Carl' Corner
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25 APRIL 2008 FRIDAY

 

If you're never scared or embarrassed or hurt, it means you never take any chances.

  Julia Sorel     Haiti 's food shortage may persist for months,   World Vision says.

  By Jason Gale   SINGAPORE , China (Bloomberg): Haiti 's food shortages, which caused riots and led to the ouster of Prime Minister Jacques Edouard Alexis this month, may persist for months because farmers lack seeds to produce another harvest in June, World Vision International said.

  "Shortages are expected to continue even if there is good weather for the next planting season, scheduled to begin this month,'' the Los Angeles-based relief organization said in a statement on its Web site yesterday.

  World Vision is preparing to increase aid to the Caribbean nation in response to the food crisis, which may produce a higher rate of child mortality, lawlessness and political instability, it said.

The organization's next scheduled distribution of food rations is in June, and current supplies are almost depleted, according to the statement.

  Governments from Guatemala to the Philippines and Indonesia are seeking to combat food price rises and avoid social unrest by curbing exports or lifting import duties on basic staples such as rice.

Global food prices surged 57 percent last month from a year earlier, according to the United Nations, and the World Bank said civil disturbances may be triggered in 33 countries.

  Groups of stone-throwing Haitians began attacking police forces on April 2 to protest the soaring cost of rice, cooking oil and other basic goods.

The riots in Port-au-Prince , Haiti 's capital, caused five deaths and injured hundreds of others, according to World Vision.

    Cuba lashes out at 'Ladies in White'   By Marc Frank   HAVANA , Cuba (Reuters): Cuba launched a blistering attack on the wives of imprisoned dissidents on Tuesday, accusing them of working with its arch-enemy, the United States , to subvert one-party socialist rule.

The women, known as the "Ladies in White", have staged an unprecedented series of small demonstrations since their husbands were arrested in a political crackdown in 2003 that landed 75 dissidents in prison on charges of working for the US government.

Fifty-five remain behind bars.

  On Monday, 10 of the women staged a sit-in next to Havana 's Revolution Square to demand that President Raul Castro's government release their relatives.

They were detained, put on a bus and driven home by police.

A government statement carried by Cuba 's official media attacked the women's protest for being a "provocation .

ordered by their Yankee masters".

  State-run television showed photos of the women meeting with Michael Parmly, the head of the US Interests Section in Havana , which a commentator called "the headquarters of the Cuban counterrevolution." Havana denies there are any political prisoners in Cuba and labels all opponents as "mercenaries" on the US payroll.

  The "Ladies in White," who earned their name by marching silently every Sunday along a Havana boulevard dressed in white, were unfazed by the government attack.

"We were born out of government repression and we have no particular political agenda," said one of their founders, Miriam Leiva.

"Our objective is purely humanitarian, to free the prisoners of March 2003."   Around 100 government supporters arrived at Monday's sit-in shouting slogans and insults at the women and later helped police remove them, in some cases by dragging them to the bus.

The government said it intervened to save the women from a spontaneous outburst by angry patriots.

The television newscast did not show images of the rough treatment.

Instead, it played excerpts of a telephone conference call the women held on Friday with US Rep.

Ileana Ros-Lehtinen, a Florida Republican who is a staunch anti-Castro voice in Congress.

  Cuba accused the Cuban-born legislator of encouraging the women to destabilize the country.

"It is all a big farce and the government is manipulating the information," said Berta Soler, one of Monday's protesters whose husband Angel Moya is serving a 20-year prison term.

"The government did not show the images of us being yanked around, dragged and kicked," she said.

  The illegal but tolerated Cuban Commission for Human Rights estimates there are more than 200 people in prison in Cuba for political reasons serving sentences of up to 28 years.

Amnesty International recognizes 58 as prisoners of conscience who are jailed solely for peacefully expressing their beliefs.

    IN THE FRENCH LANGUAGE LE COIN DE CARL PARLANT DE TOUT ET DE RIEN     LES GENS HEUREUX…   Bonjour Miami, ses alentours et les « internôtres » qui écoutent et nous lisent à travers le monde.

CHAQUE JOUR EST À LUI SEUL UNE VIE.

Dieu, le travail et la liberté.

Et bonjour, bonjour la vie, bonjour l’amour, moi’j vais bien et’j m’habitue.

  Les gens heureux n’ont pas d’histoires…Les gens heureux ils font l’histoire.

La ballade des gens heureux sur LE COIN DE CARL parlant de tout et de rien continue, dans un verbe d’arc-en-ciel .

Le temps poursuit sa marche et avec lui avance le monde, espérons aussi Haiti.

      LA PENSÉE PERMANENTE       « Tu n’as qu’une Patrie au monde.

C’est toi-même.  Chante pour elle Et sois ton but, et sois ta vie.

Les déserts chanteront pour te répondre en chœur. »                                                                                                                                         La pensée du jour   À jeune chasseur, il faut vieux chien.

  ENTREVUE AVEC GEORGES SAMI SAATI SUR LE SHOW DE CARL FOMBRUN ISLAND TV MIAMI , FLORIDE       Croix des Bossales www.moun.com   UN CERTAIN BORD DE MER   “Arab bwèt nan do” « Arab manje koulèv » (ceux qui portent une boîte sur leur dos, arabes, mangeurs de serpents), ce sont ces quolibets lancés tantôt avec bonhomie, tantôt avec hargne qui accompagnaient les Arabes arrivés en République d’Haïti vers les années 1880.

Venus du Liban, de la Syrie, de la Palestine, de l’Egypte et du Maroc portant sur leurs épaules des caisses de marchandises légères, ces immigrants ont vite fait de s’installer au « Bord de Mer » de Port-au-Prince et dans certaines villes de province faisant au fur et à mesure fructifier leurs commerces.

Victimes d’une discrimination alimentée par les gros négociants de l’époque qui craignaient la concurrence, ils persévérèrent malgré les lois et mesures prises à leur encontre par les divers gouvernements d’alors.

Ce documentaire, réalisé à partir de recherches dans les archives familiales et d’entretiens avec des personnes de divers horizons relate le périple de ce groupe hétéroclite qui après un siècle et demi reste encore très lié à sa culture orientale d’origine malgré un attachement inconditionnel au pays d’accueil.

De nos jours, l’intégration est indubitable, néanmoins ce groupe demeure la cible de certains politiciens en quête d’un bouc émissaire.

Réalisé par Mario Delatour en 2005, Amistad Films/ Distribution: Collectif 2004 Images, Paris .

Pour voir une partie du DVD visitez le site www.moun.com où Carl Fombrun et Georges Sami Saati sont des participants.

      Fombrun & Saati   Émeutes de la faim dues à la hausse des prix alimentaires dans le monde et en Haiti .      Sur LE SHOW DE CARL FOMBRUN–ISLAND TV cette semaine,  Georges Sami Saati, importateur de denrées alimentaires à travers le monde, nous a parlé franchement des problèmes suivants, tout spécifiquement en Haiti .

  Les question que je lui ai posées:  Pourquoi cette soudaine montée de prix des produits alimentaires en Haiti comme par exemple le riz ?

Une famille haitienne comprenant quatre membres a besoin d’un minimum de US$

5 >> 50 par jour, par personne, pour s’alimenter et se loger.

Est-ce un but réalisable ?

  Quels sont les solutions à la douane haitienne où le service n’est pas à la hauteur, le népotisme joue un rôle prédominant, des impôts exagérés et illogiques où la corruption est paraît-il rampante?

  La SGS, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE SURVEILLANCE a t’elle sa raison d’être ?

(Saati l’appelle la Société Générale des Suçeurs).

  Quel est le rôle de la DECSA ?

DECSA, entre autres, est en charge d’appliquer des amendes sur tout produit languissant en douane.  (Saati nous parle aussi du monopole dont jouit la DECSA et de ses magouilles).

  Les sommes à payer à APN, ADMINISTRATION PORTUAIRE NARTIONALE sont les plus élevés internationalement.  Quelles sont les raisons?

  Georges Sami Saati est-il un prophète sur la crise alimentaire actuelle en Haiti ?  Pendant près de dix ans il n’a fait qu’en parler dans tous les médias.

  Sur d’autres sujets, Georges Sami Saati,haitien d’origine palestinienne est présentement citoyen américain.

Bien qu’enregistré au parti Républicain, il soutient la candidature de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

J’appelle Georges, le capitaliste du peuple.

Souhaitons  finalement assister à l’ascendance de Barack Obama à cause de ses capacités où la couleur de sa peau est secondaire.  Haro sur le racisme!  Hélas (!) nous n’en sommes pas encore là dans ce grand pays, ou pour cela un peu partout sur terre.

  Georges Sami Saati entretient d’excellentes relations avec le président dominicain Leonel Fernandez qui sera, sans auncun doute d’après lui, ré-élu.

  Le SHOW DE CARL FOMBRUN aura à l’avenir l’ambassadeur dominicain en Haiti José Ramia Serulle et le sujet de l’interview sera sur un livre qu’il vient d’écrire.

Nous sommes aussi l’objet d’une invitation de la Chancellerie dominicaine pour une visite à Santo Domingo .

   L’ambassadeur Serulle est un ami de la famille Saati étant aussi de descendance palestinienne.  Mon affinité avec l’ambassadeur Serulle, un intellectuel d’envergure, s’agit d’une communion d’idées où je le rejoins, de même que madame Odette Roy Fombrun, dans la mission qu’il se donne de réussir à changer officiellement le nom de l’île toute entière de HISPANIOLA à QUISQUEYA en République Dominicaine et KISKEYA en Haiti .  Ceci serait un apport aux deux nations occupant l’île, et  cette nouvelle proposition identique serait bénéficiaire aux deux peuples.

 Noblesse oblige.

  Carl                                                                                                                                        ÉCONOMIE-ÉMEUTES Les causes de la crise restent intactes   PORT-AU-PRINCE , 20 Avril - Personne n'a vu venir le déchaînement de ces derniers jours.

Ni les pouvoirs publics.

Ni l'international (mission des Nations Unies, ONGs).

Même quand la presse locale pullule d'articles et d'éditoriaux dénonçant le coût vertigineux de la vie et l'absence d'efforts réels pour y faire face.

Mais nul ne s'y attendait.

Même quand les émeutes de la faim avaient commencé à frapper d'autres pays.

Mais chez nous pas question, continuait-on à penser.

Et même quand les émeutes s'étaient déclenchées que les dirigeants haïtiens semblaient mettre davantage l'accent sur le secondaire (infiltrateurs, trafiquants, casseurs) que sur la réalité même de l'événement.

  Et aujourd'hui encore, qui sait si on pense autrement.

A preuve, les événements ont vite été récupérés pour faciliter des changements politiques (renvoi du Premier ministre et autres) qui n'attendaient qu'une telle occasion.

D'où vient une telle attitude?

L'Histoire veut que le peuple haïtien ait une immense capacité à avaler les coups durs.

Les responsables politiques en ont la certitude.

C'est leur principal atout, leur arme secrète et leur profession de foi depuis toujours.

Tout peuple a le gouvernement qu'il mérite, dit le proverbe, et si Haïti n'a jamais connu le développement, cherchez en aussi la cause dans cette tolérance particulière prêtée à son peuple.

  Bush " très préoccupé ".

Mais qu'en est-il de l'international qui semble s'activer tellement depuis cette récente levée de boucliers, appelée encore " émeutes de la faim ", survenue dans notre pays.

Du président George W.

Bush qui se déclare " très préoccupé " au grand mouvement de solidarité de l'aide alimentaire qui se manifeste d'un peu partout.

A ce compte-là, l'international semble plus averti que les autorités haïtiennes elles-mêmes.

Mais pourquoi n'avoir rien fait jusque-là?

Il faut avouer que des étrangers savent nous demander comme ça, à brûle pourpoint: comment les Haïtiens peuvent-ils vivre ainsi?

Sans doute qu'ils finissent avant longtemps par s'habituer eux aussi au mythe du peuple qui chante et danse dans sa misère.

Les officiels de la Minustah vont et viennent sans trop s'en émouvoir dans nos rues défoncées et autour des montagnes d'immondices empilés dans la rue sans attendre le passage du camion de la voirie mais que personne ne songe plus à interdire.

  Les recettes les plus rigoureuses...Mais ceci c'est la face émergée de l'iceberg.

La tolérance proverbiale de l'Haïtien peut aussi avoir inspiré les grands stratèges internationaux du néo-libéralisme à essayer chez nous les recettes les plus rigoureuses de leur arsenal.

En effet, alors que les pires émeutes de notre histoire récente couvaient aux quatre coins du pays, les dirigeants haïtiens n'ont cessé de recevoir les meilleures notes de la part des grands argentiers de la planète.

Inflation, taux de réserves, PIB, respect absolu des lois du marché, taxation zéro ou presque à l'importation, tout est au beau fixe.

Mais comme sœur Anne on attend en vain la contrepartie promise.

  A ce jour, pas d'investissements locaux ni étrangers, donc pas d'emplois dignes de ce nom, résultat pas de pouvoir d'achat créé, en même temps que les produits importés deviennent inabordables plus que jamais et pour toutes les raisons que personne n'ignore (pétrole à plus de 110 dollars le baril, bio-carburant à base de céréales, appétit des pays émergents - Chine, Inde).

En même temps aussi que le gouvernement haïtien perdait un temps précieux en jérémiades ineptes, du genre il faut laisser jouer les lois du marché, apparemment sûr des vertus de la médecine de cheval qu'il est chargé d'appliquer...Bref, on nous demande plus d'efforts qu'à tout autre, mais pour être payé en monnaie de singe.

Coïncidence ou expérience?

Revient ce douloureux soupçon d'être utilisé comme un laboratoire, qu'on est des cobayes.

  Ou ils se trompent, ou ils nous trompent!.

Les officiels de la Banque mondiale et du Fonds monétaire ne sont pas à leur coup d'essai.

Du haut de leurs statistiques et de leurs paramètres, ils savent depuis longtemps peut-être que les choses n'allaient pas tarder à péter en Haïti.

Sinon, comme disait l'autre, ou ils se trompent, ou ils nous trompent!

D'ailleurs leur réaction après-coup est si empressée (et qui sait, calculée) qu'on pourrait la considérer comme une sorte de preuve.

  De son côté, le président René Préval déclare faire un autre choix, celui de la production nationale.

Comme à son habitude, il dit refuser de faire des promesses immédiates qu'il ne pourrait pas tenir.

C'était déjà son thème de campagne aux présidentielles de 2006.

Mais beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.

De plus c'est là une culbute (subventionner la production nationale plutôt que les importations) qui lui permet de ne pas sembler toucher au sacro-saint évangile du libre-échangisme pour lequel le gouvernement n'a pas cessé d'être félicité.

Le gouvernement, oui, mais pas le pays pour lequel rien n'a changé, si ce n'est en pis.

  La " corporatocratie ".

Le raisonnement du président Préval est que la relance de la production locale de riz doit permettre au pays d'économiser les plus de 500 millions de dollars annuels que drainent les importations de ce produit.

Mais quand un reporter étranger lui demanda lors de sa conférence de presse du samedi 12 avril: est-ce qu'il sait comment réagiront les maîtres économiques du monde (la " corporatocratie "), M.

Préval a répondu en substance: ce n'est pas son affaire!

Réponse un peu courte car les importations ne sont pas une fantaisie au gré des changements de gouvernement (comme celui qui se prépare en ce moment chez nous), c'est un système planétaire soigneusement calculé autour de politiques financières et fiscales bien définies et dont le respect est farouchement garanti par les institutions les plus puissantes de la planète: Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce (OMC) etc.

  Or après les émeutes en Haïti, M.

Bush s'est lui aussi déclaré " très préoccupé.

" Mais lui a les moyens de sa politique.

En effet, aussitôt après des tonnes de nourriture ont commencé à débarquer.

Il est vrai que Hugo Chavez n'entend pas laisser passer non plus l'occasion, annonçant l'envoi de plus de 350 tonnes.

C'est qui dit mieux!

  Puisque l'Etat n'existe pas...Or une autre façon et même encore plus efficace de tuer toute velléité de production nationale, c'est une aide non contrôlée (et par qui le serait-elle puisque l'Etat n'existe pas), c'est noyer le pays, inonder le marché sous les mêmes produits.

Le temps que passe la crise.

  Conclusion: il ne suffit pas de diminuer de 50 pour cent le prix des engrais et des intrants agricoles quand on ne peut garantir à ses producteurs le marché.

Puisque le marché en question (votre propre marché) depuis longtemps ne vous appartient plus.

Or le riz ne souffre pas de grippe aviaire comme les œufs et les poulets dominicains.Il en faut beaucoup plus pour relancer la production nationale.

Or on ne peut avoir les deux en même temps: la confiance des gendarmes économiques et aussi son contraire.

  La crise est peut-être sous contrôle, mais les causes de la crise n'ont pas été touchées.

Bien au contraire.

  Haïti-en-Marche, 20 Avril 2008     EN HOMMAGE À     AIMÉ CÉSAIRE     Cher Carl, J'ai préparé une page en hommage à Aimé Césaire http://www.potomitan.info/matinik/cesaire.php qui peut être enrichie par d'autres contributions.

Amiités, Francesca Palli       APATHIE   Par Fred Champagne, MD (spécialement pour le COIN DE CARL)   En crescendo, entre les tumultes du monde, Modulant  tristement  le mouvement des ondes, Arrivent ā nos oreilles la morne symphonie De la peur, de la faim qui franchit l’infini.

  Ce chœur lugubre et lent qui dévore les sens, Ne  l’entendez –vous pas ?

Ècoutez les accents, Peuples, qui savourez tous les biens de la terre, Oubliant  pour certains que la tâche est  austère   Ecoutez donc ce chant qui attendrit le cœur, Qui, des autres, montre comment sécher les pleurs, Les pleurs de tous ceux-là que la misère adore, De ces enfants errants que le confort abhorre.

  Ecoutez, écoutez vous qui  plantez des guerres, Transformant les nations en des chants de chimères !

Pas un des continents offre un vrai paradis , Aux enfants affamés couverts de maladies.

  Du levant au couchant, midi, septentrion , Le spectre de la mort balise ā l’horizon.

Des faces chétives, émaciées sans contour, Déambulent  sans but  au regard des vautours.

  Tandis que les heureux cultivent l’indifférence.

L’amour, la compassion  s’éloignent de l’enfance, Et l’avenir pour eux sombre  dans le néant, Condamnés par le sort ā l’aurore des ans.

  Ne leur tendrait-on pas un bras salutaire, Si l’on devinait bien leur vrai itinéraire ?

Mais  personne ne les suit au dessous des vieux ponts, Refuge nocturne pour reposer leurs fronts.

  Au réveil, sans souci des risques et du danger, Ils retournent les amas orduriers pour manger.

Voilà l’ignominie d’un monde renversé, Où l’abondance fait face de pauvreté.

  Se peut-il qu’on nie que ces pauvres enfants, A l’orée de leur vie, sans guide, sans parents, N’aient pas les attributs que dispense la nature, Aux   rois et aux seigneurs, aux paysans obscurs ?

  Utopie, société ?

ne sont-ce pas mot vides ?

Honneur ,vertu ?

fleurons d’un univers cupide  Où l’égoisme est roi, prônant l’appât du gain  Sa devise suprême au mépris du prochain ?

  Tant que les galériens  de la gent mercantile S’obstinent a pratiquer l’esclavage infantile, Et les toxicomanes à leurrer l’innocence, Perdure encor leur insane dominance.

  Tant que les dépravés marchandent sexe et chair.

Tant qu’ils vendent les vestales aux enchères, Pour profiter du gain , souillant  l’adolescence Ils font toujours honneur à la vile insouciance.

  Réveillez vous ô monde  alors qu’il est temps !

Que les déshérités  aient de plus gais printemps !

Héritiers du monde, Nous ne sommes plus qu’un, Et les  biens  naturels n’appartiennent ā aucun !

  Plus de frères ennemis, l’amour doit triompher !

La justice doit briller sans être camouflée  Déposez  les armes !

Que les guerres cessent !

L’ère du renouveau avance et presse.

  L’ère de la redistribution sonne partout, Que les trésors du monde fassent la joie de tous !

Aux pauvres donnez, non l’aumône mais l’espoir, La faculté de rencontrer un jour la gloire.

  La gloire du labeur changeant sa condition, Lui apportant  bonheur et autres dimensions Plus dignes de l’humain et convoitées sans fin… C’est  le but de la vie, c’est un devoir enfin.

  Quand les enfants de rue qui dorment sous les ponts, Par l’éducation, arrivent à réparer l’affront, A savoir, comprendre qu’il n’est de différence Avec tous les autres que seule l’indifférence, Ils deviendront des hommes utiles, honorables ; Ils contribueront donc aux causes valables ; Ainsi, la société  s’avérera  plus forte ; Et tout antagonisme  sera  lettre morte.

  Chasser  les profiteurs, les sexuels démarcheurs, Eriger pour les filles des plans réparateurs, Les placer toutes dans leur juste milieux, Ne peut être qu’un des plus précieux enjeux.

  Et voilà  l’épilogue de cette symphonie De la peur de la faim qu’on croyait infinie Qui , en decrescendo, tout bas nous rappelle Que la vie bien conçue devient encore plus belle.

  Fred Champagne  M.D     Dr.

et Madame Agathe Champagne             La plume à l'oreille     Lesly Delatour et la Madan Sara   http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56591&PubDate=2008-04-23   Rien chez Marie Vierge Bouzi ne laisse percevoir, quand on la rencontre pour la première fois, que derrière ce petit bout de femme se cache une grande entrepreneure qui a réussi à monter un « success story » dans l'industrie avicole là où la Prinsa a échoué à la fin des années 90, quand les ailes de poulet et autre abats importés dévastaient la filière de l'élevage industriel des volailles en Haïti.

  Faire mieux que la famille Brandt, sans les contacts, sans les financements et sans le savoir faire, cet exploit devrait ouvrir toutes les portes à Marie Vierge.

Mais voilà, nous sommes en Haïti et le succès est rarement encouragé.

Quand on parle à Marie Vierge, on se rend vite compte qu'elle maîtrise parfaitement les méandres locaux et internationaux de la filière avicole pour pouvoir jongler entre ses fournisseurs.

Elle peut en parler des heures, en toute clarté, avec un luxe de détails que seule sa connaissance parfaite des circuits et son expérience inestimable, de plus de dix ans, lui permettent.

  Marie Vierge maîtrise le taux de change, fait des prix de revient tous les jours.

Grâce à ses téléphones portables elle est vite informée de l'état de la situation sur le terrain.

Elle se démultiplie entre ses diverses implantations avec un courage à toute épreuve pour risquer, sans crédit ni assurance, de tout perdre en quelques heures.

La filière avicole est fragile, sensible à mille aléas.

Les banques d'ailleurs refusent de lui faire crédit son fonds de commerce est périssable, disent-elles.

  Marie Vierge, dans tous les pays du monde, devait être invitée par les universités pour faire disséquer ses secrets et ses misères.

Elle devrait être la vedette de tous les « talk show » dans un pays où la vie chère ne semble avoir comme solution que la reprise de la production nationale.

Et pourtant, rien.

  Ni l'Etat haïtien, ni les banques, ni les universitaires n'ont encore découvert dans leurs gros livres (pour reprendre Maurice Sixto) Marie Vierge, ses poulaillers, son couvoir, son incubateur et son tempérament d'entrepreneur né et inspiré.

L'aide internationale et ses projets l'ignorent.

Le ministère de l'Agriculture et des Ressources Naturelles a perdu le seul dossier de demande d'aide qu'elle lui a adressé quand l'annonce de la grippe aviaire lui avait fait perdre des millions de gourdes.

Seule avec son mari et une amie associée de fraîche date, les trois dans la jeune quarantaine, Marie Vierge essaie de faire face et de relever le défi de produire par an près d'un million de poussins et de poulets de chair dans sa petite exploitation qui est devenue l'une des plus grandes du pays haïtien.

Dans l'un des neuf immenses poulaillers capable de contenir douze mille poussins où elle accorde l'interview au Nouvelliste, dans l'ancien Bloc C de Prinsa qu'elle loue depuis des temps, la fille de Fonds-Verettes ne doit pas être peu fière de ses résultats.

Pendant qu'elle me parle, je contemple un instant des madan sara qui ont fait leur nid dans un bayahonde sur la cour de l'élevage, là où la nourriture abonde.

Les majestueux oiseaux jaune et noir piaillent, comme quand Marie Vierge était elle Madan sara au marché de la Croix-des-Bossales.

  Marie Vierge règne aujourd'hui sur d'anciens poulaillers qui ont appartenu à l'une des plus puissantes familles de ce pays, les Brandt.

Elle les fait revivre.

Elle produit des poulets vivants.

Marie Vierge, sans le savoir, fait mentir Le grand Lesly Delatour qui en libéralisant la filière sans protéger les producteurs n'aurait jamais cru qu'encore une fois une frêle et faible Madan Sara allait tenir tête à toutes les importations de poulets pèpè de la bamboche démocratique d'après 1986, tous gouvernements confondus.

  Marie Vierge relève, au jour le jour, le défi de la production agricole nationale.

Sans aide mais avec détermination et imagination.

  Frantz Duval duvalfrantz@yahoo.com     EN EL RINCON DE       don Carlo Hagamos un trato Compañera usted sabe puede contar conmigo no hasta dos o hasta diez sino contar conmigo si alguna vez advierte que la miro a los ojos y una veta de amor reconoce en los míos no alerte sus fusiles ni piense qué delirio a pesar de la veta o tal vez porque existe usted puede contar conmigo si otras veces me encuentra huraño sin motivo no piense qué flojera igual puede contar conmigo pero hagamos un trato yo quisiera contar con usted es tan lindo saber que usted existe uno se siente vivo y cuando digo esto quiero decir contar aunque sea hasta dos aunque sea hasta cinco no ya para que acuda presurosa en mi auxilio sino para saber a ciencia cierta que usted sabe que puede contar conmigo.

  Mario Benedetti     Kreyol pale, Kreyol konprann   Kal Anri Kristof Fonbwen se yon fiskal konsèvatè ak kamyonèt Toyota-li-a ki genyen 25 lane.

      BON.

E POU MWEN FIN ZANMI KREYOL MWEN YO .

Pawol -la pou jodi- an: Shak shaple gen kwa pa li .  Mwen tap di nou yè , nan istwa peyi Dayiti , anpil abitan pati panyol-il la chape poul-yo pou ale viv peyi Kiba lò militè ayisyien prezidan Jean-Pierre Boyer okipe yo , koumanse 9 fevriye lane 1822.

Pandan sa tap fèt Sen Domeng , peyi Lafrans pat pèdu espwa pou li te retounen pran peyi Dayiti kon kinam-li .

  Depi sou Pétion ak Christophe anpil manèv te fèt pou wè ki jan peyi Lafrans te ka tounen mete ayisyen anba-kod .

Nan depatman lwèss -la yon delege france ki te rele Dauxion-Lavesse ale wè Pétion vil potoprens .

Prezidan Pétion resevwa-li douvan tout pèp -la e li di li asyisyen pat genyen entansyon pèdu endepandans-yo , bat dèyè-li .

Delege france -an re tounen vil Pari ak ke-li anba vant-li e li deklare li te gen anpil respè pou jeneral Pétion .

  Yon dezyèm komisyon franse parèt douvan Pétion .

Pétion deklare : “ Pèp ayisyen -an lib e endependan .

Si pou yon lot peyi ta vle okipe-nou , nou pito mouri .

Endepandans pèp souvren peyi Dayiti pa negosyab avè-mwen .” Yo pran chans ale wè Christophe ki talè konsa te ka koupe tèt yo .

Men fwa sa- a Christophe pa resevwa-yo e yo bay lari -a blansh .

  Tout sa Wa Louis 18 te ka seye fè se mande dedomajman pou kolon ki te pèdu lavi ak bitasyon-yo .

Peyi Lafrans voye yon lot reprezantan ki te rele Franco de Medina ale wè Wa Henri Christophe nan depatman Nò -an.

Mezanmi , Christophe move, li deklare Medina sete espyon , arête- li vil Wanament .

Christophe mete Medina anba kod e li bay lod fizye msye mwa novanm lane 1814.

Tout peyi Dayiti kanpe e yo jire 7 fwa 77 fwa yo patap pèmèt blan franse mete pye-yo anko nan peyi Dayiti .

  Lè Wa france an Louis XVIII mouri lane 1824 politik pa- li ki pat yon politik kraze-zo ni andan peyi Lafrans ni an deyo , vin chanje .

Fwè-li an, Wa Charles X ki te kwè se nan kwiss la sent vyèj li te sòti siyen yon odinans kote li te rekonèt endepandans peyi Dayiti anba sèten kondisyon e si prezidan Boyer pat konprann kow-li se pou peyi La Frans te mete kannon sou peyi Dayiti epi met Boyer anba kod .

  Wa Charles X voye reprezantan-li le baron de Mackau .

Baron de Mackau debake dèyè il La Gonav ak 6 bato , six fregat lagè ,epi anpil solda .

Prezidan Boyer otorise li antre vil potoprens ak yon delegasyon .

Mezanmi , apre anpil diskisyon jeneral-prezidan ayisyen Jean-Pierre Boyer aksepte pou li peye peyi LaFrans 150 milyon fran france .

  Anvan mwen genyen mal tèt ak prezidan Boyer ki desann kanson-li jou sa -a pou blan franse fout-li kèk pataswèl , se la map rete pou jodi -an.

Ma kontinyue denmen si Granmèt -la vle .

  KAL

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