Carl' Corner
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Vendredi 30 Decembre 2005...Colin Powell, Geneviève Bonnefil, Georges Jiha, Lila Desquiron, Gérard Jean-Juste, Daniel Boncy, Dr Roger Qualo, Edy Laraque, Sweet Micky, Farah Juste, Español, Kreyol

FOR Friday 30 December 2005

POUR le Vendredi 30 Décembre 2005

(dans un verbe d’arc-en-ciel) .

CARL’S CORNER

If this copy is not entirely readable it can be read eventually clearly on :

www.fombrun.com

Wordcount : 6,802 – Special Edition for Friday 31st  December 2005

CARL’S CORNER  IN ENGLISH, FRENCH, SPANISH, AND HAITIAN CREOLE.

“Frankly Fombrun” every Tuesday at 9.00 p.m. on Haitian Television Network, HTN channel 689 Digital Box in Miami.

http://broadcast.sakapfetstore.com/

Every Sunday at 4.15 p.m on Antenna 88.9 FM, WDNA Miami starting January 8, 2005/

Daily on the internet www.fombrun.com

English               Francais    Espanõl    Kreyol

E N G L I S H

FROM Edouard F. Lafontant’s book, MASTER MOTIVATOR. 365 Days + 1. “Positive Thoughts to Reinvent Yourself.”

There are no secrets to SUCCESS.  Don’t waste time looking for them.  SUCCESS is the result of perfection, hard work, learning from failure, loyalty to those for whom you work and persistence.

Colin Powell

RECEIVED FROM

GENEVIÈVE BONNEFIL

MIAMI, FLORIDA

Carl,

My friend James, whom you met in Kansas City years ago, sent me the following framed as a present. He told me that once he read this, it epitomized what he thought of me. I have kept it in order never to have any lapses. Needless to say, it was a high compliment indeed.

Let me take this opportunity to wish you and yours a Happy New Year, filled with continued success and lots of Happiness.

Affections,

Geneviève

CLASS.

Class never runs scared. It is sure footed and confident. It can handle whatever comes along.

Class has a sense of humor, it knows that a good laugh is the best lubricant for oiling the machinery of human relations.

Class never makes excuses. It takes its lumps and learns from past mistakes.

Class knows that good manners are nothing more than a series of small inconsequential sacrifices.

Class bespeaks an aristocracy that has nothing to do with ancestors or money. Some wealthy "blue bloods" have no class, while individuals who are struggling to make ends meet are loaded with it. Class is real. It cannot be faked.

Class never tried to built itself up by tearing others down.

Class is already up and need not strive to look better by making others look worse.

Class can "walk with kings" and keep its virtue and talk with crowds and keep the common touch.

Everyone is comfortable with the person who has class because that person is comfortable with himself. If you have class, you've got it made. If you don't have class, no matter what else you have, it does not make any difference.

CARL’S REMARKS

Dear Lady Geneviève,

I was thrilled to hear from you. Thank you for your participation. Happy New Year !

All the best,

Carl

FROM MOVIE MAKER

GEORGES JIHA

“La Femme « Mûre ». The matured woman in French, translated from Spanish in yesterday’s CDC. ”

Carl,

Come on! That doesn't exist! That's the wishful hope of a man caught in the pincers of life's most exiguous selection…

Happy New Year anyway!

Georges Jiha

MY ANSWER

Remember, Georges I was just the translator

and my answer was that of Harold Pinter which I considered

a wise and safe one.

Happy New Year!

Carl

GEORGES’ ANSWER

Carl,

You're right. Mine was borderline unsafe!

GJ

F R A N C A I S

CARL FOMBRUN : Chaque Mardi et Jeudi à 9 heures du soir sur ISLAND TV , chaîne Comcast canal 19 à Miami Dade et canal 79 à Broward.

Chaque Mardi à 9 heures du soir sur la Haitian Television Network canal 689 Digital Box à Miami. http://broadcast.sakapfetstore.com/

Chaque dimanche à 4 heures 15 p.m. sur l’Antenne 88.9 FM, WDNA Miami, (excepté le 25 Décembre 2005 et le 8 Janvier 2006) et journellement sur l’internet www.fombrun.com

Les gens heureux n’ont pas d’histoires…Les gens heureux ils font l’histoire. La ballade des gens heureux sur LE COIN DE CARL parlant de tout et de rien continue. Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde.

Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent et nous lisent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.

LA PENSÉE DU JOUR du livre

 D’ÉDOUARD F. LAFONTANT.

PENSÉES POSITIVES POUR SE RÉINVENTER, 365 jours + 1.

Il n’y a pas de secrets pour réussir.  Ne perdez pas votre temps à les chercher.  La réussite est le résultat de la perfection, du travail acharné, des lecons tirées des échecs, de la loyauté envers ceux pour qui on travaille et de la persévérance.

Colin Powell

RECU SUR LE CDC, une opinion RECUE de l’Éminent docteur, notre

JOE ALLEN

de Kendall, miami, Floride, en vacances au colorado.

Meilleurs Voeux Carl!

                             Dr. Joe Allen

Cher Carl:

Je te souhaite mes meilleurs voeux pour la nouvelle année!

 Le CDC étant le seul restant de régularité pendant mes vacances, j'ai noté avec intérêt l'importante place accordée au discours d'Harold Pinter.  Je l'avais recu de Max Blanchet, et je dois t'avouer qu'il m'a rendu très inconfortable par certaines de ses implications. Je n'aime pas Bush parce que j'ai horreur de la médiocrité (il est bête à manger du foin), et surtout pour tous les torts qu'il continue à causer au prestige des États-Unis dans le monde; mais je crois que Mr. Pinter a été un peu loin dans ses critiques.

Je prends plaisir à partager avec toi cet Éditorial de Jacques Attali ,paru dans L'Epress, sur le discours d'Harold Pinter.  Je partage sans réserve l'opinion d'Attali.

Encore, Meilleurs Voeux,

Joe Allen,

Beaver Creek , Colorado

MA RÉPONSE

Mon cher Joe,

Harold Pinter a été en effet catégorique dans ses accusations envers l’empire Américain.  Malgré ses

évidentes frustrations  il a cependant accouché pas mal de vérités au sujet de ce grand pays.  Franchement                     Fombrun, la présidence de Georges W.  Bush est une catastrophe nationale et aussi pour le monde entier.

Étant frustré comme Pinter,  j’irais jusqu'à déclarer que Bush me rappele Papa Doc

 dans les propos de ce dernier que « vouloir détruire Duvalier, c’est vouloir détruire Haiti. » Monsieur

Bush s’enroule dans le drapeau Américain et gare aux critiques ! « Vouloir détruire Georges W.

Bush c’est vouloir détruire les Etats-Unis d’Amérique. » Georges W. Bush passera à l’Histoire américaine comme l’un de ses plus piteux présidents. Dans mes voyages à l’étranger,  je me suis trouvé

dans l’obligation de défendre l’Oncle Sam contre des critiques amères, qui  insistaient à

comparer ce grand pays dans sa totalité à George W. Bush. C’est un jeu dangereux.  Comme nous le disons en Haiti, des deux cotés « le mal est malfini. »

Bref, mon cher Joe, j’ai actuellement 58 ans près que je réside dans ce grand pays, les Etats-Unis

d’Amérique, y étant arrivé à l’âge de 14 ans, sans pour cela perdre mes racines haitiennes .  J’ai pu participer

aux énormes progrès réalisés dans les droits civils, l’intégration des races, la lutte pour la démocratie en

général, etc mais je ne saurais

oublier les moments difficiles causés par les forces réactionnaires de la droite de retour présentement sur la scène nationale au galop, du racisme encore présent, et du McCarthisme ou l’étiquette « communiste » était facilement applicable aux

critiques de l’époque.  Même Papa Doc s’en est servi ensuite pour détruire ses ennemis.

Allons voir pendant

ces trois longues années qui nous restent avec Bush quelles seront ses excuses pour arriver à détruire la loyale opposition, ou

fera t’il un retour sur lui-même pour le bien de son pays ?  J’en doute franchement, les jeux

sont faits avec un Dick Cheney, l’éminence grise ou l’apât du gain domine tout,  et son sinistre entourage, qui me laissent

l’impression d’être des « macoutes » blancs. Quant à Cheney, aprèst toutes ses opérations médicales, je doute

qu’il ait un cœur.  Enfin l’espoir fait vivre…et je voudrais bien m’abstraire de dire « roush » en pensant

à Bush.

Merci pour ta participation, mon cher Joe Allen, et je prends aussi cette opportunité pour t’envoyer mes

meilleurs vœux pour la nouvelle année 2006 à partager avec les tiens.

Carl

L'Express du 15/12/2005
Le thÉâtre du monde

Se cacher derrière les armées américaines tout en les critiquant est devenu une posture de plus

en plus commode. Il y a dans l'air du temps, en Europe, comme un vent mauvais, qui mêle dans la

même critique la politique de George Bush, le rôle de l'Amérique dans le monde et les valeurs de

la société américaine. Il est légitime de dénoncer les mensonges commis par la Maison-Blanche

pour justifier son attaque contre l'Irak. Il est aussi naturel de dénoncer l'incroyable sans-gêne avec

lequel George Bush considère le monde comme son territoire de chasse, installant des prisons où il

l'entend, déplaçant des suspects à sa guise et les torturant en toute impunité. Il est tout aussi

normal de critiquer le cynisme avec lequel l'administration américaine empêche tout progrès

dans les négociations sur la maîtrise du climat ou l'aide au développement.

Mais il ne faut pas que cela aboutisse à remettre en question quelques évidences fondatrices:

nous, Européens, partageons avec l'Amérique le même idéal de liberté et d'égalité et nous avons

intérêt à voir une Amérique puissante. Or, aujourd'hui, en Europe, de très nombreux critiques

de George Bush en viennent à jeter dans le même opprobre l'Amérique et l'Occident, devenant,

plus ou moins volontairement, les alliés des adversaires de la démocratie.

Ainsi, Harold Pinter, dans son discours prononcé à l'occasion de la remise du prix Nobel de

littérature, a expliqué que, si la littérature consiste à mentir, la politique doit être fondée sur la

vérité et que l'Amérique était l'empire du mensonge. Il a même été jusqu'à dire que les

Etats-Unis ont «apporté au peuple irakien la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium

appauvri, d'innombrables tueries commises au hasard, la misère, l'humiliation et la mort»,

oubliant de préciser que cette description s'appliquait d'abord au régime de Saddam et ajoutant

que les Etats-Unis n'ont d'autre ambition que «la domination totale sur tous les fronts», en

particulier par «cette folie infantile - détenir des armes nucléaires et menacer de s'en

servir - [qui] est au cœur de la philosophie politique américaine actuelle».

Le discours de Harold Pinter n'a pas fait scandale; de fait, se protéger du terrorisme en se

cachant derrière les armées américaines tout en les critiquant est devenu, pour les intellectuels

comme pour les hommes politiques européens, une posture de plus en plus commode. Certes,

le danger est immense de voir l'Amérique, ivre de sa puissance, en abuser; mais le danger

inverse est tout aussi grand: voir disparaître cette puissance sans que rien la remplace. Car,

sans la force américaine, l'Union soviétique existerait encore et l'Europe occidentale ferait

partie de ses satellites. Et demain, sans elle, le chaos serait immense, en Europe comme ailleurs.

Certes, dans un monde idéal, la police du monde devrait être assurée par un gouvernement

mondial; mais, en attendant qu'un tel ordre supranational existe, nul n'a intérêt à un repli américain

sur ses bases. L'urgence n'est pas de désarmer l'Amérique, mais d'armer l'Europe, pour en faire

un autre acteur démocratique de l'ordre mondial. Dans le théâtre du monde, il faut bien identifier

les rôles des uns et des autres, et ne pas se tromper de méchant.

LA RÉPONSE À

Jean-Claude Bajeux

de Lila Desquiron

Lettre ouverte à Jean-Claude Bajeux,

                                      Monsieur,

La lecture de votre lettre à M. Douste Blazy, ministre des affaires étrangères français, m’a remplie

d’hilarité. Comment pouvez-vous ignorer le dédain que ne peut manquer d’éprouver ce ministre devant la

servilité et le manque de fierté nationale ? Rochambeau lui-même avait manifesté son respect à un

adversaire digne et courageux…Je  ressens de la pitié pour vous tous, " intellectuels " haïtiens, qui vous

placez en position de laquais devant la France, son ambassade et ses institutions, car vous ne recevrez,

avec quelques maigres deniers, que le mépris que vous méritez.

Imaginez vous que, par la seule magie des mots, vous puissiez transformer des mensonges en parole

d’évangile ? Par la force brutale, vous, vos pareils et vos maîtres, avez renversé le président légitime et

élu du pays. Imaginez vous que vos pauvres paroles feront croire que la légitimité est de votre côté ?

Les prisons étaient vides sous le gouvernement du Président Aristide, vous, vos pareils et vos maîtres,

les avez remplies de prisonniers politiques. Sans même une parodie de jugement, le Père Jean-Juste, So Anne,

Yvon Neptune, Jocelerme Privert et tant d’autres, anonymes, dont le peuple vous demandera compte,

croupissent dans vos geôles ; sans oublier tous ceux, morts pour leurs idées, alors que circulent en toute

impunité des tueurs recherchés internationalement, que le gouvernement en place a sacrés " combattants

de la liberté ", sans que vous (et vos amis défenseurs des Droits de l’Homme) n’ouvrissiez la bouche.

.

Le peuple, frustré du fruit de son juste combat, face à des bandes armées d’assassins fascistes (des

vraies celles là, menées par des criminels de droit commun notoires), soutenues par les forcesinternationales

et les compradores : la lutte semble inégale ! Mais on a déjà vu pareille improbable victoire s’imposer à la

face du monde.

La population entière vous a entendus baver votre haine et vos mensonges, en toute sécurité sur tous les

medias pendant le mandat du " dictateur ". Une fois de plus, il ne suffit pas d’énoncer une contre-vérité

pour la rendre vraie. Qui sont les journalistes emprisonnés et torturés par le " tyran "? Ne ressortez pas Jean

Dominique, assassiné crapuleusement. Vous ne semblez plus vous soucier de ce malheureux cadavre,

maintenant qu’il ne sert plus vos desseins. Personne n’a remarqué que le procès de ses assassins n’a

jamais eu lieu.

Vous avez été complices de l’asphyxie économique du gouvernement du peuple par l’Empire et vous

voudriez faire croire que ses maigres ressources venaient du trafic de la drogue ? Vous souhaitiez que

le président Aristide  fut acculé à cette extrémité…Mais quand cesseront les imprécations pour faire place

aux preuves ?

Vous êtes complices des hordes nationales et internationales qui assassinent en masse, une fois de

plus, les exclus de ce pays que vous appelez "chimères " pour ne pas reconnaître qu’ils sont la

majorité. Et vous voudriez faire croire que ce peuple est avec vous ? Mais les viols, les exécutions

sommaires, les meurtres de femmes et d’enfants dans les quartiers populaires, le peuple, lui, sait qui en

sont les auteurs. Et d’abord, Jean-Claude Bajeux, vous et votre " Centre Œcuménique des Droits de

l’Homme "ainsi que les autres ONG du même tonneau, vous êtes étrangement silencieux sur les violations

des Droits de l’Homme dont sont victimes aujourd’hui vos concitoyens et que dénonce  quotidiennement

Amnesty International.

Pour finir, vous envoyez votre pauvre dictée au ministre des affaires étrangères français, vous faites

le délateur. Vous dénoncez la nomination, au Conseil Consultatif des Droits de l’Homme, d’un frère qui,

lui, offre l’image d’un fier combattant pour la dignité de sa race.  Que c’est pitoyable ! Cette

triste lettre, ainsi que votre comportement honteux en 2004, année du Bicentenaire de notre Indépendance,

resteront dans nos mémoires comme des actes indignes. Je tiens à faire savoir ici qu’il existe des Haïtiens,

nombreux, dont la colonne vertébrale  est restée verticale et qui seront toujours du côté de ceux qui

luttent pour leur souveraineté.

Sans doute, en lisant cette lettre, vous précipiterez-vous chez vos maîtres, pour vous livrer à une nouvelle

délation.  Je vous épargne cette peine en la rendant publique.

J’ai l’honneur, monsieur, de ne pas vous saluer.

                                                                                Lilas Desquiron

GÉRARD JEAN-JUSTE

Après une prise de sang en prison par le

Dr. Jules Farmer, le 23 Décembre

2005 dernier, il est

maintenant prouvé que le Révérend Gérard Jean-Juste a un

 commencement de

leucémie.  Il est

de l’obligation morale, sinon civique,  du tandem

Alexandre-Latortue,

de prendre

les dispositions immédiates

et nécessaires pour qu’il recoive les soins adéquats.

A l’impossible nous

sommes tenus.

Carl

ALEXANDRE, le PrÉsident

Zombi; LATORTUE, Premier

Ministre Corrompu,

Un Duo de « San Manman »

Par Daniel Boncy

Les notions de civisme, d’administration sérieuse, d’engagement pour une transformation

structurelle sont ignorées durant deux ans de corruption de trafic de la drogue et de

« laissez-grennen». À la volonté d’affirmer notre personnalité, de vivre, de maîtriser notre

destin, de résister obstinément aux abus nous avons opposé une attitude de passivité,

de résignation, de démission.

Quand un choix se pose devant la conscience populaire, des manœuvriers professionnels

se liguent pour canaliser l’avenir. Latortue n’est autre que l’aboutissement de cette conception

dégradante de la politique.

Ce gouvernement transitoire de facto corrompu a acculé toute une collectivité à un drame

qui menace notre souveraineté. L’heure de la vérité a sonné, la proclamer n’est plus un

acte de courage mais d’honnêteté et d’amour pour le pays. Le drame Haïtien a été

traité de comédie par certains, tandis que le peuple vit humili’e dans sa dignité, bafoué

dans ses espoirs, tuméfié dans sa chaire par cette équipe de gangster ayant à sa tête Latortue,

propulsé Premier Ministre par la communauté internationale, un homme qui n’a

aucune idée de la réalité Haïtienne, et qui a reçu U$80 millions pour des sélections qu’il

n’arrive pas à réaliser. Qu’a-t-il fait de ce magot ? « secret d’état. » C’est ce qui l’autorise à

être arrogant envers le peuple qui paie ses largesses. Il ignore la misère des masses, l’arrière

pays enlisé dans l’ignorance. Il brandit toujours la misère du peuple, cette même chanson

pour continuer son office de mendiant international, sa façon d’augmenter ses comptes en

banques étrangères.

La dégringolade s’annonce, les avalanches déferlantes de nos mornes emporterons dans

leur course cette équipe de malfaiteurs.

Nous sommes tous à la recherche de cette eau capable de laver la honte latortuerienne. Cette

nation a besoin de patriotes pour se retrouver. Ils sont peut-être là, à nous de bien choisir.

Car la grande armée souffrante les acclamera si leur programme social est à la hauteur de sa

détresse.

Il faut de la lumière, cette lumière féconde faite de foi patriotique, de courage et de volonté.

Daniel Boncy

PINOCHET FICHÉ

SANTIAGO (AP) - Pour la première fois, à 90 ans, l'ancien dictateur chilien est fiché par la justice. La

police a relevé les empreintes digitales et a pris des photos de face et de profil d'Augusto Pinochet,

après son inculpation dans le massacre et la disparition de neuf opposants sous son régime dans le cadre

de l'opération "Colombo".

Pablo Rodriguez, avocat de l'ancien dictateur qui dirigea le pays de 1973 à 1990, a jugé que c'était

un "affront pour un ancien président de la république". Mais le porte-parole du gouvernement Osvaldo

Puccio estime pour sa part que le fichage de Pinochet "montre qu'au Chili tous les citoyens sont égaux

devant la loi".Déjà assigné à domicile et inculpé dans plusieurs autres affaires de violation des droits de

l'homme et d'évasion fiscale, Pinochet n'avait jamais été soumis au fichage.

La procédure, qui s'est déroulée au domicile de Pinochet, a été ordonnée par le juge Victor Montiglio,

qui l'a inculpé pour la disparition de neuf opposants en 1975 dans le cadre de l'opération "Colombo",

massacre qui fit en tout 119 victimes membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR).

Le régime de Pinochet est en cause dans la mort et disparition de 3.190 personnes.

Il faut de la lumière, cette lumière féconde faite de foi patriotique, de courage et de volonté.

Daniel Boncy

Recu du dr. Roger Qualo

Carl,

Tu es chaque Mardi et Jeudi à 9 heures du soir

 sur ISLAND TV , chaîne

Comcast canal 19

à Miami Dade et canal 79 à Broward. Peux-tu me dire

comment te capter

à

New York

sur la TV avec l'antenne? Merci pour la page avec

Farah Juste.

Roger

MA RÉPONSE

Mon cher Roger,

Pour la ISLAND TV prière d’appeler le 305 919.7993 ou 305.903.9479.

La HTN est sur “Channel 689 Digital Box” à Miami.  Prière d’appeler le

305 571-5000 pour un abonnement mensuel sur cable, ou suivre sur l’internet http://broadcast.sakapfetstore.com/

Merci pour tes voeux et prière d’accepter les miens aux tiens et à toi.
Carl

RÉFLEXIONS :  Sur Haiti ?

Par Edy Laraque (quelques extraits)

Je pense que l'avenir sera encore pire que le passé.  Je m'attends à:

La desertification accélérée du patrimoine et de grandes sécheresses et des famines telles qu'on a pas encore été enregistrées dans aucun pays au monde;
Une densité de population acrue (plus de 15 millions d'âmes affamées dans un pays qui ne produit point;
La diminution des "envois d'argent" des diasporas vers Haiti, suite aux nombreux barrages des pays étrangers pour accepter des immigrants illégaux;
Des innondations et des centaines de milliers de morts à la suite des pluies et des ouragans.  On peut prévoir Port-au-Prince innondée et Cité Soleil sous 3 metres d'eau et de boue.  Les experts Nord Américains prevoient une augmentation du nombre et de l'intensité des cyclones pour les prochaines années;
Des luttes fratricides féroces pour de quoi manger ou pour une goutte d'eau.  Nous avons eu un apercu après les innondations aux Gonaives.
La montee du vaudou et des sacrifices humains pour implorer les bienfaits des dieux (quelle aberration!) et plus de luttes fatricides encore.
L'incapacité de toute force militaire tant nationale qu'internationale, à limiter les degats et à punir les criminels
La Police a pour role d'arrêter les criminels et de stopper les crimes.  La sécurite ne se donne, ni se produit, et encore moins ne s'achète avec des armes et des blindés.  La sécurite s'améliore quand les besoins primaires et secondaires de la population sont comblés après la société.  La création des richesses pour créer une société abondante serait selon moi la seule méthode pour améliorer la sécurité.

Mon tableau pour le futur est de plus sombres. Je suis convaincu que la realité ne sera pas loin.  Les "leaders" sont issus du peuple, leurs comportements et intérets demeureront les mêmes, même quand on les change.

Je voudrais bien que tous les Haitiens commencent à parler de problèmes et de futur.  Et laissent le passé, les héros de Vertières et les communautés internationales dormir en paix.

Edy Laraque, ing., MBA

TASHA PROMOTION

Present

Vive la joie de Vivre !

mmcCélébrons le 31 Décembre 2005

via Micky !

CARL FOMBRUN

Sera le Maître de Cérémonies

le plus bref de

l’Année 2005…Après 40 ans il nous faut pouvoir reprendre notre souffle. « An nou voye konpa moute ! »

“BIEN FAIRE ET LAISSER DIRE.”

Aimer à perdre la raison

Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde

Paroles: Louis Aragon. Musique: Jean Ferrat

LE JOUR DE L’INDÉPENDANCE Haitienne

Le Grand Concert

du Dimanche

Premier Janvier 2006 at 7.00 P.M.

James L. Knighr Center

400 S.E. 2nd Avenue

Downtown Miami

For information 305.944.4348

LE  FARAH SHOW

HOTESSE : Farah Juste

La Grande Dame de la chanson Farah Juste et Don Carlo, Lord of Miami.

Célébrons La Vie en 2006 !

CARL FOMBRUN

‘FACE AU PUBLIC’

Le Don

CO-HÔTE ET

MAÎTRE DE CÉRÉMONIE

(Plus de 2 heures de CÉLÉBRATION DE LA VIE)

Carl aura sur scène la ravissante Danielle Beauvais, Ph.D, formellement candidate à la Mairie de North Miami.

À CELLE QUI SE RECONNAÎTRA…

( De Don Carlito par le truchement de Serge Lama)

Je voudrais tant que tu sois là
Pour te dire ma solitude
Pour te dire ma lassitude
De te savoir si loin de moi

Je voudrais tant que tu sois là
Pour te dire mon espérance
Et le prix que je paie d'avance
De t'avoir un jour toute à moi

Dans mon désert y a pas de fleurs
Pas d'oasis et pas de vent
Et si tu venais plus souvent
Ça ferait du bien à mon cœur
Mon pauvre cœur

Je voudrais tant que tu sois là
Pour réveiller mes fleurs éteintes
Ton absence comme une plainte
Vient toujours me parler de toi

Je voudrais tant que tu sois là
A l'heure où les nuages passent
Tu élargirais mon espace
Rien qu'à te blottir contre moi

Dans mon désert y a pas de fleurs
Pas d'oasis et pas de vent
Et si tu venais plus souvent
Tu comprendrais pourquoi j'ai peur
Parce que j'ai peur

Je voudrais tant que tu sois là
Pour mettre du rouge à mes roses
Et pour que serve à quelque chose
Ces mots que je pleure à mi-voix

Je voudrais tant que tu sois là
Pour partager la chambre close
Où mon avenir se repose
En attendant que tu sois là

Et dans cet univers borné
Où tout est vide et décevant
Je pourrais me sentir vivant
Près de toi pour qui je suis né
Toi qui ne m'aime pas assez

ORCHESTRE ISSA EL SAIEH QUELQUES MYTHES À DISSIPER

Par Louis Carl Saint Jean et Mats Lundahl

Après la dissolution du «Jazz Rouzier» au cours de l’année 1941, Issa El Saieh, l’un des saxophonistes de ce groupe a pris la décision de former le sien propre. Il l’a fait et l’a inauguré vers  l’été de 1942. Baptisé «Orchestre Issa El Saieh», cet ensemble musical n’a pas tardé à se classer parmi les meilleurs de l’île d’Haïti et même de l’Amérique Latine. Cependant, il convient de remarquer que son histoire a toujours été jonchée de véritables mythes et légendes, qu’il serait vraiment utile d’en parler en vue de les dissiper, et cela  sans accroc.

Pour ce qui est la date exacte de sa formation, il serait vraiment risqué d’en fixer une de définitive, d’arrêtée, parce que ne disposant d’aucune preuve écrite. On n’a pu repérer  ni article ni note publicitaire de l’époque, ni même des documents écrits de cette précision  d’Issa lui-même. Selon ce dernier, «le groupe a été constitué en l’année 1942». Juin et juillet paraissent les deux mois les plus plausibles puisque le principal intéressé nous avait personnellement affirmé que «nous avons débuté à l’époque des grandes vacances…»

D’emblée, donnons une idée de la toute première formation de l’ensemble: Serge Lebon, Antalcidas O. Murat, Marcel Fleury, trompette, Issa El Saieh, Ludovic «Dodo» William, saxophone alto, Victor Flambert, saxophone ténor, Emmanuel «Tonton» Duroseau,  piano, Kénel Duroseau, contrebasse, «Untel» Rouzier, batterie, Vaille Rousseau, tambour et chant, Gérard Chamier, chant. Faisons remarquer que les deux Duroseau, William et Rouzier étaient des anciens membres du Jazz Rouzier.

Vers 1943, Pierre Coileau et Gérard Féquière (ce dernier également présentateur du groupe) feront leur apparition comme chanteurs, en remplaçant Rousseau et Chamier (siffleur comédien). Vers avril 1946, Joseph «Joe» Trouillot remplacera Coileau et deviendra l’unique chanteur de l’ensemble jusqu’en 1951. En effet, Guy Durosier devait attendre jusqu’à cette date, à la suite d’une extinction de voix du «loup blanc», pour tenir le microphone. Au cours de 1946, Antalcidas O. Murat se rendra au Jazz des Jeunes à l’invitation du maestro Charles René Saint Aude. Le groupe d’Issa restera pendant un bon bout de temps sans un remplaçant fixe à Murat.

En 1948, Serge Lebon doit fausser compagnie à la bande à cause de ses études en génie civil à l’Université d’Haïti. A la même époque, Aster Jazz est dissous. Alphonse «Chico» Simon, son maestro, également membre de la Musique du Palais, remplace donc le jeune étudiant. Ensuite s’amèneront Hilario Dorval et Fritz Pierre. En 1944, Dodo William sera remplacé par Raoul Guillaume, le jeune écolier de 17 ans de Saint Louis de Gonzague. Quatre années plus tard, sous la recommandation de ce dernier, son jeune frère, le futur docteur Roland Guillaume et son camarade Guy Durosier viendront chez El Saieh comme saxophonistes.

Ceci donc établi, donnons à présent, la formation-type, celle de l’âge d’or de l’ensemble, celle de Cabane Choucoune (1948–1952): Alphonse Simon, Hilario Dorval et Fritz Pierre, trompette, Raoul Guillaume saxophone alto, Roland Guillaume saxophone alto, chant,  Issa El Saieh saxophone ténor, Guy Durosier, saxophoniste solo, chant, Ernest «Nono» Lamy, piano, Kénel Duroseau, contrebasse, Antoine «Zanmi» Sénécal, batterie, Louis «Coucoune» Denis tambour (vers 1951),  Joe Trouillot et Guy Durosier, chant.

Mais, où se trouvent Ti Roro et Ti Marcel (les deux exemples de notre premier mythe)? Laissons répondre de préférence Raoul Guillaume: «Ti Roro et Ti Marcel n’étaient pas des membres attitrés de l’ensemble. Issa faisait souvent appel à eux, lors des grandes soirées, surtout quand on devait donner plus de force aux morceaux folkloriques…» (Entrevue avec Saint Jean le 3 octobre 2004.)

Elucidons rapidement un second mythe, celui qui veut donner différents arrangeurs à ce  groupe. Au départ de Murat, il a eu comme arrangeurs Bobby Hicks (principalement), Bebo Valdés, Budd Johnson et Dámaso Pérez Prado (seulement des arrangements imprimés par ce dernier). Billy Taylor, par exemple, entré à Port-au-Prince, en 1951 avec Johnson, juste pour un atelier de travail de quatre semaines, n’a jamais rempli ce rôle au sein de cette formation. (Entrevue de Saint Jean avec Billy Taylor, le 2 juin 2005).

On entend le plus souvent citer ça et là, à tort et à travers – troisième mythe – certains noms de musiciens qui n’ont jamais été membres de l’Orchestre El Saieh. Cela donne  même parfois l’aspect de cocasses «devinettes» dont nous sommes si friands. Ce qui arrive c’est qu’Issa, pour deux raisons distinctes, faisait appel de temps à autre à d’autres musiciens en son sein.  Premièrement, deux de son orchestre (Simon et Pierre) étaient également des militaires, donc, membres de la Musique du Palais. Lorsque ceux-ci ou d’autres devaient s’absenter, le maestro utilisait les services d’autres brillants instrumentistes, juste pour combler le vide pendant une soirée ou deux. Le plus souvent, il s’en remettait justement aux anciens étudiants de Maître Augustin Bruno dont il admirait la compétence. Cela ne signifie pas pour autant que ces remplaçants aient été des anciens membres de l’ensemble. Ils assuraient des gigs, point barre! Deuxièmement, Issa El Saieh faisait appel à ces mêmes ou d’autres exécutants pour renforcer sa formation quand celle-ci devait accompagner des artistes étrangers. On retrouvera, assez souvent, par exemple, Cévélhomme Azor au saxophone baryton.

Un exemple vivant d’un autre mythe – un quatrième – est le chanteur Herby Widmaier. Ce dernier n’a jamais été membre de cet ensemble que, dit-il, «j’aimais bien. J’étais un membre flottant de ce groupe … J’ai joué une fois ou deux avec l’orchestre à Cabane Choucoune, c’est tout … Issa faisait appel à moi pour certaines séances d’enregistrements… Il m’avait même invité à participer aux sessions de La Havane en 1956 …» (Entrevue de Saint Jean avec Herby Widmaier, le 30 octobre 2004). En effet, les pièces «Choucoune» et (surtout) «A Woman in Love» de Frank Loesser exécutées par Widmaier avec un art consommé constituent deux véritables  précieux bijoux dans le coffret d’El Saieh.

On peut signaler également le cas du génial saxophoniste Webert Sicot dans la galerie des mythes – le cinquième – dans la maison Saieh. «Le maestro difficile» non plus n’a jamais  été membre ni de l’Orchestre Issa El Saieh (1942–1952) (bien qu’Issa adorât celui-ci) ni de l’Ensemble Ernest Lamy (1952–1955). Sicot n’était-il pas valable pour y tenir un pupitre? Oui et oui, mille fois oui, car il est l’un des meilleurs saxophonistes d’Haïti. La vérité, c’est qu’il ne l’a jamais fait.

Examinons de plus près cette affaire Sicot. Pour ce, prenons le superbe CD «Joe Trouillot – Les hits des années 50» (Geronimo Records, GR00217, recherches Lionel Legros, Brierre Vilfort). Entendons-nous d’abord sur un point : la formation qui joue sur cet album n’est autre qu’une de circonstance montée par Issa El Saieh en 1955, en prélude aux sessions de La Havane. Du nombre de ses exécutants, signalons: Kesnel Hall, Hilario Dorval et Fritz Pierre, trompette, Webert Sicot, Victor Flambert, saxophone alto, Murat Pierre, saxophone ténor, Emmanuel «Tonton» Duroseau, piano, Félix Guignard, accordéon, Kénel Duroseau, contrebasse, Antoine Sénécal, batterie, Raymond «Ti Roro» Baillergeau, tambour, René Dor, tambour et chant, Joe Trouillot, chant.

«El Maestro», toujours admiratif du style de Webert Sicot, avait fait appel à celui-ci pour l’occasion. D’ailleurs, sur les étiquettes des disques de 78 tours de La Belle Créole issus de ces séances  tenues à Cabane Choucoune, Issa, qui avait d’ailleurs cessé de faire la musique de façon active,  avait même fait inscrire (en anglais) : «Webert Sicot and His Cabane Choucoune Ensemble». Maintenant, à cause de ces deux semaines d’enregistrements, peut-on dire que Sicot était membre de l’Orchestre Issa El Saieh ou de L’Ensemble Cabane Choucoune? Non! Le premier a cessé d’exister depuis 1952, pour se transformer en Ensemble Ernest Lamy (1952–1955). Par la suite, l’Ensemble Cabane Choucoune a été dirigé brièvement par Joe Trouillot, au départ de Nono Lamy pour la République Dominicaine. En effet, moins d’un trimestre plus tard, le chanteur-maestro et ses musiciens ont quitté Cabane Choucoune  pour aller former l’Ensemble du Casino International d’Haïti. C’est dans cet orchestre qu’on aura le géant Webert Sicot comme premier saxophoniste alto.

Un sixième mythe veut qu’on trouve une kyrielle de musiciens à soutenir: «J’avais dirigé l’Orchestre Issa El Saieh». Voyons cela de plus près.  La vérité demeure qu’Issa montait de ces groupements sporadiques pour son frère Elias Noustas, propriétaire, à Boutilliers, du restaurant «Le Perchoir» ou pour d’autres propriétaires de salles de danse ou cabarets dansants. Leur durée d’ailleurs dépassait très rarement un trimestre. En général, une fois ces ensembles sur pied, Issa donnait leur direction à un musicien dont il ne doutait pas la compétence.

Donnons deux exemples, parmi tant d’autres. Le superbe pianiste Félix «Féfé» Guignard vers l’année 1955  avait dirigé pour Issa, justement au «Perchoir», un quartette (Montfort Jean-Baptiste, contrebasse, André Romulus, trompette, Marcel Jean, tambour, plus Féfé). Un autre exemple, au début de 1961, El Saieh avait formé un orchestre pour Cabane Choucoune et donné les charges à Raoul Guillaume, lui un ancien membre du vrai Orchestre Issa El Saieh. Mais, aucun de ces dirigeants momentanés, tous d’excellents musiciens, ne peut avancer ni «je suis un ancien membre de Saieh» ni «j’avais dirigé l’Orchestre d’Issa El Saieh». On doit être clair là-dessus. Il peut affirmer qu’il avait dirigé un ensemble pour  Issa El Saieh. Par contre, il ne peut pas déclarer avoir dirigé l’ensemble d’Issa El Saieh. Que nous sachions, seuls Antalcidas O. Murat et Ernest «Nono» Lamy avaient dirigé l’Orchestre d’Issa El Saieh - le premier en l’absence momentanée du maestro du pays (de fin août à mi octobre 1946) et le deuxième, lors de ses voyages d’affaires ou à l’occasion de ses quelques semaines de vacances à l’étranger entre mars 1948 à 1952. Le «pour» et le «d’» sont, ici, de toute importance.

Venons maintenant à ces fameuses sessions de La Havane que le public a pu obtenir en 1997, grâce à l’initiative de Frédéric «Fred» Paul de Mini Records, en vue de dévisser un septième mythe. Personne, mieux que Bebo Valdés et Herby Widmaier, présents à ces séances et, Dieu merci, encore vivants et lucides, ne peut faire éclater la vérité. Ces sessions avaient eu lieu en 1956 dans les studios de Radio Progreso à La Havane, Cuba. Selon nos informations reçues de Widmaier (17 octobre 2005) et confirmées par Bebo Valdés au Village Vanguard (8 novembre 2005), seulement cinq musiciens haïtiens y avaient participé: Guy Durosier (chanteur – Durosier n’a joué du saxophone sur aucun morceau), Herby Widmaier (chanteur), René Dor (chanteur et tambourineur), Alphonse «Chico» Simon (trompettiste – à l’époque, Simon vivait au Canada) et les tambourineurs Raymond «Ti Roro» Baillergeau et Marcel «Ti Marcel» Jean. Issa n’a joué sur un seul titre de l’album en question. A noter qu’environ une trentaine de pièces avaient été enregistrées en trois semaines.

Pourquoi ne donnons-nous pas la liste du reste des musiciens qui avaient participé dans ces sessions, selon les informations que nous avions eues de Valdés lui-même? (Ce dernier, rappelons-le, avait joué au sein de l’Orchestre Issa El Saieh à Port-au-Prince d’octobre 1947 à février 1948).  Alejandro «El Negro» Vivar, Coco Barreto, Pedro «El Guajiro» Rodríguez, trompette, Generoso «Tojo» Jiménez et Miguel Reina Castillo, trombone,  un cousin d’Armando Romeu, trombone à piston, Rafael «El Cabito» Quesada et Roberto Sanchez, saxophone alto, Ñico Romero et Pedro Chao, saxophone ténor, Diego «El Bebo» Loredo, saxophone baryton, Bebo Valdés, piano, Kiki Hernández contrebasse, Guillermo Barreto, batterie. (Entrevue de Lundahl avec Bebo Valdés, 23 septembre 2005)

Parlant de mythes au sein de Saieh, venons-en au huitième: celui de Lumane Casimir. Cette superbe chanteuse n’a jamais été membre d’aucun ensemble musical (ce que nous appelons «jazz» ou «orchestre») en Haïti. Certainement, elle faisait des gigs un peu partout, à travers la capitale, à la HH3W, HH2S, HHRO avec les Albéric Samedi, Jacques Nelson, Clément Benoît ou Siméon Benjamin, etc. Cependant, Lumane n’a été membre attiré que de deux troupes : «Haïti Chante» de Lina Mathon Blanchet et la mythique Troupe Folklorique Nationale (TFN). Naturellement, le Jazz des Jeunes étant le groupe attaché à la TFN, cela coule donc de sens que cette formation accompagnait la célébrissime diva sur scène en de nombreuses occasions à travers l’île – et même dehors de ses frontières. Mais cela ne veut pas dire que celle-ci «était membre du Jazz des Jeunes».

Pour ce qui est maintenant de l’Orchestre Issa El Saieh, nous n’ignorons pas le fait qu’Issa avait voulu utiliser les services de cette chanteuse (quel chef d’orchestre ne l’aurait-il pas rêvé surtout à l’époque du Bicentenaire, en 1949?). Admettons même que celle-ci pourrait même avoir participé à quelques séances de répétitions, mais cela ne veut nullement dire que «Lumane était membre de Saieh». Pensez-y. Ce groupe n’a jamais connu de chanteuses, comme la majorité (ou même la quasi exclusivité) des ensembles musicaux haïtiens dans les décennies 1940-1950 (Le Jazz des Jeunes, par exemple, comptait en son sein, en des périodes différentes, et en un coup d’éclair, Althé Rivera, Edeline Déjean, Ketly Lafont et Claudette Pierre-Louis).

En vérité, l’Orchestre Issa El Saieh demeure un véritable joyau dans l’histoire de la musique haïtienne. C’est la raison pour laquelle il se trouve entouré de tant de mythes et légendes que seul peut bannir le souci passionné de la recherche.

Louis Carl Saint Jean et Mats Lundahl

louiscarlsj@yahoo.com

Décembre 2005

E S P A Ñ O L

PENSAMIENTOS POSITIVOS PARA REINVENTARSE 365 + 1 dias

POR ÉDOUARD F. LAFONTANT.

No existen secretos para triunfar.  No pierda su triunfo en su búsqueda.  El éxito es el resultado de la búsqueda de la perfeccion, del trabajo duro, de las lecciones del fracaso, de la lealtad hacia las personas para quienes uno trabaja y la persistencia.

Colin Powell

CARLITO

SIN PALABRAS... COMO SIEMPRE.... ERES Y SIEMPRE SERAS UN DON!

BESOS

UNA ADMIRADORA!

MI CONTESTA

Gracias, Amor.

Yo sé quien es.

Felicidades,

El Don

Dime amor, ¿dónde?

Escribo ilusionada todos mis versos
con ellos quiero adentrarme en el mundo de mis sueños
me acercerco al filo de lo real e imaginario
disfruto más el exquisito olor de las rosas de amor
que el temor de ser incada por sus espinas

Es ahí donde se encuentra la ilusión y la realidad
donde se encuentran una cerca de la otra
como si se necesitaran para respirar
el mismo oxigeno de la madre naturaleza
como si una no pudiera vivir sin la otra

!Dime amor!, ¿Dónde tu imaginación se vuelve realidad?
para alzar mis manos y tocar la felicidad
!Dime amor!, ¿Dónde tus pensamientos se humanizan?
para que se dejen acariciar por la ternura de mi alma
"Tú haces flotar la imaginación de mi mente"

Tú vences la fuerza de gravedad de mi existencia
me elevas tiernamente con la ilusion que me da tu amor
porque con tu espíritu eres capaz de hacerme volar al cielo
de rozar mis mejillas adormecidas con tus caricias tiernas
tu aroma embriaga todos los versos que con amor escribo

!Dime amor!, ¿Dónde tu imaginación se vuelve realidad?
!Para alzar mis manos y tocar la felicidad!

Milina
26/12/05

K R E Y O L

kONSÈY tI-jAN POU PEYI D’aYITI

Sèvisdijèn pwopte lari

Mete lod nan chofè taksi

Sa kap moute sa kap desann

Avèk limyè yo byen klere sikilasyon fèt pou’l konnen

Tout moun ki gen lisans lanmen

Pa sipoze gen paspouki

Pa gen kontwol tout bagay fri.

Pa mèt lespwa sou gouvènman

Pou vin mete sèl ak piman

Nan manje ki deja gate.

Konnen byen li paka manje

Si nou pran sant yon malpwopte

Pou’n netwaye’l nou refize

Nou di se pa nou ki mete’l

Nou pakab ap ranmase’l.

Depi youn ap gade sou lòt

Pou fè kwè fwè’n a sè nou sòt

Youn pa kapab antre nan lot

Pa fè divizyon se radòt.

MEZANMI, Bon Ane 2006 tout moun. Se la map rete pou jodi’a.

Na pale lendi si Granmèt la vle.

Kal

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