les Etats-Unis à avoir rejeté le base-ball, soulignons-le.
DEUXIÈME ERREUR
C’est une erreur générale qui s’applique à tous les pays, et également à Haïti qui ne fait pas exception à la règle.
Les Américains croient sincèrement que toute solution qui marche à la perfection aux Etats-Unis peut être transplantée telle quelle dans une autre société et marcher tout aussi bien comme aux USA dans son nouveau milieu de transplantation. C’est une erreur de jugement très grave qui leur a causé et qui leur causera encore bien d’amères décon-ve-nues.
TROISIÈME ERREUR
Les Américains croient sincèrement que puisque nous sommes un peuple de Noirs, nous sommes assimilables aux Noirs américains, et que de ce fait nous pouvons être traîtés comme tels, ce qui marche pour les Noirs américains peut marcher tout aussi bien avec des Noirs Haïtiens. C’est totalement faux.
Le Noir américain est d’abord un Américain dont la peau est noire. Il est très proche de son concitoyen blanc, les différences avec le Blanc, car il y en a, viennent ensuite. En effet, le Noir américain est anglophone, il est protestant (souvent baptiste), il porte en règle générale un nom anglais: Charles Brown, James White, Alfred Jones, Peter Smith. Il faut le noir, pour savoir qu’on a affaire à un Africain-américain, plutôt qu’à un Blanc de la côte Nord-Est des Etats-Unis, ou bien à un sujet de sa très gracieuse Majesté Britanique. Le président Georges Bush ne déclarait-il pas récemment lors d’une visite d’Etat à Londres dans un discours officiel, que les Américains y compris lui-même Georges Bush, étaient tous des Britaniques?
Les Noirs américains sont souvent aussi durs pour les Haïtiens que l’Establishment blanc de Washington. Ainsi en Octobre 1915 deux mois avant sa propre mort, le philanthrope noir américain Booker T. Washington écrivait dans un article rapporté par Ernest Chauvet dans ce même Nouvelliste et cité par Roger Gaillard dans son ouvrage "Premier Ecrasement du Cacoïsme", que les Américains avaient eu bien raison de nous envahir en 1915 pour nous enseigner les bonnes manières, et la civilisation, modèle américain. Il faudra au moins une décennie pour que les Noirs américains changent d’attitude vis-à-vis de notre sort et qu’ils se mettent à nous aider à combattre la Première Occupation. Les africains américans ont la même approche paternelle vis-à-vis des ressortissants des pays africains indépendants et se font souvent à leur place.
Quant à nous, Haïtiens, comme nos cousins d’Afrique Noire, nous leur dénions le droit de diriger nos affaires et celui de nous donner des leçons dans la conduite de nos affaires. Nous les aimons bien, comme des frères, mais nous les considérons non comme des grands frères mais plutôt, malgré leur situation économique favorable, comme des petits frères, comme des petits frères qui ont reçu leur liberté en prime des mains de certains de leurs concitoyens blancs qui se gourmaient avec d’autres blancs qui gardaient les noirs en esclavage.
Mutatis mutandi, c’est le même regard que les Haïtiens jettent sur leurs congénères de la Caraïbe anglophone, récemment indépendants, dont certains sont encore accrochés aux jupons de S. M. la Reine d’Angleterre.
Dès sa naissance, Haïti a traité avec les grandes puissances la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, les Etats-Unis, l’Italie, l’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne. Les liliputiens carcicomiens compteront toujours à ses yeux comme une quantité plus que négligeable. C’est là ce qu’on appelle le complexe du lambi.
QUATRIÈME ERREUR
Les Américains croient sincèrement que nous autres Haïtiens, nous avons un minimum de sens du compromis politique et de fair-play, deux notions inhérentes de la culture anglo-saxone, mais qui malheureusement nous sont totalement étrangères. Nous ne méritons pas du tout ce crédit que nous fait à tort ces Américains sur ces deux points. Cette erreur de jugement sur nous de leur part leur cause d’inévitables déceptions, faussant leurs calculs et trompant leurs espérances. Un exemple entre mille pour illustrer ce que nous disons: en Haïti, un président en exercice n’aurait jamais téléphoné à un rival politique pour le féliciter d’être son prochain adversaire aux élections. Ces erreurs sont la principale cause des échecs politiques répétés des Américains en Haïti. Sténio Vincent ne disait-il pas en son temps: "Haïti est le tombeau de la diplomatie amériaine."
En langage informatique, on dit "shit in put, shit out put" ou bien "garbage in, garbage out:. Si vous mettez en partant ces quatre erreurs bout en bout, quel que soit le dossier, l’échec est assuré. Mais dans leur incommensable suffisance et leur insondable simplicité d’esprit, les Américains refusent d’apprendre de leurs erreurs passées et de leurs erreurs avec les Haïtiens. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. La plus belle preuve de l’échec politique de la Première Occupation de 1915 est la Seconde Occupation de 1994, 60 ans plus tard, et la plus belle preuve de l’échec politique de la Seconde Occupation de 1994 est la Troisième occupation de 2004!
POSITIVE QUOTE OF THE DAY
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It is never too late to be what you might have been.
EX-COMMISSIONER KILLED HIMSELF IN THE MIAMI HERALD’S LOBBY AT AGE 59, last Wednesday night 27 July 2005.
Arthur E. Teele
Miami Herald: " Art Teele left a legacy as a combative and controversial force in Miami-Dade politics, serving for almost two decades an imposing, brillant and canny figure in Miami sharp elbowed political scene."
Ex-Miami Mayor Maurice Ferré: " Arthur was, without question, one of the smartest human beings I ever met."
Miami Commissioner Barbara Carey: " Teele was the greatest Machiavellian politician I have ever known."
Miami-Dade Mayor Carlos Alvarez recalled Art Teele as " egotistical and abrasive."
The New Times weekly published an " excruciatingly detailed, 14 page spread describing Art Teele’s alleged sordid relationships with crooked contractors, drug dealers and a tranvestite prostitute." In a police report, black male tranvestite Frederick Davis, 29 years old, claimed to have engaged in four or five oral and anal intercourses with Arthur Teele, and that he was paid $450 dollars for each session.
Mr. Teele had, among others, two principal Haitian-American co-conspirators Evens Thermilus and Hector Paultre.
It was a day of shocking news with well-known Miami Herald’s columnist Jim DeFede being fired for illegally taping Art Teele’s voice on the phone, few moments before his suicide.
REMARKS FROM CARL
Arthur E. Teele, Jr. was a Republican and a former Reagan appointee at the White House.
I have known former Commissioner Arthur E. Teele, Jr. for at least 15 years, and as any public figure he was liked and disliked by many. He had his good points and also his bad ones. We all do, but he went over the line.
I leave the final judgement to his God. It’s a good time for politicians to meditate on human frailty.
All the best to his immediate family.
Carl
RECEIVED FROM PAUL A. BARTHOLE, PRESIDENT, HAITIAN-AMERICAN CIVIC ASSOCIATION OF SOUTH DADE
Allo Carl:
Thank you for your assistance in publicizing the Meet & Greet event we are hosting for Mayor Carlos Alvarez next August 18 (please see attached flyer). Your participation in this event will surely persuade a large number of South Dade Haitians to say "I'll be there".
The Haitian-American Civic Association of South Dade is a non-profit and non-partisan organization. It has as its objective to increase the political clout and to elevate the societal profile of the entire South Dade Haitian-American community. As such, our members include Democrats, Republicans, as well as, apolitical individuals.
We appreciate your participation with us and look forward to seeing you next August 18.
Paul A. Barthole, President
Haitian-American Civic Association of South Dade
786.201.1166
The Haitian-American Civic Association of South Dade
Invites you to
Meet & Greet
Miami-Dade County
Mayor Carlos Alvarez
Thursday, August 18th at 6:30 PM
Kendall Village Center
Civic Pavilion
8624 SW 124 Avenue
(Enter SW 124 Avenue north from Kendall Drive. Please see map on next page.)
Light Snacks & Refreshments will be served.
Host Committee
Paul A. Barthole, Frantz Rocourt, Violette Durand, Nancy Rouzier, Marie Bell, Francois Adrien,Pierrre-Richard Maximillien, Joseph (Billy) Louis, Wilfrid Pressa, Mireille & Jocelyn David, Manny Ardouin, Martine Carrie, Jacques Laroche, Carl Fombrun, Micheline Ducena, Daniel Fils-Aime, Marcel Alexis
For more information & RSVP: HACASD@aol.com, 786.201.1166
FROM HERVÉ FANINI LEMOINE
L'ami Carl
I am sending the KASIKA Foundation invitation. It would be a pleasure to have you amongst us this Saturday for the opening.
Hope to see you.
Hervé Fanini-Lemoine
"KASIKA FOUNDATION": A Center for Research and Cultural Knowledge.
Invites you to A Panel Conversation on the future of Haiti
Saturday July 30th at the North Miami Senior High School at 3:00 PM
800 NE 135th Street N Miami FL 33161 (FREE Admission)
THE AWAKENNIG: HAITI IN THE 21ST CENTURY
INTRODUCTION TO KASIKA: Rene D Ameris, Founder
INTRODUCTION TO CULTURE: Hervé Fanini-Lemoine
The Panelists: Attorney Clarel Cyriaque, Principal Leslie Prudent, M Alix Ambroise and Professor Max Manigat
Ÿ IMMIGRATION: A Reality in Haitian Emigration. Clarel Cyriaque, P.A.
Ÿ EDUCATION: Haitian Students in the U.S. Education System: Problem & Perspectives. Leslie Prudent
Ÿ SOCIAL LIFE IN HAITI: Point of view in Haitian Society. Alix Ambroise
Ÿ HISTORY: 1804-2005, A brief analysis of events. Professor Max Manigat
KASIKA Foundation wants to take the lead to identify the core of the Haitian Problematique. My colleagues and I believe that it is necessary to research and define the elements that makes one able to say that he/she is Haitian and that the same meaning reflects Haitian society as a whole.
To begin this process, the element of culture is imperative to understand. It is important to know what is one people’s Culture, what role it plays in social life, and how it ought to be properly studied.
KASIKA has the mission to do just that with the help of our most distinguished, collaborators. From point of views of anthropologists, sociologists, historians, political scientists, educators and anybody that is concerned in developing this concept, KASIKA is committed to take on the challenge.
Bring a friend along, take your children with you and share your ideas with the rest of us. Come on and meet friends that you have not seen in a while.
Welcome to KASIKA Foundation. On the web: www.kasikafoundation.org
Info: 305-467-1433 or 305-968-3320
Yours truly
Herve Fanini Lemoine
MY HAITI EYES NEED REST
The New York Times July 2005
Haiti Eyes By M. CATHERINE MATERNOWSKA
I have been working in Haiti -- on and off -- for 22 years, and it seemed insane to me that, after all this time, I would die like this, in one of the country's violent moments. I somehow thought I was immune.
It was April of this year, and five of us had packed into a small rental car and traveled north out of Port-au-Prince heading to a meeting of our nonprofit organization. Our attackers came out of nowhere, four men dark in the sun through our grimy windshield, half crouching and waving their hands and guns.
They forced our driver from the vehicle. I thought they wanted the car, so I jumped out of the back seat. But they hit me in the head with the butt of a gun and pushed me back in. Shouting and brandishing their weapons, two of them jumped in the front, one on each side of the woman sitting there.
The other two shoved in back; one of them sat on my lap and one crammed in next to me, his gun cocked at my head. The car accelerated wildly, leaving our driver in the road. The new driver ground the gears, banged us through potholes, veering dangerously. The men screamed at one another, gasping for breath and sweating.
My friend, squashed against the far door, looked catatonic. My other friend began to pray. I told her: ''I can't die. I have two little boys!'' I kept staring at the guns, old and worn with use.
The men shouted: ''Where is your money? What do you have?'' I could see the face of the man beside me. He was angry but also scared. So I helped him get our bags, our jewelry and our money.
''There must be more!'' yelled the angry driver. ''Women are crafty!'' They grabbed my breasts and ordered me to pull up my skirt and groped me in search of hidden money. The driver swerved down another gravel road, fishtailing. They were shouting -- arguing about where and how to execute us.
The strange thing was that I knew the men who were doing this. I don't mean that I knew them personally, but I knew all about them. I'm a medical anthropologist, and I went to Haiti to help solve the public health problems resulting from too many people in too little space. I believed that family planning would help. I spent 10 years living and working with the masses in Cite Soleil a harsh, urban landfill in Port-au-Prince.
In many ways, I had watched the gunmen grow up. They used to be hungry little boys. I watched them live through a decade of atrocities: their fathers shot in broad daylight; corpses littering their streets; their mothers beaten and raped with the muzzles of guns. As men, sitting across from me, they would clench their fists and tell me how otherwise decent human beings can do such things. They talked about drugs and guns. Sometimes, if I questioned too closely, they would turn their heads or bury their faces in their hands, weeping.
These were the men who had helped make my understanding of health, Haiti and the world a terribly complicated thing. From my first day in Haiti, more than two decades ago, I knew that my experience there would change my life. And it has. I tell everyone I have Haiti eyes.
I fell for the country's intoxicating culture, its intelligent and vibrant people -- people determined to find their place in the world. But over the years, I've watched Haiti turn; I've watched hope become despair. I've realized that family planning or even decent public health won't heal the ills that years of political instability, corruption, rebellion and poverty have caused. The simple job I had envisioned had also turned -- it was no longer simple, and it was much more than a job.
In the car, the men kept on shouting, arguing, waving their guns. I had visions of my boys, 7 and 5 years old. I looked at the gunman next to me, but I couldn't speak. I shook my head and pleaded with my eyes as if to say: no, no, no.
Then, for some reason, he touched my arm and bent close: ''You're going to be all right.'' He screamed in Haitian Creole for the driver to stop. The agitated driver ignored him, but the man yelled again: they'd got jewelry, lots of money, computers we were useless. And finally the driver slammed on the brakes.
My catatonic friend fell out of the car, and my praying friend jumped over her. As I was pushing to get out, the man grabbed my arm again, looked me in the eyes and said, ''Kouri, kouri pi vit ke posib'' (''Run, run as fast as you can'').
I have run, in a sense, all the way back home to Northern California. Seemingly, I am safe. But I don't feel that way. My sleep is interrupted by nightmares; the gunman orders me to work on public health projects in Haiti.
And I keep thinking about what he said: Run, run as fast as you can. I wonder now what I should be running from: him, Haiti, my work? I'm not immune to Haiti's chaos anymore. It has engulfed me. In time, I will return, but for now, my Haiti eyes need rest.
M. Catherine Maternowska is an assistant professor of obstetrics and gynecology at the University of California at San Francisco.
She is the author of a book on Haiti and family planning, to be > published next year by Rutgers University Press. HAYO
"The Haitian American Youth Organization of Kendall"
Invites you as a distinguished guest to its
First Summer Outreach Banquet
On Saturday August 13, 2005
From 8:30pm to 1:00am
at
the Miami Banquet hall
13758 S.W. 84th Street
Miami, Fl, 33183
Nota Bene: Casual Business Attire is Required
Seats are limited. RSVP: 305-386-1633 0r 305-807-7782
or mumu159@hotmail.com ;kittoue25@hotmail.com
Ticket Price: $25.00
LOS ANOS PERDIDOS
Ya no queda nada de nuestro amor Nuestro barco se ha hundido en en fondo de un mar de odio Ni siquiera ha sobrevivido nuestra amistad Mi vida nunca volverá a ser como antes
El amor se esconde de mí Nunca he sido correspondido Nunca he correspondido Mi corazón es un laberito
Mentira, manipulación, tristeza, abandono, pérdida... Fuera de tiempo y fuera de lugar Así es como me siento Los años perdidos se han ido para siempre Y ya nunca volverán He despertado demasiado tarde de mi letargo
Nunca sabrás cuánto he sufrido por tu ausencia Nunca leerás los poemas que te he dedicado Nunca sabrás que fuiste el amor de mi vida Nunca podré pedirte perdón por el daño que te hice Nunca podré decirte que ya no... te quiero
Cómo puede el sol seguir brillando en el cielo Si nunca más volveré a estar contigo Cómo puede la Tierra seguir girando Si nunca más volveré a verte Nunca, nunca, nunca... Para siempre nunca
Autor de la Poesia: Izzy
AYITI PÈPÈRIZE
Eleksyon pèpè
Enstitisyon pèpè
Espwa pèpè
Kandida pèpè
Kochon pèpè
Konsyans pèpè
Lajan pèpè
Jandam pèpè
Lapolis pèpè
Legliz pèpè
Lekòl pèpè
Leta pèpè
Desizyon pèpè
Lide timoun pèpè
Manje pèpè
Misyonè pèpè
ONG pèpè
Pati politik pèpè
Plan devlopman pèpè
Premye minis pèpè
Prezidan pèpè
Pwodui pèpè
Pwojè devlopman pèpè
Rad pèpè
Rèv moun pèpè
Soulye pèpè
Tout bagay pèpè…
Elas!
Ayiti ap viv nan pèpèrizasyon!
Kilè l va depèpèrize?
(E. W. VEDRINE)
«Kri pou liberasyon»
25-7-2005
MEZANMI SE LA MAP RETE POU JODI A.
Bon weekend tout moun. Na pale lendi si Granmèt la vle.