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Wordcount : 6,802 – Special Edition for Friday 31st December 2005
CARL’S CORNER IN ENGLISH, FRENCH, SPANISH, AND HAITIAN CREOLE.
“Frankly Fombrun” every Tuesday at 9.00 p.m. on Haitian Television Network, HTN channel 689 Digital Box in Miami.
http://broadcast.sakapfetstore.com/
Every Sunday at 4.15 p.m on Antenna 88.9 FM, WDNA Miami starting January 8, 2005/
Daily on the internet www.fombrun.com
English Francais Espanõl Kreyol
E N G L I S H
FROM Edouard F. Lafontant’s book, MASTER MOTIVATOR. 365 Days + 1. “Positive Thoughts to Reinvent Yourself.”
There are no secrets to SUCCESS. Don’t waste time looking for them. SUCCESS is the result of perfection, hard work, learning from failure, loyalty to those for whom you work and persistence.
Colin Powell
RECEIVED FROM
GENEVIÈVE BONNEFIL
MIAMI, FLORIDA
Carl,
My friend James, whom you met in Kansas City years ago, sent me the following framed as a present. He told me that once he read this, it epitomized what he thought of me. I have kept it in order never to have any lapses. Needless to say, it was a high compliment indeed.
Let me take this opportunity to wish you and yours a Happy New Year, filled with continued success and lots of Happiness.
Affections,
Geneviève
CLASS.
Class never runs scared. It is sure footed and confident. It can handle whatever comes along.
Class has a sense of humor, it knows that a good laugh is the best lubricant for oiling the machinery of human relations.
Class never makes excuses. It takes its lumps and learns from past mistakes.
Class knows that good manners are nothing more than a series of small inconsequential sacrifices.
Class bespeaks an aristocracy that has nothing to do with ancestors or money. Some wealthy "blue bloods" have no class, while individuals who are struggling to make ends meet are loaded with it. Class is real. It cannot be faked.
Class never tried to built itself up by tearing others down.
Class is already up and need not strive to look better by making others look worse.
Class can "walk with kings" and keep its virtue and talk with crowds and keep the common touch.
Everyone is comfortable with the person who has class because that person is comfortable with himself. If you have class, you've got it made. If you don't have class, no matter what else you have, it does not make any difference.
CARL’S REMARKS
Dear Lady Geneviève,
I was thrilled to hear from you. Thank you for your participation. Happy New Year !
All the best,
Carl
FROM MOVIE MAKER
GEORGES JIHA
“La Femme « Mûre ». The matured woman in French, translated from Spanish in yesterday’s CDC. ”
Carl,
Come on! That doesn't exist! That's the wishful hope of a man caught in the pincers of life's most exiguous selection…
Happy New Year anyway!
Georges Jiha
MY ANSWER
Remember, Georges I was just the translator
and my answer was that of Harold Pinter which I considered
a wise and safe one.
Happy New Year!
Carl
GEORGES’ ANSWER
Carl,
You're right. Mine was borderline unsafe!
GJ
F R A N C A I S
CARL FOMBRUN : Chaque Mardi et Jeudi à 9 heures du soir sur ISLAND TV , chaîne Comcast canal 19 à Miami Dade et canal 79 à Broward.
Chaque Mardi à 9 heures du soir sur la Haitian Television Network canal 689 Digital Box à Miami. http://broadcast.sakapfetstore.com/
Chaque dimanche à 4 heures 15 p.m. sur l’Antenne 88.9 FM, WDNA Miami, (excepté le 25 Décembre 2005 et le 8 Janvier 2006) et journellement sur l’internet www.fombrun.com
Les gens heureux n’ont pas d’histoires…Les gens heureux ils font l’histoire. La ballade des gens heureux sur LE COIN DE CARL parlant de tout et de rien continue. Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde.
Bonjour Miami, ses alentours et les "internôtres" qui écoutent et nous lisent à travers le monde. CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE. Dieu, le travail et la liberté. Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, pourquoi pas? Moi’j vais bien et’j m’habitue.
LA PENSÉE DU JOUR du livre
D’ÉDOUARD F. LAFONTANT.
PENSÉES POSITIVES POUR SE RÉINVENTER, 365 jours + 1.
Il n’y a pas de secrets pour réussir. Ne perdez pas votre temps à les chercher. La réussite est le résultat de la perfection, du travail acharné, des lecons tirées des échecs, de la loyauté envers ceux pour qui on travaille et de la persévérance.
Colin Powell
RECU SUR LE CDC, une opinion RECUE de l’Éminent docteur, notre
JOE ALLEN
de Kendall, miami, Floride, en vacances au colorado.
Meilleurs Voeux Carl!
Dr. Joe Allen
Cher Carl:
Je te souhaite mes meilleurs voeux pour la nouvelle année!
Le CDC étant le seul restant de régularité pendant mes vacances, j'ai noté avec intérêt l'importante place accordée au discours d'Harold Pinter. Je l'avais recu de Max Blanchet, et je dois t'avouer qu'il m'a rendu très inconfortable par certaines de ses implications. Je n'aime pas Bush parce que j'ai horreur de la médiocrité (il est bête à manger du foin), et surtout pour tous les torts qu'il continue à causer au prestige des États-Unis dans le monde; mais je crois que Mr. Pinter a été un peu loin dans ses critiques.
Je prends plaisir à partager avec toi cet Éditorial de Jacques Attali ,paru dans L'Epress, sur le discours d'Harold Pinter. Je partage sans réserve l'opinion d'Attali.
Encore, Meilleurs Voeux,
Joe Allen,
Beaver Creek , Colorado
MA RÉPONSE
Mon cher Joe,
Harold Pinter a été en effet catégorique dans ses accusations envers l’empire Américain. Malgré ses
évidentes frustrations il a cependant accouché pas mal de vérités au sujet de ce grand pays. Franchement Fombrun, la présidence de Georges W. Bush est une catastrophe nationale et aussi pour le monde entier.
Étant frustré comme Pinter, j’irais jusqu'à déclarer que Bush me rappele Papa Doc
dans les propos de ce dernier que « vouloir détruire Duvalier, c’est vouloir détruire Haiti. » Monsieur
Bush s’enroule dans le drapeau Américain et gare aux critiques ! « Vouloir détruire Georges W.
Bush c’est vouloir détruire les Etats-Unis d’Amérique. » Georges W. Bush passera à l’Histoire américaine comme l’un de ses plus piteux présidents. Dans mes voyages à l’étranger, je me suis trouvé
dans l’obligation de défendre l’Oncle Sam contre des critiques amères, qui insistaient à
comparer ce grand pays dans sa totalité à George W. Bush. C’est un jeu dangereux. Comme nous le disons en Haiti, des deux cotés « le mal est malfini. »
Bref, mon cher Joe, j’ai actuellement 58 ans près que je réside dans ce grand pays, les Etats-Unis
d’Amérique, y étant arrivé à l’âge de 14 ans, sans pour cela perdre mes racines haitiennes . J’ai pu participer
aux énormes progrès réalisés dans les droits civils, l’intégration des races, la lutte pour la démocratie en
général, etc mais je ne saurais
oublier les moments difficiles causés par les forces réactionnaires de la droite de retour présentement sur la scène nationale au galop, du racisme encore présent, et du McCarthisme ou l’étiquette « communiste » était facilement applicable aux
critiques de l’époque. Même Papa Doc s’en est servi ensuite pour détruire ses ennemis.
Allons voir pendant
ces trois longues années qui nous restent avec Bush quelles seront ses excuses pour arriver à détruire la loyale opposition, ou
fera t’il un retour sur lui-même pour le bien de son pays ? J’en doute franchement, les jeux
sont faits avec un Dick Cheney, l’éminence grise ou l’apât du gain domine tout, et son sinistre entourage, qui me laissent
l’impression d’être des « macoutes » blancs. Quant à Cheney, aprèst toutes ses opérations médicales, je doute
qu’il ait un cœur. Enfin l’espoir fait vivre…et je voudrais bien m’abstraire de dire « roush » en pensant
à Bush.
Merci pour ta participation, mon cher Joe Allen, et je prends aussi cette opportunité pour t’envoyer mes
meilleurs vœux pour la nouvelle année 2006 à partager avec les tiens.
Carl
L'Express du 15/12/2005 Le thÉâtre du monde
Se cacher derrière les armées américaines tout en les critiquant est devenu une posture de plus
en plus commode. Il y a dans l'air du temps, en Europe, comme un vent mauvais, qui mêle dans la
même critique la politique de George Bush, le rôle de l'Amérique dans le monde et les valeurs de
la société américaine. Il est légitime de dénoncer les mensonges commis par la Maison-Blanche
pour justifier son attaque contre l'Irak. Il est aussi naturel de dénoncer l'incroyable sans-gêne avec
lequel George Bush considère le monde comme son territoire de chasse, installant des prisons où il
l'entend, déplaçant des suspects à sa guise et les torturant en toute impunité. Il est tout aussi
normal de critiquer le cynisme avec lequel l'administration américaine empêche tout progrès
dans les négociations sur la maîtrise du climat ou l'aide au développement.
Mais il ne faut pas que cela aboutisse à remettre en question quelques évidences fondatrices:
nous, Européens, partageons avec l'Amérique le même idéal de liberté et d'égalité et nous avons
intérêt à voir une Amérique puissante. Or, aujourd'hui, en Europe, de très nombreux critiques
de George Bush en viennent à jeter dans le même opprobre l'Amérique et l'Occident, devenant,
plus ou moins volontairement, les alliés des adversaires de la démocratie.
Ainsi, Harold Pinter, dans son discours prononcé à l'occasion de la remise du prix Nobel de
littérature, a expliqué que, si la littérature consiste à mentir, la politique doit être fondée sur la
vérité et que l'Amérique était l'empire du mensonge. Il a même été jusqu'à dire que les
Etats-Unis ont «apporté au peuple irakien la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium
appauvri, d'innombrables tueries commises au hasard, la misère, l'humiliation et la mort»,
oubliant de préciser que cette description s'appliquait d'abord au régime de Saddam et ajoutant
que les Etats-Unis n'ont d'autre ambition que «la domination totale sur tous les fronts», en
particulier par «cette folie infantile - détenir des armes nucléaires et menacer de s'en
servir - [qui] est au cœur de la philosophie politique américaine actuelle».
Le discours de Harold Pinter n'a pas fait scandale; de fait, se protéger du terrorisme en se
cachant derrière les armées américaines tout en les critiquant est devenu, pour les intellectuels
comme pour les hommes politiques européens, une posture de plus en plus commode. Certes,
le danger est immense de voir l'Amérique, ivre de sa puissance, en abuser; mais le danger
inverse est tout aussi grand: voir disparaître cette puissance sans que rien la remplace. Car,
sans la force américaine, l'Union soviétique existerait encore et l'Europe occidentale ferait
partie de ses satellites. Et demain, sans elle, le chaos serait immense, en Europe comme ailleurs.
Certes, dans un monde idéal, la police du monde devrait être assurée par un gouvernement
mondial; mais, en attendant qu'un tel ordre supranational existe, nul n'a intérêt à un repli américain
sur ses bases. L'urgence n'est pas de désarmer l'Amérique, mais d'armer l'Europe, pour en faire
un autre acteur démocratique de l'ordre mondial. Dans le théâtre du monde, il faut bien identifier
les rôles des uns et des autres, et ne pas se tromper de méchant.
LA RÉPONSE À
Jean-Claude Bajeux
de Lila Desquiron
Lettre ouverte à Jean-Claude Bajeux,
Monsieur,
La lecture de votre lettre à M. Douste Blazy, ministre des affaires étrangères français, m’a remplie
d’hilarité. Comment pouvez-vous ignorer le dédain que ne peut manquer d’éprouver ce ministre devant la
servilité et le manque de fierté nationale ? Rochambeau lui-même avait manifesté son respect à un
adversaire digne et courageux…Je ressens de la pitié pour vous tous, " intellectuels " haïtiens, qui vous
placez en position de laquais devant la France, son ambassade et ses institutions, car vous ne recevrez,
avec quelques maigres deniers, que le mépris que vous méritez.
Imaginez vous que, par la seule magie des mots, vous puissiez transformer des mensonges en parole
d’évangile ? Par la force brutale, vous, vos pareils et vos maîtres, avez renversé le président légitime et
élu du pays. Imaginez vous que vos pauvres paroles feront croire que la légitimité est de votre côté ?
Les prisons étaient vides sous le gouvernement du Président Aristide, vous, vos pareils et vos maîtres,
les avez remplies de prisonniers politiques. Sans même une parodie de jugement, le Père Jean-Juste, So Anne,
Yvon Neptune, Jocelerme Privert et tant d’autres, anonymes, dont le peuple vous demandera compte,
croupissent dans vos geôles ; sans oublier tous ceux, morts pour leurs idées, alors que circulent en toute
impunité des tueurs recherchés internationalement, que le gouvernement en place a sacrés " combattants
de la liberté ", sans que vous (et vos amis défenseurs des Droits de l’Homme) n’ouvrissiez la bouche.
.
Le peuple, frustré du fruit de son juste combat, face à des bandes armées d’assassins fascistes (des
vraies celles là, menées par des criminels de droit commun notoires), soutenues par les forcesinternationales
et les compradores : la lutte semble inégale ! Mais on a déjà vu pareille improbable victoire s’imposer à la
face du monde.
La population entière vous a entendus baver votre haine et vos mensonges, en toute sécurité sur tous les
medias pendant le mandat du " dictateur ". Une fois de plus, il ne suffit pas d’énoncer une contre-vérité
pour la rendre vraie. Qui sont les journalistes emprisonnés et torturés par le " tyran "? Ne ressortez pas Jean
Dominique, assassiné crapuleusement. Vous ne semblez plus vous soucier de ce malheureux cadavre,
maintenant qu’il ne sert plus vos desseins. Personne n’a remarqué que le procès de ses assassins n’a
jamais eu lieu.
Vous avez été complices de l’asphyxie économique du gouvernement du peuple par l’Empire et vous
voudriez faire croire que ses maigres ressources venaient du trafic de la drogue ? Vous souhaitiez que
le président Aristide fut acculé à cette extrémité…Mais quand cesseront les imprécations pour faire place
aux preuves ?
Vous êtes complices des hordes nationales et internationales qui assassinent en masse, une fois de
plus, les exclus de ce pays que vous appelez "chimères " pour ne pas reconnaître qu’ils sont la
majorité. Et vous voudriez faire croire que ce peuple est avec vous ? Mais les viols, les exécutions
sommaires, les meurtres de femmes et d’enfants dans les quartiers populaires, le peuple, lui, sait qui en
sont les auteurs. Et d’abord, Jean-Claude Bajeux, vous et votre " Centre Œcuménique des Droits de
l’Homme "ainsi que les autres ONG du même tonneau, vous êtes étrangement silencieux sur les violations
des Droits de l’Homme dont sont victimes aujourd’hui vos concitoyens et que dénonce quotidiennement
Amnesty International.
Pour finir, vous envoyez votre pauvre dictée au ministre des affaires étrangères français, vous faites
le délateur. Vous dénoncez la nomination, au Conseil Consultatif des Droits de l’Homme, d’un frère qui,
lui, offre l’image d’un fier combattant pour la dignité de sa race. Que c’est pitoyable ! Cette
triste lettre, ainsi que votre comportement honteux en 2004, année du Bicentenaire de notre Indépendance,
resteront dans nos mémoires comme des actes indignes. Je tiens à faire savoir ici qu’il existe des Haïtiens,
nombreux, dont la colonne vertébrale est restée verticale et qui seront toujours du côté de ceux qui
luttent pour leur souveraineté.
Sans doute, en lisant cette lettre, vous précipiterez-vous chez vos maîtres, pour vous livrer à une nouvelle
délation. Je vous épargne cette peine en la rendant publique.
J’ai l’honneur, monsieur, de ne pas vous saluer.
Lilas Desquiron
GÉRARD JEAN-JUSTE
Après une prise de sang en prison par le
Dr. Jules Farmer, le 23 Décembre
2005 dernier, il est
maintenant prouvé que le Révérend Gérard Jean-Juste a un
commencement de
leucémie. Il est
de l’obligation morale, sinon civique, du tandem
Alexandre-Latortue,
de prendre
les dispositions immédiates
et nécessaires pour qu’il recoive les soins adéquats.
A l’impossible nous
sommes tenus.
Carl
ALEXANDRE, le PrÉsident
Zombi; LATORTUE, Premier
Ministre Corrompu,
Un Duo de « San Manman »
Par Daniel Boncy
Les notions de civisme, d’administration sérieuse, d’engagement pour une transformation
structurelle sont ignorées durant deux ans de corruption de trafic de la drogue et de
« laissez-grennen». À la volonté d’affirmer notre personnalité, de vivre, de maîtriser notre
destin, de résister obstinément aux abus nous avons opposé une attitude de passivité,
de résignation, de démission.
Quand un choix se pose devant la conscience populaire, des manœuvriers professionnels
se liguent pour canaliser l’avenir. Latortue n’est autre que l’aboutissement de cette conception
dégradante de la politique.
Ce gouvernement transitoire de facto corrompu a acculé toute une collectivité à un drame
qui menace notre souveraineté. L’heure de la vérité a sonné, la proclamer n’est plus un
acte de courage mais d’honnêteté et d’amour pour le pays. Le drame Haïtien a été
traité de comédie par certains, tandis que le peuple vit humili’e dans sa dignité, bafoué
dans ses espoirs, tuméfié dans sa chaire par cette équipe de gangster ayant à sa tête Latortue,
propulsé Premier Ministre par la communauté internationale, un homme qui n’a
aucune idée de la réalité Haïtienne, et qui a reçu U$80 millions pour des sélections qu’il
n’arrive pas à réaliser. Qu’a-t-il fait de ce magot ? « secret d’état. » C’est ce qui l’autorise à
être arrogant envers le peuple qui paie ses largesses. Il ignore la misère des masses, l’arrière
pays enlisé dans l’ignorance. Il brandit toujours la misère du peuple, cette même chanson
pour continuer son office de mendiant international, sa façon d’augmenter ses comptes en
banques étrangères.
La dégringolade s’annonce, les avalanches déferlantes de nos mornes emporterons dans
leur course cette équipe de malfaiteurs.
Nous sommes tous à la recherche de cette eau capable de laver la honte latortuerienne. Cette
nation a besoin de patriotes pour se retrouver. Ils sont peut-être là, à nous de bien choisir.
Car la grande armée souffrante les acclamera si leur programme social est à la hauteur de sa
détresse.
Il faut de la lumière, cette lumière féconde faite de foi patriotique, de courage et de volonté.
Daniel Boncy
PINOCHET FICHÉ
SANTIAGO (AP) - Pour la première fois, à 90 ans, l'ancien dictateur chilien est fiché par la justice. La
police a relevé les empreintes digitales et a pris des photos de face et de profil d'Augusto Pinochet,
après son inculpation dans le massacre et la disparition de neuf opposants sous son régime dans le cadre
de l'opération "Colombo".
Pablo Rodriguez, avocat de l'ancien dictateur qui dirigea le pays de 1973 à 1990, a jugé que c'était
un "affront pour un ancien président de la république". Mais le porte-parole du gouvernement Osvaldo
Puccio estime pour sa part que le fichage de Pinochet "montre qu'au Chili tous les citoyens sont égaux
devant la loi".Déjà assigné à domicile et inculpé dans plusieurs autres affaires de violation des droits de
l'homme et d'évasion fiscale, Pinochet n'avait jamais été soumis au fichage.
La procédure, qui s'est déroulée au domicile de Pinochet, a été ordonnée par le juge Victor Montiglio,
qui l'a inculpé pour la disparition de neuf opposants en 1975 dans le cadre de l'opération "Colombo",
massacre qui fit en tout 119 victimes membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR).
Le régime de Pinochet est en cause dans la mort et disparition de 3.190 personnes.
Il faut de la lumière, cette lumière féconde faite de foi patriotique, de courage et de volonté.
Daniel Boncy
Recu du dr. Roger Qualo
Carl,
Tu es chaque Mardi et Jeudi à 9 heures du soir
sur ISLAND TV , chaîne
Comcast canal 19
à Miami Dade et canal 79 à Broward. Peux-tu me dire
comment te capter
à
New York
sur la TV avec l'antenne? Merci pour la page avec
Farah Juste.
Roger
MA RÉPONSE
Mon cher Roger,
Pour la ISLAND TV prière d’appeler le 305 919.7993 ou 305.903.9479.
La HTN est sur “Channel 689 Digital Box” à Miami. Prière d’appeler le
305 571-5000 pour un abonnement mensuel sur cable, ou suivre sur l’internet http://broadcast.sakapfetstore.com/
Merci pour tes voeux et prière d’accepter les miens aux tiens et à toi. Carl
RÉFLEXIONS : Sur Haiti ?
Par Edy Laraque (quelques extraits)
Je pense que l'avenir sera encore pire que le passé. Je m'attends à:
La desertification accélérée du patrimoine et de grandes sécheresses et des famines telles qu'on a pas encore été enregistrées dans aucun pays au monde; Une densité de population acrue (plus de 15 millions d'âmes affamées dans un pays qui ne produit point; La diminution des "envois d'argent" des diasporas vers Haiti, suite aux nombreux barrages des pays étrangers pour accepter des immigrants illégaux; Des innondations et des centaines de milliers de morts à la suite des pluies et des ouragans. On peut prévoir Port-au-Prince innondée et Cité Soleil sous 3 metres d'eau et de boue. Les experts Nord Américains prevoient une augmentation du nombre et de l'intensité des cyclones pour les prochaines années; Des luttes fratricides féroces pour de quoi manger ou pour une goutte d'eau. Nous avons eu un apercu après les innondations aux Gonaives. La montee du vaudou et des sacrifices humains pour implorer les bienfaits des dieux (quelle aberration!) et plus de luttes fatricides encore. L'incapacité de toute force militaire tant nationale qu'internationale, à limiter les degats et à punir les criminels La Police a pour role d'arrêter les criminels et de stopper les crimes. La sécurite ne se donne, ni se produit, et encore moins ne s'achète avec des armes et des blindés. La sécurite s'améliore quand les besoins primaires et secondaires de la population sont comblés après la société. La création des richesses pour créer une société abondante serait selon moi la seule méthode pour améliorer la sécurité.
Mon tableau pour le futur est de plus sombres. Je suis convaincu que la realité ne sera pas loin. Les "leaders" sont issus du peuple, leurs comportements et intérets demeureront les mêmes, même quand on les change.
Je voudrais bien que tous les Haitiens commencent à parler de problèmes et de futur. Et laissent le passé, les héros de Vertières et les communautés internationales dormir en paix.
Edy Laraque, ing., MBA
TASHA PROMOTION
Present
Vive la joie de Vivre !
mmcCélébrons le 31 Décembre 2005
via Micky !
CARL FOMBRUN
Sera le Maître de Cérémonies
le plus bref de
l’Année 2005…Après 40 ans il nous faut pouvoir reprendre notre souffle. « An nou voye konpa moute ! »
“BIEN FAIRE ET LAISSER DIRE.”
Aimer à perdre la raison
Aimer à perdre la raison Aimer à n'en savoir que dire A n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons Que par la douleur du partir Aimer à perdre la raison
Ah c'est toujours toi que l'on blesse C'est toujours ton miroir brisé Mon pauvre bonheur, ma faiblesse Toi qu'on insulte et qu'on délaisse Dans toute chair martyrisée
La faim, la fatigue et le froid Toutes les misères du monde C'est par mon amour que j'y crois En elle je porte ma croix Et de leurs nuits ma nuit se fonde
Paroles: Louis Aragon. Musique: Jean Ferrat
LE JOUR DE L’INDÉPENDANCE Haitienne
Le Grand Concert
du Dimanche
Premier Janvier 2006 at 7.00 P.M.
James L. Knighr Center
400 S.E. 2nd Avenue
Downtown Miami
For information 305.944.4348
LE FARAH SHOW
HOTESSE : Farah Juste
La Grande Dame de la chanson Farah Juste et Don Carlo, Lord of Miami.
Célébrons La Vie en 2006 !
CARL FOMBRUN
‘FACE AU PUBLIC’
Le Don
CO-HÔTE ET
MAÎTRE DE CÉRÉMONIE
(Plus de 2 heures de CÉLÉBRATION DE LA VIE)
Carl aura sur scène la ravissante Danielle Beauvais, Ph.D, formellement candidate à la Mairie de North Miami.
À CELLE QUI SE RECONNAÎTRA…
( De Don Carlito par le truchement de Serge Lama)
Je voudrais tant que tu sois là Pour te dire ma solitude Pour te dire ma lassitude De te savoir si loin de moi
Je voudrais tant que tu sois là Pour te dire mon espérance Et le prix que je paie d'avance De t'avoir un jour toute à moi
Dans mon désert y a pas de fleurs Pas d'oasis et pas de vent Et si tu venais plus souvent Ça ferait du bien à mon cœur Mon pauvre cœur
Je voudrais tant que tu sois là Pour réveiller mes fleurs éteintes Ton absence comme une plainte Vient toujours me parler de toi
Je voudrais tant que tu sois là A l'heure où les nuages passent Tu élargirais mon espace Rien qu'à te blottir contre moi
Dans mon désert y a pas de fleurs Pas d'oasis et pas de vent Et si tu venais plus souvent Tu comprendrais pourquoi j'ai peur Parce que j'ai peur
Je voudrais tant que tu sois là Pour mettre du rouge à mes roses Et pour que serve à quelque chose Ces mots que je pleure à mi-voix
Je voudrais tant que tu sois là Pour partager la chambre close Où mon avenir se repose En attendant que tu sois là
Et dans cet univers borné Où tout est vide et décevant Je pourrais me sentir vivant Près de toi pour qui je suis né Toi qui ne m'aime pas assez
ORCHESTRE ISSA EL SAIEH QUELQUES MYTHES À DISSIPER
Par Louis Carl Saint Jean et Mats Lundahl
Après la dissolution du «Jazz Rouzier» au cours de l’année 1941, Issa El Saieh, l’un des saxophonistes de ce groupe a pris la décision de former le sien propre. Il l’a fait et l’a inauguré vers l’été de 1942. Baptisé «Orchestre Issa El Saieh», cet ensemble musical n’a pas tardé à se classer parmi les meilleurs de l’île d’Haïti et même de l’Amérique Latine. Cependant, il convient de remarquer que son histoire a toujours été jonchée de véritables mythes et légendes, qu’il serait vraiment utile d’en parler en vue de les dissiper, et cela sans accroc.
Pour ce qui est la date exacte de sa formation, il serait vraiment risqué d’en fixer une de définitive, d’arrêtée, parce que ne disposant d’aucune preuve écrite. On n’a pu repérer ni article ni note publicitaire de l’époque, ni même des documents écrits de cette précision d’Issa lui-même. Selon ce dernier, «le groupe a été constitué en l’année 1942». Juin et juillet paraissent les deux mois les plus plausibles puisque le principal intéressé nous avait personnellement affirmé que «nous avons débuté à l’époque des grandes vacances…»
D’emblée, donnons une idée de la toute première formation de l’ensemble: Serge Lebon, Antalcidas O. Murat, Marcel Fleury, trompette, Issa El Saieh, Ludovic «Dodo» William, saxophone alto, Victor Flambert, saxophone ténor, Emmanuel «Tonton» Duroseau, piano, Kénel Duroseau, contrebasse, «Untel» Rouzier, batterie, Vaille Rousseau, tambour et chant, Gérard Chamier, chant. Faisons remarquer que les deux Duroseau, William et Rouzier étaient des anciens membres du Jazz Rouzier.
Vers 1943, Pierre Coileau et Gérard Féquière (ce dernier également présentateur du groupe) feront leur apparition comme chanteurs, en remplaçant Rousseau et Chamier (siffleur comédien). Vers avril 1946, Joseph «Joe» Trouillot remplacera Coileau et deviendra l’unique chanteur de l’ensemble jusqu’en 1951. En effet, Guy Durosier devait attendre jusqu’à cette date, à la suite d’une extinction de voix du «loup blanc», pour tenir le microphone. Au cours de 1946, Antalcidas O. Murat se rendra au Jazz des Jeunes à l’invitation du maestro Charles René Saint Aude. Le groupe d’Issa restera pendant un bon bout de temps sans un remplaçant fixe à Murat.
En 1948, Serge Lebon doit fausser compagnie à la bande à cause de ses études en génie civil à l’Université d’Haïti. A la même époque, Aster Jazz est dissous. Alphonse «Chico» Simon, son maestro, également membre de la Musique du Palais, remplace donc le jeune étudiant. Ensuite s’amèneront Hilario Dorval et Fritz Pierre. En 1944, Dodo William sera remplacé par Raoul Guillaume, le jeune écolier de 17 ans de Saint Louis de Gonzague. Quatre années plus tard, sous la recommandation de ce dernier, son jeune frère, le futur docteur Roland Guillaume et son camarade Guy Durosier viendront chez El Saieh comme saxophonistes.
Ceci donc établi, donnons à présent, la formation-type, celle de l’âge d’or de l’ensemble, celle de Cabane Choucoune (1948–1952): Alphonse Simon, Hilario Dorval et Fritz Pierre, trompette, Raoul Guillaume saxophone alto, Roland Guillaume saxophone alto, chant, Issa El Saieh saxophone ténor, Guy Durosier, saxophoniste solo, chant, Ernest «Nono» Lamy, piano, Kénel Duroseau, contrebasse, Antoine «Zanmi» Sénécal, batterie, Louis «Coucoune» Denis tambour (vers 1951), Joe Trouillot et Guy Durosier, chant.
Mais, où se trouvent Ti Roro et Ti Marcel (les deux exemples de notre premier mythe)? Laissons répondre de préférence Raoul Guillaume: «Ti Roro et Ti Marcel n’étaient pas des membres attitrés de l’ensemble. Issa faisait souvent appel à eux, lors des grandes soirées, surtout quand on devait donner plus de force aux morceaux folkloriques…» (Entrevue avec Saint Jean le 3 octobre 2004.)
Elucidons rapidement un second mythe, celui qui veut donner différents arrangeurs à ce groupe. Au départ de Murat, il a eu comme arrangeurs Bobby Hicks (principalement), Bebo Valdés, Budd Johnson et Dámaso Pérez Prado (seulement des arrangements imprimés par ce dernier). Billy Taylor, par exemple, entré à Port-au-Prince, en 1951 avec Johnson, juste pour un atelier de travail de quatre semaines, n’a jamais rempli ce rôle au sein de cette formation. (Entrevue de Saint Jean avec Billy Taylor, le 2 juin 2005).
On entend le plus souvent citer ça et là, à tort et à travers – troisième mythe – certains noms de musiciens qui n’ont jamais été membres de l’Orchestre El Saieh. Cela donne même parfois l’aspect de cocasses «devinettes» dont nous sommes si friands. Ce qui arrive c’est qu’Issa, pour deux raisons distinctes, faisait appel de temps à autre à d’autres musiciens en son sein. Premièrement, deux de son orchestre (Simon et Pierre) étaient également des militaires, donc, membres de la Musique du Palais. Lorsque ceux-ci ou d’autres devaient s’absenter, le maestro utilisait les services d’autres brillants instrumentistes, juste pour combler le vide pendant une soirée ou deux. Le plus souvent, il s’en remettait justement aux anciens étudiants de Maître Augustin Bruno dont il admirait la compétence. Cela ne signifie pas pour autant que ces remplaçants aient été des anciens membres de l’ensemble. Ils assuraient des gigs, point barre! Deuxièmement, Issa El Saieh faisait appel à ces mêmes ou d’autres exécutants pour renforcer sa formation quand celle-ci devait accompagner des artistes étrangers. On retrouvera, assez souvent, par exemple, Cévélhomme Azor au saxophone baryton.
Un exemple vivant d’un autre mythe – un quatrième – est le chanteur Herby Widmaier. Ce dernier n’a jamais été membre de cet ensemble que, dit-il, «j’aimais bien. J’étais un membre flottant de ce groupe … J’ai joué une fois ou deux avec l’orchestre à Cabane Choucoune, c’est tout … Issa faisait appel à moi pour certaines séances d’enregistrements… Il m’avait même invité à participer aux sessions de La Havane en 1956 …» (Entrevue de Saint Jean avec Herby Widmaier, le 30 octobre 2004). En effet, les pièces «Choucoune» et (surtout) «A Woman in Love» de Frank Loesser exécutées par Widmaier avec un art consommé constituent deux véritables précieux bijoux dans le coffret d’El Saieh.
On peut signaler également le cas du génial saxophoniste Webert Sicot dans la galerie des mythes – le cinquième – dans la maison Saieh. «Le maestro difficile» non plus n’a jamais été membre ni de l’Orchestre Issa El Saieh (1942–1952) (bien qu’Issa adorât celui-ci) ni de l’Ensemble Ernest Lamy (1952–1955). Sicot n’était-il pas valable pour y tenir un pupitre? Oui et oui, mille fois oui, car il est l’un des meilleurs saxophonistes d’Haïti. La vérité, c’est qu’il ne l’a jamais fait.
Examinons de plus près cette affaire Sicot. Pour ce, prenons le superbe CD «Joe Trouillot – Les hits des années 50» (Geronimo Records, GR00217, recherches Lionel Legros, Brierre Vilfort). Entendons-nous d’abord sur un point : la formation qui joue sur cet album n’est autre qu’une de circonstance montée par Issa El Saieh en 1955, en prélude aux sessions de La Havane. Du nombre de ses exécutants, signalons: Kesnel Hall, Hilario Dorval et Fritz Pierre, trompette, Webert Sicot, Victor Flambert, saxophone alto, Murat Pierre, saxophone ténor, Emmanuel «Tonton» Duroseau, piano, Félix Guignard, accordéon, Kénel Duroseau, contrebasse, Antoine Sénécal, batterie, Raymond «Ti Roro» Baillergeau, tambour, René Dor, tambour et chant, Joe Trouillot, chant.
«El Maestro», toujours admiratif du style de Webert Sicot, avait fait appel à celui-ci pour l’occasion. D’ailleurs, sur les étiquettes des disques de 78 tours de La Belle Créole issus de ces séances tenues à Cabane Choucoune, Issa, qui avait d’ailleurs cessé de faire la musique de façon active, avait même fait inscrire (en anglais) : «Webert Sicot and His Cabane Choucoune Ensemble». Maintenant, à cause de ces deux semaines d’enregistrements, peut-on dire que Sicot était membre de l’Orchestre Issa El Saieh ou de L’Ensemble Cabane Choucoune? Non! Le premier a cessé d’exister depuis 1952, pour se transformer en Ensemble Ernest Lamy (1952–1955). Par la suite, l’Ensemble Cabane Choucoune a été dirigé brièvement par Joe Trouillot, au départ de Nono Lamy pour la République Dominicaine. En effet, moins d’un trimestre plus tard, le chanteur-maestro et ses musiciens ont quitté Cabane Choucoune pour aller former l’Ensemble du Casino International d’Haïti. C’est dans cet orchestre qu’on aura le géant Webert Sicot comme premier saxophoniste alto.
Un sixième mythe veut qu’on trouve une kyrielle de musiciens à soutenir: «J’avais dirigé l’Orchestre Issa El Saieh». Voyons cela de plus près. La vérité demeure qu’Issa montait de ces groupements sporadiques pour son frère Elias Noustas, propriétaire, à Boutilliers, du restaurant «Le Perchoir» ou pour d’autres propriétaires de salles de danse ou cabarets dansants. Leur durée d’ailleurs dépassait très rarement un trimestre. En général, une fois ces ensembles sur pied, Issa donnait leur direction à un musicien dont il ne doutait pas la compétence.
Donnons deux exemples, parmi tant d’autres. Le superbe pianiste Félix «Féfé» Guignard vers l’année 1955 avait dirigé pour Issa, justement au «Perchoir», un quartette (Montfort Jean-Baptiste, contrebasse, André Romulus, trompette, Marcel Jean, tambour, plus Féfé). Un autre exemple, au début de 1961, El Saieh avait formé un orchestre pour Cabane Choucoune et donné les charges à Raoul Guillaume, lui un ancien membre du vrai Orchestre Issa El Saieh. Mais, aucun de ces dirigeants momentanés, tous d’excellents musiciens, ne peut avancer ni «je suis un ancien membre de Saieh» ni «j’avais dirigé l’Orchestre d’Issa El Saieh». On doit être clair là-dessus. Il peut affirmer qu’il avait dirigé un ensemble pour Issa El Saieh. Par contre, il ne peut pas déclarer avoir dirigé l’ensemble d’Issa El Saieh. Que nous sachions, seuls Antalcidas O. Murat et Ernest «Nono» Lamy avaient dirigé l’Orchestre d’Issa El Saieh - le premier en l’absence momentanée du maestro du pays (de fin août à mi octobre 1946) et le deuxième, lors de ses voyages d’affaires ou à l’occasion de ses quelques semaines de vacances à l’étranger entre mars 1948 à 1952. Le «pour» et le «d’» sont, ici, de toute importance.
Venons maintenant à ces fameuses sessions de La Havane que le public a pu obtenir en 1997, grâce à l’initiative de Frédéric «Fred» Paul de Mini Records, en vue de dévisser un septième mythe. Personne, mieux que Bebo Valdés et Herby Widmaier, présents à ces séances et, Dieu merci, encore vivants et lucides, ne peut faire éclater la vérité. Ces sessions avaient eu lieu en 1956 dans les studios de Radio Progreso à La Havane, Cuba. Selon nos informations reçues de Widmaier (17 octobre 2005) et confirmées par Bebo Valdés au Village Vanguard (8 novembre 2005), seulement cinq musiciens haïtiens y avaient participé: Guy Durosier (chanteur – Durosier n’a joué du saxophone sur aucun morceau), Herby Widmaier (chanteur), René Dor (chanteur et tambourineur), Alphonse «Chico» Simon (trompettiste – à l’époque, Simon vivait au Canada) et les tambourineurs Raymond «Ti Roro» Baillergeau et Marcel «Ti Marcel» Jean. Issa n’a joué sur un seul titre de l’album en question. A noter qu’environ une trentaine de pièces avaient été enregistrées en trois semaines.
Pourquoi ne donnons-nous pas la liste du reste des musiciens qui avaient participé dans ces sessions, selon les informations que nous avions eues de Valdés lui-même? (Ce dernier, rappelons-le, avait joué au sein de l’Orchestre Issa El Saieh à Port-au-Prince d’octobre 1947 à février 1948). Alejandro «El Negro» Vivar, Coco Barreto, Pedro «El Guajiro» Rodríguez, trompette, Generoso «Tojo» Jiménez et Miguel Reina Castillo, trombone, un cousin d’Armando Romeu, trombone à piston, Rafael «El Cabito» Quesada et Roberto Sanchez, saxophone alto, Ñico Romero et Pedro Chao, saxophone ténor, Diego «El Bebo» Loredo, saxophone baryton, Bebo Valdés, piano, Kiki Hernández contrebasse, Guillermo Barreto, batterie. (Entrevue de Lundahl avec Bebo Valdés, 23 septembre 2005)
Parlant de mythes au sein de Saieh, venons-en au huitième: celui de Lumane Casimir. Cette superbe chanteuse n’a jamais été membre d’aucun ensemble musical (ce que nous appelons «jazz» ou «orchestre») en Haïti. Certainement, elle faisait des gigs un peu partout, à travers la capitale, à la HH3W, HH2S, HHRO avec les Albéric Samedi, Jacques Nelson, Clément Benoît ou Siméon Benjamin, etc. Cependant, Lumane n’a été membre attiré que de deux troupes : «Haïti Chante» de Lina Mathon Blanchet et la mythique Troupe Folklorique Nationale (TFN). Naturellement, le Jazz des Jeunes étant le groupe attaché à la TFN, cela coule donc de sens que cette formation accompagnait la célébrissime diva sur scène en de nombreuses occasions à travers l’île – et même dehors de ses frontières. Mais cela ne veut pas dire que celle-ci «était membre du Jazz des Jeunes».
Pour ce qui est maintenant de l’Orchestre Issa El Saieh, nous n’ignorons pas le fait qu’Issa avait voulu utiliser les services de cette chanteuse (quel chef d’orchestre ne l’aurait-il pas rêvé surtout à l’époque du Bicentenaire, en 1949?). Admettons même que celle-ci pourrait même avoir participé à quelques séances de répétitions, mais cela ne veut nullement dire que «Lumane était membre de Saieh». Pensez-y. Ce groupe n’a jamais connu de chanteuses, comme la majorité (ou même la quasi exclusivité) des ensembles musicaux haïtiens dans les décennies 1940-1950 (Le Jazz des Jeunes, par exemple, comptait en son sein, en des périodes différentes, et en un coup d’éclair, Althé Rivera, Edeline Déjean, Ketly Lafont et Claudette Pierre-Louis).
En vérité, l’Orchestre Issa El Saieh demeure un véritable joyau dans l’histoire de la musique haïtienne. C’est la raison pour laquelle il se trouve entouré de tant de mythes et légendes que seul peut bannir le souci passionné de la recherche.
Louis Carl Saint Jean et Mats Lundahl
louiscarlsj@yahoo.com
Décembre 2005
E S P A Ñ O L
PENSAMIENTOS POSITIVOS PARA REINVENTARSE 365 + 1 dias
POR ÉDOUARD F. LAFONTANT.
No existen secretos para triunfar. No pierda su triunfo en su búsqueda. El éxito es el resultado de la búsqueda de la perfeccion, del trabajo duro, de las lecciones del fracaso, de la lealtad hacia las personas para quienes uno trabaja y la persistencia.
Colin Powell
CARLITO
SIN PALABRAS... COMO SIEMPRE.... ERES Y SIEMPRE SERAS UN DON!
BESOS
UNA ADMIRADORA!
MI CONTESTA
Gracias, Amor.
Yo sé quien es.
Felicidades,
El Don
Dime amor, ¿dónde?
Escribo ilusionada todos mis versos con ellos quiero adentrarme en el mundo de mis sueños me acercerco al filo de lo real e imaginario disfruto más el exquisito olor de las rosas de amor que el temor de ser incada por sus espinas
Es ahí donde se encuentra la ilusión y la realidad donde se encuentran una cerca de la otra como si se necesitaran para respirar el mismo oxigeno de la madre naturaleza como si una no pudiera vivir sin la otra
!Dime amor!, ¿Dónde tu imaginación se vuelve realidad? para alzar mis manos y tocar la felicidad !Dime amor!, ¿Dónde tus pensamientos se humanizan? para que se dejen acariciar por la ternura de mi alma "Tú haces flotar la imaginación de mi mente"
Tú vences la fuerza de gravedad de mi existencia me elevas tiernamente con la ilusion que me da tu amor porque con tu espíritu eres capaz de hacerme volar al cielo de rozar mis mejillas adormecidas con tus caricias tiernas tu aroma embriaga todos los versos que con amor escribo
!Dime amor!, ¿Dónde tu imaginación se vuelve realidad? !Para alzar mis manos y tocar la felicidad!
Milina 26/12/05
K R E Y O L
kONSÈY tI-jAN POU PEYI D’aYITI
Sèvisdijèn pwopte lari
Mete lod nan chofè taksi
Sa kap moute sa kap desann
Avèk limyè yo byen klere sikilasyon fèt pou’l konnen
Tout moun ki gen lisans lanmen
Pa sipoze gen paspouki
Pa gen kontwol tout bagay fri.
Pa mèt lespwa sou gouvènman
Pou vin mete sèl ak piman
Nan manje ki deja gate.
Konnen byen li paka manje
Si nou pran sant yon malpwopte
Pou’n netwaye’l nou refize
Nou di se pa nou ki mete’l
Nou pakab ap ranmase’l.
Depi youn ap gade sou lòt
Pou fè kwè fwè’n a sè nou sòt
Youn pa kapab antre nan lot
Pa fè divizyon se radòt.
MEZANMI, Bon Ane 2006 tout moun. Se la map rete pou jodi’a.